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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

critiques eclair

Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 1 (2024)

Publié le 6 Avril 2025 par Lurdo dans Animation, Netflix, Critiques éclair, Action, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo

Huit épisodes de 25 minutes environ pour cette série animée Netflix prenant place dans la continuité de la trilogie récente de jeux vidéo rebootant le personnage et son univers... un programme qui demande donc d'avoir joué à ces jeux pour vraiment cerner la personnalité de Lara, bien comprendre ses réactions et savoir qui sont tous ses amis et collègues.

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 1 (2024) :

Toujours hantée par les événements récents l'ayant marquée, Lara Croft (Hayley Atwell) traque Charles Devereaux (Richard Armitage), qui tente de réunir des artefacts de légende dissimulés aux quatre coins de la planète, afin de se venger d'une société secrète descendant des Templiers...

Animée par le studio responsable des Castlevania, de Skull Island ou encore du reboot des Maîtres de l'Univers, tout ça pour Netflix, Tomb Raider : la légende de Lara Croft a été écrite et showrunnée par une scénariste ayant fait ses armes sur... euh... une adaptation ciné de Red Sonja (pas encore sortie), et sur... le calamiteux Witcher : L'héritage du sang.

Un pur produit Netflix, donc, même si ce Tomb Raider s'en sort à peu près honorablement sur le plan de la production : c'est dynamique (les personnages sont ponctuellement un peu raides et l'animation inégale, mais rien de méchant), c'est bien doublé (Hayley Atwell est excellente), c'est assez fidèle à la franchise ; bref, c'est honorable... mais ce n'est pas exceptionnel, notamment sur le plan de l'écriture.

C'est probablement une question de goûts personnels, mais je n'ai pas particulièrement accroché à toute cette histoire d'artefacts et de mythologie chinoise - déjà, parce que je n'ai pas une grande affinité pour tout le panthéon chinois, son esthétique, etc, mais aussi et surtout parce que je n'ai pas les prérequis vidéoludiques nécessaires pour vraiment apprécier cette Lara Croft bourrée d'états d'âme, de culpabilité et de traumatismes, qui pleure fréquemment, qui est particulièrement proche de tous ses amis tout en les maintenant en distance car elle est fermée émotionnellement, etc.

Des amis d'ailleurs jamais vraiment suffisamment présentés et développés pour qu'un néophyte s'y intéresse (par exemple Sam, sur qui repose l'intégralité du cliffhanger final) : je n'ai joué qu'au premier volet de la trilogie rebootée, à sa sortie, (et encore, je ne suis pas allé bien loin à l'époque faute de temps), et donc, la plupart de ces personnages ou des références aux jeux m'ont laissé totalement de marbre - à partir de là, difficile de ne pas trouver un peu maladroite l'insistance de la scénariste/showrunneuse à revenir encore et encore sur les traumatismes de Lara (avec flashbacks fréquents), sur son côté émotionnellement fragile, et sur son besoin de se reposer sur ses amis et compères pour s'en sortir.

Il y a notamment tout un passage à Paris avec Camilla, la BFF de Lara (et plus si affinités ? Elle est présentée comme l'amie d'enfance de Lara, mais la scénariste a, de son propre aveur, délibérément joué la carte du queerbaiting avec quelques sous-entendus), agent badass d'Interpol, des Templiers, les catacombes, de l'accordéon, blablabla : un tout tellement cliché que ça m'a bien fait lever les yeux au ciel. Idem pour Devereaux, au character design assez médiocre, et qui finit par être un bad guy assez anecdotique.

Et puis, je l'avoue, le show part bien trop rapidement dans le surnaturel à mon goût : dès le deuxième épisode, Lara affronte sans broncher des créatures géantes, des fantômes, des démons, etc ; je sais que la franchise n'a jamais hésité à aller franchement dans cette direction, mais il n'y a ici aucune montée en puissance dans le surnaturel, on y va à fond dès les premiers épisodes, il y en a partout, tout le temps, ça bourrine et ça finit par une déesse chinoise, une menace de destruction complète de la Terre, un paradis perdu, et des dinosaures.

Parce que oui, il fallait bien placer des dinosaures, au cours d'un ultime épisode faisant très (trop) jeu vidéo, avec pièges et énigmes à résoudres, et, donc, un immense T-Rex... que Lara finit par achèver au fusil à pompe sur fond de musique triomphale. Parce que c'est dans le jeu vidéo. Youpi.

Je le redis : j'ai eu du mal. La série est tellement inféodée aux trois jeux vidéos, à leur caractérisation de Lara et aux clichés du support qu'elle finit par frustrer et par agacer un peu... heureusement, l'interprétation de Hayley Atwell reste enthousiasmante et énergique, portant quasiment l'intégralité du show sur ses épaules. Le reste, malheureusement, étant trop peu inspiré pour me convaincre.

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Critique éclair #131 - Old Guy (2025)

Publié le 4 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Thriller, USA, Irlande, UK, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Old Guy (2025) :

Fatigué et récemment blessé à la main, en plus de souffrir d'arthrose, Dolinski (Christoph Waltz), tueur à gages renommé, reçoit pour ultime mission de superviser Wihlborg (Cooper Hoffman), un jeune assassin de la Gen Z difficile à canaliser. Mais la mission prend un tournant dramatique quand, envoyés en Irlande du nord, le duo se trouve pris entre deux feux...

Mouais.

Une comédie d'action sans beaucoup d'action ni de comédie, chapeautée par Simon West qui nous propose pourtant ici un métrage assez mou et décousu, ce Old Guy est très oubliable.

Aucun des relations (que ce soit celle de mentor/protégé de Dolinski et Wihlbord, ou la pseudo-romance de Dolinski avec son amie de long date, jouée par une Lucy Liu fidèle à elle-même - et est ici sous-exploitée) ne paraît suffisamment développée, le récit reste assez quelconque, il n'y a aucun style, et les quelques éléments un peu excentriques (Dolinski qui s'éclate en boîte de nuit, par exemple) ne débouchent sur rien.

Pas grand chose à en dire de plus, en fait, c'est du pilotage automatique.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #130 - Long Distance (2024)

Publié le 2 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Romance, Review, USA, Thriller, Horreur, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Long Distance (aka Distant - 2024) :

Dans un futur lointain, arraché à son caisson de cryogénisation par une collision ayant provoqué le crash de son vaisseau minier et de ses nombreux passagers, Andy (Anthony Ramos) se retrouve seul sur une planète inconnue, avec une réserve d'oxygène très limitée. Il commence alors à chercher d'autres survivants, et est contactée par Naomi (Naomi Scott), blessée dans son pod de secours. Malgré les dangers qui l'entourent et les remontrances de Leonard (Zachary Quinto), l'IA de sa combinaison, Andy se met alors en route pour tenter de retrouver Naomi avant qu'il ne soit trop tard...

Aux commandes, deux réalisateurs de comédie (Blades of Glory, Joyeux Bordel !, la série Hit-Monkey) et un scénariste assez médiocre (responsable d'Extinction, de Moonfall et d'Expendables 4), pour un film de survie/sf bourré de petits défauts (qui expliquent probablement le fait que le film soit resté en development hell depuis son tournage en Islande en 2020), mais qui se regarde tout de même assez bien, grâce à un ton relativement léger et décalé, et une mise en images réussie.

Dommage que l'écriture ne suive pas forcément : pendant la première heure, on est en mode survie, avec un ton semi-sérieux, un Andy qui se dispute constamment avec l'IA de sa combinaison, et qui finit par contacter Naomi, une Naomi à la caractérisation un peu agaçante, mais qu'il retrouve après avoir été traqué par des monstres sanguinaires : le film passe alors en mode film de monstres, avec des monstres qui poursuivent le duo relié par un tuyau d'oxygène : une dynamique intéressante, mais sous-exploitée, et qui est rapidement remplacée par l'exploration de l'épave du vaisseau minier, et un passage en mode film de couloirs, avec en pointillé, deux protagonistes qui se rapprochent, pour un embryon de romance.

Et tout ça est plutôt sympathique, honnêtement... même s'il faut vraiment fermer les yeux sur de gros problèmes au niveau de la plausibilité scientifique et des réactions des personnages, avec un scénario qui se contredit lui-même fréquemment sur ces plans-là et qui a de beaux problèmes de logique interne.

Mais contre toute attente, malgré des défauts évidents, et des inspirations guère dissimulées, le tout reste néanmoins intéressant, avec des effets spéciaux convaincants, des acteurs sympathiques, et des bestioles agressives. J'ai vu bien pire (en l'occurrence, l'immense majorité des productions des plateformes de streaming).

3.75/6 (mais la tagline de l'affiche anglaise "Right girl, wrong world", est totalement hors-sujet)

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Critique éclair #129 - Mon futur moi (2024)

Publié le 31 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Critiques éclair, Romance, Jeunesse, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mon futur moi (My Old Ass - 2024) :

Après avoir ingéré des champignons hallucinogènes alors qu'elle faisait du camping avec ses amies, Elliott (Maisy Stella), jeune femme queer et fière de l'être, rencontre son double trentenaire (Aubrey Plaza) en provenance du futur. De cette rencontre (et des échanges par texto qui suivent alors), Elliott ne retient qu'une chose : elle ne doit surtout pas tomber amoureuse de Chad (Percy Hynes White), un jeune homme qui vient d'arriver sur l'île où Elliott passe ses vacances, sous peine de ruiner son avenir...

Hum. Je suis bien embêté. Produit par Margot Robbie, écrit et réalisé par l'actrice Megan Park, My Old Ass a reçu un accueil dithyrambique de la part de la critique américaine, la combo "représentativité LGBTQ" et "Aubrey Plaza et Margot Robbie sont géniales, tout ce qu'elle font est génial" ayant clairement joué un rôle dans cette réception enthousiaste.

Seulement voilà : il ne faut pas se fier aux apparences. Et alors que l'affiche et le pitch promettaient une comédie fantastique mettant en vedette Aubrey Plaza et une jeune actrice dont c'est le premier film, My Old Ass est en réalité une coming of age story sérieuse prenant la forme d'une bluette adolescente sur une jeune lesbienne qui s'éprend, le temps de ses vacances, d'un jeune homme de son âge.

En effet, l'argument fantastique à la Fréquence Interdite, clairement né de la formule rhétorique "si seulement je pouvais remonter le temps et dire à mon moi adolescent de ne pas faire telle ou telle conner*e", s'avère finalement très peu présent et exploité : une fois la rencontre initiale passée, Aubrey Plaza disparaît totalement de la majorité du métrage (hormis quelques phrases au téléphone, en voix off), pour ne revenir que dans une scène et demi à la fin (histoire de forcer un peu d'émotion et de larmes dans le récit)... 

On se retrouve donc, au final, avec un portrait d'adolescente bisexuelle qui se cherche et s'affirme, une romance interdite qui ne l'est que pour des raisons assez... naïves et mélodramatiques (SPOILERS : si Chad est si dangereux pour Elliott... c'est parce qu'il va avoir un accident mortel, et qu'elle va en avoir le cœur brisé), pas aidée par un Chad assez quelconque, et qui se termine en bottant en touche et en évitant une conclusion tragique.

Pas du tout ce à quoi on pouvait s'attendre à l'origine, mais pile de quoi faire un court/moyen métrage, ou un film indépendant young adult un peu cliché (entre la sexualité de l'héroïne, le fait qu'elle vient du monde rural, l'illustration musicale du métrage, etc, on est en plein dedans).

On va dire que je ne suis pas le public visé, mais... honnêtement, le tout m'a semblé vraiment trop sous-développé et sirupeux pour vraiment être efficace, que ce soit en tant que mélo adolescent, ou en tant que (surtout en tant que) film fantastique. Cela dit, c'est bien interprété.

2.5/6

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Blog Update ! - Mars 2025

Publié le 30 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Review, Télévision, Update

Le nouveau blog du Téléphage Anonyme continue son petit bonhomme de chemin, avec un mois plus léger proposant des films et quelques séries télévisées...

#116 - Kraven the hunter (2024) - 2/6

#117 - Wicked (2024) - 3.75/6

#118 - Vice-Versa 2 (2024) - 4/6

#119 - Joker : Folie à deux (2024) - 2/6

#120 - Baby Bluff (2025) - 2/6

#121 - Casa Bonita Mi Amor ! (2024) - 4.5/6

#122 - SAINT PATRICK - Love of the Irish (2025) - 3/6

#123 - SAINT PATRICK - Quintessentially Irish (2024) - 3.5/6

#124 - Vous êtes cordialement invités (2025) - 2/6

#125 - Spread (2024) - 2.5/6

#126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024) - 2.75/6

#127 - Back in Action (2025) - 2.5/6

#128 - The Killer's Game (2024) - 4/6

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# Film(s) du mois : 

Outre Casa Bonita Mi Amor !, le documentaire de la team South Park sur leur restaurant à thème, Vice-versa 2 s'est avéré une agréable suite (qui n'atteint cependant pas le niveau de l'original), The Killer's Game était divertissant (pour peu que l'on n'attende pas un chef d'œuvre de la part de ce qui n'est guère plus qu'un DTV), et Wicked, à ma grande surprise, était tout à fait regardable.

 

# Flop(s) du mois : 

Beaucoup de 2/6, ce mois-ci, entre Kraven (assez faible), Joker 2 (ni fait ni à faire), Baby Bluff (Amy Schumer qui fait toujours le même numéro) ou Vous êtes cordialement invités (de la comédie de mariage générique au possible)... ça tourne plutôt à vide, tout ça.

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# Petit écran :

Quatre séries au programme, en mars : l'amusante et ambitieuse Kaos, et ses dieux grecs déjantés ; Star Wars Skeleton Crew, qui lorgne énormément sur les productions Amblin d'antan... probablement un peu trop, d'ailleurs ; la saison 1 de Kite Man, spin-off des aventures animées de Harley Quinn : pas indispensable, mais pas désagréable ; et, last but not least, le désastreux Section 31, mi-épisode pilote, mi-téléfilm clinquant, faussement edgy, et qui n'a de Star Trek que quelques noms. À oublier très vite.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

 

En avril, ne te découvre pas blablablabla... mais le Téléphage Anonyme, lui, continue de tracer sa route, avec des films en tous genres, une semaine entière consacrée aux séries, et pour finir le mois, le début de la semaine Walpurgis (ou Halloween au printemps !) avec des films et séries d'horreur...

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Section 31 (2025)

Publié le 29 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Thriller, Discovery

Non, je n'ai pas rangé la critique de ce téléfilm Star Trek : Section 31, diffusé à l'arrache en janvier, dans la rubrique Cinéma, et pour cause : avec tout juste 90 minutes au compteur, Section 31 n'est pas un film à proprement parler, mais clairement un patchwork de plusieurs épisodes de la série Section 31, telle qu'elle était initialement conçue. Une sorte de gros pilote en trois parties, qui ne mérite honnêtement pas l'appelation "Star Trek"...

Star Trek - Section 31 (2025) :

Avec son équipe, composée de Quasi (Sam Richardson), un métamorphe, de Fuzz (Sven Ruygrok), un organisme microscopique pilotant un corps mécanique aux apparences de Vulcain, de Zeph (Robert Kazinsky) et son exosquelette robotique, de Melle (Humberly Gonzalez), une Deltane, et de Rachel Garrett (Kacey Rohl), représentante de Starfleet, Alok (Omari Hardwick), un Augment travaillant pour la Section 31, vient trouver Philippa Giorgiou (Michelle Yeoh) pour lui demander son assistance : une arme cataclysmique est sur le point d'être vendue dans le secteur, et la Section 31 veut arrêter la transaction... d'autant que l'arme est directement liée au passé de Giorgiou dans l'univers miroir.

Six années se sont écoulées depuis l'annonce très prématurée de ce spin-off, alors prévu pour être une série tv avec un Michelle Yeoh qui n'avait pas encore connu la renaissance de sa carrière. Depuis, elle a eu un Oscar, Discovery est terminée, et le "boom" du streaming s'est bien calmé (traduction : Paramount ne veut plus investir autant d'argent qu'avant dans de nouveaux projets).

On se retrouve donc avec ce téléfilm bâtard, au budget plus limité, qui semble compiler vaguement trois épisodes (ou un pilote et une conclusion hâtivement bricolée), et qui est pleinement suffisant pour comprendre que le projet Section 31 était une mauvaise idée.

Et ce, sans même s'attarder sur la fascination que semblent ressentir Kurtzman et son équipe pour le concept même de la Section 31 : il faut dire qu'il est probablement plus simple de développer des projets et des idées pour un groupe de barbouzes des services secrets sans foi ni loi, à mi chemin entre la Suicide Squad, Mission Impossible et les Gardiens de la Galaxie, plutôt que de s'efforcer de faire du Star Trek pur et dur.

Encore que : si c'était si simple, je pense que ce Section 31 ne serait pas aussi... mauvais.

Visuellement, c'est clinquant, vulgaire, laid, et la réalisation d'Olatunde Osunsanmi (monsieur "plans tournoyants" sur Discovery) est au mieux quelconque ; musicalement, c'est insipide, avec des chansons nazes dans le nightclub tenu par Giorgiou et un rappel du thème de Star Trek, vers la fin du métrage, qui est tout sauf mérité ; conceptuellement, c'est creux, faussement edgy, avec des dialogues trop contemporains pour être crédibles ("you're a bad bitch"), et une équipe créative qui fait tout pour que ses personnages soient badass et ultracools... en vain.

Quand au scénario, c'est générique au possible : comme précédemment, les scénaristes tentent d'humaniser Giorgiou, en lui donnant une histoire d'amour impossible, mais ça revient à tenter d'humaniser Hitler en expliquant qu'il est devenu ainsi parce qu'il a eu le cœur brisé dans sa jeunesse - ça ne fonctionne pas.

Et puis l'on sent que le brainstorming, lors de la création des personnages, a été des plus... approximatifs : une impératrice sarcastique et cannibale, un métamorphe balbutiant, une Deltane sexy pour séduire les méchants, un cyborg à grande gueule (dont on se demande s'il n'a pas été conçu comme un ancien Borg, tant il y ressemble visuelllement), un Vulcain peroxydé ultra-excentrique et émotif à l'accent irlandais (qui rit comme le Joker), un Augment traumatisé, et pour vaguement lier le tout à Star Trek, une future capitaine de l'Entreprise. On se demande même si, pour créer tout ça, les scénaristes n'ont tout simplement pas lancé des fléchettes sur un tableau couvert d'idées aléatoires.

Quoiqu'il en soit, cette Section 31 prend l'eau de partout, s'avérant assez symptomatique de l'approche Kurtzman de la franchise : il faut que ça pête, il faut que ça soit cool, il faut que ce soit sexy, bref, il faut que ça plaise aux jeunes, ou du moins, que ça accroche l'œil des utilisateurs des plateformes de streaming. Et c'est à peu près tout.

Ça n'a pas grand chose à voir avec Star Trek (d'ailleurs, hormis les noms des races et les quelques notes du thème à la fin, le tout semble se dérouler dans un autre univers), c'est générique et, qualitativement, c'est médiocre, au mieux.

À oublier très vite.

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Critique éclair #128 - The Killer's Game (2024)

Publié le 28 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Catch, Romance, Comédie

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The Killer's Game (2024) :

Tueur à gages renommé, Joe Flood (Dave Bautista) est amoureux de Maize (Sofia Boutella), une danseuse à qui il cache sa véritable profession. Un jour, cependant, Flood apprend qu'il est atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : il n'a plus que quelques mois à vivre, et il décide alors de mettre un contrat sur sa propre tête, afin que sa compagne hérite de son assurance-vie. Antoinette (Pom Klementieff), son ennemie jurée, déchaîne alors tous ses mercenaires (Terry Crews, Scott Adkins, Marko Zaror, Drew Galloway, Daniel Bernhardt, Lee Hoon, etc) sur lui... jusqu'à ce que Flood apprenne que son médecin s'est trompé : il n'est pas mourant, et il va devoir survivre à tous ses collègues s'il veut parvenir à protégrer Maize, prise entre deux feux...

Que se passe-t-il lorsqu'un script de film d'action assez classique (apparemment adapté d'un roman) passe près de 30 ans en development hell, avec pléthore de réalisateurs et d'acteurs attachés au projet (Wesley Snipes, Michael Keaton, Jason Statham, etc), avant d'aboutir chez Lionsgate, dans les mains d'un Dave Bautista à la recherche d'un film un peu différent ? Et bien ça bénéficie d'un budget un peu plus important, ça attire une distribution un peu plus prestigieuse, ça sort en salles... et malheureusement, c'est accueilli comme un "gros" film d'action, et pas le quasi-DTV que The Killer's Game est réellement.

Résultat : TKG a été fracassé par la critique, a fait un bide en salles... alors que, toutes proportions gardées, c'est un DTV d'action tout à fait sympathique. Le postulat est classique, certes, mais le traitement est assez décontracté, avec un peu de style dans les visuels et la musique ; l'action est délibérément exagérée, avec des tueurs à gage tous plus improbables les uns que les autres ; le film prend une demi-heure à poser son couple principale et leur romance ; et entre Batista, Boutella, Klementieff, Galloway, le réalisateur (déjà à l'origine de Day Shift) et un paquet d'incontournables du genre, on a souvent l'impression d'un film de potes, avec ce que ça a de points positifs et négatifs.

On ne s'ennuie pas, c'est assez bien rythmé, c'est ludique... bref, pris comme un DTV un peu friqué, c'est relativement agréable.

4/6 

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Critique éclair #127 - Back in Action (2025)

Publié le 26 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Thriller

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Back in Action (2025) :

Anciens espions étant retournés à l'anonymat après l'échec d'une mission, Emily (Cameron Diza) et son époux Matt (Jaime Foxx) ont fondé une famille et élèvent désormais leurs enfants Alice (McKenna Roberts) et Leo (Rylan Jackson). Jusqu'au jour où leur visage apparaït sur les réseaux sociaux, amenant aussitôt sur eux l'attention d'anciens alliés et d'ennemis jurés...

Une comédie d'action Netflix, ultra-dérivative et générique, qui a pour seuls mérites de permettre les retrouvailles de Jamie Foxx et de Cameron Diaz, de laisser Glenn Close s'amuser un peu en ex-espionne psychorigide avec un amant beaucoup plus jeune, et de mettre en scène des cascades automobiles sans trop d'effets numériques (ce qui n'est pas plus mal, vu que les effets numériques du film sont globalement inaboutis).

Le reste ? Du pilotage automatique, entre toute l'introduction en mode James Bond/Mission Impossible du pauvre, la mise en place de toute la vie parentale, la traque par les méchants et les autorités, la visite de Maman en Angleterre, l'adolescente rebelle à baffer, tous les éléments uniquement là pour être réutilisés plus tard dans le film, et le twist ultra-prévisible sur le méchant... tout est évident, basique, pour ne pas dire superficiel et cliché.

Alors ça se regarde vaguement, malgré ses deux heures au compteur, mais ça ne vaut pas forcément le détour. Une production Netflix, en somme.

2.5/6 

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Critique éclair #126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024)

Publié le 24 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Fantastique, Critiques éclair, Japon, USA, Review, Action

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Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim - 2024) : 

Deux siècles avant la découverte de l'Anneau unique, Hera, fille du Roi Helm du Rohan, se trouve contrainte de prendre la tête de son peuple lorsque Wulf, un seigneur rival, s'allie aux mercenaires Haradrim de son père, tué par Helm, pour se venger et prendre la tête du Rohan...

Un long-métrage d'animation japonais co-écrit par Philippa Boyens, et adaptant librement les Appendices du Seigneur des Anneaux, pour proposer un récit de princesse guerrière pas particulièrement original, avec une dose de fanservice inévitable (les thèmes musicaux, quelques voix au doublage, les mentions inutiles de Gandalf ou de Saruman à la fin), et des visuels qui divisent.

Il faut dire que c'est un peu le problème de base, quand on conçoit un tel projet, surtout dans un style anime très marqué : il faut réussir à impliquer le spectateur, alors que les personnages n'ont pas de réelle identité visuelle (au delà de "personnage d'anime"), ont une caractérisation assez basique, que l'animation est parfois inégale, et que globalement, le métrage ne fait que répêter peu ou prou ce que l'on a déjà vu dans la trilogie principale (le siège-bis du gouffre de Helm est à ce titre catapulté et décevant).

Ici, je ne peux pas dire que ça ait fonctionné sur moi : c'est longuet pour ce que ça raconte, c'est redondant, ça n'est jamais vraiment aussi intense et dramatique que ça semble vouloir l'être et esthétiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître le travail abattu du côté production.

Bof. 

2.75/6

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Critique éclair #125 - Spread (2024)

Publié le 21 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Tubi, Romance

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Spread (2024) :

Malgré ses rêves d'être une journaliste reconnue et féministe, Ruby (Elizabeth Gillies) est au point mort dans sa vie professionnelle, comme dans sa vie privée. Elle est alors contrainte d'accepter un poste en intérim dans une maison de publication... celle de Spread, le magazine porno de Frank (Harvey Keitel), sur le point de faire faillite. Rapidement, cependant, alors qu'elle découvre cet environnement de travail qui la dégoûte, elle décide de tout faire pour tenter de sauver l'entreprise... 

Une comédie américaine qui est, peu ou prou, une version contemporaine et moderne de Minx, sans en avoir le charme ou le savoir-faire, et qui se résume à une workplace comedy très télévisuelle et anecdotique, production Tubi oblige.

Trop souvent, la scénariste semble confondre "héroïne intelligente, volontaire, féministe et ayant du répondant" avec un personnage abrasif dont les échanges sont parfois trop cassants - on est ainsi supposés trouver charmantes les interactions entre Ruby et Thomas (Keith Walker), le directeur artistique et son love-interest dans le métrage, quand celles-ci commencent par un "pas de risque que je vous confonde avec une actrice porno, vous n'êtes pas assez bien foutue pour ça" totalement incongru, surtout vu le physique de Gillies -, le déroulement du scénario est assez classique/banal, Harvey Keitel vieillit beaucoup, le côté féministe est sommaire et attendu ("le porno est trop centré sur le désir des hommes, il faut lui apporter un point de vue féminin"), et hormis quelques scènes (principalement celles de Diedrich Baker, amusant dans le rôle du père de Ruby), le tout est vraiment générique, anecdotique et paradoxalement très sage.

Mwébof.

2.5/6 

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