Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

critiques eclair

Halloween Oktorrorfest 2025 - Good Boy (2025)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Good Boy (2025) :

Todd (Shane Jensen), trentenaire, est atteint d'une maladie pulmonaire chronique. Contre l'avis de sa sœur Vera (Arielle Friedman), il part s'installer, avec son chien Indy, dans la vieille maison familiale, au milieu des bois, réputée hantée mais où Todd cherche un peu de calme. Rapidement, cependant, Indy semble remarquer une présence dans la demeure...

Un film d'horreur au postulat intéressant : tout filmer à hauteur de chien, du point de vue d'Indy (le chien du réalisateur), et garder les visages des humains dans l'ombre (ce qui permet d'ailleurs au réal d'incarner Todd dans la majeure partie des scènes, afin d'obtenir de son toutou les réactions désirées).

Et le tout fonctionne plutôt bien : le chien est attachant et expressif, les effets visuels sont efficaces, on s'inquiète du sort de ce protagoniste canin, et, de par son absence de dialogues et son point de vue unique, le tout laisse suffisamment de zones d'ombre pour que le spectateur se fasse sa propre idée du récit (métaphore de la maladie de Todd, véritable présence surnaturelle hostile, etc... ?) et interprète ses événements comme bon lui semble.

Après, j'avoue que la post-synchro des humains est un peu inégale, et qu'il y a quelques fluctuations de rythme qui auraient pu être évitées. Mais bon, pour un premier film, c'est original et honorable.

3.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - How to Kill Monsters (2024)

Publié le 30 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, UK, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

How to Kill Monsters (2024) :

Seule survivante d'un massacre sanguinaire durant lequel ses amis ont tenté de la sacrifier à un démon le soir d'Halloween, Jamie (Lyndsey Craine) est arrêtée par la police et amenée au poste de police local, où elle est interrogée. Mais rapidement, il s'avère que les forces du Mal l'ont suivie, et, accompagnée des membres d'un enterrement de vie de jeune fille (Fenfen Huang, Michaela Longden, Juné Tiamatakorn, Louella Gaskell) et d'un duo de frères policiers incapables (Aaron Dennis, Daniel Thrace), Jamie va tenter de récupérer l'Eldritch Blade, unique objet capable de refermer la porte vers le monde des démons...

On prend les mêmes et on recommence, avec une suite spirituelle à Book of Monsters, dont on retrouve ici une partie des acteurs dans des rôles parfois similaires, mais aussi assez différents... et ça fonctionne mieux.

Financé en partie (comme les précédents films de l'équipe) via Kickstarter, ce HTKM puise ses inspirations dans les Evil Dead, le cinéma de Carpenter, mais aussi Hot Fuzz, une influence qui se traduit, à l'écran, par un film beaucoup plus orienté comédie, avec un montage et des gags beaucoup plus marqués.

Et honnêtement, pendant une bonne heure, l'alchimie fonctionne plutôt bien ; le film est léger, les effets sont dans la continuité de Book of Monsters, il semble y avoir plus de place pour l'expérimentation et le décalage, bref, c'est fun, tout en restant un film à petit budget conscient de ses limites.

La dernière demi-heure, qui arrive après un twist plus ou moins évident, fonctionne un peu moins bien, mais à ce point du film, le capital sympathie des acteurs et des personnages emporte tout de même l'adhésion, et le tout reste très sympatoche.

3.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Book of Monsters (2018)

Publié le 30 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, UK, Review, Thriller

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Book of Monsters (2018) :

Sur le point de fêter son 18e anniversaire, Sophie (Lyndsey Craine) invite toute sa classe chez elle, sans se douter que les forces du Mal vont se convier à la célébration et libérer des entités maléfiques à l'aide d'un grimoire conservé chez Sophie depuis plusieurs générations...

Une comédie horrifique britannique à très petit budget (un financement participatif de 50-60 000 de dollars) qui lorgne fortement sur les Evil Dead de Raimi, mais avec des trentenaires dans les rôles de teenagers mineurs, une touche de représentation LGBTQ, et une réalisation/un montage clairement cache-misère (à contrario des films de Raimi, donc, qui avait dix fois plus de moyens).

Malgré ces défauts principalement techniques, clairement inhérents au manque d'argent, le tout se regarde plutôt agréablement, notamment parce que ça ne se prend pas totalement au sérieux, que le Livre des monstres est plutôt réussi, que les créatures ne sont pas désagréables et que le film est généreux en hémoglobine.

Après, ça reste clairement limité par son budget, et par une écriture et une interprétation inégale (des personnages inutiles, quelques acteurs assez médiocres), mais il se dégage de tout ça une bonne humeur plutôt sympathique, qui donne envie de voir ce que le réalisateur/scénariste a fait d'autre. 

3.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Une Nuit au Zoo (2025)

Publié le 29 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Critiques éclair, Animation, France, Canada, Belgique, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Une Nuit au Zoo (Night of the Zoopocalypse - 2025) :

Lorsqu'un météore s'écrase dans un zoo du Canada et transforme certains des animaux en zombies gélatineux et agressifs, Gracie (Gabbi Kosmidis), une louve amicale, est contrainte de faire équipe avec Dan (David Harbour), un puma ronchon, Xavier (Pierre Simpson), un lémurien passionné de cinéma, Felix (Paul Sun-Hyung Lee), un singe individualiste, Frida (Heather Loreto), une femelle capybara, et Ash (Scott Thompson), une autruche sarcastique, pour tenter de survivre à cette menace...

Une comédie d'animation familiale supposément (très vaguement) inspirée d'un concept de Clive Barker, mais qui, pour être franc, lorgne plus sur des interactions à la Madagascar (ou à la The Wild), avec des animaux qui doivent apprendre à cohabiter et à collaborer pour parvenir à leurs fins, dans une aventure bourrée de slapstick et de comédie tous publics.

Et très honnêtement, ça se regarde, c'est assez bien doublé, les visuels fluos fonctionnent, et les créatures, très Rob Bottin dans l'esprit, font leur petit effet, poussant presque le film vers quelque chose de ponctuellement assez cauchemardesque (sauf le lapin patient zéro, plus proche d'un Gremlin).

Après, ça reste un film d'animation vaguement sympatoche mais qui ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, avec un rythme inégal et des scories d'écriture, ici ou là, qui l'empêchent de vraiment marquer les esprits. Mais pour Halloween, ça divertit.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - R. L. Stine's Pumpkinhead (2025)

Publié le 29 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Review, Tubi

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

R. L. Stine's Pumpkinhead (2025) :

Jeune ado rebelle, Sam (Bean Reid) est mécontent de s'installer avec sa famille à Redhaven, une petite bourgade rurale où tout le monde semble respecter le vénérable Palmer (Kevin McNulty), fermier qui a autrefois sauvé le village avec une récolte miraculeuse. Mais lorsque Sam lui dérobe une citrouille de compétition, il provoque sans le savoir la disparition de son frère aîné Finn (Seth Isaac Johnson), et tente, avec l'aide de Becka (Adeline Lo) et de l'excentrique Rusty (Matty Finochio), de le retrouver avant qu'une malédiction ne l'emporte et que tous les adultes ne l'oublient définitivement...

Téléfilm Tubi de 90 minutes inspiré de l'épisode de Haunting Hour du même nom, lui même inspiré de la nouvelle éponyme de R. L. Stine, ce métrage jeunesse est très Halloweenesque dans sa mise en images et en musique, et ressemble, naturellement, à un gros épisode de Chair de Poule (ou autres séries assimilées).

Seule différence : ça dure 90 minutes, et ça se sent. Le budget pas très important (les flashbacks sommairement animés) n'est malheureusement pas suffisant pour faire diversion, et à partir de 30 minutes (quand Rusty est introduit dans le récit et commence à en faire trois tonnes), le tout ralentit drastiquement, au point de paraître laborieux au possible.

Et le scénario, qui se permet un rebondissement inutile à un quart d'heure de la fin et se conclut abruptement, n'est pas suffisant non plus pour que le tout reste intéressant sur la durée.

Dommage.

2.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - The Astronaut (2025)

Publié le 28 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Thriller, Science Fiction, Oktorrorfest, USA, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Astronaut (2025) :

De retour d'un voyage spatial à la rentrée chaotique dans l'atmosphère, Sam (Kate Mara), astronaute, est aussitôt installée dans une luxueuse demeure gouvernementale sécurisée en pleine forêt, pour y subir toute une batterie de tests réglementaires. Mais rapidement, sous surveillance, elle commence à se demander si elle est bien revenue seule de sa mission, ou si une forme de vie inconnue ne l'a pas accompagnée...

Un thriller paranoïaque plutôt prévisible, à la bande originale envahissante et sans subtilité, et qui, au terme de plus d'une heure, propose un rebondissement assez éventé et télégraphié, qui fait basculer le tout d'un film vaguement horrifique vers quelque chose de plus générique et bienveillant, avec un propos sur l'adoption qui tranche un peu sur tout le côté anxiogène de la première partie.

Mouais. C'est bien interprété, mais je ne suis pas convaincu.

2.25/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Évanouis (2025)

Publié le 27 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Comédie

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Évanouis (Weapons - 2025) :

À 2 h 17 du matin, 17 enfants d'une même classe ont subitement quitté leur domicile pour disaparaître en courant dans les rues de leur bourgade de Pennsylvanie. Accusée d'être responsable, d'une manière ou d'une autre, Justine Gandy (Julia Garner), l'institutrice de ces enfants, tente de comprendre ce qui s'est produit...

Mouais. Sur la simple base de son film précédent, Barbarian, Zach Gregger semble avoir décroché un totem d'immunité critique et publique, outre-Atlantique : son nouveau film, ce Weapons au titre français générique et insipide, a en effet reçu un accueil dithyrambique de la part de la presse US, qui parle de meilleur film d'horreur de 2025, de summum de tension et d'angoisse, blablabla.

La routine habituelle, en somme, pour ce qui n'est, au final, qu'une variation un peu plus sérieuse du Sorcières de Roald Dahl, mâtiné de Hocus Pocus - SPOILERS : il y a une vieille sorcière en ville, elle est décrépite, déplumée, pas très menaçante, elle a appelé à elle les 17 enfants en question pour aspirer leur jeunesse, et elle crée des zombies pour faire ses basses œuvres.

Et c'est à peu près tout ce que raconte le film : un scénario simple, basique, dérivatif, jamais particulièrement effrayant ou tendu (il y a bien une poignée de jumpscares, mais ça s'arrête là), avec des zombies à l'efficacité diminuée par la décision de les faire courir de manière risible (on est à deux doigts du Naruto Run), des moments semi-comiques (Josh Brolin qui démolit encore et encore le zombie du sdf qui n'a de cesse de se relever) et une narration délibérément destructurée, pour camoufler le manque de profondeur du tout.

On enchaîne en effet les "chapitres", chacun centré sur un personnage différent (on commence par Justine, puis on a Brolin en père éprouvé, puis Alden Ehrenreich en flic infidèle, Austin Abrams en sdf cambrioleur, Benedict Wong en directeur d'école, etc) et qui tous se recoupent ici ou là, pour présenter les événements sous un angle différent... ça donne un peu d'intérêt au récit, qui reste assez bien mené, du moins jusqu'à ce que la sorcière (Amy Madigan) entre en jeu.

À partir de là, et du moment où les tenants et aboutissants du tout deviennent évidents, Weapons perd grandement en intéret, sacrifiant progressivement son suspense sur l'autel de la comédie noire (la sorcière poursuivie) et peinant à justifier ses deux heures.

Assez déçu, je dois dire, même si c'est bien interprété. 

2.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Mercredi, saison 2 (2025)

Publié le 26 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Netflix

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Mercredi, saison 2 (Wednesday, season 2 - 2025) :

De retour à Nevermore, Wednesday Addams (Jenna Ortega) est désormais une semi-célébrité admirée de tous pour avoir sauvé l'école, ce qui l'agace un peu. D'autant qu'une nouvelle menace plane sur l'établissement et sur la jeune femme, et que la cadette des Addams tente toujours de maîtriser ses pouvoirs psychiques, au grand dam de sa mère Morticia (Catherine Zeta-Jones)...

Après une saison 1 frustrante, qui ressemblait plus à une tentative de produire un succédané de Sabrina ou de Harry Potter collé de manière artificielle à une franchise établie, et qui passait totalement à côté de son potentiel, la faute à des caractérisations hors sujet et à des gimmicks de scénaristes épuisés (Gough et Millar, les créateurs de Smallville, avaient écrit la moitié de la saison 1 et showrunnaient le reste), la série revient pour une saison 2 de 8 épisodes coupée en deux, avec toujours Tim Burton derrière la caméra de la moitié des épisodes.

Le reste de l'équipe scénaristique a changé, cela dit, et cela se traduit, à l'écran, par quelque chose qui semble mieux caractérisé en ce qui concerne les Addams : alors qu'en saison 1, on avait droit à des Morticia et Gomez ados hors-sujet, horrifiés par le meurtre accidentel d'un stalker, ce qui constituait l'un des points scénaristiques principaux de la saison, cette année, on retrouve, dans la première moitié de cette saison artificiellement coupée en deux, des Addams plus "normaux", qui trouvent une excitation et qui se réjouissent de la mort, du meurtre, du macabre, de la torture, etc.

Catherine Zeta-Jones a suivi un régime botox-ozempic, Isaac Ordonez a beaucoup grandi (et compose un Pugsley que je ne suis pas encore certain d'apprécier, très naïf et dans un rôle-fonction de victime), Joanna Lumley est une Grand-mère Frump plus classe que d'habitude, et Gomez et Fester restent fidèles à eux-mêmes : c'est nettement plus probant en saison 2, je dois dire, notamment au niveau de l'écriture.

Wednesday, elle, reste malheureusement une Veronica Mars goth un peu trop abrasive, qui commence la saison en mode Dexter, en chassant et scalpant un tueur en série avant de le remettre aux autorités (pourquoi ? Habituellement, Mercredi vénère les tueurs en série, qui lui servent de modèle...), et qui passe son temps à se heurter à sa mère, tout en enquêtant sur ses divers stalkers et autres menaces surnaturelles qui l'entourent.

Et alors que la saison 2 se plie en quatre pour intégrer plus d'Addams à la série et plus de membres de la famille dans l'environnement de l'école Nevermore, cela a pour effet de faire passer Wednesday au second plan : privée de son amitié avec Enid (le personnage d'Enid est maltraité, cette année, héritant d'un triangle amoureux insipide, totalement coupée de Wednesday, héritant d'un numéro de danse joli mais inutile, et envoyée dans la nature, bloquée en forme lupine à la fin de la saison - on m'apprendrait que la production voulait se débarrasser d'elle, je ne serais pas surpris), et bloquée dans une écriture répétitive, mécanique et cassante, Wednesday devient un personnage principal un peu lassant, dont le seul trait de caractère est l'arrogance.

Alors dans un premier temps, les scénaristes essaient bien de varier les plaisirs, avec un affrontement un peu forcé entre les Outcasts de Nevermore et un camp de scouts commandés par Anthony Michael Hall, en révélant très tôt l'identité de l'un des stalkers de Wednesday (Agnes, une autre élève fangirl de Wednesday et l'un des points forts de la saison), en faisant revenir certains personnages de la saison 1 (pour les éliminer) ou en multipliant les guests stars (Buscemi en proviseur, Thandie Newton en psy de l'asile local, Billie Piper en prof de musique, Haley Joel Osment en serial killer, Heather Matazarro, Lady Gaga, Frances O'Connor, Casper Van Dien en acteur de soap ou encore ce bon vieux Christopher Lloyd en tête dans un bocal... mais globalement, il manque quelque chose, et la nécessité d'avoir un cliffhanger de mi-saison fait que le scénario avance vraiment par à coups.

Pire : la seconde moitié de la saison (qui voit les showrunners reprendre l'écriture et quasiment traiter cette demi-saison comme une saison à part entière, mais condensée en quatre épisodes) plombe vraiment le tout. En multipliant les sous-intrigues sous-développées, les apparitions éclair, et en centrant tout sur la famille de Tyler, la production tente de faire un immense toutéliage bancal, qui alourdit toute la saison, et donne lieu à des révélations absolument pathétiques.

Comme en saison 1, tout est à nouveau lié à un secret de famille Addams. Comme en saison 1, Morticia et Gomez ont fait disparaître un cadavre durant leurs jeunes années à Nevermore, à nouveau dans des circonstances de légitime défense, et à nouveau, ils ont dissimulé cet événement par peur d'être accusé de meurtre (*soupir)*. Comme en saison 1, Mercredi leur en veut. 

Comme par hasard, ce cadavre est le zombie déterré par Pugsley. Comme par hasard, Frances O'Connor est la mère de Tyler, évadée de l'asile grâce à l'intervention providentielle de Wednesday. Comme par hasard, le zombie est Isaac Night, l'oncle savant fou de Tyler. Comme par hasard, tout ce petit monde en veut mortellement aux Addams. Ah, et j'ai failli oublier : comme par hasard, la main tranchée de Night est devenue la Chose, parce que Night = Thing. *énorme soupir*

C'est bien simple, plus la saison approchait de sa conclusion, et plus j'ai passé de temps la tête enfouie entre les mains, atterré par le niveau pitoyable de l'écriture. D'autant qu'à côté, pour laisser de la place à de multiples éléments teasant une saison 3, tout se résoud de manière catapultée - notamment la sous-intrigue totalement insipide de Buscemi l'arnaqueur à la tête d'une secte, et qui manipule les Sirènes pour parvenir à ses fins : tout ça a été tellement mal amené et développé durant la saison qu'on s'en contrefout royalement... un peu comme la majorité des éléments de la saison (mention spéciale au caméo-éclair de Lady Gaga, uniquement là pour placer son nouveau morceau et tenter de créer un meme de danse, en vain).

Mais cessons de perdre du temps, et allons droit au but : malgré quelques moments sympathiques, comme l'échange de corps (même si, très honnêtement, j'ai trouvé Ortega bien en dessous d'Emma Myers dans l'exercice), ou le personnage d'Agnes (Evie Templeton, qui s'affirme progressivement), la saison 2 de la série s'embourbe progressivement dans ses visions, ses prophéties, ses vengeances et surtout son rythme assez mou, y compris au niveau de la réalisation et du montage.

Tout dure trop trop longtemps, il y a trop de querelles familiales (Grandmère Frump le dit : les Addams de Wednesday sont une famille dysfonctionnelle où tout le monde se ment et se déteste... sauf que ça n'a jamais été le cas dans aucune des autres versions, et c'est presque du hors-sujet) et le tout paraît trop souvent en pilotage automatique, cochant des cases d'une liste d'éléments à utiliser pour valider le cahier des charges Netflix d'une série de ce type.

Ça fait illusion pendant quelques épisodes, ça se prend les pieds dans le tapis en cours de route, et ça tombe totalement à plat dans sa dernière ligne droite. Pas forcément surprenant, mais décevant néanmoins, et je ne serais pas surpris que la saison 3 finisse par être la dernière saison du show (ne serait-ce que parce que Ortega semble se lasser de son rôle figé).

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Halloween à tout prix (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Hallmark, USA, Review, Oktorrorfest, Télévision

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Haul Out the Halloween (2025) :

Alors qu'Evergreen Lane s'est fait une spécialité de décorer toute l'impasse pour Noël, la fête d'Halloween y est mise de côté, suite à la mort de la grand-mère d'Emily (Lacey Chabert), des décennies plus tôt. Jusqu'à ce que Luna (Kimberly J. Brown) et Marvin (Daniel Kountz) décident de s'installer dans le lotissement, et incitent toute la communauté (Melissa Peterman, Ellen Travolta, etc...) à relancer les festivités, au grand dam d'un Jared (Wes Brown) un peu dépassé par les événements et par la romance naissante de sa mère avec Ned (Stephen Tobolowsky).

Après Noël à tout prix 1 et 2, deux comédies festives Hallmark, la chaîne a décidé de prendre les mêmes et de recommencer, mais à Halloween, cette fois-ci, proposant ainsi l'une de ses rares fictions automnales à aborder frontalement le 31 octobre.

Ici, le projet était notamment motivé par l'envie de Lacey Chabert de partager l'écran avec sa BFF IRL, Kimberly J. Brown, actrice notamment connue pour la série des Halloweentown. De quoi justifier cette nouvelle période de l'année, et permettre à KJB de jouer l'épouse de Daniel Kountz, son compagnon IRL là aussi, et lui aussi l'un des interprètes des Halloweentown.

Le résultat, malheureusement, est un peu en dessous de mes attentes, avec un couple Brown/Kountz sous-exploité, une pseudo-rivalité d'Emily avec une journaliste, et d'autres sous-intrigues survolées : en réalité, le film ressemble vraiment à un téléfilm de potes, avec des acteurs qui s'amusent bien ensemble, mais dont le scénario est un prétexte plus qu'autre chose, imaginé sur un coin de table après que Chabert ait proposé l'idée à la chaîne.

Dommage, à vrai dire, parce que l'énergie excentrique et décomplexée est toujours là (ça cabotine beaucoup, mais ça a toujours été le cas dans ces métrages), et que tout le monde est à l'aise. Cependant, sans réel antagoniste ni réelle direction narrative, le métrage peine à trouver un rythme et une direction, et finit par tourner à vide.

Un petit 3/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - Ick (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, Review, USA, Science Fiction

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Ick (2025) :

Dans la petite ville d'Eastbrook, envahie depuis des décenniers par le Ick, une plante inoffensive qui se développe très lentement, Hank Wallace (Brandon Routh), ancien footballeur vedette du lycée, vit une vie médiocre de professeur de science. Jusqu'au jour où il réalise que le Ick devient agressif, et est capable de posséder les humains pour se propager ; et alors que les habitants de la ville semblent tous sceptiques et indifférents, Hank va tout faire pour tenter de protéger Grace (Malina Weissman), la fille de sa petite-amie d'alors (Mena Suvari), qui pourrait bien être sa fille biologique...

Après Detention (2011), Joseph Kahn revient à l'horreur/comédie, enrobée cette fois-ci d'une nostalgie pour les années 2000 (le film est bourré de morceaux de pop-punk de l'époque), et d'un pseudo-propos politico-engagé ultra-maladroit sur l'état actuel de la société (Covid, réchauffement climatique, Trump, MAGA, etc... la métaphore est tellement sous-développé qu'on peut y voir ce que l'on veut), assorti de vannes sur la génération woke actuelle, histoire de contre-balancer.

Le reste, c'est du Joseph Kahn typique : la forme et le détachement ironico-cynique prennent le pas sur le fond, c'est monté de manière tellement clippesque et cut que l'on a l'impression de regarder le film à une vitesse de x1.25 ou 1.5, tous les personnages secondaires (des ados à la scientifique du gouvernement en passant par tous les adultes) sont des caricatures ambulantes uniquement là pour se faire posséder et tuer de la manière la plus spectaculaire possible, c'est joyeusement surjoué, rien n'est vraiment crédible... bref, Joseph Kahn fait son truc, on adhère ou pas.

Bizarrement, quand le monstre passe à l'attaque et commence à posséder des gens, le film commence à ronronner jusqu'à sa conclusion, le côté très approximatif et bordélique du scénario empêchant le métrage de se structurer et de gagner en puissance : progressivement, on devient indifférent au tout numérique du Ick et de ses zombies (pourtant visuellement réussis), et cette succession de morts tentaculaires devient redondante. 

Après une première partie assez fatigante (je ne suis pas grand fan du style Kahn), j'ai donc fini par m'ennuyer, et par me dire que, dans le genre, j'aurais probablement préféré revoir The Faculty de Rodriguez, ou Slither de James Gunn.

2/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>