Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

Critique éclair #157 - Predator : Killer of Killers (2025)

Publié le 11 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Science Fiction, Thriller, USA, Review, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Predator : Killer of Killers (2025) :

En 841, en Scandinavie, un Predator affonte la guerrière Ursa ; en 1609, au Japon, le combat fratricide de Kenji et Kiyoshi est interrompu par un Predator ; en 1942, Torres, un mécanicien/pilote, assiste à l'attaque d'un vaisseau Predator durant la Bataille de l'Atlantique. Trois destins qui vont finir par converger à l'autre bout de la galaxie...

Une mini-anthologie animée chapeautée par Dan Trachtenberg (réalisateur de Prey et désormais en charge de la franchise Predator), et qui prend la forme de trois segments consacrés chacun à une époque/un humain, avant de les confronter dans une arène sur la planète des Predators, à l'occasion d'un grand final.

Pas désagréable, malgré un style d'animation délibérément saccadé (à la Chat Potté 2/Spider-verse) qui demande un certain temps d'adaptation et ne sera pas du goût de tout le monde : c'est de l'action non-stop, ça bourrine, l'écriture se fait un peu plus faiblarde et clichée durant le troisième segment, mais ça se regarde tranquillement, et ça respecte le mythe, en proposant des Yautjas aux apparences distinctes et mémorables, et en liant le tout aux autres épisodes de la franchise.

Sympa, sans plus.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Black Mirror, saison 7 (2025)

Publié le 2 Juin 2025 par Lurdo dans Anthologie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Thriller, Drame, Fantastique, Science Fiction, Netflix, USA, UK, Review, Black Mirror, Romance

Deux ans après la diffusion de la saison 6 de Black Mirror, une saison frustrante de 5 épisodes inégaux, Charlie Brooker remet le couvert pour une nouvelle fournée d'épisodes, constituée cette fois-ci de six épisodes, dont une suite directe à l'épisode USS Callister de la saison 4 (dont j'ai honnêtement oublié les tenants et aboutissants - un revisionnage est de rigueur).

Black Mirror, saison 7 (2025) :

- 7x01 - Common People : Lorsque son épouse Amanda (Rashida Jones) est atteinte d'une tumeur au cerveau, Mike (Chris O'Dowd), ouvrier, accepte une procédure expérimentale révolutionnaire, qui sauve sa femme mais la connecte en permanence, contre un abonnement, à un serveur de l'entreprise Rivermind dans le cloud. Mais le forfait de connexion évolue, et quand Rivermind commence à dévaluer le contrat du couple, les choses se compliquent...

Un épisode tragique, noir et efficace, très Black Mirror, qui critique de multiples facettes de notre société actuelle, de la gig economy aux abonnements à géométrie variable (avec boosters et tout le toutim) bourrés de publicité, comme Netflix les aime tant, en passant par les OnlyFans et autres sites de camgirls. C'est peut-être un poil trop long pour ce que ça raconte (avec 5-10 minutes en moins, le spectateur aurait probablement moins le temps de voir venir les rebondissements suivants arriver), mais ça fonctionne tout de même, en déroulant son récit jusqu'à sa conclusion inévitable.

- 7x02 - Bête Noire : Maria (Siena Kelly), conceptrice dans une entreprise de confiserie, s'inquiète de voir Verity (Rosy McEwen), qu'elle avait harcelée au lycée, rejoindre son équipe, d'autant que cette arrivée s'accompagne de bouleversements dans la perception même qu'a Maria de la réalité : encore et encore, Verity semble changer le monde autour d'elle à son avantage, pour se venger de Maria...

Je suis moins fan de cet épisode, dont on devine qu'il a été créé par Brooker sur la base de "l'Effet Mandela, c'est rigolo, mais si c'était quelqu'un qui le contrôlait pour se venger ?". On se retrouve donc avec une bête histoire de vengeance d'une sociopathe contre une ennemie de lycée, avec une Maria délibérément antipathique qui devient de plus en plus paranoïaque, une Verity qui multiplie les regards menaçants, et une explication superficielle pas loin du "A Wizard did it !" qui permet aux protagonistes de changer la réalité en quelques secondes et quelques mots. Pas convaincu par celui-là, ou par son ton outré et caricatural (avec cartons-titres ponctués de grands coups d'orgue).

- 7x03 - Hotel Reverie : Actrice à la mode, Brandy (Issa Rae) aimerait un rôle complexe et profond, plein de sentiments et de romance. Arrive Kimmy (Awkwafina), de la société Redream, qui lui propose de jouer le rôle vedette du remake d'Hotel Reverie, un film sentimental devenu un classique. Mais ce que Brandy ignore, c'est que Redream va lui permettre d'entrer littéralement dans le film, à la place de son acteur principal, et de vivre cette romance impossible avec Dorothy (Emma Corrin), l'actrice principale du film.

Mouais. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec San Junipero, de la saison 3, une romance LGBTQ prenant place dans un monde virtuel à l'esthétique vintage... et ici, critiques comme spectateurs ne se sont pas privés de faire la comparaison, pour le meilleur et pour le pire.

Personnellement, je n'ai pas été ultra-convaincu par ce qui n'est ni plus ni plus qu'un épisode Holodeck de Star Trek The Next Generation, avec son/sa protagoniste qui revit son histoire préférée, qui tombe amoureux d'un personnage, et la défaillance technique qui donne soudainement vie et libre arbitre à ce personnage virtuel, avec tout ce que ça entraîne de complications et de romance impossible.

Sauf qu'ici, le prétexte de base est capillotracté, et l'on peine à percevoir la plus-value de "remaker" à l'identique un film en ne changeant que son acteur principal : ça ne modernise rien du tout, ça n'attire aucun nouveau public, bref, c'est assez creux et ça n'a aucun intérêt (et si justement, une partie de la satire de l'épisode était de se moquer des remakes "woke" très calculateurs, en remplaçant ici un héros caucasien masculin et hétéro par une femme noire et lesbienne histoire de servir la soupe à telle ou telle catégorie démographique... c'est raté, tant l'épisode laisse ce sujet inexploité).

Bref : pas accroché au postulat de départ, pas accroché à l'équipe technique incompétente, pas accroché au couple présenté (qui n'a pas une grande alchimie, avec une Issa Rae trop moderne à tous les niveaux), pas accroché au rendu du film rétro, un peu approximatif et caricatural, et pas accroché aux tentatives de faire de l'émotion bouleversifiante avec le recours un peu facile à du Debussy, qui même sans rien à l'écran parviendrait à émouvoir.

(c'est bien interprété par Corrin, cela dit) 

- 7x04 - Plaything : En 1994, Cameron Walker (Lewis Gribben), journaliste névrosé spécialisé dans les jeux vidéos, découvre Thronglets, un jeu révolutionnaire de Colin Ritman (Will Poulter), qui affirme avoir créé là une vie numérique. Rapidement, en prenant du LSD, Cameron réalise qu'il parvient à comprendre les Thronglets qui vivent dans son ordinateur, et que ceux-ci lui demandent de les aider à se multiplier. En 2034, Cameron (Peter Capaldi) est arrêté et interrogé par les autorités pour un meurtre qu'il a commis...

Un épisode plutôt réussi, suite indirecte de Bandersnatch (Poulter reprend son rôle), et contenu semi-autobiographique pour Brooker, autrefois journaliste de jeux vidéo pour un magazine de jeux PC. L'épisode, divisé en deux parties, adopte une mise en image au format 4/3, multiplie les références et les clins d'œil à une certaine époque et un certain milieu, et propose une interprétation à fleur de peau de Capaldi et de Gribben : de quoi donner corps à cette histoire d'intelligence artificielle à mi chemin entre le Tamagotchi et les promesses d'un Peter Molyneux, une intrigue sympathique qui se termine bien... ou mal. Selon le point de vue.

- 7x05 - Eulogy : Lorsqu'il est contacté par Eulogy, une entreprise de technologie funéraire qui tente de réunir des souvenirs de Carol, qui vient de décéder, Phillip (Paul Giamatti) est hésitant. Mais avec l'aide d'une intelligence artificielle (Patsy Ferran) intégrée dans l'équipement envoyé par Eulogy, il va se laisser convaincre et retracer, en se plongeant virtuellement dans les rares photos qu'il a conservées de l'époque, son histoire compliquée avec Carol...

Un épisode assez différent, très nostalgique, doux-amer et touchant, à deux doigts de la pièce de théâtre, et entièrement porté à bout de bras par Giamatti, excellent comme à son habitude, et par ses interactions avec Patsy Ferran, qui lui sert ici de conscience et remet en questions ses souvenirs et ses choix.

Ici, pas de retournement de situation noir et cynique, mais de la sincérité, et pas de technologie menaçante, mais une invention qui aide à faire le point, à se souvenir, à pardonner, presque comme une thérapie. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais c'était plutôt joli.

- 7x06 - USS Callister : Into Infinity : Alors que l'équipage de l'USS Callister tente de survivre dans le jeu Infinity, toujours plus monétisé, en dépouillant les joueurs de leurs crédits, cette activité illégale et étrange déclenche des signaux d'alarme dans le monde réel. La véritable Nanette (Cristin Milioti) mène l'enquête, et réalise bien vite l'étendue des actes de Robert Daly (Jesse Plemons), son patron décédé...

Une suite directe à l'épisode de la saison 4, ce long-métrage (90 minutes) est un nouveau volet tout à fait honorable de cette histoire, bien qu'un peu inégal. En réalité, l'épisode m'a donné l'impression d'être coupé en deux : une première moitié constituée d'un résumé des événements précédents, des mésaventures sérieuses et tendues du Callister, et des recherches nerveuses de Nanette dans le monde réel. Et puis une seconde partie plus spectaculaire qui voit monde réel et monde virtuel interagir, et une véritable aventure se mettre en place.

Heureusement, le tout s'équilibre plutôt bien, culminant en un affrontement à deux niveaux, le premier entre le vaisseau et tous les joueurs floués qui veulent se venger (avec des dogfights à la Star Wars), le second entre Nanette et une version virtuelle de Daly, toute aussi instable que l'original. Plutôt sympathique, donc, même si l'épilogue m'a laissé un peu de marbre, pas aussi efficace ou drôle que Brooker semble le penser.

- Bilan saisonnier -

Si je fais mes comptes, on a donc, cette saison, quatre épisodes assez bons et réussis, et deux un bon cran en dessous. Ce qui est nettement meilleur que certaines saisons passées, je dois dire, puisqu'on évite un épisode vraiment mauvais ou trop balourd ou cynique pour convaincre.

Plutôt une saison agréable, en fait, ce qui me surprend, puisqu'il suffit de relire certains de mes bilans précédents (ici) pour s'apercevoir que je n'ai généralement pas forcément une grande affinité avec le style de Charlie Brooker.

Mais je suppose que maintenant, Brooker a plus de moyens, plus de tranquillité d'esprit, et peut-être un peu moins de cynisme... ce n'est pas plus mal (encore que, je suis sûr que pour certains, c'est tout l'inverse, et depuis que Black Mirror est sur Netflix, Brooker est devenu trop gentil et ne fait plus que de la daube ^^)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #150 - Mickey 17 (2025)

Publié le 19 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Cinéma, Review, Drame, USA, Corée

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mickey 17 (2025) :

En 2050, pour échapper à ses dettes, Mickey Barnes (Robert Pattinson) accepte de se faire cloner et de devenir un Remplaçable dans le cadre d'une mission de colonisation de la planète Niflheim, mission menée par le politicien/gourou Kenneth Marshall (Mark Ruffalo) et son épouse (Toni Collette). Utilisé comme cobaye et envoyé dans toutes les missions les plus dangereuses, Mickey trouve ainsi régulièrement la mort, mais ses souvenirs sont alors immédiatement implantés dans le corps d'un clone numéroté. Jusqu'à ce que Mickey 17, réservé et névrosé, soit sauvé d'une mort atroce par un Rampant, une forme de vie originaire de Niflheim, que Marshall veut exterminer. De retour à sa base, Mickey découvre que son clone Mickey 18, agressif et violent, a déjà été activé, et que, désormais hors-la-loi, les deux Mickey doivent composer l'un avec l'autre... et avec le massacre des Rampants qui se prépare.

Mouais. Un film de science-fiction de Bong Joon-ho, réalisateur de The Host, Snowpiercer, Okja et Parasite, qui continue son approche très satirique de la société pour dénoncer plein de choses (lutte des classes, religion, autoritarisme, destruction de la planète), en adaptant un roman, pour un résultat de 137 minutes qui... m'a laissé de marbre.

Cela dit, je ne sais pas vraiment ce qui a été, à mes yeux, la goutte qui a fait déborder le vase : l'interprétation très particulière de Pattinson dans son double rôle (avec narration en voix off aux faux airs de Steve Buscemi), pourtant raccord avec le surjeu total et caricatural de tout le monde ? Son alchimie très moyenne avec Naomi Ackie ? La satire gentiment balourde et pataude de cet univers ? Le rythme mollasson du métrage ? Le côté antipathique et outrancier de tous les personnages ? Les multiples digressions bordéliques ?

Un peu tout ça, et son contraire, je suppose. Une chose est sûre : à part le côté visuel, les effets spéciaux, et les bestioles plutôt réussies, je n'ai pas accroché à ce métrage longuet, à sa narration, à son humour finalement pas très drôle et à son ton déglingué.

Dommage, les intentions semblaient bonnes.

2.75/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

commentaires

Critique éclair #148 - The Electric State (2025)

Publié le 14 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Aventure, Science Fiction, Action, USA, Review, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Electric State (2025) :

Dans une Amérique se remettant à peine d'une guerre civile contre les robots, Michelle (Millie Bobby Brown), une adolescente, découvre que son frère décédé est encore en vie, son esprit contrôlant à distance un petit robot traqué par les autorités. Elle part avec lui à l'aventure, à la recherche de l'enveloppe corporelle de son frère, aux mains de la corporation Sentre. En chemin, elle rencontre John Keats (Chris Pratt), ex-soldat devenu contrebandier, et elle part pour la zone d'exclusion, une réserve où sont parqués tous les robots survivants...

Après The Gray Man, nouveau film des frères Russo pour Netflix (qui retrouvent ici leurs scénaristes de Marvel et Alan Silvestri à la musique), nouveau gros budget, et nouveau flop, qui s'est fait massacrer par les critiques américains, trop contents de se payer la tête d'anciens de Marvel (il n'y a qu'à voir le nombre de critiques US qui profitent de l'occasion pour déverser tout leur mépris pour les films de superhéros et pour le travail précédent des Russo, de Pratt ou de Millie Bobby Brown, comme si, rétroactivement, ils avaient toujours détesté leurs films, ces mêmes films auxquels ils avaient pourtant donné des critiques positives à l'époque).

Après, indépendamment des préjugés et de la mauvaise foi des critiques, il faut bien avouer que cette nouvelle adaptation d'un livre de Simon Stålenhag (après Tales from the Loop, la série d'Amazon qui ne m'avait pas vraiment convaincu) est loin d'être réussie.

On est ici dans un blockbuster très générique, bourré d'effets spéciaux souvent gratuits et inutiles (oui, forcément, il fallait bien montrer des robots, mais fréquemment, on sent que les Russo avaient carte blanche au niveau budget/sfx, et qu'ils en ont mis partout, plus que nécessaire), où Pratt fait du Pratt, MBB du MBB, Stanley Tucci du Tucci, Giancarlo Esposito de l'Esposito, bref, c'est un peu en pilotage automatique, et ça peine à imposer un rythme quelconque.

On se retrouve donc avec un métrage d'aventure pas très palpitant, aux choix capillaires discutables, à l'illustration musicale juke-box, qui tente d'invoquer des notions de justice sociale, d'égalité, d'anti-racisme et anti-discrimination, mais le fait de manière assez pataude (à l'image du speech final de MBB, balourd et donneur de leçons, sur une version mélancolique de Wonderwall), et dont les rebondissements sont assez téléphonés.

Alors il y a quelques moments efficaces, notamment durant la bataille finale (les effets numériques sont réussis), et l'univers n'est pas désagréable, mais je dois dire que je suis resté très passif et indifférent à cette proposition trop souvent creuse et plate.

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #147 - Tekken (2009)

Publié le 12 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Jeu vidéo, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tekken (2009) :

En 2039, après une guerre mondiale destructrice, 8 mégacorporations se sont partagé les ruines du monde libre. La plus puissante, Tekken Corp, est dirigée d'une main de fer par Heihachi Mishima (Cary-Hiroyuki Tagawa) et son fils (Ian Anthony Dale), qui ensemble, organisent le tournoi du King of Iron Fist, un tournoi dans lequel s'affrontent les représentants des 8 corporations. Mais lorsque la mère de Jin Kazama (Jon Foo), jeune contrebandier vivant dans les taudis de Tekken City, trouve la mort aux mains des sbires de Mishima, Jin décide de participer au tournoi pour se rapprocher de ce dernier et se venger...

Une adaptation vidéoludique dont j'ignorais même jusqu'à l'existence, confiée à Dwight Little (réalisateur de tv et de quelques métrages d'action pas parmi les meilleurs) et au scénariste de Spawn et de Détour Mortel... pour un résultat assez mauvais et fauché, ce qui ne surprendra personne.

Visuellement assez sombre, pas très bien filmé, avec des affrontements brefs et assez mal montés (pourtant, certains de ces personnages sont interprétés par des artistes martiaux tout à fait compétents... qui ne sont jamais mis en valeur), du nu-métal très daté à la musique, et un rythme global particulièrement mou, qui préfère se perdre dans des sous-intrigues et du mélodrame insipides (nan mais la romance entre Jin et Christie alors que la copine de Jin passe tout le film à le regarder sur des écrans, au secours) plutôt que de se limiter à un tournoi dynamique et efficace, ce Tekken peine à intéresser sur la durée.

Pourtant, un véritable effort est fait pour ressembler visuellement aux personnages principaux de la franchise (malgré des postiches et des maquillages un peu cheaps), et les acteurs s'en sortent honorablement (Luke Goss, notamment, y croit vraiment), mais le tout est vraiment typique de ces adaptations approximatives de jeux vidéos comme il y en avait tant dans les années 2000.

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

commentaires

Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #139 - SEMAINE WALPURGIS - Elevation (2024)

Publié le 29 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Science Fiction, Critiques éclair, Walpurgis, Review, USA

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Elevation (2024) :

Depuis 3 ans, l'humanité est menacée d'extinction par des formes de vie prédatrices sorties de nulle part. Seule échappatoire possible : se réfugier au dessus de 2500 m d'altitude, où les créatures ne peuvent survivre.  Parce que son fils malade a besoin de soins, Will (Anthony Mackie) part en chercher et quitte alors la zone de sécurité où il survit, accompagné de Katie (Maddie Hasson) et de Nina (Morena Baccarin), une scientifique à la recherche d'un moyen de vaincre l'envahisseur...

Le réalisateur de L'agence et de Spectral décide de nous faire une redite de Sans un bruit, en changeant vaguement un paramètre (à la place du silence, ici, c'est l'altitude), et nous propose donc ce thriller de science fiction/film de monstres assez médiocre, où dominent le gris, le marron, et la boue.

Un film assez terne où ne surnagent que quelques plans sur la nature montagnarde, le reste étant vu, revu et sans réelle inspiration.

Les dialogues, notamment, sont bourrés d'exposition maladroite et de répliques clichées, mais aussi le design de base des monstres (croisements hybrides entre un félin, un scorpion, un poulpe et un ankylosaure), les effets spéciaux (fréquemment approximatifs), le sound design (sans originalité) et la caractérisation des personnages, qui ont des réactions assez stupides (tirer au lance-grenade dans les tunnels d'une mine, voire même tirer tout court, tout le temps, alors qu'on nous répête encore et encore que les armes à feu ne font rien aux monstres) ou font tout pour attirer l'attention des prédateurs (mention spéciale à Mackie, qui passe son temps à se cogner dans tout ce qui bouge, que ce soit à pied ou en voiture).

Ajoutez à cela une dernière ligne droite générique au possible, avec un rebondissement télégraphié, et voilà, un thriller de SF ultra-dérivatif digne d'une production pour plateforme de streaming (à se demander, d'ailleurs, si ce n'était pas le but à l'origine).

2/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Tales from the Void, saison 1 (2024)

Publié le 27 Avril 2025 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Télévision, Canada, Review, Critiques éclair, Walpurgis, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Tales from the Void, saison 1 (2024) :

Six épisodes pour cette anthologie canadienne diffusée sur Screambox et adaptée des histoires de redditeurs publiées sur le subreddit r/nosleep (et mises en avant par le podcast du même nom). Au programme, des épisodes à la durée très variable, suivis d'une interview du redditeur à l'origine de l'histoire adaptée (une séquence n'ayant pas un grand intérêt en soi, d'autant que tout le monde est ravi du résultat final ou de l'histoire de base, qui laissent pourtant fréquemment à désirer).

- 1x01 - Into The Unknown : Dans une banlieue isolée, un mystérieux carré noir apparait, flottant au dessus du sol, et attirant la curiosité des habitants du quartier...

Joe Lynch à la réalisation d'un segment pas désagréable visuellement, mais qui peine à bien établir les rapports de force en présence, propose une caractérisation jamais totalement crédible, se concentre étrangement sur le "boss" du coin, et finit par singer un peu Under The Skin dans les visuels de son final en queue de poisson. Bof. Et puis honnêtement, l'interview en post-show est tellement déconnectée du résultat (tant l'auteur que le podcaster parlent de thématiques totalement absentes et de personnages supposément terre-à-terre et réalistes... alors que pas du tout) que ça n'aide pas.

- 1x02 - Fixed Frequency : Des adolescents désœuvrés passent leurs nuits en vélo à pirater les fréquences des moniteurs bébés du quartier, pour faire peur aux jeunes parents. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un tueur en série, qui les traque un à un...

Des jeunes en vélo dans une banlieue typiquement 80s, avec une musique rétro synthwave... ce n'est pas sur le plan de la forme que cet épisode fait preuve d'originalité. Sur le fond, ça fonctionne à peu près, et le concept est efficace (bien que très "histoire qu'on se raconte au coin du feu pour se faire peur" dans sa simplicité et même si ces 20 minutes semblent en durer 30 tant elles sont un peu répétitives). Pas mauvais, mais pas exceptionnel.

- 1x03 - Starlight : Un créateur de contenu raté, égocentrique et obsédé par la célébrité accepte de participer à un quizz télévisé, mais finit par réaliser que sa vie est en danger...

Bof. Un récit pas très original, qui téléphone beaucoup ses effets, un acteur principal qui aurait mérité d'être mieux dirigé, et un tout un peu sous-développé et basique.

- 1x04 - Carry : Un jeune couple de grenouilles de bénitiers attend un enfant, mais lorsque ce dernier s'avère malformé, le problème de l'avortement se pose...

Tout un récit assez balourd sur la religion et l'avortement à l'Américaine, avec une réalisation en plans débullés, et un récit totalement premier degré sans grand chose de fantastique ou d'horrifique, à part deux plans et demi sur un bébé difforme en latex. À nouveau, un énorme bof.

- 1x05 - Plastic Smile : Une fillette en détresse vivant en compagnie de sa mère droguée se persuade qu'un bosquet tout proche est une porte vers le monde féérique...

Encore quelque chose de très moyen, plutôt bien interprété par la fillette, mais inutilement surchargé de moments et d'idées inutiles et forcées, notamment le gimmick de la VHS assez bancal, qui affaiblit le twist de fin.

- 1x06 - Whistle in the Woods : Une collégienne aventureuse et rebelle vient passer une après-midi dans la famille de sa nouvelle meilleure amie, mais rapidement, elle découvre que toutes les nuits, à 3h03 du matin, une créature maléfique tente d'attirer cette famille à l'extérieur, dans la forêt.

Peut-être le seul segment vraiment réussi du lot, une histoire à mi-chemin du conte de fées, avec deux adolescentes sympathiques et qui sont crédibles, une créature intrigante, et une montée en puissance efficace.

- Bilan -

Un bilan assez simple - on ne s'improvise pas auteur de fiction, et être un redditeur assidu qui écrit de nombreux creepypastas ne garantit pas la qualité réelle de son travail littéraire.

Après, j'ignore quel degré d'adaptation ces récits ont subi, et si c'est la raison (en plus du manque de budget évident) de la médiocrité de la majeure partie de ces épisodes, mais... honnêtement, ce n'était vraiment pas terrible, tant dans le concept que dans l'exécution.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>