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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

Critique éclair #248 - In The Blink of an Eye (2026)

Publié le 7 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Disney, Hulu, Science Fiction, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

In The Blink of an Eye (2026) :

Il y a près de 47 000 ans, un couple de Néanderthaliens (Jorge Vargas, Tanaya Beatty) et leurs enfants tentent de survivre face à une nature hostile ; dans un futur très proche, Claire (Rashida Jones), anthropologue, doit faire face à la maladie de sa mère, et à sa relation naissante avec Greg (Daveed Diggs) ; dans un futur lointain, Coakley (Kate McKinnon), humaine à l'espérance de vie artificiellement prolongée, est la seule passagère à bord d'un vaisseau-arche qui emmène des embryons à l'autre bout de la galaxie, avec pour seule interlocutrice l'IA de bord.

Hum. Un récit de science-fiction suivant des personnages interconnectés vivant à plusieurs époques différentes, mais étant tout de même liés d'une manière ou d'une autre, avec une distribution composée de visages familiers, le tout sur fond de généralités philosophico-métaphysico-humanisto-pouet-pouet sur la vie, le destin, l'amour, la mortalité et l'immortalité, le deuil, le regret, le temps qui passe, la maternité, etc, ça rappelle tout de même beaucoup Cloud Atlas, le flop bordélique des Wachowskis... et sans surprise, ce Blink of an Eye, réalisé par Andrew Stanton (ancien de chez Pixar, réalisateur de Wall-E et de John Carter), est tout aussi peu satisfaisant.

En même temps, un script de la Black list d'il y a une dizaine d'années, mis en chantier pré-COVID, tourné il y a plus de 3 ans, et resté dans les cartons depuis, ça ne pouvait pas donner quelque chose d'exceptionnel.

On se retrouve donc avec un métrage assez court (95 minutes tout compris), qui s'efforce de toutélier ses trois périodes temporelles de manière assez évidente et télégraphiée, pour aboutir à la conclusion que l'humanité reste intrisèquement liée à son passé, quelle que soit l'époque, et qu'être vivant est une expérience que nous partageons tous et qui se répète depuis la nuit des temps, et que blablablabla gros violons, larmoiements, leçon de vie qui se veut profonde et tutti-quanti.

Voilà voilà. Alors formellement parlant, c'est compétent (à défaut d'être spectaculaire ou inspiré), mais c'est aussi ultra-générique et superficiel dans son propos et dans son fond, et la structure en constants allers-retours entre les intrigues et les périodes empêchent le moindre dynamisme ou la moindre immersion, donc...

2/6

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie (1x07-10)

Publié le 4 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

Après une première partie de saison 1 de Starfleet Academy vraiment médiocre, le second trio d'épisodes remontait un peu la pente, sans se défaire cependant, dans sa mise en images d'un futur plus que lointain, d'une écriture globalement simpliste, incapable de se détacher des innombrables clichés des séries contemporaines pour jeunes... Mais place à la suite et fin de cette première année.

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie :

- 1x07 - Ko'Zeine : Les cadets ont quatre jours de vacances - ce qui se traduit, pour Darem (et pour Jay-Den, qui l'accompagne par la force des choses), par un enlèvement et un retour forcé sur sa planète pour prendre part à son mariage arrangé ; Caleb, lui, refuse de quitter le campus, et, seul avec Genesis, il enchaîne les mésaventures...

Difficile de faire plus série CW que tout ça : oui, tout le monde est traumatisé par les événements de l'épisode précédent (où, on le rappelle, un red shirt inconnu et un membre sous-développé de l'académie militaire avaient trouvé la mort), mais le tout se résume, à l'écran, entre d'un côté, les bétises balourdes et immatures de Caleb et Genesis, écrits comme des ados de douze ans, et de l'autre, une bête histoire de mariage arrangé, assez classique et basique (on saluera tout de même l'effort de la production, qui place une actrice non-binaire dans un rôle secondaire avec sa collègue de Davey & Jonesie's Locker).

Sans oublier le grand retour de Star Trek : Therapy, qui voit tout le monde se confier de manière larmoyante et exprimer son mal-être, avant de se conclure sur un montage avec morceau de pop contemporaine. Tout ça, c'est générique, c'est fade, c'est déjà vu... bof.

- 1x08 - The Life of the Stars : Pour les aider à gérer leurs émotions, Tilly du Discovery vient rendre visite aux cadets, pour étudier avec eux une pièce de théâtre ; en parallèle, Sam fait l'objet de dysfonctionnements, qui l'obligent à retourner chez les siens, et forcent le Docteur à assumer son rôle de mentor et de père de substitution...

Bon, alors là, on va être très clairs dès le début : une bonne moitié de l'épisode est à jeter. C'est bien simple, toute la sous-intrigue sur la pièce de théâtre est clairement le produit de scénaristes issu(e)s d'une école d'arts et persuadé(e)s que le théâtre est l'école de la vie, que c'est la plus grande des forces artistiques, et qu'en étudiant la pièce en question (du théâtre typiquement américano-américain), on peut se psychoanalyser et en sortir grandi. 

Star Trek : Therapy, à nouveau, avec une écriture affreusement bavarde, ronflante et basique, de l'explication de texte d'étudiant en théâtre, et des cadets qui, comme par hasard, ont tous des problèmes étrangement similaires aux thématiques traitées dans la pièce choisie, comme c'est pratique.

Bref, j'ai détesté cette moitié d'épisode. Heureusement, en parallèle, Robert Picardo sauve les meubles, même si, très honnêtement, le reboot de Sam semble un gimmick plus qu'autre chose ; et aussi, le traumatisme pseudo-paternel du Docteur est très artificiel et forcé, reposant sur un détail d'un épisode de Voyager jamais mentionné depuis près de 20 ans. M'enfin bon.

- 1x09 - 300th Night : Alors que Braka mine tout l'espace entourant la Fédération, Caleb entre enfin en contact avec sa mère et, avec une poignée de ses amis cadets, il vole une navette pour aller la rejoindre sur une planète éloignée...

Pas grand chose à dire sur cet épisode : je pourrais râler sur le plan physiquement improbable de Braka (les scénaristes n'ont vraiment aucune conscience des distances impliquées dans le minage de la Fédération), sur la sous-intrigue de Caleb qui n'aurait pas dépareillé dans Star Trek Prodigy (où les personnages ont 16 ans, sont immatures, et, pour aider l'un des leurs, seraient tout à fait capables de voler une navette, de partir en territoire ennemi de descendre sur une planète hostile et de garder leurs combadges en évidence et actifs à tout moment), sur la nécessité d'une menace existentielle galactique à chaque fin de saison de nuTrek, sur la disparition totale du staff de l'Athena depuis le pilote, ou sur le manque cruel d'originalité en matière de mise en images du bazar alien (sur fond de musique vaguement orientale), mais bon... au moins, en comparaison des épisodes précédents, il se passe des choses, ça avance, et Tatiana Maslani reste compétente.

- 1x10 - Rubincon : L'Athena doit sauver la Fédération, alors même que Braka organise le procès illégitime de Starfleet et de ses officiers...

Alors c'est amusant, mais dès qu'on retombe dans une configuration "un officier expérimenté aux commandes de la passerelle, et qui donne des ordres à ses subordonnés" (ici, en l'occurrence, Reno et les cadets), ça fonctionne nettement mieux, et ça ressemble à quelque chose de mieux structuré. Bon, il y a toujours des problèmes de logique interne, ou d'idées sous-développées qui ne sont pas très cohérentes (Brakka qui entoure la Fédération "de centaines de mines", on retombe dans une absence totale de compréhension de la science, de la physique et de l'immensité de l'espace de la part des scénaristes), ainsi que des éléments inutilement capillotractés (la télépathie radar ultra-précise la Bétazoide) mais bon.

Le procès de la Fédération. Jamais totalement crédible, pour être honnête, avec une Maslani impeccable (malgré un personnage de Maman Mir nettement moins sympathique, voire un peu énervant), un Giamatti qui cabotine (mais c'est le rôle qui veut ça), et tout le monde qui est à peu près compétent à l'écran, mais les motivations de chacun se résument encore une fois à de la psychologie de télévision (des daddy/mommy issues), et les dialogues très mélodramatiques sont gentiment ronflants. Un épisode qui n'a pas su m'intéresser de bout en bout, mais au moins, il ne m'a pas donné envie de me jeter par la fenêtre.

- Bilan saisonnier -

Je vais forcément me répéter, mais j'ai trouvé l'ensemble de cette saison 1 assez médiocre. Pourtant, je n'ai rien contre le concept même d'une série Starfleet Academy (les romans young adult sortis dans les années 90, aux premiers volumes écrits par Peter David, étaient sympatoches) mais cette série semble tout simplement incapable de concevoir l'idée même de Starfleet Academy autrement que par le filtre des séries de lycée américaines CW des années 1990-2000 : des personnages immatures, des émotions toujours à fleur de peau, des structures, une année scolaire et des événements typiquement américains, une représentativité mécanique, etc.

Ce qui se combine malheureusement aux tendances récurrentes du Star Trek cuvée Kurtzman, pour qui moderniser la franchise signifie empiler les effets spéciaux, une menace galactique, un personnage principal exceptionnel directement lié à celle-ci, du fanservice et des scènes larmoyantes et nombrilistes de personnages qui passent leur temps à parler de leurs sentiments, de leurs problèmes, de leur mal-être, etc. 

Un empilage qui plaira certainement à certains, mais personnellement, j'ai suffisamment vu ce type de programmes durant mes jeunes années pour être vacciné à vie. Et autant des scénaristes compétents et expérimentés pourraient parvenir à transcender tout ça pour donner quelque chose d'inédit, d'original et de qualitatif, autant une grosse partie de l'équipe en place (comme beaucoup de scénaristes de séries de l'ère streaming) n'est pas au niveau (exactement comme pour Discovery, en fait).

Cela dit, si seconde saison il y a, je ne serais pas contre Reno aux commandes de l'Athena, avec une rotation de cadets (les actuels, ainsi que de nouveaux visages) en stage d'observation à bord, secondant l'équipage habituel qui n'est apparu que dans le pilote du programme.

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Critique éclair #247 - Afterburn (2025)

Publié le 31 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Science Fiction, Critiques éclair, Review, USA, Thriller, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Afterburn (2025) :

Dans un futur proche où la planète a été victime d'une éruption solaire ayant détruit la majeure partie des ressources technologiques, Jake (Dave Bautista), ex-chasseur de trésors, travaille pour le nouveau Roi d'Angleterre, August Valentine (Samuel L. Jackson), qui lui demande de retrouver et de lui ramener des antiquités. Sa dernière cible, la Mona Lisa, actuellement quelque part en France, sous le contrôle du Général Volkov (Kristofer Hivju)...

Un DTV du réalisateur de Day Shift et de The Killer's Game (d'ailleurs, on se demande si le personnage de résistante française d'Olga Kurylenko n'était pas initialement conçu pour Sofia Boutella), coécrit par Nimrod Antal (Predators) et adapté d'un comic-book de chez Red 5 Comics, en chantier depuis 2008 et passé entre de nombreuses mains avant d'être finalement tourné.

Le résultat, un film d'action post-apocalytique pas désagréable, ne casse pas forcément des briques, mais propose des éléments un peu WTF (le tout se déroule entre St Quentin et Amiens, tourné dans les pays de l'Est ; Batista passe tout le film dépassé par les événements et à jouer de manière plus comique que sérieuse, les méchants ont une esthétique nazie, il y a des tanks, des explosions spectaculaires, des cannibales yamakasi, des gerbes de sang caricaturales...) sur un fond de film d'action-aventure (le saut sur le train, la recherche de trésor) qui rend le tout regardable.

Ça ne transcende jamais son statut de DTV au budget limité, ça oublie des éléments en cours de route (le chien !) et ça reste globalement superficiel, mais je n'ai pas détesté.

Un petit 3/6

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Critique éclair #245 - Reconnu coupable (2026)

Publié le 24 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Review, USA, Science Fiction, Amazon, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Reconnu coupable (Mercy - 2026) :

Dans un Los Angeles dévoré par la criminalité et les inégalités, Chris Raven (Chris Pratt), inspecteur de police, est accusé du meurtre de sa femme, mais il n'en garde aucun souvenir. Attaché à la chaise de son exécution à venir, il a désormais 90 minutes pour prouver son innocence à la juge Maddox (Rebecca Ferguson), intelligence artificielle d'un nouveau projet judiciaire, et découvrir ainsi la vérité...

Un long-métrage Amazon/MGM réalisé par Timur Bekmambetov, réalisateur kazahk devenu, par la force des choses, spécialiste du genre du cinéma screenlife (ces films qui déroulent leur histoire au travers des écrans de smartphones, d'ordinateurs et autres, comme Unfriended, Searching, Profile ou encore le récent et désastreux War of the Worlds avec Ice Cube)... et qui ici, nous déroule peu ou prou la même formule, en mode thriller futuriste qui lorgne fortement sur Minority Report, mais en plus simpliste, basique, et générique.

Tout est en effet cousu de fil blanc, les nœuds de l'intrigue sont rapidement dénoués par le spectateur (qui se retrouve avec de bonnes longueurs d'avance sur l'enquête de Raven), la construction de l'univers et de ses règles n'est jamais vraiment convaincante (la criminalité de LA qui baisse de 68 % parce qu'une intelligence artificielle a légitimement condamné à mort une quinzaine de personnes, mouais...), et le tout ne fonctionne réellement que grâce au compte à rebours que le récit s'impose.

C'est donc regardable, sans plus, on voit largement les grosses ficelles narratives à tous les niveaux, et au final, c'est typiquement du contenu pour plateforme de streaming (néanmoins sorti en salles), très oubliable et creux.

3/6

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Les bilans de Lurdo - Wonder Man, saison 1 (2026)

Publié le 21 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Télévision, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Fantastique, MCU, Marvel, Disney, Action

Mini-série Marvel/Disney+ restée dans les cartons depuis fin 2024, Wonder Man a été victime de la nouvelle politique du studio, désormais décidé à diminuer le nombre de productions du MCU, pour ne plus surcharger le marché.

Résultat : huit épisodes d'une petite demi-heure, repoussés jusqu'en janvier 2026, et sortis sans trop de publicité... et c'est bien dommage, puisqu'il s'agit probablement là de l'un des programmes les plus sympathiques de Marvel depuis un bon moment.

Wonder Man, saison 1 (2025) :

Lorsqu'il apprend que son film préféré, Wonder Man, est sur le point d'être remaké par Von Kovak (Zlatko Burić), un réalisateur oscarisé, Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), acteur talentueux mais anxieux et qui surintellectualise tous ses rôles, n'a qu'un objectif : décrocher le rôle titre. Et lorsqu'il croise le chemin de Trevor Slattery (Ben Kingsley), de retour à la vie de comédien et tentant d'obtenir un rôle secondaire dans le même film, les deux acteurs sympathisent. Mais Simon a un secret - il possède des capacités destructrices qu'il ne maîtrise pas - et Trevor, lui, cache aussi des choses à son nouvel ami : il a négocié sa liberté avec le Département du Damage Control, et il espionne Simon pour obtenir une preuve de ses pouvoirs...

Mettons de suite les choses au clair : la mini-série Wonder Man est sortie sous le label Marvel Spotlight, qui regroupe les programmes plus "urbains" et réalistes de l'univers Marvel, moins liés aux grands événements des longs-métrages : Echo, Daredevil : Born Again, et donc ce Wonder Man, qui pendant la majeure partie de ses 8 épisodes, ressemble presque à une satire HBO ou Showtime du monde des acteurs et d'Hollywood.

Un sujet qui, entre la production et la diffusion de Wonder Man, est revenu entretemps à la mode (The Franchise, The Studio) ; qui plus est, en filigrane, il y a bien l'histoire des pouvoirs de Simon et le passé de Trevor en tant que Mandarin qui revient le hanter (donc la série n'est pas totalement coupée de la continuité du MCU), mais le tout est utilisé pour renforcer le propos du show, et le portrait d'un homme seul, pétri de doutes, qui trouve en un ex-terroriste excentrique un nouveau meilleur ami.

Et ça fonctionne, honnêtement. Sous la caméra de Destin Daniel Cretton (réalisateur de Shang-Chi, déjà avec le personnage de Trevor Slattery, et ici créateur et producteur du show) et d'Andrew Guest (scénariste sur 30 Rock, Community, Suburgatory et Brooklyn 99, producteur/script doctor sur Hawkeye), Wonder Man passe comme une lettre à la poste, chaque épisode apportant son lot de moments amusants, et de choix musicaux intéressants, le tout clairement et ouvertement inspiré du ton et de l'esprit du film Midnight Cowboy.

On se retrouve au final avec une grosse lettre d'amour adressée au Septième Art et au métier d'acteur, dans ce qu'ils ont de bons côtés comme de mauvais, avec quelques caméos amusants (Joe Pantoliano, mais aussi Josh Gad dans un épisode flashback sur le Doorman, un acteur ayant connu son heure de gloire et sa descente aux Enfers à cause de pouvoirs étranges), une amitié improbable qui connaît une fin à la fois douce-amère et optimiste, et qui pourrait tout aussi bien trouver une fin ici, ou se conclure dans un autre projet du MCU.

Imparfait (notamment au niveau du rythme), mais assez réussi dans l'ensemble, et plutôt attachant. 

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #244 - Predator : Badlands (2025)

Publié le 19 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Science Fiction, Review, USA, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Predator : Badlands (2025) :

À la mort de son frère, tué par leur père pour avoir osé lui tenir tête, Dek (Dimitrius Schuster-Koloamatangi), un Yautja plus faible que ses semblables, s'enfuit, bien décidé à chasser un Kalisk sur la planète Genna, afin de prouver sa valeur en tant que chasseur. Mais sur place, il croise le chemin de Thia (Elle Fanning), un être synthétique de la Weyland-Yutani, elle aussi là pour ramener, avec sa "sœur" jumelle et leurs sbires, un Kalisk pour le compte de la corporation. Bien vite, cependant, Dek et Thia vont devoir faire équipe pour survivre aux créatures de Genna... et à Tessa (Elle Fanning), aux ordres de W-Y.

Après le sympathique Prey et l'honorable film d'animation Predator Killer of Killers, Dan Trachtenberg continue son exploitation de la franchise Predator dans ce Badlands, un métrage qui se rapproche un peu plus d'un film d'aventures tout public (avec des pointes d'humour et un sidekick animalier rigolo) que du ton habituel de la franchise, et qui renforce un peu plus l'univers partagé Alien/Predator, en faisant de la Weyland-Yutani l'antagoniste principal de cette histoire.

Et honnêtement, ça fonctionne plutôt bien, malgré les doutes que j'avais. Il faut dire que les premières photos du Predator faisaient beaucoup trop humaines, et que je me méfie toujours du côté Univers étendu des grosses franchises (difficile de ne pas penser au Mandalorien en regardant ce Badlands), souvent frustrant et inutile.

Ici, on est clairement dans un récit au ton inspiré des comic-books Predator, et à partir de ce moment-là, une fois qu'on en a conscience, on se retrouve devant un film d'aventures/SF plutôt sympathique (Riddick n'est pas loin), avec un Yautja moins imposant que d'habitude, mais qui parvient à convaincre, un choix intrigant de faire parler de façon numérique la majorité des Yautjas démasqués, un bestiaire intéressant (même si le Kalisk est un peu quelconque dans son design, ce qui téléphone un peu un rebondissement tardif), et une relation efficace entre la ginoïde et le Yautja (Elle Fanning emble bien s'amuser dans son double rôle).

Ce n'est pas parfait, la bande originale est trop souvent anecdotique, le rythme est parfois inégal, et certaines doublures numériques manquent de poids (surtout vers le début du film), mais dans l'ensemble, c'est un métrage tout à fait agréable et divertissement, qui n'a pas à rougir en comparaison de la majeure partie des films de la saga Predator.

4.25/6

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie (1x04-06)

Publié le 14 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Star Trek, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, CBS, Jeunesse, Aventure, Télévision, Romance

On continue la saison 1 de Starfleet Academy, spin-off de Star Trek Discovery qui, pour le moment, a tout d'une mauvaise série pour ados façon Beverly Hills 90210, et pas grand chose de Star Trek...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Deuxième partie :

- 1x04 - Vox In Excelso : Les cadets se préparent à un concours d'éloquence, et le thème de celui-ci colle à l'actualité lorsqu'un convoi klingon est détruit dans un accident. De quoi perturber encore plus Jay-Den, déjà anxieux à l'idée de s'exprimer en public, et qui n'assume pas totalement son héritage klingon...

Mouais. Par rapport aux trois premiers épisodes, il y a du mieux, c'est plus sérieux, ça cherche à développer un personnage en particulier (Jay-Den), ça propose quelque chose de travaillé sur la situation des Klingons au 32e siècle (diaspora suite à la destruction de leur planète durant le Burn), et ça développe aussi un peu les liens des uns et des autres.

Mais le problème, c'est aussi que chacun de ces points finit par retomber dans des clichés télévisuels ou scénaristiques peu probants. Oui, ça développe Jay-Den... en faisant de ce Klingon sensible un pacifiste rejeté par sa famille pour des raisons toujours pas explicitées, mais évidentes (la scène de shipping avec Darem est balourde au possible, et fait donc de Jay-Den un gros cliché ambulant du gay trop sensible pour grandir dans une société masculiniste et brutale). Oui, ça développe les Klingons, mais ça les rend aussi particulièrement naïfs (le subterfuge final), et ça souligne à quel point les maquillages klingons sont désormais artificiels et approximatifs (sans même parler de la voix et de la diction de Jay-Den, forcées au possible). Oui, ça développe les liens des uns et des autres, mais ça ne peut s'empêcher de continuer de faire de Caleb un Marty Stu en puissance, bon en tout... et surtout, ça reste terriblement américanocentrique dans sa dépiction de l'Académie, avec cette semaine une compétition de débats publics, affreusement basique et clichée.

Ça progresse, mais ça souffle toujours le chaud et le froid, avec des choix de réalisation laids, et une écriture inégale.

- 1x05 - Series Acclimation Mil : Lorsque ses créateurs lui imposent de produire rapidement des résultats dans sa compréhension de l'humanité et des êtres organiques, Sam décide d'étudier le mystère de la disparition de Benjamin Sisko, comme elle émissaire d'un peuple étrange et lointain...

Un peu la même réaction que lors de l'épisode précédent : c'est mieux que le premier tiers de la saison, mais ça reste pollué par de nombreuses scories inutiles qui me laissent totalement de marbre.

En même temps, avec Kirsten Beyer et Tawny Newsome à l'écriture, forcément, ça ne pouvait être qu'un épisode très référentiel et respectueux du passé (en l'occurrence, un épisode hommage à Deep Space Nine), parsemé d'éléments plus légers et chaotiques. Et effectivement, ces ruptures de ton sont l'un des soucis de l'épisode.

D'un côté, tout un travail sur le personnage de Sisko, sur son statut d'Émissaire, sur le destin de sa famille (pas la moindre mention de son enfant avec Kassidy Yates, même pas mentionné sur l'arbre généalogique... oups), avec Newsome en héritière de Dax, une utilisation du thème de DS9 en guise de générique de fin, un caméo de Cirroc Lofton et un caméo vocal d'Avery Brooks.

Plutôt intéressant, bien mené... mais aussi totalement parasité par une moitié d'épisode puérile et très très inégale, composée d'une sous-intrigue totalement superflue et laissée en suspens de Ake (toujours en mode "je suis bohème, je m'allonge partout") qui fait la paix avec Kelric, et du quotidien de Sam, tel que vu par ses yeux, avec narration face caméra, effets visuels bigarrés, et autres musiques pseudo-dynamiques et cools, pour bien illustrer que Sam est quirky !

On a un alien qui vomit des paillettes, Sam qui est bourrée, Jay-Den qui porte une jupe et se fait draguer en boîte), des conflits entre les Cadets et leurs rivaux, de la romance insipide, Colbert qui fait des vannes pas drôle en voix off, bref, c'est un bordel pas possible, qui tranche beaucoup trop avec le ton sérieux et doux-amer de l'intrigue principale.

Ajoutez à cela un maquillage de Cardassienne vraiment immonde et Caleb qui, encore une fois, est tellement génial qu'il est capable de reprogrammer Sam à la volée... et c'est donc un résultat global assez mitigé, où les intentions sont éclipsées par l'exécution.

 - 1x06 - Come, let's Away : En mission de formation dans un cimetière d'épaves, les cadets et l'Athena sont attaqués par les Furies, un groupe de pirates cannibales qui prend en otage une partie des élèves. Seule solution pour les en sortir : faire appel à Braka (Paul Giamatti), qui a autrefois vaincu les Furies avec une arme dont il est le seul à connaître la nature.

Mouais. On est toujours dans le "c'est mieux que le début de saison, mais c'est toujours très moyen", surtout dans l'exécution.

Avec ce Come, let's away, on a droit à un épisode assez centré action et tension, mais qui se perd un peu dans sa mise en images (certains des affrontements contre les Reavers Furies sont brouillons et peu lisibles), et dans son rythme mollasson : forcément, quand on a Paul Giamatti en méchant récurrent, on le laisse faire son numéro et ses monologues. Encore. Et encore.

Résultat, on se retrouve avec des sous-intrigues qui évoluent par à-coups, pendant que le face à face Braka/Ake se déroule lentement, sans réellement totalement convaincre.

En parallèle, une sous-intrigue sur la relation de Caleb et de Tarima (une sous-intrigue qui nous fait la totale, de la scène de sexe gratuite en début d'épisode à la télépathie meurtrière vers la fin), toujours tirée vers le bas par l'interprétation de Zoe Steiner ; la mission des cadets retranchés sur la passerelle d'une épave (avec deux morts télégraphiées de red shirts sans grand intérêt) ; de l'action pas très bien filmée (en même temps, les Furies sont tous mis en image avec du flou et des effets moches) ; et donc, le blabla de Braka, qui débouche sur un retournement scénaristique bien moins surprenant que le script ne semble le penser.

Le tout, avec une écriture discutable, bien trop ancrée dans notre époque pour être plausible. À nouveau, donc : ça pourrait être pire, mais mouais bof.

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Les bilans de Lurdo - Fallout, saison 2 (2025)

Publié le 7 Mars 2026 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Fantastique, Télévision, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Aventure, Action, USA, Review, Amazon, Jeu vidéo

La saison 1 de Fallout était une bonne surprise, une adaptation ludique du monde du jeu vidéo, avec une distribution attachante, un sens de l'humour efficace, des personnages intrigants, et un scénario assez bien mené et accessible. J'avais bien aimé ces 8 premiers épisodes, et j'attendais la suite avec un certain intéret. 

Malheureusement, en saison 2, la mayonnaise n'a pas vraiment pris.

Fallout, saison 2 (2025) :

Alors que Maximus (Aaron Moten) est désormais considéré comme un héros par la Confrérie de l'Acier, Lucy (Ella Purnell) continue sa quête en compagnie de la Goule (Walton Goggins), à la recherche de son père (Kyle MacLachlan), réfugié quelque part à New Vegas...

Et histoire de continuer sur l'embryon de métaphore culinaire de l'intro, je vais simplement dire que le problème principal de la saison 2, c'est le mélange des ingrédients. Un peu comme si le chef, après le succès et la réussite de sa recette en saison 1, avait décidé de revisiter celle-ci, en doublant la dose de tous ses ingrédients, en en rajoutant de nouveaux, en mélangeant le tout un bon coup, et en servant dans les mêmes assiettes qu'en saison 1.

Le résultat, c'est un plat totalement déséquilibré, où les saveurs luttent les unes contre les autres, où les goûts s'effacent mutuellement, où le salé, le poivré, et toutes les autres épices s'affrontent et s'étouffent, bref, un plat indigeste, dans lequel les éléments sont bons, mais les proportions, pas du tout.

Mais trève de métaphore culinaire. J'ai donc trouvé cette saison 2 très laborieuse, une saison 2 reposant, à sa base, sur le mystère de Mr House (Justin Theroux) et de ses actions à New Vegas, un mystère... lié à tous les personnages principaux.

C'est l'un des soucis de la saison, d'ailleurs : comme en saison 1, mais dans des proportions encore plus amplifiées, tous les éléments de la série et de son univers sont liés à la poignée de protagonistes centraux du programme, tout le monde est directement lié à Lucy et à la Goule, tout tourne autour d'eux et du personnage de Kyle MacLachlan, au point de rendre l'univers de Fallout exigu et étriqué.

Et le trop plein d'ingrédients de la recette Fallout (saison 2), combiné au toutéliage général, fait que la série se sent obligée de se disperser encore plus que d'habitude : les sous-intrigues se multiplient, centrées sur des personnages secondaires pas indispensables mais que les scénaristes aiment bien (ça, c'est assez typique des saisons 2 télévisuelles, dans lesquelles la production remarque que certains acteurs/rôles secondaires de la s1 sont plus attachants, plus amusants ou plus populaires que prévu, et tentent de leur trouver plus de place, sans réelle justification), alors même qu'une grosse partie de la saison donne bizarrement l'impression de faire du surplace.

C'est aussi un peu la faute à la structure en flashbacks du métrage, qui renvoie constamment au passé de la Goule et de certains autres intervenants, mais aussi au trop plein d'exposition, systématiquement assénée sans grande finesse d'écriture - des problèmes récurrents qui ralentissent le programme et l'envoient fréquemment dans des directions/digressions redondantes ou inutiles.

Ajoutez à cela des caméos ponctuels pas très probants (Kumal Nanjiani, Brian Thompson, Clancy Brown, Ron Perlman, Natasha Hensridge) qui ne sont souvent guère plus que des moments "hé, regardez qui on a ramené pour tel ou tel rôle, vous le reconnaissez ?" voire qui sont mal avisés (Macauley Culkin en légionnaire, qui joue assez mal), une illustration musicale Juke Box qui frôle le James Gunn, et voilà : cette saison 2 de Fallout m'a paru particulièrement bancale, et assez peu engageante.

Pas mauvaise, attention, ça reste bien produit et interprété (bémol sur Culkin, donc, mais aussi sur Moten, qui passe toute la saison renfrogné et replié sur lui-même, un peu trop monolithique), les effets numériques sont réussis, l'humour reste mordant, et globalement, c'est assez honorable.

Mais narrativement, en fin de compte, cette saison 2, surchargée, frustre par toute la mise en place qu'elle fait pour la suite, par des grosses ficelles narratives (tout ce qui concerne Norm, le frère de Lucy) et par un toutéliage pas très intéressant. Dommage.

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Première partie (1x01-03)

Publié le 28 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Science Fiction, Star Trek, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Paramount, Jeunesse, CBS, Aventure, Télévision, Romance

Nouvelle production de Kurtzman pour CBS/Paramount +, Starfleet Academy se positionne comme un spin-off du très médiocre Star Trek Discovery, avec une distribution jeune, dynamique et inclusive, quelques acteurs connus pour attirer le chaland, une showrunneuse issue de la teen tv (elle a œuvré sur Les Magiciens et sur deux séries CW) et une campagne promotionnelle très clairement orientée teen, façon Beverly Hills du futur.

De quoi créer immédiatement une certaine ambiance délétère et polarisante parmi les fans, avant même le lancement du programme...

Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Première partie :

- 1x01 - Kids These Days : Au 32e siècle, la Fédération place l'ex-Capitaine Nahla Ake (Holly Hunter), retraitée excentrique, à la tête de la nouvelle Académie de Starfleet, et du vaisseau-école de celle-ci, l'Athena. Lors de son premier voyage, cependant, l'Athena est retrouvé par Nus Braka (Paul Giamatti), un pirate ayant enlevé la mère de Caleb (Sandro Rosta), l'un des cadets et le protégé du Capitaine Ake...

Résultat assez mitigé, pour ce series premiere qui souffle le chaud et le froid : le ton est très inégal (on passe du mélodrame plein de pathos - l'intro - à la teen comedy balourde au grand spectacle habituel du nuTrek de Kurtzman, et ainsi de suite) ; les personnages sont à la fois assez clichés (le lead rebelle autour de qui tourne toute l'intrigue, la directrice stricte et autoritaire, le bourge arrogant, le klingon sensible car probablement gay, la fille ambitieuse d'un amiral qui tente de prouver qu'elle n'est pas là par népotisme, la fille rondouillarde à la coupe de cheveux improbable, à l'hyperenthousiasme naïf, à la sociabilisation maladroite et qui sert de comic relief - Tilly 2.0, en somme, mais black) et paradoxalement tous bien trop compétents pour de nouveaux élèves pas encore entrés à l'académie (on se demande même à quoi sert tout l'équipage de l'Athena, qui reste les bras ballants pendant toute la fin de l'épisode) ; la série tente désespérément d'être quirky et décalée (Holly Hunter qui se plie en quatre sur son fauteuil de commandement, la photonique qui essaie de s'intégrer aux humains) mais paraît forcée ; l'interprétation est parfois caricaturale (Giamatti en fait trois tonnes, en mode superméchant de cartoon) ; et le tout se conclue sur une reprise musicale de San Francisco, supposément symbolique et émouvante, mais en fait assez hors sujet.

Cela dit, ça se regarde. C'est suffisamment rythmé pour fonctionner, le caméo de Picardo est sympathique, et personne n'est à baffer pour le moment (certains sont transparents, et j'ai un peu de mal avec la photonique, mais bon). Ça pourrait être pire, même si j'ai eu très peur pendant l'arrivée de Caleb au pénitencier en mode action movie...

- 1x02 - Beta Test : Alors que Starfleet tente de convaincre Betazed de rejoindre à nouveau la Fédération en invitant la délégation diplomatique du Président sur le campus de l'Académie, Caleb s'éprend de Tarima (Zoë Steiner), la fille du Président...

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir de ce second épisode, un épisode qui m'a globalement assez déplu, ou du moins, qui n'a pas su m'intéresser du tout.

D'un côté, de la diplomatie assez basique entre les représentants de la Fédération et le Président isolationniste (d'ailleurs, les scénaristes sont à côté de la plaque en présentant des Bétazoides empathes, dont un sourd qui communique par langage des signes, et dont les yeux ont diverses couleurs, alors que le canon de Trek les décrit bien en tant que télépathes aux yeux noirs) ; de l'autre, de la bluette de show young adult, avec musique d'accompagnement de série CW en fond sonore, protagoniste rebelle et torturé assez caricatural, love interest assez insipide (aux choix d'interprétation discutables), et dialogues assez médiocres, avec des scénaristes qui ne semblent pas à l'aise pour écrire des personnages de jeunes adultes autrement que comme des lycéens américains immatures du 20e siècle en rut (en même temps, le fait que Caleb et Tarima n'aient pas la moindre alchimie ne doit pas aider).

Le tout, bombardé de gimmicks visuels et de poudre aux yeux (des robots qui volent dans tous les sens, des références et des caméos fanservice dans tous les coins) histoire de rappeler au spectateur que malgré ces personnages au langage très peu châtié et très 21e siècle, il regarde bien du Star Trek. En théorie.

(ah, et le générique est encore un de ces génériques surintellectualisés bourrés de symbolisme, et au thème principal inexistant, qui fait presque plus série de Bryan Fuller qu'autre chose)

 - 1x03 - Vitus Reflux : La rivalité entre les cadets de Starfleet et les élèves de l'école militaire s'amplifie, alors que les deux camps s'engagent dans une guerre de farces qui n'a de cesse de prendre de l'ampleur...

C'est de pire en pire, ce Harry Potter dans l'espace.

Une heure de rivalité puérile et immature entre Griffondor et Serpentard, de laser tag, de leçon de botanique avec une plante rigolote, de cours de sport basique et dépassé, de chasse à la mascotte (avec un costume de mugato digne de TOS), de Thok caricaturale en pseudo-Severus Rogue, de Holly Hunter qui en fait vraiment trois tonnes dans son rôle de Dumbledore-bis, de références incongrues (quand l'épisode vire au film de casse, et que Sam la photonique dit qu'elle va apparaître et disparaître comme le Père Noël), et de ce qui semble être le futur love interest du jeune Klingon en la personne d'un rival de l'école militaire.

Tout ça pour arriver à la conclusion que faire partie d'une équipe, c'est important. Youpi.

J'espère vraiment que la série va s'améliorer, parce que jusqu'à présent, ce n'est vraiment pas ça.

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Les bilans de Lurdo - Doctor Who : The War Between the Land and the Sea (2025)

Publié le 21 Février 2026 par Lurdo dans Critiques éclair, Drame, Science Fiction, UK, Review, Who, Action, Télévision, BBC

En 2025, confrontée à des audiences en berne et à un partenariat vacillant avec Disney +, pas de Christmas Special au programme pour la série Doctor Who, qui se remet à peine d'une saison assez médiocre et bordélique.

À la place... une mini-série en 5 épisodes de 45 minutes, clairement pensée par Russell Davies pour évoquer la mini-série de Torchwood : Children of the Earth (2009), et consacrée à un monstre classique de Doctor Who, les Sea Devils.

The War Between the Land and the Sea (2025) :

Lorsqu'un cadavre de Sea Devil est retrouvé après son meurtre par des pêcheurs, Barclay (Russell Tovey) et une équipe de UNIT sont dépêchés sur place. Mais rapidement, la situation se complique puisque les Sea Devils décident de déclarer la guerre aux habitants de la surface, las des mauvais traitements infligés par l'Homme à la planète. Barclay se retrouve ainsi propulsé ambassadeur de fortune quand Salt (Gugu Mbatha-Raw), représentante des Sea Devils, le choisit pour représenter les Terriens...

Le problème, très honnêtement, c'est que malgré la réception publique et critique très positive de Children of the Earth, à l'époque, le programme n'était pas très bon, une mini série mal rythmée, bavarde, qui se voulait aborder des sujets sérieux et imposer des choix éthiques et tragiques à ses personnages, le tout saupoudré de larmoiement et de mélodrame peu convaincant.

Et l'on retrouve tous ces problèmes dans The War between the Land and the Sea : propos environnementaliste basique et simpliste, réactions improbables, récit un peu catapulté, déséquilibre total entre les différents éléments de l'histoire (la guerre, les manigances des maychants humains, UNIT qui est constamment dépassée par les événements, la romance faiblarde de Barclay et de Salt, l'évolution du personnage de Kate Lethbridge-Stewart, etc), et tentatives maladroites de créer de l'émotion forcée.

Le tout, sur une bande originale ronflante et insipide de Lorne Balfe, et avec un ton bien trop premier degré pour permettre à la pilule de mieux passer.

Je pense que ces quelques lignes qui précèdent sont assez claires : je n'ai pas apprécié cette mini-série, j'ai trouvé le tout très laborieux, parfois idiot, sans l'énergie et le décalage apportés habituellement par le Docteur, et qui permettent en temps normal de fermer les yeux sur les problèmes de script ou les personnages sous-développés.

Ici, ce n'est pas le cas : il y a de nombreux problèmes d'écriture (beaucoup d'éléments sous-développés ou ignorés en cours de route, des ruptures de ton qui ne fonctionnent pas), le programme finit par ressembler à une alternance de plans océaniques et de personnes qui regardent des écrans avec un air inquiet, et ni l'évolution de la relation de Barclay et Salt, ni celle de Kate (qui progressivement succombe à la pression globale, et à la mort de son compagnon - miroir bancal à la mort de Ianto dans Children of the Earth) ne convainquent.

Ce n'est pas la faute de la distribution (encore que, j'ai toujours eu un peu de mal avec l'interprétation de Jemma Redgrave, et vu qu'elle est positionnée ici comme l'un des personnages principaux, ça coince par moments) la production est professionnelle, mais globalement, les rouages de la machine TWBTLATS grincent de partout, l'émotion ne passe pas, la romance non plus, et le retour final au status quo agace plus qu'autre chose.

Bof.

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