Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Mortal Kombat 2 (2026) :
Un nouveau tournoi Mortal Kombat débute, et le groupe de Raiden (Tadanobu Asano), constitué de Jax (Mehcad Brooks), Sonya Blade (Jessica McNamee), Cole Young (Lewis Tan) et Liu Kang (Ludi Lin) tente de recruter Johnny Cage (Karl Urban), ex-superstar de films d'action, pour compléter cette équipe, et se mesure aux forces de Shao Khan (Martyn Ford). En parallèle, Kitana (Adeline Rudolph), princesse d'Edenia, se rebelle contre Khan...
Avant de visionner ce MK2, j'ai tout de même été tenté de revoir le précédent volet de 2021, dont je ne gardais quasiment aucun souvenir. Mais par manque de temps, je n'ai pas pu le faire, j'ai donc abordé cette suite l'esprit libéré de toute idée préconçue... et puis, au terme du visionnage, j'ai fini par relire ce que j'avais écrit dans ma critique du premier épisode.
J'ai bien fait, honnêtement, parce que ça va raccourcir drastiquement la rédaction de la critique de ce second opus : tous les points négatifs que j'avais listés à l'époque (sur le casting, l'écriture, la réalisation, les effets numériques, la musique, le fanservice, etc) sont plus que jamais d'actualité, et si le passage au second plan de Cole Young, protagoniste fade du premier opus (qui a ici dix lignes de dialogue et se fait atomiser par Shao Khan), n'est pas une mauvaise chose, il est ici remplacé par un Johnny Cage/Karl Urban aux capacités martiales assez limitées.
On y gagne un peu en humour, on y perd en combats marquants (seul Kung Lao vs Liu Kang parvient vraiment à convaincre), on subit une bonne dose de remplissage inutile (tout ce qui tourne autour de l'amulette), et surtout, on se retrouve avec un Mortal Kombat aux enjeux inexistants, puisque tout le monde peut désormais être ramené à la vie un peu n'importe comment, avec ou sans son âme, pour n'importe quelle raison.
Bref, une suite du même niveau que l'original : ça ne fonctionne que très très ponctuellement, ça se prend trop souvent au sérieux et c'est à réserver aux fans.
2/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Avatar 3 : de feu et de cendres (Avatar : Fire and Ash - 2025) :
Toujours marqués par les événements ayant mené à la mort de leur fils, Jake (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) continuent de vivre avec leur famille au sein de la tribu aquatique des Metkayina. Mais Quaritch (Stephen Lang) et les humains n'en ont pas fini avec eux, ou avec les cétacés Tulkun, qu'ils chassent, et la RDA reçoit l'assistance des Mangkwan, une tribu Na'vi sanguinaire vénérant les flammes et la destruction, menée par la cruelle Varang (Oona Chaplin)...
Bon. Troisième volet de la franchise Avatar (après un second épisode dont je ne garde pas grand souvenir - les effets numériques aquatiques étaient jolis, cela dit - et une déclinaison vidéoludique dont je n'ai même pas passé la cinématique d'introduction), et... on prend les mêmes et on recommence, parfois même littéralement (c'est très répétitif, par rapport aux épisodes précédents : les méchants qui massacrent les baleines, les Na'vi qui passent leur temps à être enlevés par Quaritch et compagnie, la grosse bataille finale, le fils qui tente de prouver sa valeur au père, Quartich et Jake qui s'affrontent encore et encore, etc, etc, etc).
Alors oui, il y a quelques changements : le scénario se force à donner de l'action à Neytiri, se centre beaucoup sur les personnages féminins (notamment celui de Sigourney Weaver) et Varang campe une antagoniste très convaincante (même si, il faut bien l'avouer, les Mangkwan font très méchants de dessin animé, visuellement, et Varang disparaît totalement du film aux deux-tiers)... mais globalement, on est dans la droite lignée d'Avatar 2, avec les mêmes points forts (les effets visuels sont toujours plus aboutis) et les mêmes points faibles (c'est plus que naïf, bourré de digressions mollassonnes, de spiritualité simpliste, de manichéisme, de baleines sous-titrées en Papyrus, de deus ex machina animalier...), avec cependant nettement moins d'inspiration ou d'originalité.
Avatar se répête, Avatar intéresse de moins en moins, Avatar continue de rapporter de l'argent, mais moins qu'avant, et nul doute que sans le prestige associé au nom de James Cameron et les milliards investis par Disney & co dans les parcs d'attraction et tout le reste, la franchise aurait probablement été gentiment rangée au placard au terme de ce troisième volet : la boucle est bouclée, on va probablement arrêter là.
Ou pas.
2.5/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Jumpers (Hoppers - 2026) :
Jeune femme au tempérament de feu, Mabel (Piper Curda) est prête à tout pour sauver l'étang au bord duquel elle a grandi, et qui menace d'être remplacé par une autoroute. Elle découvre alors un projet scientifique top secret qui lui permet de transférer sa conscience dans le corps d'un castor robotique, et part aussitôt à la rencontre du monde animal, pour tenter de communiquer avec les animaux de la forêt et d'obtenir leur aide contre les projets du Maire, Jerry (Jon Hamm).
Le dernier Disney/Pixar en date, du créateur de la série animée Ours pour un et un pour t'ours, ce Hoppers assume très clairement sa filiation avec les autres Pixars récents (protagoniste à l'origine ethnique mixte, émotion liée à la mort d'une personnage âgée) en évoquant par ailleurs ouvertement Avatar (cité dans les dialogues) et tous les autres films animés dans lesquels le protagoniste humain se retrouve dans le corps d'un animal.
Rien de forcément ultra-original au programme, donc, mais un message écologique pas désagréable, des animaux mignons, des personnages amusants, une maîtrise technique désormais habituelle, et globalement, un bon moment à passer devant ce film qui, cependant, ne dépasse pas le stade du "sympa sans plus".
Il manque peut-être une bande originale plus forte (ici, c'est très oubliable), voire même une révision supplémentaire du script pour approfondir tout ça et vraiment donner quelque chose de mémorable.
3.75/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Beam Me Up, Sulu (2025) :
Un documentaire plein de bonnes intentions qui se sert du prétexte du tournage, en 1985, de Yorktown (un fanfilm auquel George Takei a, contre toute attente, gracieusement participé), pour partir dans des tangentes sur le manque de représentation des asiatiques dans l'industrie cinématographique, sur l'importance de la diversité au sein de la franchise Star Trek, sur l'importance de George Takei et de Mr Sulu à l'écran, sur l'ouverture d'esprit de la fanbase de Star Trek, etc.
Et c'est peut-être là que j'ai été déçu, parce que je m'attendais vraiment à un documentaire retraçant la genèse du fanfilm (qui n'a été finalisé qu'une trentaine d'années plus tard, par une autre équipe)... sauf qu'en fait, c'est simplement un fil conducteur en filigrane, et le documentaire semble plus intéressé par la franchise, ses fans et les valeurs communiquées par Star Trek.
Pas forcément une mauvaise chose, en ces temps de radicalisation du débat et de polarisation de la fanbase par des grandes gueules pratiquant l'outrage à outrance, ça fait effet de piqure de rappel, mais il n'y a rien de vraiment bien neuf sous le soleil pour quiconque a un minimum de recul et de connaissances sur la franchise Trek.
Ce n'est pas désagréable à suivre, c'est feel-good, mais ça s'arrête là, malheureusement, en ce qui me concerne.
3.5/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
Frankenstein (2025) :
Retrouvé à l'agonie dans les étendues glacées du Pôle Nord, le Baron Victor Frankenstein (Oscar Isaac) raconte alors comment, dans son arrogance, il a décidé de créer un être vivant (Jacob Elordi) à partir de morceaux de cadavres, et comment celui-ci a échappé à son contrôle pour ensuite le traquer jusqu'aux confins de la planète...
Guillermo Del Toro continue sa collaboration avec Netflix, après ses séries prenant place dans l'univers de Trollhunters, son Cabinet decuriosités anthologique très inégal, et son Pinocchio plus qu'honorable. Ici, il nous propose donc une nouvelle adaptation de Frankenstein dans la droite lignée de son Crimson Peak (loin d'être le Del Toro que je préfère, honnêtement)... et si dès les premières images, on sent qu'on est un bon cran au-dessus du tout-venant des productions Netflix (il y a un vrai travail visuel, la direction artistique est ambitieuse, les décors sont spectaculaires - malgré un étalonnage et une colorimétrie numériques décevants, avec ce bon vieux contraste bleu/orange faisandé), ça reste une adaptation d'un récit vu et revu... ce qui donne un film assez inégal.
Paradoxalement, alors que de l'avis général, le film s'améliore à mesure qu'il déroule son récit, c'est la première moitié du film, jusqu'à la naissance du monstre, qui est paradoxalement la plus intéressante à mes yeux : Guillermo ajoute des éléments, en développe d'autres, propose des personnages secondaires inédits, et parvient à faire lentement monter la sauce.
Une fois le monstre né, par contre, on retombe dans quelque chose de beaucoup plus balisé, avec des moments qui ne fonctionnent pas (les attaques de loups numériques sur la ferme), une relation Créature/Elizabeth sous-développée (d'ailleurs, de manière générale, Mia Goth est vraiment transparente ici, un problème récurrent du casting des personnages féminins de plusieurs films de GDT) et un récit qui bascule intégralement du point de vue de la Créature, ce qui change vraiment la dynamique du métrage (Elordi est très bien dans le rôle, ce n'est pas le problème).
Au final, ça se regarde assez bien malgré ses 2 h 32 au compteur, et c'est tout à fait honorable, mais je n'ai clairement pas accroché autant que la majorité des critiques extatiques.
4/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
Lookout (2025) :
Melissa (Meghan Carrasquillo), garde-forestière américaine, prend son service dans sa tour de garde, au milieu de nulle part. Là, seule avec elle-même et avec ses communications radio avec un collègue, elle fait le point, tout en explorant les environs, jusqu'à ce qu'une menace émerge des bois... et des étoiles.
Un long-métrage indépendant assez frustrant, qui pendant 45 minutes ressemble peu ou prou à une adaptation du jeu vidéo Firewatch... avant de basculer dans un sous-X-Files pendant une vingtaine de minutes, qui voit un Terminator possédé par un liquide noir venu des étoiles traquer la garde-forestière et des chasseurs rednecks pour récupérer un caillou spatial.
Et c'est à peu près tout : autant la première partie est sympathique et pose une ambiance intéressante, qui aurait pu déboucher sur de l'horreur cosmique ou sur quelque chose de pesant, autant la suite et fin tombent totalement à plat, trahies par un côté technique faiblard et par un scénario qui semble à court d'idées.
Gros bof, donc, pour l'ensemble.
2/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Et c'est parti pour cette déclinaison télévisuelle des deux Ça de Muschietti, une série en 8 épisodes d'une grosse heure et supposée servir de préquelle aux deux films susnommés.
Un défi de taille (notamment parce que le statut de préquelle complique grandement les enjeux du programme) confié au co-scénariste du Chapitre 2 de Ça, qui sert ici de co-schowrunner et de scénariste de la moitié des épisodes de Bienvenue à Derry... pour le meilleur et pour le pire, et pour un programme qui ressemble souvent à du fanservice pour lecteurs de Stephen King.
Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (It : Welcome to Derry, chapter 1 - 2025) :
Au début des années 60, la petite bourgade de Derry, dans le Maine, est bouleversée par de multiples morts d'enfants - une Entité maléfique s'est réveillée, et un petit groupe d'enfants va devoir tout faire pour éviter un massacre. D'autant qu'en parallèle, l'armée américaine explore les environs, pour tenter de trouver un moyen de contrôler la créature et de l'exploiter à ses fins...
Il est facile de comprendre pourquoi une série dérivée de Ça fait sens, du point de vue des exécutifs de Warner/HBO : les films ont été un succès, et la menace de Pennywise est, de par sa nature cyclique, facile à déplacer dans le temps, tous les 27 ans.
Sauf que répéter bêtement les événements du roman de King n'aurait aucun intérêt : pour contrer ce souci, Muschietti et compagnie repartent dans le passé, dans les années 60, période de ségrégation, de racisme et de guerre froide. De quoi amener des idées intéressantes, notamment en matière de peur sociétale... du moins, en théorie.
Dans les faits, la série passe en effet son temps en équilibre précaire, à ménager la chèvre et le chou, entre bête photocopie du récit original, fanfiction vaguement basée sur celui-ci, toutéliage approximatif et tentatives de prendre le spectateur à contrepied et d'intégrer un propos social et racial (à la Lovecraft Country). Mais au final, malheureusement, un manque de subtilité et, plus gênant, de peur, fait que le tout se retrouve souvent le postérieur entre plusieurs chaises.
Dès le premier épisode, on sent que la production est un peu mal à l'aise, divisant son show en deux parties principales : d'un côté, l'arrivée du Major Leroy Hanlon (Jovan Adepo), supposément incapable de ressentir la peur (un élément que la série n'utilise jamais à juste escient, et que l'acteur peine à exprimer), qui rejoint la base militaire locale, et apprend de la bouche du commandant Shaw (James Remar) que l'armée utilise les pouvoirs psychiques de Dick Hallorann (Chris Chalk) pour localiser des artefacts magiques capables de contrôler Ça, afin d'en faire une arme contre les Soviétiques.
Pourquoi pas, et Chris Chalk est excellent dans le rôle du personnage de The Shining, mais systématiquement, la série peine à rendre tout cela très probant, notamment vers la fin de saison, quand le véritable plan des militaires est révélé et s'avère plus risible qu'autre chose.
Et en parallèle, donc, la jeune Lilly Bainbridge (Clara Stack), qui assiste impuissante au massacre de son groupe d'amis au terme du premier épisode, et passe la saison à en reconstruire un autre, afin d'affronter Ça. Le tout, saupoudré de flashbacks sur les origines de Pennywise, sur l'arrivée de Ça sur Terre, etc, et sur le rôle des tribus indiennes locales, qui gardent l'entité... mais s'avèrent bien incapables dans l'ensemble.
On le voit, il y a de quoi dire et de quoi faire, dans cette première saison. Malheureusement, si je devais en retirer quelques éléments, je commencerais probablement par Ça, qui est réduit ici à des punchlines Freddy Krueger-esques, et à des apparitions guère effrayantes. Le manque de peur ou de malaise (paradoxalement, la série ne parviendra jamais à égaler sa scène d'ouverture, dans la voiture) est vraiment l'un des soucis du programme, un souci d'autant plus marqué à mesure que la série s'enfonce dans la mythologie de Ça et de Pennywise, qu'elle filme une poursuite en vélo dans un cimetière comme un épisode de Fais-moi peur ou comme, ou encore qu'elle s'essaie au drame de l'incendie du Black Spot, mais échoue à en exprimer l'horreur à force de pirouettes de caméra, de flammes numériques et d'un plan-séquence m'as-tu-vu.
En soi, pourtant, la série se regarde assez bien, la reconstitution historique est compétente, et l'interprétation est honorable, même si parfois inégale. Inégaux aussi, les effets spéciaux (le grand final est spectaculaire, mais la colorimétrie jaunâtre nettement moins, et certains éléments clairement numériques tombent à plat, comme le brouillard ou la tempête de neige), ou la structure globale de la saison : difficile de ne pas se dire que certains éléments sont vraiment superflus ou sous-développés (à ce titre, le personnage d'Ingrid Kersh/Madeleine Stowe ne sert absolument à rien de toute la saison), ou que le scénario, dans son ensemble, devient de plus en plus bête à mesure qu'il se blockbusterise.
Après, n'oublions pas que les adaptations télévisuelles de King ont toujours été plus ou moins bancales et discutables, même les plus cultes : guère surprenant, donc, que cette préquelle inutile et un peu maladroite (qui sera apparemment suivie d'une autre préquelle, dans les années 30, et ainsi de suite jusqu'à annulation) se prenne un peu les pieds dans le tapis, et peine à totalement convaincre.
Reste à voir si "les massacres de Pennywise au travers des époques" seront vraiment suffisants pour faire tenir le programme sur la durée. Personnellement, j'en doute, mais on verra bien.
---
Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :
Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...
Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.
Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.
Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.
Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc).
De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.
Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée.
Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.
3/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Good Luck, Have Fun, Don't Die (2026) :
Dans un avenir proche, un homme échevelé (Sam Rockwell) apparaît dans un diner de Los Angeles, et se présente aux clients : c'est un voyageur temporel venu du futur, arrivé là pour empêcher l'avènement imminent d'une IA dévastatrice qui va exterminer la moitié de l'humanité. Il se constitue alors une équipe parmi les clients récalcitrants (Haley Lu Richardson, Michael Pena, Zazie Beetz, Asim Chaudry, Juno Temple, Daniel Barnett, Georgia Goodman), et les embarque dans une aventure improbable en ville, pour tenter de rejoindre la maison du créateur de l'IA avant que l'entité ne soit créée...
Mouais. Une comédie de science-fiction réalisée par Gore Verbinski et écrite par le scénariste de The Invention of Lying (avec Ricky Gervais), Dora l'exploratrice, et Love and Monsters, pour un résultat au format quasi-anthologique qui ressemble à des postulats d'épisodes de BlackMirror, sans le mordant british de Charlie Brooker.
Ici, on a donc un pamphlet anti-technologie et anti-IA, qui mélange critique des smartphones, de la réalité virtuelle, de l'IA, des publicités, du clonage, et tout et tout, sous la forme d'un fil conducteur (Rockwell et son équipe qui tentent d'empêcher l'avènement de Skynet de l'IA maléfique) qui dégénère progressivement au gré du film (la dernière ligne droite est un grand n'importe quoi random, avec un chat-centaure géant à l'appareil reproducteur énorme qui éjacule des paillettes, filmé plein cadre), et plusieurs apartés consacrés à l'un ou l'autre des membres du groupes, et à leur quotidien (Juno Temple en mère éplorée qui commande un clone de son fils suite à une énième fusillade scolaire, deux enseignants confrontés à leurs élèves lobotomisés par leurs smartphones et par les réseaux sociaux, Haley Lu Richardson en princesse de fêtes d'anniversaire allergique au Wi-fi qui se fait plaquer quand son mec découvre un monde virtuel, etc).
C'est bordélique, mal rythmé (le tout dure 2h15), ça se pense clairement beaucoup plus malin et radical que ça ne l'est vraiment, la moitié des personnages sont sous-développés et Rockwell fait du Rockwell. On peut ajouter à cela un propos anti-tech assez dérivatif (non seulement Black Mirror, mais aussi Terminator, L'armée des 12 singes, etc), et un script tellement éparpillé qu'il préfère botter en touche à plein de niveaux plutôt que de justifier une grosse partie de ses éléments....
En plus, pour ne rien arranger, visuellement parlant, c'est assez terne.
Je suis donc resté assez indifférent devant le produit fini, qui aurait pu être bien meilleur sur tous les plans (même si l'énergie rebelle et jemenfoutiste du tout n'est pas désagréable).
3/6 (en étant gentil)
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
War Machine (2026) :
Traumatisé par la mort de son frère en Afghanistan, et son échec lorsqu'il a tenté de le sauver, un soldat (Alan Ritchson) tente désespérément d'intégrer les rangs des Rangers, et enchaîne les épreuves épuisantes... jusqu'à ce que sa mission finale tourne au cauchemar. Placé à la tête d'une unité pour une simulation sur le terrain, il assiste, impuissant, à l'attaque des futurs Rangers par un ennemi robotique venu des étoiles, et qui ne fait qu'une bouchée des soldats humains.
Un film d'action australo-américain diffusé sur Netflix et qui, soyons très clairs, n'est rien d'autre qu'une revisite de Predator avec un croisement d'AT-ST et d'ED-209 dans le rôle de l'antagoniste extraterrestre.
Rien de vraiment neuf sous le soleil, on est clairement en terrain ultra-balisé, les effets numériques sont assez inégaux (disons que c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre d'une production Lionsgate/Netflix), et la machine alien n'est pas forcément ultra probante (envoyer un robot bipède pour envahir une planète ne sera jamais un choix très judicieux, et globalement, niveau design et armement, la machine fait bien trop terrienne pour vraiment convaincre), mais le tout se regarde très bien, c'est dynamique, bourrin, et globalement assez efficace à défaut d'être très original dans le genre.
Après, les cinq/dix dernières minutes d'épilogue, maladroites au possibles, avec glorification de l'armée US, ouverture sur une suite, et musique ronflante (qui globalement lorgne beaucoup sur du sous Jablonsky mâtiné de Brian Tyler), m'ont étrangement refroidi, un peu comme si le film avait manqué sa sortie...
3.75/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...