Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Beam Me Up, Sulu (2025) :
Un documentaire plein de bonnes intentions qui se sert du prétexte du tournage, en 1985, de Yorktown (un fanfilm auquel George Takei a, contre toute attente, gracieusement participé), pour partir dans des tangentes sur le manque de représentation des asiatiques dans l'industrie cinématographique, sur l'importance de la diversité au sein de la franchise Star Trek, sur l'importance de George Takei et de Mr Sulu à l'écran, sur l'ouverture d'esprit de la fanbase de Star Trek, etc.
Et c'est peut-être là que j'ai été déçu, parce que je m'attendais vraiment à un documentaire retraçant la genèse du fanfilm (qui n'a été finalisé qu'une trentaine d'années plus tard, par une autre équipe)... sauf qu'en fait, c'est simplement un fil conducteur en filigrane, et le documentaire semble plus intéressé par la franchise, ses fans et les valeurs communiquées par Star Trek.
Pas forcément une mauvaise chose, en ces temps de radicalisation du débat et de polarisation de la fanbase par des grandes gueules pratiquant l'outrage à outrance, ça fait effet de piqure de rappel, mais il n'y a rien de vraiment bien neuf sous le soleil pour quiconque a un minimum de recul et de connaissances sur la franchise Trek.
Ce n'est pas désagréable à suivre, c'est feel-good, mais ça s'arrête là, malheureusement, en ce qui me concerne.
3.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
Frankenstein (2025) :
Retrouvé à l'agonie dans les étendues glacées du Pôle Nord, le Baron Victor Frankenstein (Oscar Isaac) raconte alors comment, dans son arrogance, il a décidé de créer un être vivant (Jacob Elordi) à partir de morceaux de cadavres, et comment celui-ci a échappé à son contrôle pour ensuite le traquer jusqu'aux confins de la planète...
Guillermo Del Toro continue sa collaboration avec Netflix, après ses séries prenant place dans l'univers de Trollhunters, son Cabinet decuriosités anthologique très inégal, et son Pinocchio plus qu'honorable. Ici, il nous propose donc une nouvelle adaptation de Frankenstein dans la droite lignée de son Crimson Peak (loin d'être le Del Toro que je préfère, honnêtement)... et si dès les premières images, on sent qu'on est un bon cran au-dessus du tout-venant des productions Netflix (il y a un vrai travail visuel, la direction artistique est ambitieuse, les décors sont spectaculaires - malgré un étalonnage et une colorimétrie numériques décevants, avec ce bon vieux contraste bleu/orange faisandé), ça reste une adaptation d'un récit vu et revu... ce qui donne un film assez inégal.
Paradoxalement, alors que de l'avis général, le film s'améliore à mesure qu'il déroule son récit, c'est la première moitié du film, jusqu'à la naissance du monstre, qui est paradoxalement la plus intéressante à mes yeux : Guillermo ajoute des éléments, en développe d'autres, propose des personnages secondaires inédits, et parvient à faire lentement monter la sauce.
Une fois le monstre né, par contre, on retombe dans quelque chose de beaucoup plus balisé, avec des moments qui ne fonctionnent pas (les attaques de loups numériques sur la ferme), une relation Créature/Elizabeth sous-développée (d'ailleurs, de manière générale, Mia Goth est vraiment transparente ici, un problème récurrent du casting des personnages féminins de plusieurs films de GDT) et un récit qui bascule intégralement du point de vue de la Créature, ce qui change vraiment la dynamique du métrage (Elordi est très bien dans le rôle, ce n'est pas le problème).
Au final, ça se regarde assez bien malgré ses 2 h 32 au compteur, et c'est tout à fait honorable, mais je n'ai clairement pas accroché autant que la majorité des critiques extatiques.
4/6
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Lookout (2025) :
Melissa (Meghan Carrasquillo), garde-forestière américaine, prend son service dans sa tour de garde, au milieu de nulle part. Là, seule avec elle-même et avec ses communications radio avec un collègue, elle fait le point, tout en explorant les environs, jusqu'à ce qu'une menace émerge des bois... et des étoiles.
Un long-métrage indépendant assez frustrant, qui pendant 45 minutes ressemble peu ou prou à une adaptation du jeu vidéo Firewatch... avant de basculer dans un sous-X-Files pendant une vingtaine de minutes, qui voit un Terminator possédé par un liquide noir venu des étoiles traquer la garde-forestière et des chasseurs rednecks pour récupérer un caillou spatial.
Et c'est à peu près tout : autant la première partie est sympathique et pose une ambiance intéressante, qui aurait pu déboucher sur de l'horreur cosmique ou sur quelque chose de pesant, autant la suite et fin tombent totalement à plat, trahies par un côté technique faiblard et par un scénario qui semble à court d'idées.
Gros bof, donc, pour l'ensemble.
2/6
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Et c'est parti pour cette déclinaison télévisuelle des deux Ça de Muschietti, une série en 8 épisodes d'une grosse heure et supposée servir de préquelle aux deux films susnommés.
Un défi de taille (notamment parce que le statut de préquelle complique grandement les enjeux du programme) confié au co-scénariste du Chapitre 2 de Ça, qui sert ici de co-schowrunner et de scénariste de la moitié des épisodes de Bienvenue à Derry... pour le meilleur et pour le pire, et pour un programme qui ressemble souvent à du fanservice pour lecteurs de Stephen King.
Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (It : Welcome to Derry, chapter 1 - 2025) :
Au début des années 60, la petite bourgade de Derry, dans le Maine, est bouleversée par de multiples morts d'enfants - une Entité maléfique s'est réveillée, et un petit groupe d'enfants va devoir tout faire pour éviter un massacre. D'autant qu'en parallèle, l'armée américaine explore les environs, pour tenter de trouver un moyen de contrôler la créature et de l'exploiter à ses fins...
Il est facile de comprendre pourquoi une série dérivée de Ça fait sens, du point de vue des exécutifs de Warner/HBO : les films ont été un succès, et la menace de Pennywise est, de par sa nature cyclique, facile à déplacer dans le temps, tous les 27 ans.
Sauf que répéter bêtement les événements du roman de King n'aurait aucun intérêt : pour contrer ce souci, Muschietti et compagnie repartent dans le passé, dans les années 60, période de ségrégation, de racisme et de guerre froide. De quoi amener des idées intéressantes, notamment en matière de peur sociétale... du moins, en théorie.
Dans les faits, la série passe en effet son temps en équilibre précaire, à ménager la chèvre et le chou, entre bête photocopie du récit original, fanfiction vaguement basée sur celui-ci, toutéliage approximatif et tentatives de prendre le spectateur à contrepied et d'intégrer un propos social et racial (à la Lovecraft Country). Mais au final, malheureusement, un manque de subtilité et, plus gênant, de peur, fait que le tout se retrouve souvent le postérieur entre plusieurs chaises.
Dès le premier épisode, on sent que la production est un peu mal à l'aise, divisant son show en deux parties principales : d'un côté, l'arrivée du Major Leroy Hanlon (Jovan Adepo), supposément incapable de ressentir la peur (un élément que la série n'utilise jamais à juste escient, et que l'acteur peine à exprimer), qui rejoint la base militaire locale, et apprend de la bouche du commandant Shaw (James Remar) que l'armée utilise les pouvoirs psychiques de Dick Hallorann (Chris Chalk) pour localiser des artefacts magiques capables de contrôler Ça, afin d'en faire une arme contre les Soviétiques.
Pourquoi pas, et Chris Chalk est excellent dans le rôle du personnage de The Shining, mais systématiquement, la série peine à rendre tout cela très probant, notamment vers la fin de saison, quand le véritable plan des militaires est révélé et s'avère plus risible qu'autre chose.
Et en parallèle, donc, la jeune Lilly Bainbridge (Clara Stack), qui assiste impuissante au massacre de son groupe d'amis au terme du premier épisode, et passe la saison à en reconstruire un autre, afin d'affronter Ça. Le tout, saupoudré de flashbacks sur les origines de Pennywise, sur l'arrivée de Ça sur Terre, etc, et sur le rôle des tribus indiennes locales, qui gardent l'entité... mais s'avèrent bien incapables dans l'ensemble.
On le voit, il y a de quoi dire et de quoi faire, dans cette première saison. Malheureusement, si je devais en retirer quelques éléments, je commencerais probablement par Ça, qui est réduit ici à des punchlines Freddy Krueger-esques, et à des apparitions guère effrayantes. Le manque de peur ou de malaise (paradoxalement, la série ne parviendra jamais à égaler sa scène d'ouverture, dans la voiture) est vraiment l'un des soucis du programme, un souci d'autant plus marqué à mesure que la série s'enfonce dans la mythologie de Ça et de Pennywise, qu'elle filme une poursuite en vélo dans un cimetière comme un épisode de Fais-moi peur ou comme, ou encore qu'elle s'essaie au drame de l'incendie du Black Spot, mais échoue à en exprimer l'horreur à force de pirouettes de caméra, de flammes numériques et d'un plan-séquence m'as-tu-vu.
En soi, pourtant, la série se regarde assez bien, la reconstitution historique est compétente, et l'interprétation est honorable, même si parfois inégale. Inégaux aussi, les effets spéciaux (le grand final est spectaculaire, mais la colorimétrie jaunâtre nettement moins, et certains éléments clairement numériques tombent à plat, comme le brouillard ou la tempête de neige), ou la structure globale de la saison : difficile de ne pas se dire que certains éléments sont vraiment superflus ou sous-développés (à ce titre, le personnage d'Ingrid Kersh/Madeleine Stowe ne sert absolument à rien de toute la saison), ou que le scénario, dans son ensemble, devient de plus en plus bête à mesure qu'il se blockbusterise.
Après, n'oublions pas que les adaptations télévisuelles de King ont toujours été plus ou moins bancales et discutables, même les plus cultes : guère surprenant, donc, que cette préquelle inutile et un peu maladroite (qui sera apparemment suivie d'une autre préquelle, dans les années 30, et ainsi de suite jusqu'à annulation) se prenne un peu les pieds dans le tapis, et peine à totalement convaincre.
Reste à voir si "les massacres de Pennywise au travers des époques" seront vraiment suffisants pour faire tenir le programme sur la durée. Personnellement, j'en doute, mais on verra bien.
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Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :
Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...
Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.
Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.
Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.
Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc).
De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.
Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée.
Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.
3/6
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Good Luck, Have Fun, Don't Die (2026) :
Dans un avenir proche, un homme échevelé (Sam Rockwell) apparaît dans un diner de Los Angeles, et se présente aux clients : c'est un voyageur temporel venu du futur, arrivé là pour empêcher l'avènement imminent d'une IA dévastatrice qui va exterminer la moitié de l'humanité. Il se constitue alors une équipe parmi les clients récalcitrants (Haley Lu Richardson, Michael Pena, Zazie Beetz, Asim Chaudry, Juno Temple, Daniel Barnett, Georgia Goodman), et les embarque dans une aventure improbable en ville, pour tenter de rejoindre la maison du créateur de l'IA avant que l'entité ne soit créée...
Mouais. Une comédie de science-fiction réalisée par Gore Verbinski et écrite par le scénariste de The Invention of Lying (avec Ricky Gervais), Dora l'exploratrice, et Love and Monsters, pour un résultat au format quasi-anthologique qui ressemble à des postulats d'épisodes de BlackMirror, sans le mordant british de Charlie Brooker.
Ici, on a donc un pamphlet anti-technologie et anti-IA, qui mélange critique des smartphones, de la réalité virtuelle, de l'IA, des publicités, du clonage, et tout et tout, sous la forme d'un fil conducteur (Rockwell et son équipe qui tentent d'empêcher l'avènement de Skynet de l'IA maléfique) qui dégénère progressivement au gré du film (la dernière ligne droite est un grand n'importe quoi random, avec un chat-centaure géant à l'appareil reproducteur énorme qui éjacule des paillettes, filmé plein cadre), et plusieurs apartés consacrés à l'un ou l'autre des membres du groupes, et à leur quotidien (Juno Temple en mère éplorée qui commande un clone de son fils suite à une énième fusillade scolaire, deux enseignants confrontés à leurs élèves lobotomisés par leurs smartphones et par les réseaux sociaux, Haley Lu Richardson en princesse de fêtes d'anniversaire allergique au Wi-fi qui se fait plaquer quand son mec découvre un monde virtuel, etc).
C'est bordélique, mal rythmé (le tout dure 2h15), ça se pense clairement beaucoup plus malin et radical que ça ne l'est vraiment, la moitié des personnages sont sous-développés et Rockwell fait du Rockwell. On peut ajouter à cela un propos anti-tech assez dérivatif (non seulement Black Mirror, mais aussi Terminator, L'armée des 12 singes, etc), et un script tellement éparpillé qu'il préfère botter en touche à plein de niveaux plutôt que de justifier une grosse partie de ses éléments....
En plus, pour ne rien arranger, visuellement parlant, c'est assez terne.
Je suis donc resté assez indifférent devant le produit fini, qui aurait pu être bien meilleur sur tous les plans (même si l'énergie rebelle et jemenfoutiste du tout n'est pas désagréable).
3/6 (en étant gentil)
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War Machine (2026) :
Traumatisé par la mort de son frère en Afghanistan, et son échec lorsqu'il a tenté de le sauver, un soldat (Alan Ritchson) tente désespérément d'intégrer les rangs des Rangers, et enchaîne les épreuves épuisantes... jusqu'à ce que sa mission finale tourne au cauchemar. Placé à la tête d'une unité pour une simulation sur le terrain, il assiste, impuissant, à l'attaque des futurs Rangers par un ennemi robotique venu des étoiles, et qui ne fait qu'une bouchée des soldats humains.
Un film d'action australo-américain diffusé sur Netflix et qui, soyons très clairs, n'est rien d'autre qu'une revisite de Predator avec un croisement d'AT-ST et d'ED-209 dans le rôle de l'antagoniste extraterrestre.
Rien de vraiment neuf sous le soleil, on est clairement en terrain ultra-balisé, les effets numériques sont assez inégaux (disons que c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre d'une production Lionsgate/Netflix), et la machine alien n'est pas forcément ultra probante (envoyer un robot bipède pour envahir une planète ne sera jamais un choix très judicieux, et globalement, niveau design et armement, la machine fait bien trop terrienne pour vraiment convaincre), mais le tout se regarde très bien, c'est dynamique, bourrin, et globalement assez efficace à défaut d'être très original dans le genre.
Après, les cinq/dix dernières minutes d'épilogue, maladroites au possibles, avec glorification de l'armée US, ouverture sur une suite, et musique ronflante (qui globalement lorgne beaucoup sur du sous Jablonsky mâtiné de Brian Tyler), m'ont étrangement refroidi, un peu comme si le film avait manqué sa sortie...
3.75/6
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In The Blink of an Eye (2026) :
Il y a près de 47 000 ans, un couple de Néanderthaliens (Jorge Vargas, Tanaya Beatty) et leurs enfants tentent de survivre face à une nature hostile ; dans un futur très proche, Claire (Rashida Jones), anthropologue, doit faire face à la maladie de sa mère, et à sa relation naissante avec Greg (Daveed Diggs) ; dans un futur lointain, Coakley (Kate McKinnon), humaine à l'espérance de vie artificiellement prolongée, est la seule passagère à bord d'un vaisseau-arche qui emmène des embryons à l'autre bout de la galaxie, avec pour seule interlocutrice l'IA de bord.
Hum. Un récit de science-fiction suivant des personnages interconnectés vivant à plusieurs époques différentes, mais étant tout de même liés d'une manière ou d'une autre, avec une distribution composée de visages familiers, le tout sur fond de généralités philosophico-métaphysico-humanisto-pouet-pouet sur la vie, le destin, l'amour, la mortalité et l'immortalité, le deuil, le regret, le temps qui passe, la maternité, etc, ça rappelle tout de même beaucoup Cloud Atlas, le flop bordélique des Wachowskis... et sans surprise, ce Blink of an Eye, réalisé par Andrew Stanton (ancien de chez Pixar, réalisateur de Wall-E et de John Carter), est tout aussi peu satisfaisant.
En même temps, un script de la Black list d'il y a une dizaine d'années, mis en chantier pré-COVID, tourné il y a plus de 3 ans, et resté dans les cartons depuis, ça ne pouvait pas donner quelque chose d'exceptionnel.
On se retrouve donc avec un métrage assez court (95 minutes tout compris), qui s'efforce de toutélier ses trois périodes temporelles de manière assez évidente et télégraphiée, pour aboutir à la conclusion que l'humanité reste intrisèquement liée à son passé, quelle que soit l'époque, et qu'être vivant est une expérience que nous partageons tous et qui se répète depuis la nuit des temps, et que blablablabla gros violons, larmoiements, leçon de vie qui se veut profonde et tutti-quanti.
Voilà voilà. Alors formellement parlant, c'est compétent (à défaut d'être spectaculaire ou inspiré), mais c'est aussi ultra-générique et superficiel dans son propos et dans son fond, et la structure en constants allers-retours entre les intrigues et les périodes empêchent le moindre dynamisme ou la moindre immersion, donc...
2/6
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Après une première partie de saison 1 de Starfleet Academy vraiment médiocre, le second trio d'épisodes remontait un peu la pente, sans se défaire cependant, dans sa mise en images d'un futur plus que lointain, d'une écriture globalement simpliste, incapable de se détacher des innombrables clichés des séries contemporaines pour jeunes... Mais place à la suite et fin de cette première année.
Star Trek : Starfleet Academy, saison 1 (2026) - Troisième et dernière partie :
- 1x07 - Ko'Zeine :Les cadets ont quatre jours de vacances - ce qui se traduit, pour Darem (et pour Jay-Den, qui l'accompagne par la force des choses), par un enlèvement et un retour forcé sur sa planète pour prendre part à son mariage arrangé ; Caleb, lui, refuse de quitter le campus, et, seul avec Genesis, il enchaîne les mésaventures...
Difficile de faire plus série CW que tout ça : oui, tout le monde est traumatisé par les événements de l'épisode précédent (où, on le rappelle, un red shirt inconnu et un membre sous-développé de l'académie militaire avaient trouvé la mort), mais le tout se résume, à l'écran, entre d'un côté, les bétises balourdes et immatures de Caleb et Genesis, écrits comme des ados de douze ans, et de l'autre, une bête histoire de mariage arrangé, assez classique et basique (on saluera tout de même l'effort de la production, qui place une actrice non-binaire dans un rôle secondaire avec sa collègue de Davey & Jonesie's Locker).
Sans oublier le grand retour de Star Trek : Therapy, qui voit tout le monde se confier de manière larmoyante et exprimer son mal-être, avant de se conclure sur un montage avec morceau de pop contemporaine. Tout ça, c'est générique, c'est fade, c'est déjà vu... bof.
- 1x08 - The Life of the Stars : Pour les aider à gérer leurs émotions, Tilly du Discovery vient rendre visite aux cadets, pour étudier avec eux une pièce de théâtre ; en parallèle, Sam fait l'objet de dysfonctionnements, qui l'obligent à retourner chez les siens, et forcent le Docteur à assumer son rôle de mentor et de père de substitution...
Bon, alors là, on va être très clairs dès le début : une bonne moitié de l'épisode est à jeter. C'est bien simple, toute la sous-intrigue sur la pièce de théâtre est clairement le produit de scénaristes issu(e)s d'une école d'arts et persuadé(e)s que le théâtre est l'école de la vie, que c'est la plus grande des forces artistiques, et qu'en étudiant la pièce en question (du théâtre typiquement américano-américain), on peut se psychoanalyser et en sortir grandi.
Star Trek : Therapy, à nouveau, avec une écriture affreusement bavarde, ronflante et basique, de l'explication de texte d'étudiant en théâtre, et des cadets qui, comme par hasard, ont tous des problèmes étrangement similaires aux thématiques traitées dans la pièce choisie, comme c'est pratique.
Bref, j'ai détesté cette moitié d'épisode. Heureusement, en parallèle, Robert Picardo sauve les meubles, même si, très honnêtement, le reboot de Sam semble un gimmick plus qu'autre chose ; et aussi, le traumatisme pseudo-paternel du Docteur est très artificiel et forcé, reposant sur un détail d'un épisode de Voyager jamais mentionné depuis près de 20 ans. M'enfin bon.
- 1x09 - 300th Night : Alors que Braka mine tout l'espace entourant la Fédération, Caleb entre enfin en contact avec sa mère et, avec une poignée de ses amis cadets, il vole une navette pour aller la rejoindre sur une planète éloignée...
Pas grand chose à dire sur cet épisode : je pourrais râler sur le plan physiquement improbable de Braka (les scénaristes n'ont vraiment aucune conscience des distances impliquées dans le minage de la Fédération), sur la sous-intrigue de Caleb qui n'aurait pas dépareillé dans Star Trek Prodigy (où les personnages ont 16 ans, sont immatures, et, pour aider l'un des leurs, seraient tout à fait capables de voler une navette, de partir en territoire ennemi de descendre sur une planète hostile et de garder leurs combadges en évidence et actifs à tout moment), sur la nécessité d'une menace existentielle galactique à chaque fin de saison de nuTrek, sur la disparition totale du staff de l'Athena depuis le pilote, ou sur le manque cruel d'originalité en matière de mise en images du bazar alien (sur fond de musique vaguement orientale), mais bon... au moins, en comparaison des épisodes précédents, il se passe des choses, ça avance, et Tatiana Maslani reste compétente.
- 1x10 - Rubincon :L'Athena doit sauver la Fédération, alors même que Braka organise le procès illégitime de Starfleet et de ses officiers...
Alors c'est amusant, mais dès qu'on retombe dans une configuration "un officier expérimenté aux commandes de la passerelle, et qui donne des ordres à ses subordonnés" (ici, en l'occurrence, Reno et les cadets), ça fonctionne nettement mieux, et ça ressemble à quelque chose de mieux structuré. Bon, il y a toujours des problèmes de logique interne, ou d'idées sous-développées qui ne sont pas très cohérentes (Brakka qui entoure la Fédération "de centaines de mines", on retombe dans une absence totale de compréhension de la science, de la physique et de l'immensité de l'espace de la part des scénaristes), ainsi que des éléments inutilement capillotractés (la télépathie radar ultra-précise la Bétazoide) mais bon.
Le procès de la Fédération. Jamais totalement crédible, pour être honnête, avec une Maslani impeccable (malgré un personnage de Maman Mir nettement moins sympathique, voire un peu énervant), un Giamatti qui cabotine (mais c'est le rôle qui veut ça), et tout le monde qui est à peu près compétent à l'écran, mais les motivations de chacun se résument encore une fois à de la psychologie de télévision (des daddy/mommy issues), et les dialogues très mélodramatiques sont gentiment ronflants. Un épisode qui n'a pas su m'intéresser de bout en bout, mais au moins, il ne m'a pas donné envie de me jeter par la fenêtre.
- Bilan saisonnier -
Je vais forcément me répéter, mais j'ai trouvé l'ensemble de cette saison 1 assez médiocre. Pourtant, je n'ai rien contre le concept même d'une série Starfleet Academy (les romans young adult sortis dans les années 90, aux premiers volumes écrits par Peter David, étaient sympatoches) mais cette série semble tout simplement incapable de concevoir l'idée même de Starfleet Academy autrement que par le filtre des séries de lycée américaines CW des années 1990-2000 : des personnages immatures, des émotions toujours à fleur de peau, des structures, une année scolaire et des événements typiquement américains, une représentativité mécanique, etc.
Ce qui se combine malheureusement aux tendances récurrentes du Star Trek cuvée Kurtzman, pour qui moderniser la franchise signifie empiler les effets spéciaux, une menace galactique, un personnage principal exceptionnel directement lié à celle-ci, du fanservice et des scènes larmoyantes et nombrilistes de personnages qui passent leur temps à parler de leurs sentiments, de leurs problèmes, de leur mal-être, etc.
Un empilage qui plaira certainement à certains, mais personnellement, j'ai suffisamment vu ce type de programmes durant mes jeunes années pour être vacciné à vie. Et autant des scénaristes compétents et expérimentés pourraient parvenir à transcender tout ça pour donner quelque chose d'inédit, d'original et de qualitatif, autant une grosse partie de l'équipe en place (comme beaucoup de scénaristes de séries de l'ère streaming) n'est pas au niveau (exactement comme pour Discovery, en fait).
Cela dit, si seconde saison il y a, je ne serais pas contre Reno aux commandes de l'Athena, avec une rotation de cadets (les actuels, ainsi que de nouveaux visages) en stage d'observation à bord, secondant l'équipage habituel qui n'est apparu que dans le pilote du programme.
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Afterburn (2025) :
Dans un futur proche où la planète a été victime d'une éruption solaire ayant détruit la majeure partie des ressources technologiques, Jake (Dave Bautista), ex-chasseur de trésors, travaille pour le nouveau Roi d'Angleterre, August Valentine (Samuel L. Jackson), qui lui demande de retrouver et de lui ramener des antiquités. Sa dernière cible, la Mona Lisa, actuellement quelque part en France, sous le contrôle du Général Volkov (Kristofer Hivju)...
Un DTV du réalisateur de Day Shift et de The Killer's Game (d'ailleurs, on se demande si le personnage de résistante française d'Olga Kurylenko n'était pas initialement conçu pour Sofia Boutella), coécrit par Nimrod Antal (Predators) et adapté d'un comic-book de chez Red 5 Comics, en chantier depuis 2008 et passé entre de nombreuses mains avant d'être finalement tourné.
Le résultat, un film d'action post-apocalytique pas désagréable, ne casse pas forcément des briques, mais propose des éléments un peu WTF (le tout se déroule entre St Quentin et Amiens, tourné dans les pays de l'Est ; Batista passe tout le film dépassé par les événements et à jouer de manière plus comique que sérieuse, les méchants ont une esthétique nazie, il y a des tanks, des explosions spectaculaires, des cannibales yamakasi, des gerbes de sang caricaturales...) sur un fond de film d'action-aventure (le saut sur le train, la recherche de trésor) qui rend le tout regardable.
Ça ne transcende jamais son statut de DTV au budget limité, ça oublie des éléments en cours de route (le chien !) et ça reste globalement superficiel, mais je n'ai pas détesté.
Un petit 3/6
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