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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

Les bilans de Lurdo - Twisted Metal, saison 2 (2025)

Publié le 9 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Science Fiction, Thriller, Review, USA, Peacock, NBC

Sympathique mais un peu foutraque, la première saison de Twisted Metal, série Peacock adaptée des jeux vidéo du même nom, fonctionnait sur le capital sympathie de sa distribution, et sur un désir de coller à l'univers décomplexé et bourrin des jeux, malgré des limites de budget ou de ressources évidentes.

Pour sa saison 2, la série voit les choses en plus grand : deux épisodes de plus, un peu plus de budget à l'écran, et un tournoi opposant une bande de conducteurs tous plus déjantés les uns que les autres, pour une nouvelle fournée d'épisodes déglingués et très agréables à suivre...

Twisted Metal, saison 2 (2025) :

Alors que Quiet (Stephanie Beatriz) a rejoint un gang exclusivement féminin, John (Anthony Mackie) fait tout son possible pour échapper à Raven (Patty Guggenheim), qui tente de faire de lui son pilote dans un grand tournoi organisé par le malfaisant Calypso (Anthony Carrigan). Car Calypso promet au gagnant d'exaucer son souhait, quel qu'il soit. De quoi attirer des compétiteurs venus de tous les horizons... y compris Sweet Tooth (Samoa Joe), Quiet et John, qui se retrouvent alors que commencent les affrontements. 

Une saison 2 que j'ai préférée à la saison 1, et pour une simple et bonne raison : la structure de tournoi sur laquelle la saison repose donne au programme une direction, une énergie et une dynamique particulièrement agréables.

C'est bien simple, une fois que la série boucle les éléments narratifs de la saison 1, et que Quiet et John se retrouvent, le programme trouve un rythme de croisière assez efficace, alternant présentation de personnages excentriques et péripéties improbables, à mesure que se déroulent les différents rounds de la compétition.

Les responsables du casting, soit dit en passant, ont bien fait leur travail : tous les nouveaux arrivants sont amusants, de Mayhem (Saylor Bell Curda), l'adolescente rebelle et mythomane particulièrement attachante, à Axel (Michael James Shaw), un rôle qui aurait probablement été attribué à Terry Crews il y a dix ans, en passant par la nouvelle Raven (Madysinn de She-Hulk remplace Neve Campbell), Mr. Grimm (Richard de Klerk) et ses voix imaginaires, Vermin (Lisa Gilroy) l'exterminatrice d'insectes, ou encore Calypso, un Anthony Carrigan qui s'éclate et cabotine comme ce n'est pas permis...

La distribution fonctionne d'autant mieux que chaque personnage a droit à son développement et à ses moments un peu plus sincèreq, au milieu de toute cette folie ambiante. C'est un point fort du programme : oui, tous les personnages sont déglingués, des cartoons vivants embarqués dans une histoire pas très sérieuse, mais la relation Quiet/John reste crédible, le lien de ce dernier avec sa sœur perdue et retrouvée (Tiana Okoye) sonne juste, et la famille recomposée de John/Quiet et Mayhem est sympathique (tout en restant totalement absurde, cf les montages du dernier épisode).

À l'identique, Stu (Mike Mitchell) évolue, passant du sidekick de Sweet Tooth à son "fils" de substitution, s'affirmant de manière peu probante au contact de son compère Mike (Tahj Vaughans) et du nouvel ami de celui-ci, l'ex-cannibale Dave (Johnno Wilson).

Bref, pour faire simple, la saison est assez nerveuse, part parfois dans des directions inattendues (le passage par la case lycée et bal de promo, pas forcément indispensable mais pas désagréable pour autant), se montre plus spectaculaire et maîtrisée dans l'action, continue de flirter avec l'absurde et le n'importe quoi, et n'oublie jamais ses personnages en cours de route.

Tout au plus pourrais-je regretter le Minion final, tout droit sorti de Power Rangers plutôt qu'un véhicule blindé indestructible, et aurais-je préféré que la production ne ramène pas Stu aussi rapidement dans le final.

Mais bon, dans l'ensemble, Twisted Metal continue d'être une adaptation vidéoludique plus qu'honorable, et un divertissement estival tout à fait louable, pour peu qu'on adhère à l'ambiance générale et au ton excentrique du tout.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #203 - The Fix (2024)

Publié le 7 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Critiques éclair, Science Fiction, Review, Afrique du Sud, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Fix (2024) :

Dans un monde où la pollution a rendu l'air toxique, Aethera, une grande corporation, propose (moyennant finances) un remède permettant de se passer temporairement de masque. Mais d'autres travaillent aussi à un remède plus permanent, et lorsque Ella (Grace Van Dien), effigie des produits Aethera, ingère une drogue de synthèse lors d'une fête, voilà qu'elle commence à muter et à développer des capacités étranges lui permettant de résister aux toxines... et bien plus encore.

Pas du tout accroché à ce métrage sud-africain de science-fiction/anticipation, qui propose des idées ambitieuses (à défaut d'être particulièrement originales), mais est bien trop approximatif et maladroit pour rendre le tout convaincant : l'écriture, l'interprétation, la post-synchro, le maquillage, tout manque de rigueur, et la narration peine à rendre le tout captivant, ou à emmener le récit et ses personnages dans des directions intéressantes.

Bof.

Un petit 2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Alien : Earth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, FX, Disney

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Alien : Earth, saison 1 (2025) :

Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...

Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).

Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.

Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.

C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.

Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé. 

Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).

D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).

Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Astronaut (2025)

Publié le 28 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Thriller, Science Fiction, Oktorrorfest, USA, Review

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Astronaut (2025) :

De retour d'un voyage spatial à la rentrée chaotique dans l'atmosphère, Sam (Kate Mara), astronaute, est aussitôt installée dans une luxueuse demeure gouvernementale sécurisée en pleine forêt, pour y subir toute une batterie de tests réglementaires. Mais rapidement, sous surveillance, elle commence à se demander si elle est bien revenue seule de sa mission, ou si une forme de vie inconnue ne l'a pas accompagnée...

Un thriller paranoïaque plutôt prévisible, à la bande originale envahissante et sans subtilité, et qui, au terme de plus d'une heure, propose un rebondissement assez éventé et télégraphié, qui fait basculer le tout d'un film vaguement horrifique vers quelque chose de plus générique et bienveillant, avec un propos sur l'adoption qui tranche un peu sur tout le côté anxiogène de la première partie.

Mouais. C'est bien interprété, mais je ne suis pas convaincu.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ick (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, Review, USA, Science Fiction

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Ick (2025) :

Dans la petite ville d'Eastbrook, envahie depuis des décenniers par le Ick, une plante inoffensive qui se développe très lentement, Hank Wallace (Brandon Routh), ancien footballeur vedette du lycée, vit une vie médiocre de professeur de science. Jusqu'au jour où il réalise que le Ick devient agressif, et est capable de posséder les humains pour se propager ; et alors que les habitants de la ville semblent tous sceptiques et indifférents, Hank va tout faire pour tenter de protéger Grace (Malina Weissman), la fille de sa petite-amie d'alors (Mena Suvari), qui pourrait bien être sa fille biologique...

Après Detention (2011), Joseph Kahn revient à l'horreur/comédie, enrobée cette fois-ci d'une nostalgie pour les années 2000 (le film est bourré de morceaux de pop-punk de l'époque), et d'un pseudo-propos politico-engagé ultra-maladroit sur l'état actuel de la société (Covid, réchauffement climatique, Trump, MAGA, etc... la métaphore est tellement sous-développé qu'on peut y voir ce que l'on veut), assorti de vannes sur la génération woke actuelle, histoire de contre-balancer.

Le reste, c'est du Joseph Kahn typique : la forme et le détachement ironico-cynique prennent le pas sur le fond, c'est monté de manière tellement clippesque et cut que l'on a l'impression de regarder le film à une vitesse de x1.25 ou 1.5, tous les personnages secondaires (des ados à la scientifique du gouvernement en passant par tous les adultes) sont des caricatures ambulantes uniquement là pour se faire posséder et tuer de la manière la plus spectaculaire possible, c'est joyeusement surjoué, rien n'est vraiment crédible... bref, Joseph Kahn fait son truc, on adhère ou pas.

Bizarrement, quand le monstre passe à l'attaque et commence à posséder des gens, le film commence à ronronner jusqu'à sa conclusion, le côté très approximatif et bordélique du scénario empêchant le métrage de se structurer et de gagner en puissance : progressivement, on devient indifférent au tout numérique du Ick et de ses zombies (pourtant visuellement réussis), et cette succession de morts tentaculaires devient redondante. 

Après une première partie assez fatigante (je ne suis pas grand fan du style Kahn), j'ai donc fini par m'ennuyer, et par me dire que, dans le genre, j'aurais probablement préféré revoir The Faculty de Rodriguez, ou Slither de James Gunn.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - M3GAN 2.0 (2025)

Publié le 15 Octobre 2025 par Lurdo dans Action, Science Fiction, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Cinéma, Oktorrorfest

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M3GAN 2.0 (2025) :

Lorsqu'Amelia (Ivanna Sakhno), un androïde militaire utilisé par le gouvernement américain, se rebelle contre sa programmation et disparaît, les autorités tentent d'interroger Gemma (Allison Williams), sa nièce Cady (Violet McGraw) et son équipe de chercheurs (Brian Jordan Alvarez, Jen Van Epps). Car Amelia, construite à partir des plans de M3gan, a prévu d'exterminer la race humaine... et seule la véritable M3gan (Amie Donald/Jenna Davis), qui a survécu, dématérialisée, et observe Gemma et Cady depuis plusieurs années, semble en mesure d'arrêter cette menace.

Et voilà, forcément. Le premier M3GAN, par la magie des réseaux sociaux et d'un campagne promotionnelle visant les jeunes et leur amour des memes, avait connu un succès improbable, avec son ironie goguenarde, et son ton jamais suffisamment sérieux pour convaincre ; donc forcément, pour cette suite bigger louder, on prend les mêmes curseurs, et on les pousse toujours plus loin.

Exit cependant la tentative de thriller horrifique familial du premier, place à un grand n'importe quoi, mélange de technothriller, d'arts martiaux, de science-fiction, de film de braquage, d'espionnage, de remake de Terminator 2 (le méchant robot qui revient dans la suite mais est gentil et protège un enfant d'un nouveau modèle de robot plus avancé, et les protagonistes qui tentent de mettre la main sur une carte-mère gardée dans les locaux d'une société de la tech...), de parodie (Jemaine Clement avec ses faux abdos), etc, avec combats de kung-fu, références random (le thème de K2000, Amelia qui fait un fulguropoing, sa main qui devient la Chose de la Famille Addams, etc), moments WTF (M3gan qui se prend pour Tom Cruise dans Mission Impossible avec son wingsuit) et de fanservice (le moment de danse inutile), une Gemma toujours antipathique au possible...

Le tout toujours avec ce ton moqueur et ce second degré, délibérément kitsch et forcé, qui est censé tout excuser et justifier, mais ne fait qu'affaiblir chacune des parties de ce tout bancal, bordélique et qui dure près de deux heures.

Alors à ce niveau, ça n'a plus grand chose à faire dans le cadre de l'Oktorrorfest (pas un gramme d'horreur dans tout ça), et ça n'a pas grand intérêt non plus.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Stereoscope (2024)

Publié le 4 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, USA, Review, Jeunesse

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Stereoscope (2024) :

Lorsque Callie (Bree Winslow) retrouve, parmi les possessions de son père disparu, une petite visionneuse artisanale, elle réalise bien vite que l'objet permet de percer le voile séparant les dimensions parallèles, et de voir ce qui se déroule dans d'autres réalités. Mais alors qu'elle utilise la visionneuse pour tenter de retrouver son père, elle découvre que le Reek, une créature sanguinaire vivant entre les dimensions, les traque, elle et ses proches...

Un long-métrage produit pour Crypt.tv, plateforme de streaming en ligne créée par Eli Roth et Blumhouse (entre autres), adapté d'un court métrage de 3 minutes de 2017, et diffusé en 2020 sous forme d'une série d'une dizaine d'épisodes de 7-10 minutes sur Facebook... ce qui explique probablement pourquoi le produit fini, une fois compacté sous forme de long-métrage, souffre d'un rythme aussi inégal et de moments redondants.

C'est dommage, parce que le concept n'est pas désagréable (même si, honnêtement, ça fait très épisode de Fais-moi peur ou Chair de Poule artificiellement rallongé) et que Bree Winslow fait une protagoniste sympathique. Mais entre le format hoquetant, la caractérisation et l'interprétation inégales (les deux facteurs manquent clairement de subtilité, notamment au niveau de la mère dépressive de Callie, interprétée par Prema Cruz), et le budget clairement limité, c'est globalement assez oubliable.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ash (2025)

Publié le 2 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Review, USA, Thriller

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Ash (2025) :

Lorsqu'elle revient à elle, amnésique, Riya Ortis (Eiza González) réalise qu'elle se trouve sur une planète éloignée, dans une base spatiale dont tous les autres occupants sont morts dans d'atroces souffrances. Et alors que de multiples souvenirs grotesques ressurgissent et la hantent, Brion (Aaron Paul), un inconnu, arrive sur place, après avoir supposément reçu un message de détresse de la base alors qu'il était en orbite... 

Pas grand chose à en dire, de ce Ash pourtant assez bien accueilli par la critique.

Un film d'horreur/SF Shudder réalisé par Flying Lotus, un rappeur/producteur de musique/DJ, Ash lorgne sur beaucoup de choses familières (de Alien à Dead Space en passant par Event Horizon et autres The Thing) et propose un métrage assez mollasson qui se repose entièrement sur ses images (très stylisées et monochromes), son montage (déconstruit et bourré de flashbacks/jump scares) et sa musique (très Vangelis/Carpenter).

Le reste ? Mwébof. Gonzalez passe le plus clair de son temps dans un état fébrile et apeuré, le scénario ressemble à un jeu vidéo où le protagoniste retrouve ses souvenirs en collectant des journaux de bord, et la fin laisse de marbre.

Je suppose qu'on appréciera plus ou moins selon que l'on accroche ou pas à la vision artistique du réalisateur : je suis resté à la porte, et je me suis bien ennuyé.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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Critique éclair #200 - Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025)

Publié le 12 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Thriller, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA

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Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :

Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...

Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.

Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.

Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.

Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.

Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).

2.25/6 

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