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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

Critique éclair #150 - Mickey 17 (2025)

Publié le 19 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Cinéma, Review, Drame, USA, Corée

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mickey 17 (2025) :

En 2050, pour échapper à ses dettes, Mickey Barnes (Robert Pattinson) accepte de se faire cloner et de devenir un Remplaçable dans le cadre d'une mission de colonisation de la planète Niflheim, mission menée par le politicien/gourou Kenneth Marshall (Mark Ruffalo) et son épouse (Toni Collette). Utilisé comme cobaye et envoyé dans toutes les missions les plus dangereuses, Mickey trouve ainsi régulièrement la mort, mais ses souvenirs sont alors immédiatement implantés dans le corps d'un clone numéroté. Jusqu'à ce que Mickey 17, réservé et névrosé, soit sauvé d'une mort atroce par un Rampant, une forme de vie originaire de Niflheim, que Marshall veut exterminer. De retour à sa base, Mickey découvre que son clone Mickey 18, agressif et violent, a déjà été activé, et que, désormais hors-la-loi, les deux Mickey doivent composer l'un avec l'autre... et avec le massacre des Rampants qui se prépare.

Mouais. Un film de science-fiction de Bong Joon-ho, réalisateur de The Host, Snowpiercer, Okja et Parasite, qui continue son approche très satirique de la société pour dénoncer plein de choses (lutte des classes, religion, autoritarisme, destruction de la planète), en adaptant un roman, pour un résultat de 137 minutes qui... m'a laissé de marbre.

Cela dit, je ne sais pas vraiment ce qui a été, à mes yeux, la goutte qui a fait déborder le vase : l'interprétation très particulière de Pattinson dans son double rôle (avec narration en voix off aux faux airs de Steve Buscemi), pourtant raccord avec le surjeu total et caricatural de tout le monde ? Son alchimie très moyenne avec Naomi Ackie ? La satire gentiment balourde et pataude de cet univers ? Le rythme mollasson du métrage ? Le côté antipathique et outrancier de tous les personnages ? Les multiples digressions bordéliques ?

Un peu tout ça, et son contraire, je suppose. Une chose est sûre : à part le côté visuel, les effets spéciaux, et les bestioles plutôt réussies, je n'ai pas accroché à ce métrage longuet, à sa narration, à son humour finalement pas très drôle et à son ton déglingué.

Dommage, les intentions semblaient bonnes.

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

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Critique éclair #148 - The Electric State (2025)

Publié le 14 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Aventure, Science Fiction, Action, USA, Review, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Electric State (2025) :

Dans une Amérique se remettant à peine d'une guerre civile contre les robots, Michelle (Millie Bobby Brown), une adolescente, découvre que son frère décédé est encore en vie, son esprit contrôlant à distance un petit robot traqué par les autorités. Elle part avec lui à l'aventure, à la recherche de l'enveloppe corporelle de son frère, aux mains de la corporation Sentre. En chemin, elle rencontre John Keats (Chris Pratt), ex-soldat devenu contrebandier, et elle part pour la zone d'exclusion, une réserve où sont parqués tous les robots survivants...

Après The Gray Man, nouveau film des frères Russo pour Netflix (qui retrouvent ici leurs scénaristes de Marvel et Alan Silvestri à la musique), nouveau gros budget, et nouveau flop, qui s'est fait massacrer par les critiques américains, trop contents de se payer la tête d'anciens de Marvel (il n'y a qu'à voir le nombre de critiques US qui profitent de l'occasion pour déverser tout leur mépris pour les films de superhéros et pour le travail précédent des Russo, de Pratt ou de Millie Bobby Brown, comme si, rétroactivement, ils avaient toujours détesté leurs films, ces mêmes films auxquels ils avaient pourtant donné des critiques positives à l'époque).

Après, indépendamment des préjugés et de la mauvaise foi des critiques, il faut bien avouer que cette nouvelle adaptation d'un livre de Simon Stålenhag (après Tales from the Loop, la série d'Amazon qui ne m'avait pas vraiment convaincu) est loin d'être réussie.

On est ici dans un blockbuster très générique, bourré d'effets spéciaux souvent gratuits et inutiles (oui, forcément, il fallait bien montrer des robots, mais fréquemment, on sent que les Russo avaient carte blanche au niveau budget/sfx, et qu'ils en ont mis partout, plus que nécessaire), où Pratt fait du Pratt, MBB du MBB, Stanley Tucci du Tucci, Giancarlo Esposito de l'Esposito, bref, c'est un peu en pilotage automatique, et ça peine à imposer un rythme quelconque.

On se retrouve donc avec un métrage d'aventure pas très palpitant, aux choix capillaires discutables, à l'illustration musicale juke-box, qui tente d'invoquer des notions de justice sociale, d'égalité, d'anti-racisme et anti-discrimination, mais le fait de manière assez pataude (à l'image du speech final de MBB, balourd et donneur de leçons, sur une version mélancolique de Wonderwall), et dont les rebondissements sont assez téléphonés.

Alors il y a quelques moments efficaces, notamment durant la bataille finale (les effets numériques sont réussis), et l'univers n'est pas désagréable, mais je dois dire que je suis resté très passif et indifférent à cette proposition trop souvent creuse et plate.

2.25/6 

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Critique éclair #147 - Tekken (2009)

Publié le 12 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Jeu vidéo, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tekken (2009) :

En 2039, après une guerre mondiale destructrice, 8 mégacorporations se sont partagé les ruines du monde libre. La plus puissante, Tekken Corp, est dirigée d'une main de fer par Heihachi Mishima (Cary-Hiroyuki Tagawa) et son fils (Ian Anthony Dale), qui ensemble, organisent le tournoi du King of Iron Fist, un tournoi dans lequel s'affrontent les représentants des 8 corporations. Mais lorsque la mère de Jin Kazama (Jon Foo), jeune contrebandier vivant dans les taudis de Tekken City, trouve la mort aux mains des sbires de Mishima, Jin décide de participer au tournoi pour se rapprocher de ce dernier et se venger...

Une adaptation vidéoludique dont j'ignorais même jusqu'à l'existence, confiée à Dwight Little (réalisateur de tv et de quelques métrages d'action pas parmi les meilleurs) et au scénariste de Spawn et de Détour Mortel... pour un résultat assez mauvais et fauché, ce qui ne surprendra personne.

Visuellement assez sombre, pas très bien filmé, avec des affrontements brefs et assez mal montés (pourtant, certains de ces personnages sont interprétés par des artistes martiaux tout à fait compétents... qui ne sont jamais mis en valeur), du nu-métal très daté à la musique, et un rythme global particulièrement mou, qui préfère se perdre dans des sous-intrigues et du mélodrame insipides (nan mais la romance entre Jin et Christie alors que la copine de Jin passe tout le film à le regarder sur des écrans, au secours) plutôt que de se limiter à un tournoi dynamique et efficace, ce Tekken peine à intéresser sur la durée.

Pourtant, un véritable effort est fait pour ressembler visuellement aux personnages principaux de la franchise (malgré des postiches et des maquillages un peu cheaps), et les acteurs s'en sortent honorablement (Luke Goss, notamment, y croit vraiment), mais le tout est vraiment typique de ces adaptations approximatives de jeux vidéos comme il y en avait tant dans les années 2000.

2/6

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Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

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Critique éclair #139 - SEMAINE WALPURGIS - Elevation (2024)

Publié le 29 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Science Fiction, Critiques éclair, Walpurgis, Review, USA

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Elevation (2024) :

Depuis 3 ans, l'humanité est menacée d'extinction par des formes de vie prédatrices sorties de nulle part. Seule échappatoire possible : se réfugier au dessus de 2500 m d'altitude, où les créatures ne peuvent survivre.  Parce que son fils malade a besoin de soins, Will (Anthony Mackie) part en chercher et quitte alors la zone de sécurité où il survit, accompagné de Katie (Maddie Hasson) et de Nina (Morena Baccarin), une scientifique à la recherche d'un moyen de vaincre l'envahisseur...

Le réalisateur de L'agence et de Spectral décide de nous faire une redite de Sans un bruit, en changeant vaguement un paramètre (à la place du silence, ici, c'est l'altitude), et nous propose donc ce thriller de science fiction/film de monstres assez médiocre, où dominent le gris, le marron, et la boue.

Un film assez terne où ne surnagent que quelques plans sur la nature montagnarde, le reste étant vu, revu et sans réelle inspiration.

Les dialogues, notamment, sont bourrés d'exposition maladroite et de répliques clichées, mais aussi le design de base des monstres (croisements hybrides entre un félin, un scorpion, un poulpe et un ankylosaure), les effets spéciaux (fréquemment approximatifs), le sound design (sans originalité) et la caractérisation des personnages, qui ont des réactions assez stupides (tirer au lance-grenade dans les tunnels d'une mine, voire même tirer tout court, tout le temps, alors qu'on nous répête encore et encore que les armes à feu ne font rien aux monstres) ou font tout pour attirer l'attention des prédateurs (mention spéciale à Mackie, qui passe son temps à se cogner dans tout ce qui bouge, que ce soit à pied ou en voiture).

Ajoutez à cela une dernière ligne droite générique au possible, avec un rebondissement télégraphié, et voilà, un thriller de SF ultra-dérivatif digne d'une production pour plateforme de streaming (à se demander, d'ailleurs, si ce n'était pas le but à l'origine).

2/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Tales from the Void, saison 1 (2024)

Publié le 27 Avril 2025 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Télévision, Canada, Review, Critiques éclair, Walpurgis, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Tales from the Void, saison 1 (2024) :

Six épisodes pour cette anthologie canadienne diffusée sur Screambox et adaptée des histoires de redditeurs publiées sur le subreddit r/nosleep (et mises en avant par le podcast du même nom). Au programme, des épisodes à la durée très variable, suivis d'une interview du redditeur à l'origine de l'histoire adaptée (une séquence n'ayant pas un grand intérêt en soi, d'autant que tout le monde est ravi du résultat final ou de l'histoire de base, qui laissent pourtant fréquemment à désirer).

- 1x01 - Into The Unknown : Dans une banlieue isolée, un mystérieux carré noir apparait, flottant au dessus du sol, et attirant la curiosité des habitants du quartier...

Joe Lynch à la réalisation d'un segment pas désagréable visuellement, mais qui peine à bien établir les rapports de force en présence, propose une caractérisation jamais totalement crédible, se concentre étrangement sur le "boss" du coin, et finit par singer un peu Under The Skin dans les visuels de son final en queue de poisson. Bof. Et puis honnêtement, l'interview en post-show est tellement déconnectée du résultat (tant l'auteur que le podcaster parlent de thématiques totalement absentes et de personnages supposément terre-à-terre et réalistes... alors que pas du tout) que ça n'aide pas.

- 1x02 - Fixed Frequency : Des adolescents désœuvrés passent leurs nuits en vélo à pirater les fréquences des moniteurs bébés du quartier, pour faire peur aux jeunes parents. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un tueur en série, qui les traque un à un...

Des jeunes en vélo dans une banlieue typiquement 80s, avec une musique rétro synthwave... ce n'est pas sur le plan de la forme que cet épisode fait preuve d'originalité. Sur le fond, ça fonctionne à peu près, et le concept est efficace (bien que très "histoire qu'on se raconte au coin du feu pour se faire peur" dans sa simplicité et même si ces 20 minutes semblent en durer 30 tant elles sont un peu répétitives). Pas mauvais, mais pas exceptionnel.

- 1x03 - Starlight : Un créateur de contenu raté, égocentrique et obsédé par la célébrité accepte de participer à un quizz télévisé, mais finit par réaliser que sa vie est en danger...

Bof. Un récit pas très original, qui téléphone beaucoup ses effets, un acteur principal qui aurait mérité d'être mieux dirigé, et un tout un peu sous-développé et basique.

- 1x04 - Carry : Un jeune couple de grenouilles de bénitiers attend un enfant, mais lorsque ce dernier s'avère malformé, le problème de l'avortement se pose...

Tout un récit assez balourd sur la religion et l'avortement à l'Américaine, avec une réalisation en plans débullés, et un récit totalement premier degré sans grand chose de fantastique ou d'horrifique, à part deux plans et demi sur un bébé difforme en latex. À nouveau, un énorme bof.

- 1x05 - Plastic Smile : Une fillette en détresse vivant en compagnie de sa mère droguée se persuade qu'un bosquet tout proche est une porte vers le monde féérique...

Encore quelque chose de très moyen, plutôt bien interprété par la fillette, mais inutilement surchargé de moments et d'idées inutiles et forcées, notamment le gimmick de la VHS assez bancal, qui affaiblit le twist de fin.

- 1x06 - Whistle in the Woods : Une collégienne aventureuse et rebelle vient passer une après-midi dans la famille de sa nouvelle meilleure amie, mais rapidement, elle découvre que toutes les nuits, à 3h03 du matin, une créature maléfique tente d'attirer cette famille à l'extérieur, dans la forêt.

Peut-être le seul segment vraiment réussi du lot, une histoire à mi-chemin du conte de fées, avec deux adolescentes sympathiques et qui sont crédibles, une créature intrigante, et une montée en puissance efficace.

- Bilan -

Un bilan assez simple - on ne s'improvise pas auteur de fiction, et être un redditeur assidu qui écrit de nombreux creepypastas ne garantit pas la qualité réelle de son travail littéraire.

Après, j'ignore quel degré d'adaptation ces récits ont subi, et si c'est la raison (en plus du manque de budget évident) de la médiocrité de la majeure partie de ces épisodes, mais... honnêtement, ce n'était vraiment pas terrible, tant dans le concept que dans l'exécution.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Harley Quinn, saison 5 (2025)

Publié le 20 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Télévision, USA

Cinquième saison pour la série animée HBO Max, après une saison 4 un peu bordélique, et un changement complet de cadre, puisque l'action se déroule désormais à Métropolis : de quoi donner un léger sentiment de finalité, voire de spin off à cette cuvée 2025 en dix épisodes de 22 minutes, qui se termine d'une manière assez définitive, et qui, si la série continue, implique d'autres bouleversements déjà annoncés.

Harley Quinn, saison 5 (2025) :

Pour lutter contre le malaise qui s'installe dans leur couple, Harley Quinn (Kaley Cuoco) et Poison Ivy (Lake Bell) partent s'installer à Métropolis, où Lena Luthor (Aisha Tyler) les accueille à bras ouverts. Mais rapidement, il apparaît que Lena et Brainiac (Stephen Fry) travaillent de concert, et que Superman (James Wolk) n'est pas là pour les arrêter...

Une nouvelle saison à Métropolis, donc, mais qui n'a de cesse de ramener les figures incontournables de la série, et d'apporter une sorte de conclusion à leurs arcs respectifs (attention spoilers) : Bane est en couple et élève Boucle d'or ; Frank connaît un sort funeste et confie la garde de sa fille, Frankette, à Harley et Ivy ; Clayface passe toute la saison à se faire passer pour Perry White et à forcer le Daily Planet à chanter ses louanges, King Shark est père de famille nombreuse et utilise Harley et Ivy comme ses babysitters...

Et à côté de cela, les scénaristes utilisent un certain nombre de personnages secondaires issus de l'univers Superman : Superman, qui déprime parce que personne n'a besoin de lui et qui part se ressourcer ; Lois, qui lui en veut ; Lena Luthor, qui prend Harley et Ivy sous son aile et règne sur Métropolis ; Bruce Wayne, en couple avec Lena ; Brainiac, qui constitue ici la principale menace de la saison...

Car en effet, après un début de saison centré sur l'arrivée de Harley et Ivy à Métropolis, et leur couple au point mort, tout se concentre sur les manigances de Lena (qui veut en remontrer à son frère) et Brainiac (qui veut rendre Metropolis parfaite avant de la mettre sous verre), ce qui permet de mélanger un peu les personnages, leurs dynamiques, etc... et, paradoxalement, donne un tout un peu plus premier degré et moins trashouille qu'avant.

Harley Quinn (la série), s'assagit, et ça fonctionne : le show passe deux épisodes sur Jason Woodrue et sur l'origin story de Poison Ivy, consacre un épisode "dramatique" à l'origine de Brainiac (ici décrit comme un père de famille ayant perdu pied suite à la mort des siens alors qu'il était en mission, et qui s'imagine désormais parler au fantôme de son animal domestique), passe un épisode à raconter une murder party chez Bruce Wayne, avant d'entamer sa dernière ligne droite, consacrée au combat contre Brainiac et Lena.

Ça reste déjanté, décalé et amusant (la comédie musicale !), mais le fait d'avoir un fil directeur plus sérieux et moins puéril (le grand final est à ce titre très dramatique) et de ne pas rendre les "héros" DC totalement incompétents (Batman/Bruce passe certes une partie de la saison à avoir des problèmes de couple, mais il se reprend in extremis - avec l'aide du Joker (!) - et le sauvetage final de Superman est triomphal) est rafraîchissant. Sans compter que l'émotion n'est pas absente, même si elle est parfois forcée.

Si la série s'arrête sur cette cinquième saison, ce serait une fin plutôt convaincante. Si elle revient radicalement différente, comme les showrunners le laissent entendre... on verra bien.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 3 (2025)

Publié le 17 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science Fiction, Amazon, Review, USA, Drame, Télévision

Saison 3 de la série Amazon adaptée des comics de Robert Kirkman, Invincible revient donc (après une saison 2 m'ayant laissé un peu mitigé) avec 8 épisodes de 45-60 minutes, toujours plus violents, toujours plus sanglants, bref, toujours plus fidèles au comic book...

Invincible, saison 3 (2025) :

Désormais fermement opposé aux méthodes de Cecil (Walton Goggins), Mark (Steven Yeun) tente de concilier son quotidien superhéroïque, sa romance naissante avec Eve (Gillian Jacobs), et son rôle de grand-frère auprès d'un Oliver (Christian Convery) qui découvre l'étendue de ses pouvoirs et de son héritage viltrumite. Pour ne rien arranger, Powerplex (Aaron Paul), un nouveau superméchant, tente de se venger de Mark et du danger qu'il représente lors de ses combats... et Angstrom (Sterling K. Brown) fait son retour, accompagné d'une armée de doubles de Mark provenant d'univers parallèles.

Au moment où j'écris ces lignes, le dernier épisode la saison vient d'être diffusé, l'internet est en extase, Invincible est "la meilleure série animée de tous les temps", c'est exceptionnel, Marvel et DC sont atomisés, et en plus Invincible est dans Fortnite, c'est bien la preuve que c'est trop audacieux, intelligent et génial.

La routine, en somme, pour une série qui reste fidèle à elle-même et à son modèle papier... même si cela implique l'utilisation de tropes, de thématiques et de rebondissements qui arrivent un peu après la bataille.

Ici, en l'occurrence, toute la saison s'articule autour du refus de Mark de tuer, et de comment, face aux événements tragiques qui s'accumulent, il finit par réaliser que c'est un mal nécessaire, et que le monde n'est pas manichéen. Et tout cela, ça passe par une succession de Kobayashi Maru scénaristiques, qui s'empilent encore et encore, jusqu'à ce que Mark cède : un peu artificiel, surtout au format condensé d'une saison télévisuelle.

Ce côté artificiel est en effet partiellement hérité du comics, mais amplifié par le format tv, et chaque sous-intrigue semble ainsi manipulée pour amener le spectateur aux mêmes conclusions que celles qui sont imposées à Mark ; ici, la rupture de Mark avec Cecil et son organisation, une rupture contrebalancée par toute une séquence retraçant la vie de Cecil, et montrant qu'il faut parfois se salir les mains pour sauver le monde ; ailleurs, la rédemption de Rex, sa romance naissante avec sa collègue et sa mort tragique (particulièrement téléphonée) ; Oliver, qui n'a de cesse d'insister sur l'inutilité d'un code moral face à des psychopathes ; la romance de Mark et Eve, qui débouche forcément sur une scène tragique servant de moteur à Mark ; Powerplex, qui veut venger la mort des membres de sa famille ; deux autres méchants, contraints de se tourner vers la criminalité pour subsister... 

Autant de sous-intrigues (sans même mentionner celle de tous les Invincibles des univers parallèles, ou encore les compromissions de Mark avec Titan, etc) qui, toutes, poussent le personnage principal à franchir la ligne rouge et à repenser sa vision du monde, de manière assez évidente et parfois maladroite.

Le tout culminant par un demi-épisode de baston ultra-sanglante (comme d'habitude) contre Conquest, histoire de conclure le programme dans un bain de sang qui, déjà, me lassait au format papier.

Je crois que c'est ça qui me fatigue un peu dans cette adaptation d'Invincible, et qui m'empêche d'adhérer au tout : j'ai déjà lu tout ça il y a 15-20 ans, et déjà à l'époque, les interrogations du style "tuer ou ne pas tuer", "le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, mais il est constitué de nuances de gris" ou "grands pouvoirs = grandes responsabilités" commençaient à être redondantes.

Alors 20 ans après, dans une série mettant à ce point l'accent sur l'ultra-violence et le gore gratuits, je souffle. D'autant que pour être très franc, l'arc des Invincibles alternatifs n'a jamais vraiment été très passionnant, et toutes les digressions de la saison, si elles ont le mérite de développer un peu l'univers et les autres personnages, ne le sont pas beaucoup plus.

Au final, force est de constater que cette saison n'avance pas énormément, que l'animation reste parfois inégale, et que le phénomène récurrent des personnages principaux toujours plus puissants, qui se font mettre en pièces mais survivent in extremis, devient lassant (encore une fois, c'était déjà très présent dans le comic-book, mais la série condense et surligne un peu tout). 

Je suis donc tout aussi mitigé qu'en saison 2, voire plus, mais un peu comme pour les comics, les fans adoreront, souvent aveuglément. 

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