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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair #200 - Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025)

Publié le 12 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Thriller, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :

Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...

Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.

Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.

Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.

Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.

Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).

2.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #199 - Lilo et Stitch (2025)

Publié le 11 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Disney, Science Fiction, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Lilo et Stitch (2025) : 

Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...

Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.

Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.

Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.

Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro. 

Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.

4.25/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Upload, saison 4 (2025)

Publié le 5 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Amazon, Science Fiction, Drame, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Télévision

Alors que le programme est créativement clairement sous respirateur artificiel depuis au moins la fin de la saison 2, Upload continue de survivre envers et contre tout sur Amazon, pour une quatrième et ultime saison diffusée en août.

Enfin, peut-on vraiment parler de saison alors que le tout ne consiste qu'en quatre épisodes d'une petite demi-heure à peine, sorte d'épilogue catapulté à l'ensemble du programme...

Upload, saison 4 (2025) :

Après leurs actions militantes, le Nathan (Robbie Amell) de Nora (Andy Allo) est décédé, et la jeune femme peine à se remettre de cette tragédie. D'autant qu'en parallèle, Ingrid (Allegra Edwards) va épouser sa version numérique de Nathan, ce qui n'a de cesse de perturber Nora...

Difficile de réaliser grand chose ou de dire grand chose en à peine plus de deux heures lorsqu'en parallèle d'une fin de show imposée, on doit gérer le destin des deux couples principaux, celui des personnages secondaires, tout en bouclant la boucle sur les principaux concepts du show, et ce en restant drôle et pertinent.

Forcément, ça coince un peu, surtout quand déjà, à la base, la série peinait à gérer tout ça quand elle avait 10 épisodes par saison. On se retrouve donc ici avec quatre épisodes assez inégaux, qui peinent à vraiment conclure la série de manière autre que larmoyante et mélodramatique : dans le premier épisode, coécrit par le fils du showrunner Greg Daniels, on a donc droit à la déprime de Nora, qui se perd dans une réalité virtuelle avec ses souvenirs de Nathan-réel, pendant qu'en parallèle, Nathan-virtuel et Ingrid célèbrent respectivement l'enterrement de vie de garçon du premier et l'enterrement de vie de jeune fille de la seconde.

De quoi continuer d'insister sur l'idée que la production et les scénaristes se sont vraiment pris d'affection pour Allegra Edwards/Ingrid, pour laquelle ils continuent de se démener et à laquelle ils ménagent beaucoup de place, alors qu'Andy Allo est coincée dans une romance peu probante et statique (ou plutôt, ça tourne en rond, puisqu'on retombe cette saison dans un cycle "Nathan est perdu à jamais/non, il y a un moyen de le sauver/sauf que ses jours sont comptés/non, il y a un moyen de le sauver" déjà vu dans la série).

Puis vient le second épisode, où l'on apprend que Horizen développe une nouvelle technologie de backup non destructif - avec ce que ça implique de chômage pour les employés actuels, de nouveau marché, d'esclavage des clients actuels de l'entreprise, etc... Comme précédemment, tout ce qui tourne autour de l'entreprise et de ses magouilles est bien trop sérieux pour son propre bien, avec notamment une Aleesha en mode espionnage industriel, pas très intéressante. Et puis globalement, la satire est faiblarde et survolée, ce qui n'aide pas du tout.

L'épisode 03 règle le compte des grands méchants cadres de Horizen, qui sont arrêtés (très facilement) par la police, et permet à Nathan et Nora de renouer, juste à temps pour l'épisode final de la série, un peu plus long, qui pousse à fond les curseurs du mélodrame (SPOILERS), entre la mort larmoyante de Nathan, le sacrifice héroïque de Luke (globalement ignorée par tout le monde tant la série n'a pas le temps de s'attarder dessus), et toute la menace d'une AI ayant atteint la singularité, et tentant de s'échapper de Lakeview après y avoir tout exterminé (on frôle Matrix, mais sans le budget et sans l'action).

Assez approximatif, tout ça, même si les spectateurs particulièrement attachés à la romance principale y trouveront probablement leur compte. De mon côté, entre les ressorts dramatiques évidents, les références datées des dialogues (Veronica Mars, vraiment, dans une série qui se déroule en 2033 ?), les personnages superflus reliquats des saisons précédentes (la supérieure hiérarchique, le colocataire, etc) et l'humour en demi-teinte, j'ai trouvé le tout assez bancal.

Il faut dire que je ne partage pas vraiment l'affection de la production pour le personnage d'Allegra, qui finit par avoir tout ce qu'elle voulait, et qu'on sent vraiment que Daniels et son équipe voulaient tout boucler en quatre épisodes, alors qu'ils n'ont jamais totalement réussi à maîtriser leur programme en temps normal.

Résultat : le show botte en touche, revient à un status-quo très familier (grosso modo, on revient aux débuts de la série), se permet quelques platitudes sur la vie, la mort, la solitude, l'amour, etc, et se termine mollement.

Une série vraiment pas indispensable, et une occasion manquée qui aurait probablement été annulée dès la fin de la saison 2 si elle avait été diffusée sur une chaîne de télévision plus classique.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Eyes of Wakanda (2025)

Publié le 4 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, MCU, Marvel, Disney, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Fantastique, USA, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo

Quatre épisodes de 25-30 minutes pour cette anthologie Disney + chapeautée par Ryan Coogler et Todd Harris, et qui se veut un regard sur les activités du Wakanda au travers des époques, en parallèle de l'histoire humaine connue...

Eyes of Wakanda (2025) :

- 1x01 - "Into the Lion's Den" : Noni (Winnie Harlow), une ex Dora Milaje trop rebelle et indépendante pour rester intégrée à cette unité, est envoyée par Akeya (Patricia Belger), l'actuelle commandante des Milaje, pour tenter d'arrête le Lion (Cress Williams), un ancien agent wakandais qui a dérobé des armes et les a utilisées pour se créer un empire et réduire ses ennemis en esclavage...

Un épisode qui prend place en pleine Antiquité, avec l'introduction des War Dogs, ces agents wakandais qui agissent en secret dans le monde extérieur et tentent de récupérer des objets et du vibranium volés au Wakanda. Plutôt dynamique et intéressant, sans être exceptionnel.

- 1x02 - "Legends and Lies" : en plein siège de Troie, Memnon (Larry Herron) tente de concilier son amitié avec Achille (Adam Gold) et sa loyauté envers le Wakanda, qui l'a chargé de récupérer un médaillon en vibranium détenu par Hélène de Troie (Joanna Kalafatis)...

Résultat un peu plus mitigé pour cet épisode, malgré quelques images somptueuses : il faut dire que toute la première partie de l'épisode, qui narre de nouveau le siège de Troie, le Cheval, etc, ne passionne guère pour peu qu'on soit familier avec cette histoire. Le duel entre Memnon et un Achille trahi, par contre, était plus probant, notamment pour la charge émotionnelle du tout.

- 1x03 - "Lost and Found" : dans la Chine des années 1400, après avoir dérobé une statue sacrée de dragon pour en récupérer la langue fabriquée en vibranium, Basha (Jacques Colimon), un War Dog wakandais nonchalant et arrogant, doit faire face à l'Iron Fist (Jona Xiao), qui veut récupérer son bien...

Un épisode plein d'action, avec un duel Iron Fist/Basha, et un côté buddy comedy avec Ebo (Isaac Robinson-Smith), le capitaine incompétent en charge de la sécurité des antiquités récupérées par les War Dogs.

Après, j'ai envie de dire que le côté arrogant et confiant de Basha est un peu agaçant, car symptomatique de la culture wakandaise, et l'écriture est un peu trop moderne (ça parle de cafeteria, ça utilise des tournures de phrase contemporaines) pour totalement convaincre. Mais visuellement, il y a un joli travail de mise en images de l'action.

- 1x04 - "The Last Panther' : en 1896, alors que l'Italie envahit l'Éthiopie, et que le Prince wakandais (Zeke Alton) et son garde du corps (Steve Toussaint), en mission pour retrouver une hache en vibranium, s'interrogent sur une intervention potentielle pour aider le pays, une Panthère noire (Anika Noni Rose) arrive du futur pour tenter de sauver le Wakanda de son isolationniste, qui finira par détruire le pays quand une menace supérieure en nombre et en puissance s'attaquera à lui..

Cette mini-anthologie joue la carte du touéliage pour conclure la saison, un peu comme What If...? en son temps, en compliquant un peu plus ici la manière dont le voyage temporel fonctionne dans le MCU, et en optant pour un ultime montage parallèle alternant 1896 avec un futur lointain, où le Wakanda affronte la Vague d'annihilation Horde.

Pas ultra palpitant, à vrai dire, notamment parce que le combat de la Reine contre les monstres extraterrestres n'a pas vraiment d'enjeux (malgré le caméo du Watcher plus tôt dans l'épisode)... cela dit, la critique implicite du Wakanda en tant que nation isolationniste n'est pas désagréable.

-- Bilan --

Une saison tout à fait regardable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu. Il faut dire que la caractérisation globale des Wakandais, leur complexe de supériorité et leur exceptionnalisme sont assez fatigants... notamment parce qu'il n'y a que peu de tension à regarder les aventures de personnages disposant de tous les atouts technologiques modernes, voire futuristes, alors que le reste de l'humanité en est encore à l'Antiquité ou au 15e siècle.

Cela dit, par la même occasion, en montrant que finalement, depuis 2000 ans, le Wakanda n'a pas tant progressé que ça, et disposait déjà de tout son équipement à l'époque, la série souligne à quel point le pays est stagnant, et finalement, il valide son propos final selon lequel le Wakanda ne peut continuer à s'isoler et à se reposer sur ses lauriers, sous peine de s'éteindre.

Ce qui est, peu ou prou, la morale de Civil War et du premier Black Panther. On tourne un peu en rond, donc, et le fait de toutélier toute la saison au personnage de Killmonger (désormais clairement identifié comme un personnage clé et indispensable de l'histoire du Wakanda), renforce encore cette impression de répéter des éléments déjà vus ou entendus.

Heureusement, EOW est visuellement très compétente et techniquement aboutie. C'est toujours ça de pris.

  

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Andor, saison 2 (2025)

Publié le 3 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Disney, Star Wars, Science Fiction, Politique, Review, USA

La revoilà enfin : Andor, la meilleure série de tout l'univers Star Wars, voire même la meilleure production de toute la franchise Star Wars selon les critiques et les fans, un programme sombre, réaliste, subtil et épique à la fois, avec des personnages ambigus et profonds, tout en nuances de gris ; une série dramatique de guerre et d'espionnage, qui ose montrer la réalité de la résistance à une force d'occupation et à un gouvernement tyrannique, qui se passe de la magie immature de la Force et des Jedis pour illustrer le vrai coût de la guerre et le sens du sacrifice, un triomphe d'écriture palpitant et tendu, bref, un chef d'œuvre incontesté du petit écran !

Ou pas.

Andor, saison 2 (2025) : 

Je me suis en effet déjà exprimé sur la première saison d'Andor, qui m'avait laissé d'autant plus mitigé que j'avais visionné le programme tardivement, en ayant conscience de la pluie de louanges et des critiques extatiques et dithyrambiques... là, on reprend les mêmes et on recommence, pour une seconde et ultime fournée, avec 12 épisodes de 45-60 minutes, divisés et diffusés en quatre arcs narratifs de trois épisodes, narrant (entre autres) la progression de la "carrière" de rebelle de Cassian Andor.

- Un an après les événements de Ferrix, Cassian Andor (Diego Luna) se fait passer pour un pilote impérial et dérobe un prototype de Tie Avenger, mais s'écrase sur Yavin et tombe aux mains de rebelles belliqueux ; dans une ferme de Mina-Rau, Bix (Adria Arjona) craint l'arrivée d'une patrouille impériale venue faire l'inventaire, et traquer d'éventuels employés sans papiers ; Mon Mothma (Genevieve O'Reilly) prépare le mariage de sa fille ; Dedra (Denise Gough) est affectée à un projet secret visant à exploiter les minérais rares de la planète Ghorman...

Premier arc... et ce n'est pas très intéressant, tout ça. Hormis le vol de l'Avenger, la sous-intrigue de Cassian l'embourbe pendant un épisode et demi dans des conflits intestins entre des rebelles incompétents et stupides (une constante, dans cette saison - l'incompétence de tout le monde) : il reste à la marge, attend son moment, et s'évade, très (trop) simplement.

La sous-intrigue de Bix a étrangement généré chez moi des réminiscences de Rebel Moon, heureusement très passagères (encore que le viol, sérieusement, bonjour le cliché) ; les mondanités et tergiversations de Mothma, le mariage à rallonge, et le bal en mode trance ringarde n'aident pas et le côté "routine du quotidien" des Impériaux ne m'a pas passionné.

Ça se décoince un peu sur tous les fronts à la fin du troisième épisode, mais le reste du temps, on est dans de la reprise mollassonne, et l'on ne m'enlèvera pas de l'idée que ces 2 h 30-3 h de métrage auraient facilement pu être divisées par deux par un scénariste plus concis. "People fail."... ouép. 

- Un an plus tard, envoyé sur Ghorman pour y rencontrer la résistance locale, Cassian laisse derrière lui Bix, qui sombre dans la drogue et souffre des séquelles de ce qu'elle a subi... en parallèle, Dedra, Syril (Kyle Soller) et les Impériaux tendent un piège à la résistance de Ghorman.

Jamais le ressenti "Tony Gilroy, son frère et leur équipe se contentent d'écrire des scripts d'une série historique sur la Seconde Guerre Mondiale, en changeant les noms et les lieux" n'aura été aussi évident et présent que dans cet arc narratif sur Ghorman, sa haute-couture, sa résistance incompétente et râleuse à bérets, et ses accents français. Une majorité des critiques et des spectateurs a trouvé ce parallèle avec la Résistance française génial et inspiré, j'ai trouvé le tout pataud et évident. Mais bon.

Trois épisodes qui, encore une fois, auraient pu être résumés en 90 minutes, avec une utilisation là aussi télégraphiée du cliché "bury your gays" (qui voit Varada Sethu revenir pour une scène de dialogues et d'émotion, avant d'être tuée d'une manière assez piteuse sur la lancée), et une sous-intrigue sur Saw Guerrera sans grand intérêt, si ce n'est de donner à Forrest Whitaker un monologue déglingué totalement gratuit.

À nouveau, dans tout ça, Cassian fait presque de la figuration, Diego Luna n'ayant l'occasion d'exister que dans une poignée de scènes, lors d'une confrontation ou deux avec Luthen (Stellan Skarsgard)... et malgré toutes les critiques parlant d'une tension extrème et constante, j'ai au contraire trouvé le tout relativement plat dans son rythme et sa mise en images.

- Un an plus tard, le retour de Wilmon (Muhannad Ben Amor) sur Yavin incite Cassian à retourner sur Ghorman pour y assassiner Dedra, alors même que la situation y est de plus en plus tendue entre la Résistance locale et l'Empire, qui pousse les autochtones à la faute. Et lorsque tout dégénère, il reçoit pour mission de faciliter l'extraction de Mon Mothma après un discours controversé au Sénat...

C'est compliqué, tout ça. Progressivement, on sent que Tony Gilroy et son équipe tentent de rattacher les wagons à Rogue One, de faire de Cassian un héros réticent au destin unique (tout le passage avec la soigneuse mystique qui lui prédit un destin héroïque) tout en appliquant des parallèles évidents avec notre monde contemporain (le speech balourd de Mothma sur les fake news, la post-vérité, etc, qui se veut grandiose et percutant, mais manque fortement de subtilité et a déjà été fait de nombreuses fois), mais il y a toujours un vrai problème de rythme, d'écriture des personnages secondaires et de tension.

Des problèmes intrinsèquement liés, à vrai dire : c'est bien gentil de passer autant de temps à nous refaire la France résistante, avec ses grèves, ses manifestations, ses toits si parisiens, etc, mais jamais les scénaristes ne parviennent à rendre le moindre de ces résistants incompétents un tant soit peu intéressants ou caractérisés.

Ce qui fait que, lorsque la tension est supposée monter, et que la manifestation vire au massacre, on s'en tape un peu, à vrai dire (quand bien même ce serait assez réussi à l'écran). Tout au plus s'intéresse-t-on à Syril, qui semble soudain réaliser qu'il fait partie des méchants... mais comme (un peu comme dans le cas de Cinta Kaz) il est immédiatement éliminé de manière très prévisible, on se dit "tout ça pour ça".

Et puis ensuite, on a droit au grand discours de Mothma au Sénat, à nouveau un épisode qui tente de faire monter la tension... mais n'y parvient pas réellement, faute d'une mise en images vraiment dynamique (l'extraction de Mothma manque vraiment de nervosité). Cassian, lui, refuse toujours de s'engager dans la Rebellion et se fait plaquer - pas grand intérêt, en soi, que ce soit à cause du développement bancal de Bix, du manque d'alchimie entre elle et Cassian, ou encore du fait que tout ça est inévitable pour que Cassian soit en solo dans Rogue One, etc.

- Un an plus tard, Luthen reçoit des informations capitales sur la nature réelle des projets de l'Empire : la création d'une arme titanesque, l'Étoile Noire. Mais alors qu'il tente de transmettre ses informations à la Rebellion, l'étau se resserre soudain autour de lui.

Trois épisodes nettement plus courts (40-45 minutes) pour boucler la boucler, éliminer tous les personnages superflus, et toutélier le tout à Rogue One... et le résultat n'est pas désagréable, mais reste mitigé.

Ces épisodes restent en effet malheureusement tributaires de la saison qui les précède, et de cette caractérisation si particulière qui fait que tous les personnages sont fréquemment incompétents (parce que "people fail"). Une grosse partie de cet arc repose ainsi sur Luthen et son "assistante" Kleyla (Elizabeth Dulau), et sur leurs liens quasi-familiaux narrés en flashback - ça se veut dramatique et touchant, avec Luthen en ex-soldat impérial dégoûté par les exactions de ses semblables, et ayant pris Kleyla l'orpheline sous son aile pour en faire une Rebelle, mais un peu comme pour le reste, ça arrive trop tard pour vraiment convaincre.

Le "sacrifice" de Luthen paraît ainsi mal conçu (que ce soit la destruction avortée de sa boutique, son hara-kiri maladroit, etc, on se dit que c'est très amateur), la mission de Kleyla pour l'achever repose entièrement sur l'incompétence des Impériaux et du personnel hospitalier, leur relation n'émeut pas vraiment (mais encore une fois, je ne me suis pas attaché à un seul personnage secondaire de la série, donc...), le sauvetage de Kleyla par Cassian et son compère est tout aussi mal organisé, les querelles intestines des Rebelles restent agaçantes et le tout se termine de manière un peu ronflante, par un montage au ralenti quelques instants avant que ne débute Rogue One. Ah, et il y a un bébé surprise qui n'apporte rien.

Mouais.

--- Bilan ---

Je reste donc sur toutes mes impressions de la saison 1 : Andor, c'est trop. Trop de digressions en tous genres, trop de remplissage, trop de personnages secondaires mal développés ou inutiles au récit, trop de quotidien sans intérêt, un personnage principal trop peu présent, et surtout trop de tentatives de faire une œuvre adulte, sérieuse et dramatique aux allures de drame historique convenu.

C'est forcé, voilà. Je conçois totalement que l'on accroche à cette approche, surtout quand, comme de nombreux fans, on cherche à grapiller de la respectabilité et à convaincre autrui qu'être fan de Star Wars, ce n'est pas (plus) être un geek maniant un sabre laser en plastique en parlant de la Force, mais c'est désormais regarder des séries de prestige comme les meilleurs programmes du câble.

Mais en ce qui me concerne, l'ensemble n'aura eu de cesse de me décevoir, et aurait pu très bien tenir en deux ou trois longs-métrages de deux heures, compacts et sans fioritures, qui auraient été mille fois plus efficaces et dynamiques.

Après, encore une fois, j'ai totalement conscience d'aller à contre-courant du consensus général, qui a trouvé tout ça bouleversant et inspirant, mais bon...

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Murderbot : Journal d'un AssaSynth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Review, USA, Apple

10 épisodes de 20-30 minutes chapeautés par les frères Weitz (American Pie, Mozart in the Jungle, Pour un garçon, beaucoup de comédies et de comédies romantiques), et adaptant les nouvelles de Martha Wells, pour un résultat un peu passé sous le radar, mais qui a déjà été renouvelé pour une saison 2 par Apple...

Murderbot - Journal d'un AssaSynth, saison 1 (2025) :

Le quotidien de "Murderbot" (Alexander Skarsgard), un androïde de sécurité qui accompagne un groupe de chercheurs incapables, naïfs et très très peace & love (Noma Dumezweni, David Dastmalchian, Sabrina Wu, Akshay Khanna, Tamara Podemski, Tattiawna Jones) sur une planète aux nombreux dangers ; mais ce que les humains ignorent, c'est que Murderbot a réussi à se libérer du joug de la Corporation qui le contrôle, et que, désormais autonome, il méprise cordialement le genre humain, tout en passant le plus clair de son temps absorbé par le visionnage des épisodes de la série The Rise and Fall of Sanctuary Moon...

Une série plutôt légère au programme, donc, avec un Murderbot qui narre l'essentiel de ses états d'âme, de ses observations et de ses réactions en voix off, sur un ton sardonique, un peu comme un Dexter cybernétique, tandis qu'évoluent autour de lui des humains ultra-sensibles, issus d'une communauté hippie, et qui ne sont pas très doués.

La structure de la saison ne révolutionne rien : Murderbot méprise ses "clients", ils ont peur de lui, et progressivement, alors que l'androïde découvre le libre-arbitre et son humanité, les chercheurs s'attachent à lui et font tout pour le sauver quand vient le moment de le faire. À partir de là, tout repose sur les personnages, et les acteurs qui les interprètent.

Là, globalement, pas de souci, les trois points forts de la série sont clairement Skarsgard (impeccable), Dastmalchian (toujours très juste en chercheur méfiant au passé trouble, sorte de miroir humain du Murderbot), et Dumezweni (la leader du groupe, victime de troubles anxieux) : trois acteurs solides pour les personnages les mieux écrits du lots.

Le reste des scientifiques, malheureusement, est bien trop caricatural pour vraiment être aussi efficace qu'il l'aurait fallu : entre les problèmes du throuple, la survivante de l'attaque du ver, ou même le bref passage dans la série d'Anna Konkle dans le rôle d'une rescapée issue d'un autre groupe, tout est souvent trop appuyé, faisant vraiment de ces humains une bande de bras-cassés aux réactions improbablement bêtes (idem pour les antagonistes qui arrivent en fin de saison).

Ajoutez à cela The Rise and Fall of Sanctuary Moon, la série dans la série, une sorte de mauvais soap très Star Trekien clairement tourné dans un esprit parodique (avec Clark Gregg, Jack McBrayer, John Cho, etc... tous avec des looks improbables), et l'on se retrouve avec un Murderbot aux ruptures de ton assez brusques, avec d'un côté un show parodique et très caricatural, et de l'autre, des moments plus sérieux et dramatiques, qui cherchent à dire quelque chose sur la condition humaine, sur l'indépendance, sur le libre-arbitre, etc.

Le contraste est parfois sévère, et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec un format différent, ou un ton plus subtil (franchement, les problèmes du throuple lassent rapidement), la série aurait été plus efficace et intéressante.

En l'état, Murderbot est bien interprétée, bien produite, mais aussi relativement anecdotique et prévisible : un peu frustrant, donc, et avec une conclusion qui joue la carte émotion d'une manière qui fonctionne presque... mais qui s'avère un peu affaiblie par le renouvellement de la série pour une nouvelle année. 

À regarder en connaissance de cause, en somme.

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Critique éclair #193 - État d'esprit (2021)

Publié le 25 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Amazon, Review, USA, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

État d'esprit (Bliss - 2021) :

Greg (Owen Wilson) est un employé de bureau malheureux, récemment divorcé et père de deux jeunes adultes. Un jour, alors qu'un accident le rend responsable de la mort de son supérieur hiérarchique, il croise le chemin d'Isabel (Salam Hayek), une sans domicile fixe excentrique qui lui explique qu'il vit dans une réalité virtuelle, et qu'il n'a pas à s'en faire, démontrant pour l'occasion des capacités surnaturelles. Rapidement, le couple se rapproche, libre et insouciant, mais la réalité (la vraie) les rattrape bientôt...

Au premier abord, une comédie dramatico-romantique de science-fiction du réalisateur de I Origins (un long-métrage de science-fiction déjà bien faisandé), Bliss réussit l'exploit de prendre un duo d'acteurs sympathiques et charismatiques, un postulat bien rodé mais toujours plein de potentiel (une simulation Matrixienne, blablabla), et d'en faire un grand néant sans le moindre intérêt, terne, plat, insipide, où le couple principal n'a aucune alchimie, sa relation n'est jamais convaincante, et où passé un certain point, les plages d'exposition sont lourdes, le ton se fait étrangement pompeux et prétentieux, et la bande originale dessert le film plus qu'autre chose.

Tout ça parce que le métrage se veut une sorte de grosse métaphore pour l'addiction (façon "en fait, il n'y a probablement pas de matrice ou de réalité virtuelle, mais les délires dépressifs d'un drogué", avec, en lieu et place des pilules de Matrix, des cristaux de diverses couleurs que les personnages doivent ingérer), et tout ce que cela implique de souffrance, de personnages paumés, de recherche d'échappatoire à une vie pourrie, et d'explications brouillonnes et sommaires du récit (suffisamment pour que le spectateur moyen, en ligne, se persuade que c'est un chef d'œuvre mécompris, et aille insulter tous les critiques professionnels qui n'ont pas aimé).

De toute façon, à ce point du métrage, j'avais décroché depuis bien longtemps.

1.5/6

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Critique éclair #187 - Jurassic World : Renaissance (2025)

Publié le 11 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Review, Science Fiction, USA, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Jurassic World : Renaissance (Jurassic World : Rebirth - 2025) :

Engagés par Martin Krebs (Rupert Friend), représentant d'une société pharmaceutique, pour aller recueillir des échantillons de sang de dinosaures sur l'île de Saint Hubert, Zora Bennett (Scarlett Johansson), mercenaire, Henry Loomis (Jonathan Bailey), paléontologue, et l'équipage du bateau de Duncan Kincaid (Mahershala Ali), recueillent en route la famille de Reuben (Manuel Garcia-Rulfo) - Teresa (Luna Blaise), Isabella (Audrina Miranda) et Xavier (David Iacano), le petit-ami slacker de Teresa - dont le voilier a été attaqué par un mosasaure. Mais ce dernier les traque toujours, et finit par forcer l'équipe de Bennett à s'échouer sur St Hubert... qui s'avère être un laboratoire abandonné renfermant les pires expériences d'InGen.

En 2022 j'avais conclu ma critique de Jurassic World Dominion par un "il est temps de mettre un terme à la franchise" assez lapidaire. En 2025, avec ce Rebirth assez anémique, cette phrase n'a jamais été plus d'actualité.

En même temps, entre Gareth Edwards à la réalisation (un Godzilla bof, un Rogue One sauvé en post-prod par les reshoots de Tony Gilroy, un The Creator insipide au possible) qui sait faire de belles images et maîtrise les effets numériques, au détriment de l'écriture, de l'histoire, des personnages et de la direction d'acteurs ; David Koepp au script (un David Koepp très productif et avec une longue carrière, notamment le Jurassic Park de 1993, mais qui, avec les années, a besoin d'un réalisateur inspiré pour transcender ses scripts de moins en moins probants), Alexandre Desplat à la musique (toujours techniquement impeccable, mais toujours aussi peu capable de créer des thèmes mémorables et de composer des bandes originales marquantes) ainsi qu'une franchise à bout de souffle, il ne fallait pas s'attendre à des miracles.

Là, dès les premiers instants, on a droit à un pseudo commentaire méta sur l'état de la franchise, qui nous dit que trente ans après Jurassic Park et le retour des dinosaures sur notre Terre, le monde s'en contrefout désormais, que tous les dinosaures en liberté à la fin de Dominion sont morts à cause du climat actuel, et qu'il n'en reste qu'une poignée qui survit dans les zones tropicales de notre globe.

En somme, on fait table rase des épisodes précédents, on oublie les personnages de ces films, on repart sur des bases plus simples (assez similaires à celles du Monsters de Edwards), et... euh... on raconte une histoire générique et assez insipide, avec une équipe de mercenaires (menés par une ScarJo sarcastique qui injecte un peu de nonchalance dans le film, pour le meilleur et pour le pire) qui part sur une île perdue (et y arrive au bout d'une heure de film) pour récupérer des échantillons de sang de dinos, pour le compte d'un méchant calqué sur le Burke de Aliens. Et on rajoute une famille de touristes paumés et un bébé dino pour faire vendre des produits dérivés.

Sur ce scénario très mécanique se greffent donc les mésaventures de la famille de latinos, qui croisent le chemin d'un T-Rex, en réchappent de justesse, et sont globalement uniquement là pour permettre au film d'alterner entre les mercenaires en mission et la famille.

Malheureusement, les uns comme les autres sont sous-développés, les personnages ont une fâcheuse tendance à systématiquement réagir de la manière la plus stupide possible (mention spéciale à l'une des latinas qui ne trouve rien de mieux que de trainer lourdement et bruyamment un canot gonflable sous le nez d'un T-Rex assoupi), et face à eux, on retrouve des dinosaures à géométrie variable, entre les dinos habituels, plus ou moins bien intégrés à l'image, et les nouveaux mutants, des petits dinos ("Mutadons") ressemblant à des Skekses de Dark Crystal, et le gros D-Rex, une sorte de Rancor mâtiné de mutant d'Alien 4, et qui, selon les plans, est de la taille d'un kaiju, ou d'un T-Rex basique.  

Pas de miracle, comme je le disais : c'est globalement assez médiocre, j'ai un peu décroché dans la dernière ligne droite tant je n'avais rien à faire de ces protagonistes, et si c'est peut-être un peu mieux que Dominion - et encore, pas sûr -, l'utilisation timide, agaçante et un peu aléatoire des thèmes de John Williams par Desplat (façon "je vais en utiliser les quelques premières mesures, histoire de faire jouer la nostalgie, mais au moment crucial de chaque thème, je vais repartir dans mes compositions à moi") a achevé de me frustrer.

2/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Hello Tomorrow!, saison 1 (2023)

Publié le 10 Août 2025 par Lurdo dans Update, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Comédie, Drame, Critiques éclair, Apple, Télévision, Review, USA

Série rétrofuturiste en 10 épisodes d'une petite demi-heure, Hello Tomorrow! fait partie de ces comédies dramatiques ambitieuses de la plateforme Apple Tv : un programme qui mêle le format dramédie court du câble à un budget effets spéciaux conséquents, et à une distribution assez prestigieuse. Le résultat, malheureusement, n'est pas totalement à la hauteur des promesses...

Hello Tomorrow !, saison 1 (2023) :

Le parcours de Jack Billings (Billy Crudup), magouilleur à la tête d'une société de vente de propriétés sur la Lune, et de son équipe de démarcheurs à domicile : Eddie (Hank Azaria), endetté par des paris sportifs, amant de Shirley (Haneefah Wood), bras droit de Billings, Herb (Dewshane Williams), vendeur hésitant à la femme enceinte, et Joey (Nicholas Podany), le fils caché de Jack, qui ignore tout de ses origines et vient de rejoindre l'équipe pour tenter de payer les soins médicaux de sa mère dans le coma. Mais Myrtle (Alison Pill), cliente mécontente, et Lester (Matthew Maher), un agent gouvernemental très à cheval sur les règles, s'opposent à eux...

Un monde rétrofuturiste présentant des années 40-50 où l'homme est bien établi sur la Lune, où les robots sont nos hommes à tout faire, où les voitures flottent au dessus du sol, etc, c'est toujours une proposition sympathique. Donc sur le papier, Hello Tomorrow avait de quoi me plaire.

Malheureusement, on sent que ce cadre intéressant n'est guère plus qu'un prétexte : les scénaristes auraient aussi bien pu échanger la Lune pour une île tropicale lointaine, et le résultat aurait été exactement le même, le gimmick rétrofuturiste en moins. Parce que oui, finalement, la série est un portait de mythomanes et de menteurs qui cherchent le bonheur et la richesse, quitte à arnaquer plus pauvre et plus désespéré que soi : le rêve américain, en somme.

À partir de là, tout l'argument lunaire devient (délibérément) secondaire. Ce qui intéresse la production, c'est Jack Billings, ses mensonges, ses arnaques, ses relations avec ses subordonnés, sa mère, son fils, ses désillusions, etc. De quoi donner à Crudup de quoi faire, mais aussi de quoi créer une rupture de ton assez flagrante : d'un côté, les scènes de Crudup, souvent mélodramatiques et de l'autre, les scènes du reste de l'équipe, avec des personnages sous-développés, fréquemment limités à un ou deux traits de caractère, à l'interprétation un peu caricaturale, et saupoudrées d'un fond de satire assez superficielle...

Par exemple, Alison Pill est excellente en Myrtle, femme au foyer névrosée et malheureuse voyant dans une propriété lunaire un moyen de s'émanciper, d'échapper à son époux et à sa vie d'épouse parfaite, etc... mais ses scènes (et sa relation avec Lester le dyslexique) semblent fréquemment appartenir à une autre série, plus comique et décomplexée (idem pour Herb et sa femme).

C'est un peu ce qui finit par plomber la série : les ruptures de ton, le contraste entre une comédie pas très assurée et un mélodrame qui évoque parfois Don Draper et ses Mad Men, et un manque de maîtrise globale de l'écriture, avec des scènes un peu abruptes, des moments qui auraient pu être retravaillés, des facilités, des éléments jamais expliqués, etc, qui font que le programme finit un peu par tourner en rond.

Peut-être qu'avec une saison 2, la série aurait trouvé ses marques. En l'état, c'est visuellement convaincant, mais globalement plus frustrant qu'autre chose.

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