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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

Halloween Oktorrorfest 2025 - The Astronaut (2025)

Publié le 28 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Thriller, Science Fiction, Oktorrorfest, USA, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Astronaut (2025) :

De retour d'un voyage spatial à la rentrée chaotique dans l'atmosphère, Sam (Kate Mara), astronaute, est aussitôt installée dans une luxueuse demeure gouvernementale sécurisée en pleine forêt, pour y subir toute une batterie de tests réglementaires. Mais rapidement, sous surveillance, elle commence à se demander si elle est bien revenue seule de sa mission, ou si une forme de vie inconnue ne l'a pas accompagnée...

Un thriller paranoïaque plutôt prévisible, à la bande originale envahissante et sans subtilité, et qui, au terme de plus d'une heure, propose un rebondissement assez éventé et télégraphié, qui fait basculer le tout d'un film vaguement horrifique vers quelque chose de plus générique et bienveillant, avec un propos sur l'adoption qui tranche un peu sur tout le côté anxiogène de la première partie.

Mouais. C'est bien interprété, mais je ne suis pas convaincu.

2.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ick (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, Review, USA, Science Fiction

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Ick (2025) :

Dans la petite ville d'Eastbrook, envahie depuis des décenniers par le Ick, une plante inoffensive qui se développe très lentement, Hank Wallace (Brandon Routh), ancien footballeur vedette du lycée, vit une vie médiocre de professeur de science. Jusqu'au jour où il réalise que le Ick devient agressif, et est capable de posséder les humains pour se propager ; et alors que les habitants de la ville semblent tous sceptiques et indifférents, Hank va tout faire pour tenter de protéger Grace (Malina Weissman), la fille de sa petite-amie d'alors (Mena Suvari), qui pourrait bien être sa fille biologique...

Après Detention (2011), Joseph Kahn revient à l'horreur/comédie, enrobée cette fois-ci d'une nostalgie pour les années 2000 (le film est bourré de morceaux de pop-punk de l'époque), et d'un pseudo-propos politico-engagé ultra-maladroit sur l'état actuel de la société (Covid, réchauffement climatique, Trump, MAGA, etc... la métaphore est tellement sous-développé qu'on peut y voir ce que l'on veut), assorti de vannes sur la génération woke actuelle, histoire de contre-balancer.

Le reste, c'est du Joseph Kahn typique : la forme et le détachement ironico-cynique prennent le pas sur le fond, c'est monté de manière tellement clippesque et cut que l'on a l'impression de regarder le film à une vitesse de x1.25 ou 1.5, tous les personnages secondaires (des ados à la scientifique du gouvernement en passant par tous les adultes) sont des caricatures ambulantes uniquement là pour se faire posséder et tuer de la manière la plus spectaculaire possible, c'est joyeusement surjoué, rien n'est vraiment crédible... bref, Joseph Kahn fait son truc, on adhère ou pas.

Bizarrement, quand le monstre passe à l'attaque et commence à posséder des gens, le film commence à ronronner jusqu'à sa conclusion, le côté très approximatif et bordélique du scénario empêchant le métrage de se structurer et de gagner en puissance : progressivement, on devient indifférent au tout numérique du Ick et de ses zombies (pourtant visuellement réussis), et cette succession de morts tentaculaires devient redondante. 

Après une première partie assez fatigante (je ne suis pas grand fan du style Kahn), j'ai donc fini par m'ennuyer, et par me dire que, dans le genre, j'aurais probablement préféré revoir The Faculty de Rodriguez, ou Slither de James Gunn.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - M3GAN 2.0 (2025)

Publié le 15 Octobre 2025 par Lurdo dans Action, Science Fiction, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Cinéma, Oktorrorfest

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M3GAN 2.0 (2025) :

Lorsqu'Amelia (Ivanna Sakhno), un androïde militaire utilisé par le gouvernement américain, se rebelle contre sa programmation et disparaît, les autorités tentent d'interroger Gemma (Allison Williams), sa nièce Cady (Violet McGraw) et son équipe de chercheurs (Brian Jordan Alvarez, Jen Van Epps). Car Amelia, construite à partir des plans de M3gan, a prévu d'exterminer la race humaine... et seule la véritable M3gan (Amie Donald/Jenna Davis), qui a survécu, dématérialisée, et observe Gemma et Cady depuis plusieurs années, semble en mesure d'arrêter cette menace.

Et voilà, forcément. Le premier M3GAN, par la magie des réseaux sociaux et d'un campagne promotionnelle visant les jeunes et leur amour des memes, avait connu un succès improbable, avec son ironie goguenarde, et son ton jamais suffisamment sérieux pour convaincre ; donc forcément, pour cette suite bigger louder, on prend les mêmes curseurs, et on les pousse toujours plus loin.

Exit cependant la tentative de thriller horrifique familial du premier, place à un grand n'importe quoi, mélange de technothriller, d'arts martiaux, de science-fiction, de film de braquage, d'espionnage, de remake de Terminator 2 (le méchant robot qui revient dans la suite mais est gentil et protège un enfant d'un nouveau modèle de robot plus avancé, et les protagonistes qui tentent de mettre la main sur une carte-mère gardée dans les locaux d'une société de la tech...), de parodie (Jemaine Clement avec ses faux abdos), etc, avec combats de kung-fu, références random (le thème de K2000, Amelia qui fait un fulguropoing, sa main qui devient la Chose de la Famille Addams, etc), moments WTF (M3gan qui se prend pour Tom Cruise dans Mission Impossible avec son wingsuit) et de fanservice (le moment de danse inutile), une Gemma toujours antipathique au possible...

Le tout toujours avec ce ton moqueur et ce second degré, délibérément kitsch et forcé, qui est censé tout excuser et justifier, mais ne fait qu'affaiblir chacune des parties de ce tout bancal, bordélique et qui dure près de deux heures.

Alors à ce niveau, ça n'a plus grand chose à faire dans le cadre de l'Oktorrorfest (pas un gramme d'horreur dans tout ça), et ça n'a pas grand intérêt non plus.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Stereoscope (2024)

Publié le 4 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, USA, Review, Jeunesse

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Stereoscope (2024) :

Lorsque Callie (Bree Winslow) retrouve, parmi les possessions de son père disparu, une petite visionneuse artisanale, elle réalise bien vite que l'objet permet de percer le voile séparant les dimensions parallèles, et de voir ce qui se déroule dans d'autres réalités. Mais alors qu'elle utilise la visionneuse pour tenter de retrouver son père, elle découvre que le Reek, une créature sanguinaire vivant entre les dimensions, les traque, elle et ses proches...

Un long-métrage produit pour Crypt.tv, plateforme de streaming en ligne créée par Eli Roth et Blumhouse (entre autres), adapté d'un court métrage de 3 minutes de 2017, et diffusé en 2020 sous forme d'une série d'une dizaine d'épisodes de 7-10 minutes sur Facebook... ce qui explique probablement pourquoi le produit fini, une fois compacté sous forme de long-métrage, souffre d'un rythme aussi inégal et de moments redondants.

C'est dommage, parce que le concept n'est pas désagréable (même si, honnêtement, ça fait très épisode de Fais-moi peur ou Chair de Poule artificiellement rallongé) et que Bree Winslow fait une protagoniste sympathique. Mais entre le format hoquetant, la caractérisation et l'interprétation inégales (les deux facteurs manquent clairement de subtilité, notamment au niveau de la mère dépressive de Callie, interprétée par Prema Cruz), et le budget clairement limité, c'est globalement assez oubliable.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ash (2025)

Publié le 2 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Review, USA, Thriller

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Ash (2025) :

Lorsqu'elle revient à elle, amnésique, Riya Ortis (Eiza González) réalise qu'elle se trouve sur une planète éloignée, dans une base spatiale dont tous les autres occupants sont morts dans d'atroces souffrances. Et alors que de multiples souvenirs grotesques ressurgissent et la hantent, Brion (Aaron Paul), un inconnu, arrive sur place, après avoir supposément reçu un message de détresse de la base alors qu'il était en orbite... 

Pas grand chose à en dire, de ce Ash pourtant assez bien accueilli par la critique.

Un film d'horreur/SF Shudder réalisé par Flying Lotus, un rappeur/producteur de musique/DJ, Ash lorgne sur beaucoup de choses familières (de Alien à Dead Space en passant par Event Horizon et autres The Thing) et propose un métrage assez mollasson qui se repose entièrement sur ses images (très stylisées et monochromes), son montage (déconstruit et bourré de flashbacks/jump scares) et sa musique (très Vangelis/Carpenter).

Le reste ? Mwébof. Gonzalez passe le plus clair de son temps dans un état fébrile et apeuré, le scénario ressemble à un jeu vidéo où le protagoniste retrouve ses souvenirs en collectant des journaux de bord, et la fin laisse de marbre.

Je suppose qu'on appréciera plus ou moins selon que l'on accroche ou pas à la vision artistique du réalisateur : je suis resté à la porte, et je me suis bien ennuyé.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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Critique éclair #200 - Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025)

Publié le 12 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Thriller, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :

Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...

Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.

Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.

Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.

Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.

Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).

2.25/6 

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Critique éclair #199 - Lilo et Stitch (2025)

Publié le 11 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Disney, Science Fiction, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Lilo et Stitch (2025) : 

Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...

Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.

Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.

Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.

Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro. 

Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.

4.25/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Upload, saison 4 (2025)

Publié le 5 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Amazon, Science Fiction, Drame, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Télévision

Alors que le programme est créativement clairement sous respirateur artificiel depuis au moins la fin de la saison 2, Upload continue de survivre envers et contre tout sur Amazon, pour une quatrième et ultime saison diffusée en août.

Enfin, peut-on vraiment parler de saison alors que le tout ne consiste qu'en quatre épisodes d'une petite demi-heure à peine, sorte d'épilogue catapulté à l'ensemble du programme...

Upload, saison 4 (2025) :

Après leurs actions militantes, le Nathan (Robbie Amell) de Nora (Andy Allo) est décédé, et la jeune femme peine à se remettre de cette tragédie. D'autant qu'en parallèle, Ingrid (Allegra Edwards) va épouser sa version numérique de Nathan, ce qui n'a de cesse de perturber Nora...

Difficile de réaliser grand chose ou de dire grand chose en à peine plus de deux heures lorsqu'en parallèle d'une fin de show imposée, on doit gérer le destin des deux couples principaux, celui des personnages secondaires, tout en bouclant la boucle sur les principaux concepts du show, et ce en restant drôle et pertinent.

Forcément, ça coince un peu, surtout quand déjà, à la base, la série peinait à gérer tout ça quand elle avait 10 épisodes par saison. On se retrouve donc ici avec quatre épisodes assez inégaux, qui peinent à vraiment conclure la série de manière autre que larmoyante et mélodramatique : dans le premier épisode, coécrit par le fils du showrunner Greg Daniels, on a donc droit à la déprime de Nora, qui se perd dans une réalité virtuelle avec ses souvenirs de Nathan-réel, pendant qu'en parallèle, Nathan-virtuel et Ingrid célèbrent respectivement l'enterrement de vie de garçon du premier et l'enterrement de vie de jeune fille de la seconde.

De quoi continuer d'insister sur l'idée que la production et les scénaristes se sont vraiment pris d'affection pour Allegra Edwards/Ingrid, pour laquelle ils continuent de se démener et à laquelle ils ménagent beaucoup de place, alors qu'Andy Allo est coincée dans une romance peu probante et statique (ou plutôt, ça tourne en rond, puisqu'on retombe cette saison dans un cycle "Nathan est perdu à jamais/non, il y a un moyen de le sauver/sauf que ses jours sont comptés/non, il y a un moyen de le sauver" déjà vu dans la série).

Puis vient le second épisode, où l'on apprend que Horizen développe une nouvelle technologie de backup non destructif - avec ce que ça implique de chômage pour les employés actuels, de nouveau marché, d'esclavage des clients actuels de l'entreprise, etc... Comme précédemment, tout ce qui tourne autour de l'entreprise et de ses magouilles est bien trop sérieux pour son propre bien, avec notamment une Aleesha en mode espionnage industriel, pas très intéressante. Et puis globalement, la satire est faiblarde et survolée, ce qui n'aide pas du tout.

L'épisode 03 règle le compte des grands méchants cadres de Horizen, qui sont arrêtés (très facilement) par la police, et permet à Nathan et Nora de renouer, juste à temps pour l'épisode final de la série, un peu plus long, qui pousse à fond les curseurs du mélodrame (SPOILERS), entre la mort larmoyante de Nathan, le sacrifice héroïque de Luke (globalement ignorée par tout le monde tant la série n'a pas le temps de s'attarder dessus), et toute la menace d'une AI ayant atteint la singularité, et tentant de s'échapper de Lakeview après y avoir tout exterminé (on frôle Matrix, mais sans le budget et sans l'action).

Assez approximatif, tout ça, même si les spectateurs particulièrement attachés à la romance principale y trouveront probablement leur compte. De mon côté, entre les ressorts dramatiques évidents, les références datées des dialogues (Veronica Mars, vraiment, dans une série qui se déroule en 2033 ?), les personnages superflus reliquats des saisons précédentes (la supérieure hiérarchique, le colocataire, etc) et l'humour en demi-teinte, j'ai trouvé le tout assez bancal.

Il faut dire que je ne partage pas vraiment l'affection de la production pour le personnage d'Allegra, qui finit par avoir tout ce qu'elle voulait, et qu'on sent vraiment que Daniels et son équipe voulaient tout boucler en quatre épisodes, alors qu'ils n'ont jamais totalement réussi à maîtriser leur programme en temps normal.

Résultat : le show botte en touche, revient à un status-quo très familier (grosso modo, on revient aux débuts de la série), se permet quelques platitudes sur la vie, la mort, la solitude, l'amour, etc, et se termine mollement.

Une série vraiment pas indispensable, et une occasion manquée qui aurait probablement été annulée dès la fin de la saison 2 si elle avait été diffusée sur une chaîne de télévision plus classique.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Eyes of Wakanda (2025)

Publié le 4 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, MCU, Marvel, Disney, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Fantastique, USA, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo

Quatre épisodes de 25-30 minutes pour cette anthologie Disney + chapeautée par Ryan Coogler et Todd Harris, et qui se veut un regard sur les activités du Wakanda au travers des époques, en parallèle de l'histoire humaine connue...

Eyes of Wakanda (2025) :

- 1x01 - "Into the Lion's Den" : Noni (Winnie Harlow), une ex Dora Milaje trop rebelle et indépendante pour rester intégrée à cette unité, est envoyée par Akeya (Patricia Belger), l'actuelle commandante des Milaje, pour tenter d'arrête le Lion (Cress Williams), un ancien agent wakandais qui a dérobé des armes et les a utilisées pour se créer un empire et réduire ses ennemis en esclavage...

Un épisode qui prend place en pleine Antiquité, avec l'introduction des War Dogs, ces agents wakandais qui agissent en secret dans le monde extérieur et tentent de récupérer des objets et du vibranium volés au Wakanda. Plutôt dynamique et intéressant, sans être exceptionnel.

- 1x02 - "Legends and Lies" : en plein siège de Troie, Memnon (Larry Herron) tente de concilier son amitié avec Achille (Adam Gold) et sa loyauté envers le Wakanda, qui l'a chargé de récupérer un médaillon en vibranium détenu par Hélène de Troie (Joanna Kalafatis)...

Résultat un peu plus mitigé pour cet épisode, malgré quelques images somptueuses : il faut dire que toute la première partie de l'épisode, qui narre de nouveau le siège de Troie, le Cheval, etc, ne passionne guère pour peu qu'on soit familier avec cette histoire. Le duel entre Memnon et un Achille trahi, par contre, était plus probant, notamment pour la charge émotionnelle du tout.

- 1x03 - "Lost and Found" : dans la Chine des années 1400, après avoir dérobé une statue sacrée de dragon pour en récupérer la langue fabriquée en vibranium, Basha (Jacques Colimon), un War Dog wakandais nonchalant et arrogant, doit faire face à l'Iron Fist (Jona Xiao), qui veut récupérer son bien...

Un épisode plein d'action, avec un duel Iron Fist/Basha, et un côté buddy comedy avec Ebo (Isaac Robinson-Smith), le capitaine incompétent en charge de la sécurité des antiquités récupérées par les War Dogs.

Après, j'ai envie de dire que le côté arrogant et confiant de Basha est un peu agaçant, car symptomatique de la culture wakandaise, et l'écriture est un peu trop moderne (ça parle de cafeteria, ça utilise des tournures de phrase contemporaines) pour totalement convaincre. Mais visuellement, il y a un joli travail de mise en images de l'action.

- 1x04 - "The Last Panther' : en 1896, alors que l'Italie envahit l'Éthiopie, et que le Prince wakandais (Zeke Alton) et son garde du corps (Steve Toussaint), en mission pour retrouver une hache en vibranium, s'interrogent sur une intervention potentielle pour aider le pays, une Panthère noire (Anika Noni Rose) arrive du futur pour tenter de sauver le Wakanda de son isolationniste, qui finira par détruire le pays quand une menace supérieure en nombre et en puissance s'attaquera à lui..

Cette mini-anthologie joue la carte du touéliage pour conclure la saison, un peu comme What If...? en son temps, en compliquant un peu plus ici la manière dont le voyage temporel fonctionne dans le MCU, et en optant pour un ultime montage parallèle alternant 1896 avec un futur lointain, où le Wakanda affronte la Vague d'annihilation Horde.

Pas ultra palpitant, à vrai dire, notamment parce que le combat de la Reine contre les monstres extraterrestres n'a pas vraiment d'enjeux (malgré le caméo du Watcher plus tôt dans l'épisode)... cela dit, la critique implicite du Wakanda en tant que nation isolationniste n'est pas désagréable.

-- Bilan --

Une saison tout à fait regardable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu. Il faut dire que la caractérisation globale des Wakandais, leur complexe de supériorité et leur exceptionnalisme sont assez fatigants... notamment parce qu'il n'y a que peu de tension à regarder les aventures de personnages disposant de tous les atouts technologiques modernes, voire futuristes, alors que le reste de l'humanité en est encore à l'Antiquité ou au 15e siècle.

Cela dit, par la même occasion, en montrant que finalement, depuis 2000 ans, le Wakanda n'a pas tant progressé que ça, et disposait déjà de tout son équipement à l'époque, la série souligne à quel point le pays est stagnant, et finalement, il valide son propos final selon lequel le Wakanda ne peut continuer à s'isoler et à se reposer sur ses lauriers, sous peine de s'éteindre.

Ce qui est, peu ou prou, la morale de Civil War et du premier Black Panther. On tourne un peu en rond, donc, et le fait de toutélier toute la saison au personnage de Killmonger (désormais clairement identifié comme un personnage clé et indispensable de l'histoire du Wakanda), renforce encore cette impression de répéter des éléments déjà vus ou entendus.

Heureusement, EOW est visuellement très compétente et techniquement aboutie. C'est toujours ça de pris.

  

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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