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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

science fiction

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Secret Level, saison 1 - première partie (2024)

Publié le 22 Février 2025 par Lurdo dans Télévision, Comédie, Aventure, Action, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Série, USA, Amazon, Review, Critiques éclair, Anthologie, Fantastique, Jeu vidéo

Série anthologique Amazon en 15 épisodes courts à la durée variable, Secret Level est le bébé de Tim Miller (Deadpool, mais aussi la série Love, Death & Robots), qui s'est donné pour but de retranscrire à l'écran son amour pour les jeux vidéo, en adaptant diverses franchises vidéoludiques sous forme animée...

Un projet louable qui, comme on va le voir, n'est malheureusement pas à la hauteur de ses ambitions, à mi-chemin entre placement publicitaire flagrant pour des jeux vidéo pas encore sortis (ou déjà morts-nés), et approche systématiquement sombre, violente et clichée des jeux choisis...

Secret Level, saison 1 - première partie (2024) :

- 1x01 - "Dungeons & Dragons : The Queen's Cradle" : Un groupe d'aventuriers accompagne un jeune homme habité par une force maléfique jusqu'à la tanière d'un dragon bénéfique, pour que ce dernier le purge de son mal...

Un premier segment heroic fantasy assez sympathique, bien que classique, et réalisé par un studio français. C'est coloré, c'est agréable, ça se regarde bien.

- 1x02 - "Sifu : It Takes a Life" : Un homme tente de se venger de criminels terrés dans un club, mais chacun de ses échecs se traduit par sa résurrection, âgé de quelques années en plus...

Un studio hongrois pour un segment très court, plus stylisé que la moyenne, bourré d'action mais qui se contente un peu de retranscrire le concept même du jeu Sifu, sans plus.

- 1x03 - "New World : The Once and Future King" : Échoué sur les rives de l'île d'Aeternum, qu'il partait conquérir avec son armée, le roi King Aelstrom (Arnold Schwarzenegger) se retrouve avec son fidèle serviteur sur cette île où nul ne peut mourir, et décide d'y prendre le pouvoir des mains du roi Zima (Gabriel Luna)...

À nouveau, le studio français de l'épisode 1x01 est aux commandes, et le résultat est un épisode comique très agréable, avec un Schwarzy qui se prête au jeu, des références à Conan et autres, bref, c'est réussi (même si c'est clairement, à la base, du placement produit pour le jeu d'Amazon).

- 1x04 - "Unreal Tournament : Xan" : Dans un monde où les robots se sont révoltés, menés par XAN, ils sont désormais opposés à des équipes humaines dans un tournoi à l'issue funeste...

Mouais. Un studio américain, un segment longuet plein de fusillades et d'action, Elodie Yung au doublage, et quelque chose qui ne restera pas forcément en mémoire, tant la licence s'y prête peu, et le côté Spartacus, tout comme le thème du soulèvement des machines, sont vus et revus.

- 1x05 - "Warhammer 40K : And they Shall Know No Fear" : Quatre Ultramarines partent en mission sur une planète hostile, et sont confrontés aux forces du Chaos...

Du grimdark, une continuité avec les jeux Space Marine, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Clive Standen et Mark Sheppard au doublage, et une bonne restranscription de l'univers 40K. Bourrin, mais c'est l'univers qui veut ça. 

- 1x06 - "PAC-MAN : Circle" : Un humanoïde est sorti de son sac placentaire et se réveille au milieu de nulle part, dans un monde hostile et labyrinthique où, armé d'une épée, et accompagné d'une sphère mystérieuse qui le conseille, il doit se nourrir et gagner des forces...

Une relecture WTF, sombre, sanglante et pseudo-edgy de Pac-Man, qui sert de préquelle à un jeu prévu pour 2025, et qui, très honnêtement, m'a fait l'impression de ces reboots dark & gritty trahissant plus un manque d'inspiration qu'autre chose. "Et si on faisait de Pac-Man une créature glauque et affamée comme Venom ?".... mwebof.

- 1x07 - "Crossfire : Good Conflict" : Deux équipes de mercenaires s'affrontent en pleine tempête pour mettre la main sur un homme et le contenu de sa valise...

Pas grand chose à dire sur ce qui n'est, au final, qu'une grosse scène d'action quasi-photoréaliste. C'est assez impressionnant techniquement parlant, il y a quelques noms familiers au castng (Ricky Whittle, Claudia Doumit, Matt Peters, Jessica Camacho) mais niveau intérêt, ça s'arrête là.

- 1x08 - "Armored Core : Asset Management" : Un pilote de mécha (Keanu Reeves) ayant subi des améliorations biomécaniques est envoyé en mission, mais découvre rapidement que ses ennemis sont plus puissants qu'il ne le pensait...

Keanu Reeves, le fils Schwarzenegger, Temuera Morrisson au doublage, pour un segment d'action et de gros robots. Pas désagréable, mais un peu ras-le-bol des éclairages verdâtres et lugubres et des fusillades...

 

(à suivre...)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #115 - Captain America : Brave New World (2025)

Publié le 21 Février 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Marvel, MCU, Thriller, USA, Review, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Captain America : Brave New World (2025) :

Les tensions internationales croissent autour de l'adamantium, un métal rarissime découvert dans le corps du Céleste immergé dans l'Océan Indien, et Sam Wilson (Anthony Mackie) et son compère Joaquin (Danny Ramirez) peinent à se faire à l'arrivée à la Maison Blanche de leur ennemi juré, l'ex-Général Ross (Harrison Ford). Mais alors que celui-ci semble désormais vouloir changer d'attitude pour le bien du peuple américain, Isaiah (Carl Lumbly), ex-super soldat, tente d'assassiner en public le Président. Sam comprend que quelque chose ne tourne pas rond, et son enquête va révéler les machinations de Samuel Sterns (Tim Blake Nelson), un ancien "ennemi" de Ross...

Forcément.

Un Captain America qui fait directement suite à la série The Falcon and the Winter Soldier (une série au résultat mitigé, handicapée par des reshoots et un changement de direction à mi-parcours, pandémie oblige) et indirectement à deux des films les moins appréciés du MCU (L'Incroyable Hulk et Eternals) ; un film qui a lui même été handicapé par une production compliquée (notamment liée à un personnage secondaire isréalien), qui sort alors même que presse et spectateurs sont dans une phase "tout ce que fait Marvel désormais, c'est de la merde, de toute façon" très cynique, dans un climat politique compliqué (sortir un film sur un Captain America noir qui se bat contre un Président des USA rouge, colérique et destructeur, ça ne fait forcément pas l'unanimité dans l'Amérique de Trump) et qui remplace feu William Hurt par Harrison Ford dans le rôle de Ross ; et pour ne rien arranger, un film Marvel qui veut s'inscrire dans la lignée de Captain America 2 : The Winter Soldier (comprendre : moins de blagounettes, plus de sérieux et de thriller géopolitique), ce qui revient à se priver d'une partie du public des films Marvel... ça ne pouvait que coincer.

Et voilà, un Captain America 4 qui s'est fait démonter par la critique, attaqué pour tout et son contraire (pas assez drôle, pas assez sérieux, pas assez engagé, trop engagé dans des positions d'apaisement et de cohabitation qui se marient mal avec l'époque actuelle polarisée, etc, etc), et décrit par de nombreux critiques presse comme l'un des trois pires, si ce n'est le pire film de toute l'histoire de Marvel Studios (hyperbole/absence totale de nuance, quand tu nous tiens...)

Personnellement, ayant très modérément apprécié The Falcon and The Winter Soldier, je n'attendais absolument rien de ce métrage. Et j'ai été relativement agréablement surpris. Le mot-clé étant "relativement".

Dans un premier temps, ça lorgne effectivement beaucoup sur The Winter Soldier (pour le ton) et Civil War (pour le contenu). Au point d'en devenir presque gênant : Cap qui défie les ordres et qui, avec son sidekick et une ancienne de la Chambre rouge, tente de prouver l'innocence de son ami ex-super-soldat manipulé par un méchant non identifié, suite à un attentat en pleine crise géopolitique internationale, avec pour toile de fond le partage d'un minerai rare... c'est Civil War, peu ou prou.

Ça fait donc un peu redite, mais en moins bien : moins bien filmé (les scènes de Samuel Sterns en plan débullé et sombre, mwébof), moins nerveux (les affrontements sont notamment un peu trop mous), une bande originale plus effacée, une pseudo-Black Widow moins convaincante eet très absente, des scénes d'exposition (tout ce qui tourne autour de Giancarlo Esposito) que l'on sent rajoutées lors des reshoots pour bien expliquer le plan des méchants, des effets spéciaux plus inégaux (le budget est clairement inférieur aux plus gros blockbusters du MCU, et si Red Hulk est réussi, certaines autres incrustations sont assez laides, et certaines textures semblent très approximatives)...

Et pourtant, le scénario plus simple et direct, le capital sympathique de Sam Wilson (qui cherche à négocier et à parler avant de taper), les détails qui tentent de le rendre crédible en tant que successeur à Cap malgré l'absence de superpouvoirs (costume et ailes en vibranium), et l'interprétation impliquée d'Harrison Ford font que j'ai relativement apprécié ce spectacle aux défauts certains, mais qui est loin des pires productions du MCU.

Je m'attendais à tellement pire qu'en fait, je crois que j'ai même préféré à Black Panther 2, donc...

3/6 (soit la même note que la série Falcon et le Soldat de l'hiver)

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #113 - Venom 3 : The Last Dance (2024)

Publié le 17 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Horreur, Science Fiction, Marvel, Review, USA, Venom, Sony

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Venom 3 : The Last Dance (2024) :

Traqué par les autorités pour le meurtre d'un journaliste, Eddie Brock (Tom Hardy) et Venom traversent les USA en stop, pour rejoindre New-York et tenter de prouver leur innocence. Mais aux tréfonds du cosmos, Knull (Andy Serkis), entité malfaisante ayant créé les Symbiotes, tente de s'échapper de sa prison, et envoie ses Xénophages aux quatre coins de l'univers, pour retrouver Venom, et le Codex qui est né de sa fusion avec Brock...

La trilogie des Venom de Sony, c'est un peu comme les films de Nicolas Cage : c'est souvent mauvais, approximatif, bancal, et tout et tout, mais ça reste toujours intéressant grâce à la prestation de son acteur principal.

Ici, avec ce Venom 3, supposé être la fin de la franchise (au moins pour un temps et sous cette forme), la formule ne change pas : débauche d'effets spéciaux, de symbiotes multicolores et de personnages à la caractérisation sommaire, exposition et dialogues balourds, longueurs et digressions inutiles, distribution secondaire qui fait de la figuration... et un Tom Hardy qui déambule là-dedans pieds nus, comme un vagabond alcoolisé et paumé, réagissant bon gré mal gré aux événements qui se produisent autour de lui.

Ponctuellement, ce script bordélique propose des idées intéressantes (la poursuite dans la rivière), pas forcément exploitées au mieux, Hardy a l'air de s'amuser à apporter sa touche personnelle à son personnage (et cabotine en doublant Venom), et la fin, toute prévisible, a de faux airs de conclusion définitive pour un acteur qui en a terminé avec son contrat...

Mais bon, c'est très loin d'être exceptionnel, tout ça, meilleure que le premier opus, probablement un peu en dessous du deuxième.

2.5/6

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Critique éclair #104 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - If You Were the Last (2023)

Publié le 12 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Science Fiction, USA, St Valentin, NBC, Review, Peacock

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If You Were the Last (2023) :

Adam (Anthony Mackie) et Jane (Zoë Chao), deux astronautes, sont à la dérive dans leur navette, en panne de navigation et de communications. Après plusieurs années dans cette situation malgré tout assez confortable, ils commencent enfin à envisager de se rapprocher physiquement, mais des doutes subsistent... d'autant qu'ils sont tous deux mariés à des conjoints restés sur Terre (Natalie Morales, Geoff Stults).

Une comédie romantique de science-fiction plutôt charmante, sacrifiée sur Peacock juste avant Halloween 2023, avec une esthétique très particulière qui frôle parfois l'excentrique et le maniéré à la Gondry ou à la Wes Anderson (les extérieurs spatiaux sont en papier et carton, les intérieurs sont décorés de façon rétro, l'ensemble du film conserve toujours une esthétique Lo-fi), et un couple principal excellent, à l'alchimie indéniable.

Alors, certes, c'est prévisible, ça a un petit coup de mou quand le film revient sur Terre dans sa dernière ligne droite, et le ton ne plaira pas à tout le monde, mais j'ai plutôt apprécié.

4.25/6 

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Critique éclair #099 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Running on Empty (2024)

Publié le 10 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, St Valentin, Review, Science Fiction, USA

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Running on Empty (2024) :

Mortimer (Keir Gilchrist), entrepreneur de pompes funèbres dans l'entreprise familiale, découvre un jour, grâce à un test révolutionnaire fiable à 98 %, qu'il n'a plus qu'un an à vivre. Plaqué par sa compagne, il décide alors de profiter au maximum de cette dernière année, et rencontre Kate (Lucy Hale), secrétaire d'un service de rencontres réservé aux personnes connaissant leur date de décès...

J'ai envie de dire tromperie sur la marchandise, puisque ce qui est vendu comme une comédie romantico-noire improbable, avec un gros cœur sur l'affiche, et Lucy Hale en tête d'affiche, est en faite une comédie noire basique et inerte, qui suit un protagoniste amorphe et dépressif dans ses mésaventures mollassonnes, sa rencontre funeste avec une prostituée, sa tentative d'échapper au proxénète qui l'exploitait, son utilisation de sites de rencontres, sa famille déglinguée, son métier excentrique, un plan à trois avorté avec son ex et son gode-ceinture, et enfin, dans la dernière demi-heure, un semblant de romance mollassonne en partie expédiée sous forme de montage musical de 2 m 30, avec une Lucy Hale lumineuse et dynamique qui porte cette partie du film sur ses épaules (tant le protagoniste est falot).

Le reste du film est composé de scènes un peu aléatoires, avec beaucoup d'improvisations pas très probantes, pour un tout pas très drôle, pas très romantique, et pas très intéressant, qui n'exploite jamais son potentiel pourtant intéressant ("et si vous saviez avec certitude l'heure et le jour de votre mort, que feriez-vous ?" - la réponse du film est : rien).

1.5/6 

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Critique éclair #085 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Molli and Max in the Future (2023)

Publié le 3 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, Critiques éclair, Review, St Valentin, USA, Science Fiction, Fantastique

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Molli and Max in the Future (2023) :

Dans un futur très lointain, Molli (Zosia Mamet), apprentie sorcière dotée de pouvoirs, croise le chemin de Max (Aristotle Athari), métis homme-poisson qui rêve d'une carrière de pilote de méchas. Au fil des ans, le duo va se séparer, se retrouver, devenir les meilleurs amis du monde... et peut-être même plus.

Une comédie romantique indépendante ambitieuse malgré un budget limité (tournée en grande partie sur fond vert, avec quelques maquettes et des CGI parfois approximatifs), mais qui dans l'ensemble fonctionne plutôt bien, tant le métrage assume totalement ses limites et déborde d'idées.

On est dans de la comédie sarcastique qui utilise tous les ressorts de la rom-com, passés au filtre d'un univers de science-fiction improbable où les dieux existent, ils se livrent des guerres par le biais de cultistes, le monde court à sa perte, les humains ont des pouvoirs, on peut créer un mini-univers parallèle temporaire pour y tester des décisions dans sa propre vie, les combats de méchas sont un sport télévisé, et le sort de l'univers se décide au cours d'un show tv...

C'est décalé, plutôt amusant, le duo principal est efficace, et au final, le métrage est une bonne surprise, pour peu que l'on ait conscience de ses limites.

4/6 (pas plus, parce que tout le passage élection de Trump et slacktivisme est balourd au possible) 

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