Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Time Cut (2024) :
Dans la bourgade de Sweetly, dans le Minnesota, Lucy Field (Madison Bailey) a passé toute son enfance sans souvenir de sa sœur aînée, Summer (Antonia Gentry), tuée avant sa naissance par un tueur en série. En 2024, cependant, elle découvre une machine à remonter le temps dissimulée dans une grange et retourne en 2003, juste avant les meurtres, pour tenter de sauver sa sœur avec l'aide de Quinn (Griffin Gluck), un nerd passionné de physique...
Je vais être franc, j'ai failli décrocher à mi-parcours, tant tout dans ce slasher générique, mou et insipide m'a plongé dans une torpeur sans nom.
Pourtant, l'un des précédents films du même scénariste, Freaky (alias Freaky Friday, mais en mode slasher) était plutôt sympathique, et si It's a Wonderful Knife (alias La vie est belle, mais en mode slasher) était nettement plus faible, l'emballage n'était pas désagréable... mais, là, ce Time Cut (alias Retour vers le Futur, mais en mode slasher) ne fonctionne tout simplement pas.
Passons sur le bad guy évident dès son apparition (et encore plus pour qui a vu les trois saisons de Locke & Key) ; passons sur les personnages en carton-pâte, uniquement là pour remplir les quotas du cahier des charges Netflix ; passons sur les nombreuses scènes durant lesquelles il manque des contrechamps, et des dialogues ont clairement été ajoutés en post-synchro ; passons sur les ressemblances flagrantes avec le bien meilleur (mais pas génial pour autant) Totally Killer d'Amazon ; passons sur le manque réel de choc culturel entre 2003 et 2024 (le présent est gris et informe, le passé un peu plus coloré, mais à part ça, ça reste très superficiel) ; passons sur l'interprétation terne et dépressive de Madison Bailey... non, le vrai problème, c'est que le film n'a aucun sens du fun, et que tout est archi-mou : la réalisation, le montage, les meurtres, le script, etc, etc, etc.
C'est plat, c'est prévisible, ça n'a pas le moindre style, bref... c'est du métrage Netflix de base.
1.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Nosferatu (2024) :
Au 19e siècle, en Allemagne, Thomas Hutter (Nicholas Hoult), agent immobilier, est envoyé par son patron au fin fond des Carpathes pour signer un contrat avec le Comte Orlok (Bill Skarsgård), un excentrique aristocrate reclus. Il laisse derrière lui son épouse Ellen (Lily-Rose Depp), en proie à des visions sinistres, et découvre rapidement, arrivé sur place, qu'Orlok est un monstre difforme et assoiffé de sang. Prisonnier des geôles d'Orlok, Hutter ne peut que subir ses manigances, alors même que le vampire part s'installer en Allemagne, apportant avec lui la pestilence, et ayant jeté son dévolu sur la femme de Hutter.
Remake du Nosferatu de Murnau (1922) par Robert Eggers, ce Nosferatu 2024 a été reçu triomphalement par la presse à sa sortie, et nommé à de multiples reprises aux Oscars. Pas forcément surprenant, tant l'approche méthodique, ultra-travaillée et "film d'auteur" des œuvres d'Eggers ont toujours su trouver un écho auprès des critiques et d'une certaine catégorie de spectateurs : oui, Eggers réalise toujours des films particulièrement exigeants et aboutis formellement, comme son The VVitch, ou encore The Lighthouse... mais malheureusement, ce sont aussi, pour moi, des films qui sacrifient la peur, la tension et l'horreur sur l'autel du projet artistique formel.
Ce Nosferatu, lui, ressemble plus à un film "classique" rendant hommage au métrage de Murnau, mais paradoxalement, si l'on retrouve ici toutes les qualités formelles du travail d'Eggers (réalisation, costumes, maquillages, travail de l'image, etc), on est aussi en terrain bien trop familier pour que ces deux heures de film ne paraissent pas interminables : l'histoire de Dracula, on la connaît, même légèrement modifiée par Murnau pour son Nosferatu. Et comme Eggers colle de très près au récit original, on se retrouve à suivre un récit sans surprise dont on connaît à l'avance tous les tenants et aboutissants.
D'autant que les quelques modifications apportées ne sont pas toujours probantes (cette version fait d'Ellen quelqu'un de "spécial", doté de capacités psychiques latentes, et la rend responsable du réveil de Nosferatu, car elle sentait seule et avait besoin de "compagnie" - une manière bancale d'exprimer dans le texte la symbolique vampire = sexualité réprimée de l'époque, qui rejoue la partition d'Eve et de la pomme, et qui transforme son geste final en acte de rédemption un peu égoïste plus qu'en sacrifice vraiment noble), pas aidées par une interprétation brute de décoffrage : Eggers multiplie les plans bien cadrés, mais face caméra et sans beaucoup de montage, et laisse ses acteurs faire leur métier - ce qui fonctionne souvent très bien (le Nosferatu moustachu de Skarsgård est très réussi), mais verse aussi parfois dans le théâtral caricatural, où l'on se contortionne et l'on éructe comme dans un film d'exorcisme (Lily-Rose Depp, mais aussi Simon McBurney).
Ce qui maintient, au final, le métrage dans un constant état d'entre-deux, avec un cadre formel très réussi, mais presque parfois trop appliqué, et une atmosphère étouffante et pesante, ponctuellement alourdie de scènes inutiles, de dialogues superflus, et de pointes d'interprétation grotesque qui sortent du film, et renforcent son inertie.
Impossible de mettre en dessous de la moyenne, ne serait-ce que pour le travail abattu, mais ça ne m'a pas plus convaincu que ça, globalement.
3/6
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Your Monster (2024) :
Après avoir appris qu'elle était atteinte d'un cancer, Laura (Melissa Barrera) est plaquée par son compagnon, et perd à la fois ce dernier et le rôle principal de la comédie musicale qu'ils avaient écrite ensemble. Épuisée par la maladie et par le chagrin, Laura découvre alors Monster (Tommy Dewey), le monstre qui vit dans son placard et sous son lit depuis son enfance. Contre toute attente, Laura et Monster vont alors apprendre à cohabiter, et finir par se trouver de nombreux points en commun...
Au premier abord, une comédie romantique fantastique, sorte de version adulte de Little Monsters ou de Monstres et compagnie, qui progressivement prend un tournant plus psychologique (Monster est une métaphore pour la colère intérieure que ressent Laura), jusqu'à une conclusion qui ne surprend pas forcément, mais qui fonctionne.
Cela dit, je ne suis pas certain que l'équilibre global du métrage (entre romance, film sur les coulisses de Broadway et l'univers des comédies musicales, thriller psychologique, etc) soit parfaitement maîtrisé, ce qui donne un peu l'impression d'une mayonnaise qui ne prend pas totalement.
Après, ça se regarde tranquillement, même si niveau interprétation, ça ne fait pas toujours dans la finesse, qu'il faut apprécier les quelques chansons, et que le tout aurait pu être plus maîtrisé.
3/6
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The Monkey (2025) :
Lorsqu'ils découvrent un singe mécanique dans les affaires de leur père absent, Hal (Christian Convery/Theo James), réservé et timide, et son frère jumeau Bill (Christian Convery/Theo James), brusque et violent, découvrent que le singe se déclenche parfois aléatoirement, et provoque des morts accidentelles dans leur entourage. Mais alors qu'ils pensaient s'en être débarrassé, et qu'ils ne se parlent plus, voilà que le singe ressurgit plusieurs dizaines d'années plus tard, et menace de détruire leur vie.
Ici, pour cette adaptation libre de Stephen King, c'est un peu différent, puisque Perkins, fort du succès critique de Longlegs, propose avec The Monkey un récit qui lorgne un peu sur Destination Finale (des morts "accidentelles" qui se déclenchent via des objets inanimés, malheureusement un peu trop téléphonées dans le cas présent), qui commence dans les années 90 (qui ont, sans raison, le style des années 70, tant musicalement que visuellement), et se conclue 30 ans plus tard.
Un artifice narratif très Kingien (le secret paranormal du passé qui revient hanter les protagonistes), pour une mise en images étrangement grotesque : dans ce qui semble être une volonté de faire de l'humour noir mordant, Perkins pousse le curseur assez loin (mais pas trop), avec des morts très graphiques, à la limite du caricatural et du slapstick de cartoon.
Malheureusement, le rythme n'est pas au rendez-vous, le casting et la caractérisation sommaire des personnages les rend tout sauf intéressants (entre autres, Theo James dans le rôle principal, un Theo James qui ne m'a jamais vraimentintéressé à l'écran) et la plupart des morts sanglantes touchent des personnages dont on se moque royalement : il y a donc un vrai problème d'implication du spectateur, d'autant que Perkins ne parvient pas à rendre palpable ou sincère cette histoire de frères jumeaux ennemis et de père absent.
En fait, j'ai l'impression de me répéter, mais encore une fois, cette histoire aurait probablement mieux fonctionné au format plus court d'un Creepshow ou d'une anthologie. Là, ça tire un peu à la ligne, sans être suffisamment horrifique pour marquer, ou drôle pour emporter l'adhésion.
Un petit 2.25/6, et encore...
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La mort d'une licorne (Death of a Unicorn - 2025) :
Lorsqu'ils percutent en voiture une licorne en traversant une réserve naturelle appartenant aux Leopold, une famille ayant fait fortune dans le secteur pharmaceutique, Elliot (Paul Rudd) et sa fille Ridley (Jenna Ortega) ne se doutent pas qu'ils viennent de trouver là un remède universel à toutes les maladies. Les Leopold (Richard E. Grant, Tea Leoni, Will Poulter), cependant, perçoivent aussitôt le potentiel de cette découverte, et font tout pour l'exploiter, mais bien vite, d'autres licornes encerclent le manoir Leopold, assoiffées de vengeance...
Une comédie horrifico-satirique distribuée par A24, et qui aurait fait un épisode d'anthologie amusant, façon Tales from the Crypt. En l'état, cependant, le film dure près d'une heure 50, et tente de concilier trois tonalités vraiment différentes - probablement trop.
D'un côté, environ 50 minutes en mode comédie noire avec commentaire social éventé et cabotinage de toute cette famille d'ordures aisées ; ensuite, le métrage passe ouvertement en mode Aliens (avec détecteur de mouvements et tout et tout) mâtiné de film de monstres à la Jurassic Park, se voulant simultanément une semi-parodie et un semi-hommage à ses modèles ; le tout saupoudré d'un fil conducteur sur Elliot et sa fille, à la relation difficile qui finit par se réparer au fil de ces événements.
Le souci, en fait, c'est que chacun de ces éléments est assez basique (y compris la caractérisation, très manichéenne et simpliste), et que, plutôt que de se compléter et de se renforcer mutuellement, ils résultent en un film qui tourne à vide au bout d'un moment.
Ajoutez à cela des bestioles sympathiques, mais dont les effets numériques inégaux affaiblissent le climax qui se tient en plein jour, et voilà, un essai non transformé pour cette première réalisation.
2.5/6 (au moins, tout le monde semble s'amuser)
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Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.
Creature Commandos, saison 1 (2024) :
Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...
Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).
Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.
Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).
Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.
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Un bilan plus long qu'à l'accoutumée sur le blog du Téléphage Anonyme, puisque couvrant tout le mois d'août et les deux premières semaines de septembre, et regroupant en plus deux semaines consacrées aux séries...
À ma grande surprise, l'adaptation live action de Lilo et Stitch fonctionne plutôt bien, malgré quelques moments maladroits ; le film d'animation Flow, et son chat pris dans un cataclysme, est assez touchant et mélancolique ; Life of Chuck, de Mike Flanagan, est une adaptation satisfaisante de Stephen King (sans être forcément exceptionnelle ou bourrée de surprises).
Et dans une moindre mesure, le reboot de Y a-t-il un flic, avec Liam Neeson en fils de Leslie NIlesen, est bien meilleur que ce que l'on aurait pu redouter.
# Flop(s) du mois :
Des flops assez évidents, notamment parmi les grosses sorties cinéma : l'ultime Mission Impossible : The Final Reckoning, est un blockbuster boursouflé, mal rythmé, qui se prend bien trop au sérieux, et que son côté mélodramatique handicape sérieusement.
Le dernier Jurassic World en date, Renaissance, fait illusion pendant un temps, et s'effondre totalement ensuite, victime d'une franchise à bout de souffle que le studio refuse de laisser se renouveler.
Et l'on pourrait aussi citer des productions de plateforme de streaming, comme The Old Guard 2, Bride Hard ou The Pickup, qui tentent de faire du gros blockbuster ou du film pêchu, sans en avoir le savoir-faire ou les moyens.
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# Petit écran :
Un mois et demi constitué de plus de critiques tv que ciné, avec du bon et du moins bon.
Star de ce mois et demi : Alain Chabat, qui propose une série Netflix Astérix dans la droite lignée de son Mission Cléopatre - c'est fun, c'est référentiel, ça comprend totalement les personnages et leur univers, etc.
Là aussi dans la droite lignée des œuvres précédentes de ses créateurs, Étoile, la dernière série des Palladino, qui malheureusement souffre des mêmes problèmes que les séries les plus récentes du couple en matière de caractérisation et de personnage principal ; Twilight of the Gods, une série animée chapeautée par Zack Snyder, qui racole beaucoup et fait dans l'épique®™, comme d'habitude ; les deux seules et uniques saisons de How I Met Your Father, qui tentent de marcher dans les pas de la série-mère, sans jamais vraiment y parvenir ; les troissaisons de Reacher, assez inégales, et la saison 2 de FUBAR, du même showrunner : c'est approximatif, bas de plafond, bourrin et ça fonctionne plus ou moins, sur le capital sympathie de la distribution, et en fonction des rebondissements et des scénaristes.
Dans le registre des suites pas très convaincantes, la saison 4 d'Upload, une conclusion faiblarde et précipitée à la comédie satirique d'Amazon ; la saison 3 de Squid Game, en réalité une grosse deuxième partie à une saison 2 assez inégale ; et la saison 2 d'Andor, encensée par la critique, mais que j'ai trouvée toujours aussi mal rythmée, structurée et caractérisée.
Place ensuite aux nouvelles séries, pas forcément toujours mémorables, mais assez regardables dans l'ensemble : Les quatre saisons, un remake de film au format séries, Hello Tomorrow, du rétrofuturisme pas forcément totalement abouti, Murderbot, de la science fiction comique, Chronique arctique, une tranche de vie dans le Grand Nord.
On peut enfin citer les deux dernières séries Marvel, Ironheart, un mélange intrigant de technologie et de surnaturel, avec le choix inattendu d'un personnage principal pas forcément sympathique, et Eyes of Wakanda, une mini-série animée critiquant indirectement l'isolationnisme de ce pays.
Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.
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# À venir :
Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2025 débute sur le blog du Téléphage Anonyme, avec chaque jour jusque fin octobre, une ou plusieurs critiques de films ou de séries fantastiques et d'horreur...
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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.
En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne :
- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.
- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.
- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...
- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :
Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...
Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.
Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.
Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.
Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.
Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).
2.25/6
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Lilo et Stitch (2025) :
Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...
Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.
Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.
Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.
Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro.
Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.
4.25/6
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Flow (2024) :
Lorsqu'une crue cataclysmique recouvre la Terre d'eau, un chat solitaire, un capybara, un golden retriever, un lémurien et un oiseau secrétaire trouvent refuge sur un bateau abandonné, et tentent de cohabiter tout en trouvant un lieu où débarquer...
Un adorable film d'animation franco-belgo-letton, sans le moindre dialogue, avec des animaux expressifs et attachants (pour peu qu'on accroche au style très particulier du métrage et que l'on ne soit pas allergique aux chats) et un ton touchant, à mi-chemin entre la fable poétique, le conte contemplatif et le récit écologique aux valeurs de partage, de communauté, de tolérance, etc.
C'est globalement assez mélancolique, avec quelques touches de mysticisme çà et là, laissées ouvertes à l'interprétation de chacun (probablement un peu trop, à vrai dire, vu le nombre de commentaires en ligne qui passent totalement à côté du récit et surinterprètent le moindre élément dans des directions WTF), et c'est plutôt réussi, tout ça.
4.5/6
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