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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Halloween Oktorrorfest 2025 - Scared Shitless (2024)

Publié le 24 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Fantastique, Canada, Critiques éclair, Review, Halloween, Oktorrorfest

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Scared Shitless (2024) :

Don (Steven Ogg), un plombier bienveillant, convainc son fils Sonny (Daniel Doheny), germaphobe et anxieux, de l'accompagner dans l'exercice de sa fonction, sans se douter qu'ils vont devoir se mesurer à une créature sanguinaire et génétiquement modifiée qui a été involontairement libérée dans la plomberie d'un immeuble par un chercheur mécontent (Mark McKinney)...

Sortie officielle via Netflix de cette comédie canadienne à petit budget qui a tourné en festival en 2024, pour un résultat amusant et sympatoche, à défaut d'être ultra-mémorable.

Ça manque un peu de rythme, ça manque clairement de moyens, mais techniquement, ce n'est pas désagréable, même si ça tient clairement plus du DTV rigolard ou du film pour plateforme de streaming que d'un long-métrage plus fignolé et abouti.

Après, le réalisateur était déjà à l'origine du bancal mais intrigant Seven Stages to Achieve Eternal Bliss : ici, on est dans quelque chose de nettement plus simple et direct, avec un sens de l'humour très canadien, du monstre en caoutchouc et des explosions de sang jamais totalement crédibles, mais plutôt amusantes.

3.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Home (2025)

Publié le 24 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, USA, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Home (2025) :

Taggeur dépressif et drogué issu d'un foyer d'adoption, Max (Pete Davidson) est envoyé réaliser des travaux d'intérêt général dans une maison de retraite huppée. Rapidement, cependant, il s'aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond dans l'établissement, et commence à mener l'enquête...

Si vous avez toujours voulu savoir ce que donnerait la finesse du commentaire politique des The Purge, associée à la pertinence des croyances de Q-Anon, et que vous avez peur de la vieillesse et des maisons de retraite, le tout reposant entièrement sur l'interprétation de Pete Davidson, alors The Home est fait pour vous.

Le réalisateur des Purge nous propose donc ce thriller horrifique qui lorgne un peu beaucoup sur Get Out, la composante raciale en moins, et qui a principalement pour lui des effets assez réussis, un peu de body horror convaincante, et une dernière ligne droite assez amusante (SPOILERS) quand Pete Davidson décide de se venger de tous les occupants de la maison de retraite et les massacre dans un bain de sang presque comique.

Le reste, c'est particulièrement médiocre, voire mauvais. Le plus gros du film, c'est "Pete Davidson, hanté par des cauchemars, pense que quelque chose ne tourne pas rond dans la maison de retraite". Un thriller mollasson, parfois très maladroit (il y a tout un propos sur les conflits intergénérationnels entre boomers grabataires et jeunes, avec notamment tout un propos sur le réchauffement climatique et un ouragan appelé "Greta"), ça part dans une direction pas très convaincante à base de conspiration gouvernementale qui fait des expériences sur les personnages âgées... et ça débouche en réalité sur un retournement de situation à la con : tout le personnel et les pensionnaires de la maison de retraite sont en fait de mèche, des membres d'une élite vénérant une déité païenne, qui prélève le contenu d'une glande sur de pauvres victimes issues de foyers d'adoption, et qui se l'injecte pour conserver sa jeunesse éternelle.

Du pur délire Q-Anon, donc, bancal, forcé, et naturellement très con, et qui ne fonctionne ponctuellement que grâce aux interprètes des personnages secondaires, dont Ethan Philips et John Glover (ce dernier étant comme d'habitude excellent). Mais dans l'ensemble, le film reste très très bas de plafond, assez répétitif (les cauchemars se succèdent, les visions aussi), et manque d'un acteur principal plus fort - Pete Davidson n'est pas mauvais, mais reste un peu trop impassible.

1.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Toxic Avenger (2025)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA

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The Toxic Avenger (2025) : 

Salarié de BTH, une société pharmaceutique corrompue gérée par l'excentrique Bob Garbinger (Kevin Bacon), Winston Gooze (Peter Dinklage) apprend un jour que son cerveau est malade suite à une exposition à des produits toxiques. Il tente alors de demander de l'aide à son patron, qui le rejette et, furieux, Winston cherche à se venger : mais lorsque sa tentative de cambriolage tourne mal dans les locaux de BTH, Winston est laissé pour mort, noyé dans une cuve de substances nocives. Il en ressort cependant totalement difforme et doté de capacités incroyables, devenant ainsi le Toxic Avenger et, avec JJ (Taylour Paige), une lanceuse d'alerte, il va faire tomber Bob et son entreprise...

Sorti en festival en 2023, un remake/hommage du Toxic Avenger original de Troma, qui troque le bordel sans argent mais plein de bonne volonté de l'original pour quelque chose de plus confortable, avec une distribution plus prestigieuse (Dinklage, Bacon, Elijah Wood, Jacob Tremblay), et une forme plus aboutie qui lorgne plus sur le pastiche superhéroïque qu'autre chose.

Ça se regarde sans problème, tout le monde semble s'amuser, c'est forcément graveleux, forcément bas de plafond, c'est amusant... mais bizarrement, j'ai trouvé le tout un peu sage, manquant un peu du charme low budget de l'original et de sa folie décomplexée (il y a bien le poulet mutant, mais bon). Je suis resté un peu sur ma faim, en fait.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Crow (2024)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Drame, Romance, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest

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The Crow (2024) :

Drogué enfermé dans une institution, Eric Draven (Bill Skarsgård) y croise Shelly (FKA Twigs), dans la même situation que lui, hantée par de lourds secrets et un sombre passé. C'est le coup de foudre, mais peu de temps après leur évasion de l'établissement, le couple amoureux est retrouvé par les sbires de Vincent Roeg (Danny Huston) et sauvagement assassiné. Dans l'au-delà, Eric apprend alors qu'il peut revenir parmi les vivants, porté par les ailes d'un corbeau et rendu invincible, le temps d'exercer sa vengeance...

Film culte s'il en est, The Crow (1994) n'était pas forcément un grand film ou un chef d'œuvre du Septième Art. Néanmoins, son atmosphère, son style visuel, sa bande originale, sa tragédie IRL et sa sincérité en ont fait une oeuvre à part, qu'Hollywood tente depuis de répliquer encore en encore (la copie la moins honteuse étant paradoxalement la version télévisée, qui développait un peu l'univers et son mysticisme sans se défaire du cœur du projet).

Et donc, après des années de development hell durant lesquelles pléthore de noms improbables ont été associés au projet (de Jason Momoa à Stephen Norrington, en passant par Mark Wahlberg, Bradley Cooper, Luke Evans, et bon nombre d'autres acteurs), avec ou sans James O'Barr à l'écriture... voilà le produit fini.

Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, Ghost in the Shell) à la barre, des scénaristes peu inspirés, une production chaotique et bancale, et un résultat... complètement raté.

En même temps, dès le début, difficile de s'intéresser à cette romance inexistante entre ces deux paumés drogués dépressifs, et notamment ce Eric Draven qui semble tout droit sorti du moule Joker Leto, couvert de tatouages edgy, avec PARIAH tatoué sur les phalanges, constamment torse nu, etc. Les deux personnages n'ont aucune alchimie (malgré le fait que le film consacre 35 minutes à leur relation), la romance est affreusement plate, il n'y a aucune montée en puissance, bref, les personnages sont ratés, à l'image de Danny Huston en grand méchant aux pouvoirs sataniques... qu'il n'utilise jamais vraiment de manière probante.

Ajoutez à cela une bande originale peu pertinente et un film particulièrement mal rythmé : 35 minutes de mise en place, Draven est tué, passe dans l'au-delà, revient à la vie, tente de se venger, est tué, revient dans l'au-delà, fait un pacte avec une force surnaturelle, revient à la vie, se maquille en Crow sur du Enya, et se venge enfin, au bout de 75 minutes, lors d'une scène à l'opéra gratuitement gore et numérique, sorte de violence à la John Wick, mais en plus mou et nettement moins rythmé...

... et puis ensuite, il faut se dépécher de finir le film : en quinze minutes, Draven retrouve le méchant, l'emmène avec lui dans l'au-delà, et paf, générique de fin sur une fin ouverte à la con.

Honnêtement, même sans la moindre comparaison avec l'original, ce Crow 2024 un vrai ratage spectaculaire, tiré vers le fond par une esthétique pub de parfum, des acteurs impassibles, un rythme inexistant, une romance qui l'est tout autant, et une charge émotionnelle négative.

À la limite, on m'aurait dit "c'est un métrage uniquement produit pour garder les droits d'exploitation de la franchise, comme pour Hellraiser, Children of the Corn, Leprechaun ou autres franchises de ce genre", je me serais montré plus indulgent.

1.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - V/H/S Halloween (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA, Espagne, UK, Shudder

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V/H/S Halloween (2025) :

Après le sympatoche V/H/S Beyond de l'année dernière, centré sur les aliens, l'anthologie Shudder revient pour Halloween, avec comme d'habitude un niveau qualitatif très inégal en fonction des segments :

- Diet Phantasma : au début des années 80, l'entreprise Octagon multiplie les tests produits pour son nouveau soda aux extraits de poltergeists, avec des conséquences funestes et sanglantes pour chacun des cobayes.

Un concept rigolo pour ce fil conducteur improbable, malheureusement un peu trop répétitif pour son propre bien.

- Coochie Coochie Coo : deux lycéennes (Samantha Cochran, Natalia Montgomery Fernandez) se filment alors que, déguisées en bébés, elles font la tournée d'Halloween de porte en porte. Jusqu'à ce qu'elles arrivent dans une demeure sinistre, réputée hantée par une mère éplorée...

Vraiment pas aimé, celui-ci : plus d'une vingtaine de minutes d'un found footage très basique, façon maison hantée de fête foraine, avec des monstres grotesques, une interprétation très criarde, et des protagonistes jamais attachantes. Et puis sur la durée, toute la tension se fait la malle, pour finir de manière très plate. 

- Ut Supra Sic Infra : après un massacre inexplicable lors d'une soirée d'Halloween, la police espagnole interroge Enric (Teo Planell), le seul survivant, et tente de reconstituer les événements qui ont mené à cette situation.

Le co-créateur des REC revient au genre du found footage, avec un métrage court et efficace, aidé par des effets spéciaux convaincants, et par une simplicité qui fonctionne. Rien d'exceptionnel, mais ça passe plutôt bien. 

- Fun Size : parce qu'ils n'ont pas respecté la règle du "1 bonbon par personne", un groupe de vingtenaires (Lawson Greyson, Riley Nottingham, Jenna Hogan, Jake Ellsworth) faisant la tournée d'Halloween est aspiré dans le bol d'une maison, et se retrouve victime d'un étrange chocolatier qui les tue un par un pour fabriquer de nouveaux bonbons...

Mouais. Un segment qui est supposé être rigolo et déconneur, à mi chemin entre FNAF et un creepypasta décalé, et qui est réalisé par l'un des créatifs derrière Too Many Cooks et autres vidéos virales Adult Swim, mais le tout s'essouffle bien trop vite, est assez cheap et n'évite pas des moments graveleux assez télégraphiés. Et puis ça joue moyennement. 

- Kidprint : Tim (Stephen Gurewitz), gérant d'un magasin d'équipement vidéo dans les années 90, décide de filmer toute la journée d'Halloween, alors même que des enlèvements se multiplient en ville. Il découvre bien vite l'identité du tueur...

Bof, à nouveau. Une histoire de serial killer, pas très intéressante, à la chute évidente, et avec des scènes de torture qui ressemblent un peu à du remplissage. 

- Home Haunt : en pleine crise d'adolescence, Zack (Noah Diamond) refuse désormais d'aider son père (Jeff Harms) à organiser sa maison hantée d'Halloween, tradition qu'il ne supporte plus. Mais cette année, son géniteur a décidé de baser son attraction sur la musique d'un disque étrange, trouvé dans un magasin d'antiquités... et qui déclenche un véritable massacre.

Ah, enfin un segment vraiment sympathique, entre son caméo de Rick Baker, ses fantômes, ses zombies, sa sorcière déglinguée, ses effets amusants mais sanglants, et sa conclusion assez nawak. 

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Globalement, alors que les critiques outre-atlantique ont adoré ce V/H/S, parlant même de meilleur volet de la saga, j'ai trouvé le tout assez raté. Soit c'est mal rythmé, soit c'est criard et générique, et à part le dernier segment, à la fois drôle et sanguinolent (et dans une moindre mesure l'épisode du co-créateur de REC, qui a quelques beaux effets), rien n'a vraiment fonctionné sur moi, au contraire. Dommage.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Together (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Thriller, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Romance, Critiques éclair, Review, USA

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Together (2025) :

Surpris par des intempéries au milieu de la forêt locale, près de leur nouvelle maison, Tim (Dave Franco), musicien, et Millie (Alison Brie), institutrice, passent une nuit dans une grotte étrange. Dès leur réveil, cependant, ils réalisent qu'ils perdent ponctuellement le contrôle de leurs corps, attirés l'un vers l'autre de manière incontrôlable, jusqu'à ce que leurs épidermes fusionnent...

Mélange de comédie romantique, de thriller horrifique et de body horror, Together est le premier long de Michael Shanks (à ne pas confondre avec l'acteur de Stargate SG-1), un long plutôt efficace, avec des effets joyeusement convaincants, un deuxième degré de lecture qui joue avec les notions de relation fusionnelle, de codépendance, de besoin de liberté et d'autonomie, des liens du mariage, etc, et une performance efficace de son couple principal, fiancé à l'écran et marié à la ville.

Ce n'est pas forcément d'une originalité extrème dans son déroulement (quiconque a un peu d'expérience en matière de films de genre - et de métaphores - comprendra immédiatement dans quelle direction le récit avance, et comment tout ça va se terminer), mais c'est globalement bien mené, bien interprété (Dave Franco a une scène ou deux où je l'ai trouvé un peu en-dessous, mais rien de vraiment rédhibitoire), et assez sympatoche dans l'ensemble (même si parfois un peu inégal).

4/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Shell (2025)

Publié le 21 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, USA, Review

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Shell (2025) :

La carrière de Samantha Lake (Elisabeth Moss), actrice de série télévisée, est aujourd'hui au point mort. En surpoids, bourrée de complexes et de doutes, Sam comprend alors qu'elle doit avoir recours aux services de Shell, une société pharmaceutique au traitement révolutionnaire, dirigée par la charismatique Zoe Shannon (Kate Hudson). Aussitôt, la carrière de Sam renaît, sa vie est transformée... et son métabolisme aussi.

Bizarre de visionner ce métrage signé Max Minghella (fils du réalisateur Anthony Minghella) un an après The Substance, film qui a fait énormément de buzz, et dont ce Shell ressemble un peu (beaucoup) à une version Wish. Là où The Substance allait jusqu'au bout de ses idées, avec des interprètes se donnant corps et âme à leurs rôles, ici, tout paraît timide et générique, tout en partageant le même propos sur le sexisme et le jeunisme du monde du spectacle, sur le besoin de s'accepter tel qu'on est, etc.

Une partie du problème de Shell, c'est son ton, nettement plus satirique et léger/comique dans sa première moitié, avant de virer au thriller basique et insipide par la suite : difficile de prendre le tout trop au sérieux, comme par exemple la transformation de Samantha Lake, qui se limite à "on lui met des pulls et des imperméables informes pendant la première moitié du film, on les enlève ensuite et on prétend qu'Elizabeth Moss est soudainement devenue ultra-sexy et irrésistible".

Ça ne fonctionne pas vraiment, donc, d'autant que l'écriture est assez maladroite, entre la scène balourde des vibros, le meet-cute improbable ("- votre chat s'appelle Salem, comme le chat de Sabrina" "- Oui, c'est génial, personne ne comprend jamais la référence !", alors que c'est probablement l'un des noms de chats noirs les plus communs sur le Web, avec Binx), et un vrai refus de créer de la tension intéressante, ou d'aller encore plus avant dans la body horror ou dans le grotesque (il y a bien quelques touches, çà et là, comme ce repas où tout le monde mange la peau de Zoe, mais ça ne va jamais plus loin).

Alors certes, il y a beaucoup de visages familiers dans les seconds rôles (Elizabeth Berkley, la fille de Cindy Crawford, ce bon vieux Peter McNicol, Randall Park, Mary Lynn Rajskub...), la bande originale n'est pas désagréable (dans la première moitié du film) et les dernières minutes du métrage, en mode creature feature avec une langouste géante, sont amusantes, mais l'ensemble du film donne l'impression de ne pas oser et d'être coincé dans un entre-deux fade jamais aussi percutant que The Substance.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Abraham's Boys (2025)

Publié le 21 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Histoire, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Review, USA

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Abraham's Boys : A Dracula Story (2025) :

En Californie, en 1915, Abraham Van Helsing (Titus Welliver) vit avec Mina Harker (Jocelin Donahue), avec laquelle il a eu deux fils, Max (Brady Hepner) et Rudy (Judah Mackey), qu'il élève dans la rigueur et l'autorité. Mais alors qu'il espérait avoir laissé derrière lui la menace vampirique du Comte Dracula, voilà que le Mal semble réapparaître, cette fois-ci en Amérique, et menacer de faire s'effondrer la fragile famille recomposée des Van Helsing...

Un métrage Shudder, adapté d'une nouvelle de Joe Hill, et qui fait énormément de surplace, sans jamais aller nulle part.

Ou plutôt, devrais-je dire : ça se contente d'arpenter des chemins déjà bien tracés, notamment par Frailty (Emprise, chez nous, de et avec Bill Paxton), dont ce Abraham's Boys n'est ni plus ni moins qu'un portage intégré au mythe de Dracula : Van Helsing est fanatique, brutal, paranoïaque et psychorigide, il forme ses fils à marcher dans ses pas, mais progressivement, ces derniers en viennent à douter de la réalité de la menace contre laquelle il les prépare, et de la santé mentale de leur géniteur.

Seule différence, ici, la conclusion, qui évacue tout ce qui faisait, justement, le sel de Frailty.

On sent que la réalisatrice a des velléités artistiques, présentant le film au format 4/3, et un cauchemar en noir et blanc, mais l'alchimie ne prend jamais vraiment, tant l'image manque de grain et de rendu, et l'illustration musicale est parfois étrangement primesautière et hors-sujet.

Et puis il y a vraiment le problème d'une adaptation de nouvelle bien trop courte pour être transformée en un film au format 90 minutes : ça reste trop longtemps contemplatif et assez creux, ne s'énervant un peu qu'à la toute fin, il n'y a jamais la tension nécessaire à l'existence d'un tel récit, les personnages secondaires sont tous sous-développés, bref...

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - G.O.A.T. (2025)

Publié le 20 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Religion, Sport, Review, Oktorrorfest, USA

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G.O.A.T. (Him - 2025) :

Future légende du football américain, Cam Cade (Tyriq Withers) est agressé peu de temps avant d'être sélectionné par son équipe favorite, les San Antonio Saviors, et perd alors toute confiance en lui. Jusqu'à ce que son idole de toujours, le GOAT Isaiah White (Marlon Wayans), qui lui aussi est passé par une période de doute après une blessure, lui propose de l'intégrer à l'équipe s'il parvient à le convaincre de sa valeur, au cours d'une semaine d'entraînement privé dans l'immense propriété de White, au milieu du désert. Mais cette semaine va pousser Cam dans ses derniers retranchements, et lui révéler les secrets les plus sombres du GOAT...

Un joli ratage que ce film pourtant auréolé d'un hype certaine avant sa sortie, hype principalement générée de raisons indépendantes de la qualité réelle du film : ça parle de football us, le sport préféré des Ricains ; c'est produit par Jordan Peele ; et ça cible ouvertement un public afro-américain, en abordant des thématiques comme le sacrifice, la pauvreté, les familles qui dépendent entièrement du succès de l'athlète de la fratrie, l'exploitation des sportifs noirs par des Blancs, la religion/le sport en tant que religion, etc, le tout enveloppé dans une couche d'horreur façon "pacte avec le diable".

Pas de chance, ça tombe totalement à plat : si le tout a du style (beaucoup de travail sur les images, sur le montage, sur l'action, avec notamment des séquences rayons X qui font très Mortal Kombat), l'écriture ne suit pas, oubliant de développer la majeure partie de ses personnages, proposant une critique sociale éventée et convenue, des dialogues laborieux, et beaucoup de platitudes.

Et surtout, ça reste ultra-pauvre en horreur et en tension. Tout au plus le film se réveille-t-il dans ses cinq dernières minutes, pour mettre en images une sorte de rédemption cathartique tant pour le personnage principal que pour les jeunes athlètes exploités par le système... mais ça s'arrête là.

Trop sérieux pendant 95% de sa durée, trop nawak pendant le reste, jamais suffisamment subtil, le film a le postérieur entre plusieurs chaises, et malgré les efforts des deux acteurs principaux, ça ne convainc pas.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - La maison du mal (2023)

Publié le 20 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Review, USA

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La maison du mal (Cobweb - 2023) :

D'un naturel anxieux et solitaire, le jeune Peter (Woody Norman) vit avec ses parents dans leur demeure familiale. Mais ces derniers, Carol (Lizzy Caplan) et Mark (Antony Starr), cachent un sombre secret, que Peter finit par découvrir après avoir entendu des bruits dans le mur de sa chambre : la sœur aînée de Peter est maintenue captive au sous-sol, et ce n'est qu'avec l'aide de son frère qu'elle parviendra à échapper à ses geôliers...

Ah, que c'est dommage. Un film d'horreur réalisé par un Français, qui parvient à créer une atmosphère automnale et oppressante, qui propose des personnages un peu menaçants (même si, techniquement, Antony Starr rejoue sa partition de Homelander, toute en colère à peine contenue), qui est parfait pour Halloween... mais qui s'effondre gentiment dans sa dernière demi-heure, en déroulant un twist évident, en retombant dans un body-count basique et peu probant, et en ne parvenant pas à réellement rendre sa créature menaçante et convaincante.

Sans oublier la fin qui botte en touche.

C'est assez rageant, je dois dire, parce que ça fait passer le métrage d'un bon 4/6 à un 2/6.

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