Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Final Destination - Bloodlines (2025) :
Hantée par des cauchemars sanglants impliquant la jeunesse de sa grand-mère, Iris, Stefani Reyes (Kaitlyn Santa Juana) retourne dans sa famille pour tenter de résoudre cette énigme. Là, elle retrouve son père Marty (Tinpo Lee), son frère Charlie (Teo Briones), leur oncle Howard (Alex Zahara), leur tante Brenda (April Telek ), et leurs cousins Erik (Richard Harmon), Julia (Anna Lore) et Bobby (Owen Patrick Joyner). Mais bien vite, en rencontrant Iris (Gabrielle Rose), cloitrée dans un chalet fortifié, Stefani réalise que celle-ci a changé le cours du destin, bien des décennies plus tôt, en sauvant de nombreuses personnes lors d'une catastrophe... et la Mort, désormais, rattrape son retard en éliminant tous les survivants et leurs descendants un à un.
Retour de la franchise Destination finale après 14 ans d'absence, et c'est un retour plutôt sympathique, fidèle à la formule, avec des clins d'œil çà et là, et des adieux touchants pour Tony Todd, qui reprend ici son rôle de directeur funéraire, et tire sa référence, tant à l'écran qu'IRL (puisque l'acteur est décédé d'une maladie quelques mois après le tournage).
Après, ça reste assez classique dans l'histoire de la franchise : c'est efficace et spectaculaire, les effets sanglants sont très réussis, et le film s'amuse à feinter encore et encore le spectateur avec des éléments laissés en suspens, mais ça reste du Destination finale pur jus, avec des morts télégraphiées bien à l'avance pour faire monter la pression, et une dernière ligne droite que l'on voit largement venir.
On passe un bon moment, donc, sans que le film ne révolutionne quoi que ce soit.
4.25/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Black Cab (2024) :
Couple dans la tourmente, Anne (Synnøve Karlsen) et Patrick (Luke Norris) finissent une soirée en prenant un taxi conduit par le sympathique Ian (Nick Frost), qui a déjà pris Anne à bord de son taxi lorsqu'elle visitait une maternité sans en avoir parlé à son compagnon. Rapidement, une dispute éclate dans le couple, dispute interrompue lorsque Ian sort un taser, et kidnappe ses deux passagers, pour les emmener sur Mabel Hill Road, une route réputée hantée...
Mwébof. Un thriller fantastique un peu frustrant, qui pendant ses deux premiers tiers déroule une histoire sous pression pas désagréable, avec un Ian qui devient rapidement menaçant et hostile... et puis la pression s'échappe progressivement, à mesure que le tout vire à l'histoire de fantôme pure et dure, et s'agrémente d'éléments un peu trop flous pour leur propre bien.
En fait, il y aurait eu là de quoi faire un court ou moyen-métrage tendu et efficace, d'autant que d'un point de vue technique/visuel/photographique, c'est assez réussi et compétent... mais sur 90 minutes, ça ne tient pas vraiment la route, et ça tourne un peu en rond, avec un couple principal pas particulièrement intéressant ou attachant.
2.5/6
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Werewolves (2024) :
Un an après qu'une super lune étrange ait déclenché la mutation de la lycanthropie chez près d'un milliard d'humains, provoquant une nuit de massacres à l'échelle mondiale, une nouvelle super lune est sur le point de survenir. Wesley Marshall (Frank Grillo) et son équipe de chercheurs ont passé cette année à tenter de mettre au point un remède - une lotion servant d'écran lunaire entre la peau et la lumière lunaire - mais alors que tous les humains sont barricadés pour échapper à l'astre nocturne, les tests des scientifiques échouent : désormais protégés pendant une heure à peine, Marshall et sa collègue Amy Chen (Katrina Law) doivent traverser la ville envahie de garous, pour rejoindre au plus vite la demeure de la belle-sœur et de la nièce de Marshall (Ilfenesh Hadera, Kamdynn Gary)...
Un métrage horrifique qui ressemble, sur le papier, à un mélange entre The Purge et un film de garous lambda, ce qui n'est pas forcément désagréable, en théorie.
Dans l'exécution, malheureusement, ce n'est pas vraiment convaincant.
Les garous s'en sortent à peu près bien : silhouette plutôt menaçante, transformations mi-physiques mi-CGI honorables compte tenu du budget limité, costume globalement efficace (à l'exception de la gueule des garous, figée dans un rictus pas très probant) ; à l'identique, Grillo fait du Grillo (bon éclat de rire quand le scénario révèle que cet ex-militaire bodybuildé et à la gueule de tueur est en fait docteur en microbiologie) et Katrina Law assure son rôle.
Mais l'écriture est plutôt faible, au delà du postulat initial : répliques clichées, personnages stupides (la belle-sœur est à ce titre déplorable, à accumuler les pires réactions et décisions imaginables malgré avoir été préparée à l'action par son beau-frère pendant une année entière), grosses ficelles et approximations, le film tout entier finit tiré par le bas par son écriture... et c'est bien dommage, parce qu'un survival bien tendu dans lequel des personnages doivent traverser une ville pleine de garous aurait pu donner quelque chose de mémorable.
Donnez ça à un Carpenter lorsqu'il était au sommet de son art, et malgré un budget réduit, on aurait pu avoir un classique. En état, c'est du DTV sorti en salles, avec un véritable abus de lumières stroboscopiques, et des idées mal avisées (donner aux garous des accessoires visuels identifiables, pour leur donner une identité, oui, mais c'est fait sans la moindre cohérence interne).
2.25/6
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George A. Romero's Resident Evil (2025) :
Un documentaire de près de deux heures qui se veut un retour sur le projet d'adaptation avorté de la franchise Resident Evil au cinéma par George Romero, le papa du genre zombieque... mais qui en réalité, ressemble fortement à ces documentaires de fans financés par Kickstarter, comme il y en a de plus en plus depuis 10-15 ans.
Par cela, j'entends que ce métrage est longuet (près de deux heures), probablement trop pour ce que ça raconte réellement (le documentaire passe l'essentiel de sa première heure à présenter Romero, à présenter la franchise Resident Evil, à expliquer le tournage de la publicité de Resident Evil 2 par Romero, et à couvrir ce dernier de louanges à la moindre occasion), et qu'il déroule son récit sur la base de scripts variés, narrés et décrits en voix off par des podcasteurs, et/ou reconstitué approximativement via des montages d'images de jeux, de films et de fanfilms.
On se retrouve donc devant un documentaire qui se consacre plus au "génie" de Romero (c'est notamment très perceptible dans la manière dont les intervenants se pâment devant le commentaire social de toutes les œuvres du réalisateur, au point de faire plein d'hypothèses sur le commentaire social de ce Resident Evil dont on ne sait pas grand chose, mais qui aurait forcément été génial et profond) qu'à une véritable analyse du projet.
Ce qui est compréhensible, vu qu'il n'existe de ce projet que des scripts et quelques études de monstres... mais ça reste tout de même frustrant : les détails du projet Resident Evil de Romero sont intéressants (il avait prévu un film ultra-gore, ce qui, forcément, n'allait pas dans la direction rentable souhaitée par Constantin Films, détenteurs des droits), mais au final, le propos du documentaire aurait pu être résumé en moins d'une heure.
3/6
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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :
Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...
Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.
Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.
Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.
Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?
Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?
Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?
Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?
Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?
Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?
Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?
On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.
Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.
D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça...
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Stereoscope (2024) :
Lorsque Callie (Bree Winslow) retrouve, parmi les possessions de son père disparu, une petite visionneuse artisanale, elle réalise bien vite que l'objet permet de percer le voile séparant les dimensions parallèles, et de voir ce qui se déroule dans d'autres réalités. Mais alors qu'elle utilise la visionneuse pour tenter de retrouver son père, elle découvre que le Reek, une créature sanguinaire vivant entre les dimensions, les traque, elle et ses proches...
Un long-métrage produit pour Crypt.tv, plateforme de streaming en ligne créée par Eli Roth et Blumhouse (entre autres), adapté d'un court métrage de 3 minutes de 2017, et diffusé en 2020 sous forme d'une série d'une dizaine d'épisodes de 7-10 minutes sur Facebook... ce qui explique probablement pourquoi le produit fini, une fois compacté sous forme de long-métrage, souffre d'un rythme aussi inégal et de moments redondants.
C'est dommage, parce que le concept n'est pas désagréable (même si, honnêtement, ça fait très épisode de Fais-moi peur ou Chair de Poule artificiellement rallongé) et que Bree Winslow fait une protagoniste sympathique. Mais entre le format hoquetant, la caractérisation et l'interprétation inégales (les deux facteurs manquent clairement de subtilité, notamment au niveau de la mère dépressive de Callie, interprétée par Prema Cruz), et le budget clairement limité, c'est globalement assez oubliable.
2.25/6
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Kryptic (2024) :
Barb Valentine (Chloe Pirrie), cyptozoologue, disparait un jour dans les bois en traquant le Sooka, une créature de légende réputée pour perturber l'espace-temps et la mémoire de quiconque entre en contact avec elle. Des années plus tard, Kay Hall (Chloe Pirrie), une jeune femme hésitante, se joint à un groupe de touristes pour visiter ces mêmes bois, et aperçoit le Sooka, mais revient totalement amnésique de cette expérience. Les deux femmes se ressemblent cependant comme deux gouttes d'eau, et tandis que Kay tente de comprendre qui elle est réellement, elle embarque dans un road trip improbable...
Je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment satisfait de ce résumé, qui est à peu près aussi clair que ne l'est le métrage : un mélange de creature feature et de grosse métaphore à usages multiples (sur l'autonomie, la place de la femme, la sexualité, la découverte de soi, etc), menée par une interprétation décalée et fragile de Chloe Pirrie dans un double rôle compliqué, et qui plonge le spectateur dans un récit abscons à la temporalité déstructurée, aux multiples micro-flashbacks pleins de latex et de substances visqueuses, à la sexualité assumée, avec des images très bien filmées, et un renvoi plus qu'évident à une imagerie évoquant le Petit Chaperon Rouge.
Difficile à critiquer, peut-être trop vague et éparpillé pour son propre bien (une grosse partie du film consiste en des rencontres de la protagoniste avec d'autres personnages paumés), mais intéressant néanmoins : c'est un premier film, la réalisatrice a beaucoup à dire, et ce métrage, bien qu'imparfait, est prometteur.
3.25/6
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Ash (2025) :
Lorsqu'elle revient à elle, amnésique, Riya Ortis (Eiza González) réalise qu'elle se trouve sur une planète éloignée, dans une base spatiale dont tous les autres occupants sont morts dans d'atroces souffrances. Et alors que de multiples souvenirs grotesques ressurgissent et la hantent, Brion (Aaron Paul), un inconnu, arrive sur place, après avoir supposément reçu un message de détresse de la base alors qu'il était en orbite...
Pas grand chose à en dire, de ce Ash pourtant assez bien accueilli par la critique.
Un film d'horreur/SF Shudder réalisé par Flying Lotus, un rappeur/producteur de musique/DJ, Ash lorgne sur beaucoup de choses familières (de Alien à Dead Space en passant par Event Horizon et autres The Thing) et propose un métrage assez mollasson qui se repose entièrement sur ses images (très stylisées et monochromes), son montage (déconstruit et bourré de flashbacks/jump scares) et sa musique (très Vangelis/Carpenter).
Le reste ? Mwébof. Gonzalez passe le plus clair de son temps dans un état fébrile et apeuré, le scénario ressemble à un jeu vidéo où le protagoniste retrouve ses souvenirs en collectant des journaux de bord, et la fin laisse de marbre.
Je suppose qu'on appréciera plus ou moins selon que l'on accroche ou pas à la vision artistique du réalisateur : je suis resté à la porte, et je me suis bien ennuyé.
1.75/6
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Terrifier 3 (2024) :
Revenu à la vie, Art (David Howard Thornton) s'installe dans une demeure abandonnée avec Victoria (Samantha Scaffidi), alors même que Sienna (Lauren LaVera), qui avait vaincu le clown maléfique, quitte l'hôpital psychiatrique où elle était enfermée pour passer les fêtes de Noël en famille. Là, elle retrouve sa tante Jessica (Margaret Ann Florence), le mari de celle-ci, Greg (Bryce Johnson), leur fille Gabbie (Antonella Rose), et son frère Jonathan (Elliott Fullam), qui peine à se remettre des événements traumatisants l'ayant éprouvé. Et quand Art le clown décide de repasser à l'acte, tout s'écroule autour de Sienna et de ses proches.
Troisième volet de la saga sanglante des Terrifier, après un premier épisode inégal et une suite bigger louder avec plus de moyens, mais aussi inutilement longue et parfois un peu cheesy : ici, on prend les mêmes et on continue, cette fois-ci au moment des fêtes de Noël.
Ça dure deux heures, c'est toujours joyeusement sanglant (même si, très honnêtement, les meurtres sont parfois très/trop grotesques et difficiles à prendre au sérieux), et le mélange horreur/fêtes de Noël fonctionne toujours très bien... mais je dois dire que le métrage continuant directement dans la lignée de Terrifier 2, avec sa mythologie discutable, je n'ai pas été totalement convaincu.
D'autant que le tout a un rythme en dents de scie, multipliant les digressions et les séquences décousues. Heureusement, David Howard Thornton est toujours exceptionnel dans le rôle titre (même si Damien Leone, le réalisateur, ne peut s'empêcher de lui associer un personnage féminin bavard et inutile), et les effets physiques sont plutôt réussis.
Mais dans l'ensemble, si l'on excepte le côté festif, je ne suis pas certain qu'il reste beaucoup de choses à dire et à faire avec Art le clown, maintenant qu'il est peu ou prou un démon immortel qui revient non-stop... si ce n'est aller toujours plus loin dans l'extrême, mais même là, les limites techniques sont ce qu'elles sont.
3/6 (pour l'ambiance, les caméos et Thornton)
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Dead Talents Society (2024) :
À Taïwan, une jeune femme décédée (Gingle Wang) et sa meilleure amie Camilla (Bai Bai) tentent de subsister et rejoignent l'écurie de Makoto (Chen Bolin), un manager de fantômes à la recherche de nouveaux poulains pour accompagner Catherine (Sandrine Pinna), ex-diva de l'au-delà désormais détrônée par Jessica (Eleven Yao), son ancienne protégée...
Une comédie taïwanaise très sympathique présentant un au-delà laborieux et administratif et évoquant BeetleJuice, avec ces fantômes qui doivent apprendre à hanter les vivants pour espérer gagner leur "vie" et ne pas disparaître à jamais.
Rivalités, concours, remises de prix, réseaux sociaux, apprentissage laborieux, bruitages caricaturaux, etc, mais aussi une certaine mélancolie qui imprègne tout le métrage, et qui l'élève au dessus d'une simple comédie surnaturelle sans profondeur.
Une vraie bonne surprise, avec des gags amusants, des personnages attachants, et un univers très inventif.
4.5/6
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