Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Les bilans de Lurdo - Gen V, saison 2 (2025)

Publié le 30 Novembre 2025 par Lurdo dans Boys, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Science Fiction, Review, USA, Amazon, Drame, Thriller

La première saison de Gen V, spin-off universitaire de The Boys, m'avait laissé assez mitigé lors de sa diffusion sur Amazon, en 2023 : à mi-chemin entre une série CW et une satire graveleuse à la The Boys, Gen V tapait fréquemment en dessous de la ceinture, son cast jeune et inégal ne parvenant pas toujours à compenser une écriture qui, au fil de la saison, accumulait les raccourcis et les grosses ficelles pour arriver à un final catapulté.

Retour du programme, donc, après une saison 4 de The Boys assez mollassonne, et la promesse d'une saison 2 de Gen V intrinsèquement liée à l'avenir de la série-mère, mais devant aussi, en parallèle, faire face à la mort de Chance Perdomo, l'un de ses interprètes, dans un accident de moto...

Gen V, saison 2 (2025) :

Réintégrés à God U malgré les événements précédents, Jordan (London Thor/Derek Luh), Emma (Lizze Broadway) et les autres doivent faire face à Cypher (Hamish Linklater), le nouveau proviseur de l'établissement, aux pouvoirs mystérieux et menaçants. Toujours en fuite, Marie (Jaz Sinclair) croise de son côté le chemin de Starlight, qui la recrute dans sa résistance contre Vought, mais rapidement, l'étudiante comprend qu'elle va devoir réintégrer elle-aussi God U pour espérer s'attaquer à l'institution de l'intérieur, et développer ses pouvoirs...

Allons droit au but : cette saison 2 de GV est dans la droite lignée de la saison précédente, tant au niveau de ses qualités que de ses défauts. Certes, la mort de Perdomo a dû être intégrée dans la structure narrative de la saison, mais cela n'a pas semblé bouleverser pour autant cette dernière dans son ensemble.

La saison tourne en effet quasi-exclusivement autour de Marie, (de plus en plus présentée comme la plus exceptionnelle des supers, la seule capable de vaincre potentiellement Homelander, parce que forcément, le super-aryen ne peut être vaincu que par la jeune afro-américaine ^^), de sa relation avec ses amis, de sa culpabilité de les avoir laissés en prison, de sa sœur dotée de prémonitions (un personnage totalement inutile de cette saison, clairement uniquement là pour préparer la suite), de sa romance avec Jordan, et surtout de sa relation complexe avec Cypher, le proviseur qui tente de l'amener à développer ses pouvoirs.

Et très honnêtement, si cette saison de Gen V a de l'intérêt, c'est en grande partie, pour ne pas dire uniquement, grâce à Hamish Linklater, qui parvient à faire de Cypher un méchant ambigu, menaçant, et aux pouvoirs assez vagues... du moins dans un premier temps.

Car très rapidement, malheureusement, la série laisse deviner les réelles capacités de Cypher, tout en laissant ses personnages principaux dans le brouillard, et Cypher finit par changer de visage (et d'interprète - on y perd, et sa caractérisation change d'ailleurs étrangement entre les deux interprétation). De quoi donner un résultat particulièrement frustrant, notamment lorsque vient la révélation télégraphiée du secret de Cypher, mais aussi parce qu'un peu comme dans Alien Earth, la série fait de tous ses jeunes héros des abrutis finis.

C'en est presque systématique : la moindre décision, le moindre plan échafaudé par les protagonistes est, au mieux, impulsif et mal conçu, au pire complètement stupide et narrativement forcé.

Tout ça avec la justification narrative implicite que Marie et compagnie sont "jeunes et cons", mais voilà : quand in fine, Cypher, superméchant eugéniste manipulateur (au sens propre comme au sens figuré) associé à Sister Sage de The Boys ("la femme la plus intelligente de la Terre", si je me souviens bien), finit par être vaincu en un demi-épisode, comme une m*rde, par l'équipe des jeunes bras-cassés réunis (histoire de prouver que les superpouvoirs nazes ont eux aussi de la valeur, un grand thème de la saison), qui appliquent là un plan encore une fois capillotracté et idiot, le spectateur soupire. Fortement. 

D'autant qu'à nouveau, la narration et l'écriture en prennent un bon coup dans l'aile à mesure que la fin de saison approche, et qu'il faut renforcer le toutéliage avec la série-mère, quitte à abuser de grosses ficelles, de raccourcis maladroits et de coïncidences bien pratiques pour amener tel ou tel personnage à tel ou tel endroit ou permettre à tel ou tel événement de se produire.

Alors certes, une référence ou un caméo ici ou là, ce n'est pas rédhibitoire (outre Sage, Giancarlo Esposito vient débiter de l'exposition, Starlight aussi, Black Noir et The Deep apparaissent brièvement le temps d'une scène), mais quand toute la saison se veut de la mise en place pour la saison 5 de The Boys, et sacrifie ses personnages ou ses sous-intrigues pour favoriser cette dernière, ça coince.

Et plutôt deux fois qu'une.

Énorme bof, donc, que cette saison 2 de Gen V, d'autant que progressivement, la franchise The Boys donne l'impression de devenir ce qu'elle satirisait à l'origine...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #208 - Spinal Tap II : The End Continues (2025)

Publié le 25 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, UK, Critiques éclair, Review, Documentaire, Musique, Biographie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Spinal Tap II : The End Continues (2025) :

Plus de 40 ans après This is Spinal Tap, le réalisateur Marty DiBergi (Rob Reiner) décide de faire un nouveau documentaire, pour immortaliser l'ultime représentation des Spinal Tap (Christopher Guest, Michael McKean, Harry Shearer) à l'occasion de leur concert de réunion. Mais entre les brouilles, les transformations de l'industrie musicale, et les problèmes logistiques, c'est plus facile à dire qu'à faire...

Revoici donc les Spinal Tap, 41 ans après la sortie du mockumentaire d'origine, toujours incontournable, et plus de 30 ans après Le Retour de Spinal Tap (un mélange de captation de concert et de segments mockumentaires "que sont-ils devenus ?"), pour une suite en forme de baroud d'honneur, qui voit le trio principal vieillissant se disputer, se réunir, et triompher (ou presque).

Tout le monde remet le couvert (du moins, ceux qui sont encore en vie), les guests se succèdent (Paul McCartney, Elton John, etc), et la mayonnaise reprend en partie, même si, très franchement, ça fait un peu double emploi avec Le Retour de Spinal Tap.

C'est un peu tout le problème de cette suite : elle est sympatoche, mais je mentirais en disant que je l'ai trouvée indispensable (on m'aurait dit que c'était une suite pour plateforme de streaming, je n'aurais pas été surpris). On est dans un métrage amusant mais superflu, une suite pour les fans qui leur parlera plus qu'aux autres, et une production qui, si l'on creuse un peu, est en quelque sorte une revanche des acteurs/scénaristes financièrement spoliés par Vivendi/StudioCanal sur les recettes du film d'origine et de tout le merchandising produit depuis.

3.25/6 (la batteuse assure, par contre)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Dexter : Resurrection, saison 1 (2025)

Publié le 23 Novembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Thriller, USA, Review, Dexter, Policier, Showtime, Critiques éclair, Drame

Honnêtement je ne m'y attendais pas : après de nombreuses saisons ratées, et une tentative de spin-off intéressante, mais aussitôt annulée par la chaîne, voilà (encore) une suite à la série-mère Dexter, à nouveau sous l'égide du showrunner d'origine... et malgré des défauts frustrants, c'est plutôt sympathique !

Dexter : Resurrection, saison 1 (2025) :

Alors qu'il surveille son fils Harrison (Jack Alcott), devenu groom dans un hôtel de New York, Dexter Morgan (Michael C. Hall) découvre que Leon Prater (Peter Dinklage), milliardaire philanthrope, est en réalité un fan de tueurs en série, qui organise régulièrement des réunions regroupant divers tueurs de la ville. Dexter voit alors là une occasion rêvée de rencontrer ses semblables et de les éliminer... sans se douter que Batista (David Zayas), à la retraite, est lui-même sur ses traces.

On avait laissé Dexter Morgan à l'agonie à la fin de Dexter New Blood puis entre deux eaux dans Dexter - Les Origines : le revoici revenu à la vie, mais transplanté à New York, où il surveille son fils Harrison de loin.

Et immédiatement, cela change beaucoup de choses. J'ai en effet toujours été persuadé qu'une grande partie du charme et de l'atmosphère si particulière de Dexter provenait de la ville de Miami, de son ambiance, de sa chaleur, de sa musique latino et cubaine, de la photographie si distincte de la serie, et du climat étouffant de la Floride.

Des éléments pour moi indissociables de l'univers Dexter, et que New Blood (qui avait tout transposé dans la neige et le grand Nord) avait totalement perdus (à contrario de Dexter Origins, grâce à sa structure en flashback). Là, pour cette "résurrection", on s'éloigne encore plus de l'ADN de la série dans sa première incarnation : adieu la Floride, place à New York ; adieu la musique latino et le score envoûtant de feu Daniel Licht, place à énormement de morceaux à la mode, de la musique urbaine, des gros titres qui ont du coûter cher, et qui n'ont pas un tiers de la personnalité des thèmes originaux (qui réapparaissent vaguement, cà et là, sous forme de bribes amputées et presque vaporeuses, quand Dexter tue).

Gros probleme d'atmosphère, donc, qui se combine paradoxalement à une volonté de faire ouvertement dans le fanservice, en multipliant les visions du passé (John Lithgow, Erik King, Jimmy Smits, Christian Camargo et bien sûr James Remar) et les caméos d'anciens (Batista, Masuka, Quinn), ainsi que dans le stunt casting, avec bon nombre d'acteurs connus dans de petits rôles de tueurs/victimes de Dexter (Eric Stonestreet, Krysten Ritter, David Dastmalchian, Neil Patrick Harris...) ou adjacents (Dinklage, Uma Thurman).

Malgré cela, pourtant, et d'autres problèmes dont je parlerai plus bas, progressivement, la mayonnaise prend.

Probablement parce que cette saison renoue avec l'essence même de Dexter : Dexter qui tue, conseillé par l'esprit de son père, et qui tente, en parallèle, de trouver sa place dans la société, et de déterminer s'il est un monstre du mauvais côté de la Loi et de la morale. Les problèmes de paternité de Dexter, sa relation compliquée avec Harrison, son amitié naissante avec Blessing (Ntare Guma Mbaho Mwine), la transmission éventuelle de son Dark Passenger à Harrison... rien de forcément neuf ou inédit pour la série, mais un traitement globalement efficace, qui sait ménager son suspense.

Et puis en face, il y a la tentation. La tentation de Prater, ses contacts, son argent ; la tentation de Krysten Ritter, une tueuse qui flirte avec Dexter ; la tentation de trouver une famille d'adoption auprès de tous ces tueurs en série qui connaissent les mêmes pulsions que Dex ; la tentation d'éliminer Batista, qui menace Dexter à chaque instant... encore une fois, rien de révolutionnaire, mais la saison gère bien ses menaces et ses résolutions, donc ça fonctionne.

Cependant, la série ne serait pas ce qu'elle est sans ses grosses ficelles narratives qui font que Dexter s'en sort toujours comme par magie : personnages secondaires brièvement stupides ; erreurs grossières de Dexter ; enquête de Claudette (Kadia Saraf), policière perspicace mais un peu autiste, qui piétine soudain au moment le plus opportun ; interruptions au moment crucial de certains dialogues ; la batterie du téléphone de Dex, dans le dernier épisode ; la filature risible de Batista, visible comme le nez au milieu du visage ; voire même toute la caractérisation de Batista, cette saison, qui est au mieux discutable, au pire honteuse.

Autant d'éléments forcés, qui ont toujours été présents dans Dexter, qui ne sont pas rédhibitoires, mais qui ne cessent de faire lever les yeux au ciel quand ils surviennent. 

Heureusement, cette saison, les éléments positifs dominent nettement les scories (même si je regrette le manque de générique et d'ambiance musicale, qui auraient pu clairement améliorer le tout). Resurrection est une sorte de retour aux origines, une remise à plat de Dexter qui efface les erreurs du passé, et reprend les bases de la série pour les exploiter au mieux... et faire évoluer son personnage principal, plus à l'aise dans ses baskets.

Reste à voir ce que donnera la saison 2, si tant est qu'elle n'est pas annulée de manière aléatoire dans six mois.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #207 - Tron : Ares (2025)

Publié le 18 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Disney, Review, USA, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tron : Ares (2025) :

Quinze ans après la disparition de Sam Flynn, ENCOM et Dillinger Systems s'affrontent toujours pour exploiter les ressources de la Grille. Leur combat actuel : trouver au plus vite le Code de permanence, qui permettrait aux objets et êtres vivant dans la Grille de s'incarner de manière définitive dans le monde réel. Eve (Greta Lee), dirigeante d'ENCOM, a pour but d'utiliser cette technologie pour le bien de l'humanité ; Julian (Evan Peters), à la tête de Dillinger, veut la vendre à l'armée. Pris au milieu de ce conflit, Ares (Jared Leto), chien de garde numérique de Julian Dillinger, mais qui progressivement prend conscience de son individualité, et commence à aspirer à une autre vie...

Mouais. Mettons de côté l'anti-hype qui entoure actuellement Jared Leto, et regardons un peu ce projet de manière objective : j'aime beaucoup le premier Tron, et je fais partie de ceux qui ont apprécié Tron l'héritage, véritable spectacle musical et visuel des plus réjouissants (même si apparemment, il est désormais mal vu de dire du bien de ce film). En parallèle, je n'avais pas détesté (sans pour autant être convaincu) par le Maleficent 2 et le Pirates des Caraïbes 5 de Joachim Ronning, le réalisateur de ce nouveau volet de la saga Tron, un peu arrivé sans que personne ne l'attende plus réellement.

Et franchement, j'ai trouvé ce Tron Ares assez médiocre, pour ne pas dire mauvais. Oui, ça reste spectaculaire, et l'équipe des effets spéciaux s'en est à nouveau donné à cœur joie, que ce soit dans la Grille moderne, dans la grille rétro 80s, ou dans le monde réel.

Mais il n'y a rien qui va autour de ça.

Le casting ? Leto est impassible, Greta Lee est transparente (elle est compétente, mais n'a pas de charisme), Evan Peters joue les méchants de base, Gillian Anderson est sous-exploitée.

La musique ? Je sais que la bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross est citée comme l'un des rares points positifs du film par les critiques, mais j'ai trouvé le tout générique et souvent déplacé, avec des rythmes et des sonorités abrasives fonctionnant souvent à contre-courant du film et des images.

Le rythme ? Inégal, avec des scènes d'action assez molles, pas particulièrement dynamiques ni mises en valeur par la musique.

Le scénario ? Pas très intéressant. Tout le charme de Tron, c'est le monde informatique, ses visuels, etc - en laissant la porte ouverte aux entités informatiques pour s'incarner dans notre monde réel, on se retrouve... avec Pixels, en fait : c'est un peu fade. Et comme en plus, là-dessus, on nous rajoute la bonne vieille intrigue de la créature qui échappe à son créateur et s'en émancipe, blablabla, il n'y a pas grande originalité à trouver ici.

Bref, j'ai trouvé le film assez inerte, à une scène ou deux près. C'est mollasson, c'est cousu de fil blanc, ça n'a pas la bande son mémorable des Daft Punk, les personnages sont quelconques... et peut-être plus énervant, ça refuse de donner suite à Tron l'héritage, au delà de quelques clins d'œil mettant en place une suite éventuelle qui ne viendra jamais.

Bof.

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Blog Update ! - Première quinzaine de novembre 2025 + annonce de la Christmas Yulefest 2025

Publié le 16 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Review, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Update

Mini-bilan pour le Téléphage Anonyme, qui est brièvement revenu à un rythme normal après l'Halloween Oktorrorfest 2025, notre marathon de cinéma et de séries télévisées fantastiques et horrifiques, qui s'est étendu de mi-septembre à début novembre.

#201 - The Luckiest Man in America (2025) - 4/6

#202 - Better Man (2024) - 4.25/6

#203 - The Fix (2024) - 2/6

#204 - Daniel's Gotta Die (2022) - 3/6

#205 - Red Sonja (2025) - 2.25/6

#206 - Sketch (2025) - 4.5/6

---

Une poignée de films seulement, avec du bon et du moins bon.

 

# Film(s) du mois : 

The Luckiest Man in America, une comédie dramatique sympathique sur un arnaqueur ; Better Man, un biopic inventif et amusant consacré à Robbie Williams ; et Sketch, un film familial fantastique qui évoque les productions Amblin et autres...

 

# Flop(s) du mois : 

Red Sonja, une adaptation fauchée du personnage de l'univers de Conan ; et surtout The Fix, de l'anticipation/sf sud-africaine bordélique et approximative...

 

---

# Petit écran :

La deuxième saison de Twisted Metal, toujours aussi amusante et déconnante, avec ses personnages bizarrement attachants ; et la deuxième saison de Peacemaker, qui a été tout l'inverse pour moi, nettement moins amusante, nettement moins probante, avec un James Gunn dont les tics commencent à vraiment devenir envahissants et gênants...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

---

# À venir :

Comme je l'expliquais ici, à l'approche de Noël, le blog-archive Les Téléphages Anonymes renait de ses cendres, au moins jusque début janvier. Dès le 17/11, place donc au marathon annuel de la Christmas Yulefest, avec ses critiques quotidiennes de cinéma festif et de comédies romantiques qui sentent le sapin et la cannelle

Pendant la Yulefest, ce blog-ci bascule donc en mode maintenance : les publications "normales", (hors films de Noël) ne s'interrompent pas, mais leur rythme va ralentir : une critique de film et une critique de série par semaine, pas plus, ce qui me permettra de souffler un peu jusqu'au mois de janvier...

------------

Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Peacemaker, saison 2 (2025)

Publié le 15 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, HBO, DC, Science Fiction, Fantastique

La première saison de Peacemaker, la série de James Gunn, était une assez bonne surprise, bourrée de tics inhérents au réalisateur/scénariste, mais aussi bien interprétée, rythmée et amusante. Gunn remet ici le couvert pour une deuxième saison de 8 épisodes, avec toujours, peu ou prou, une carte blanche absolue qui lui permet de faire ce qu'il veut... pour le meilleur et pour le pire.

Peacemaker, saison 2 (2025) : 

Alors que Rick Flag, Sr. (Frank Grillo) reprend les rênes d'Argus et s'efforce d'éviter que l'incident de Metropolis ne se reproduise, Peacemaker (John Cena) se cherche toujours. Refusé par le Justice Gang, il a couché avec Harcourt (Jennifer Holland), mais ses sentiments pour elle ne sont pas réciproques : il utilise alors son armurerie transdimensionnelle pour explorer le multivers et rejoindre une réalité parallèle où son frère (David Denman) est encore en vie, où Peacemaker est un héros, et où Harcourt est sa compagne...

C'est toujours un sentiment bizarre d'aborder une série avec un à priori positif, et de s'apercevoir qu'en réalité, on a peut-être passé un cap dans son parcours de spectateur. Très bien accueillie par la critique et les fans, pas forcément alourdie par des attentes démesurées, la saison 2 de Peacemaker avait de quoi me plaire, malgré mes quelques réserves mentionnées dans ma critique de la saison 1.

Et pourtant, au fil des épisodes de cette nouvelle saison, j'ai commencé à me désintéresser du tout, voire même à m'agacer des tics de Gunn en tant que scénariste et metteur en scène.

Parce que pour le coup, cette saison 2 de Peacemaker (qui se conclue - SPOILERS - par la création de l'agence Checkmate par Peacemaker et ses copains) effectue un virage assez prononcé vers le programme collégial, l'ensemble cast, plus encore qu'en saison 1.

Et si, en théorie, la saison est censée se concentrer sur Peacemaker qui se découvre une nouvelle vie, une nouvelle chance d'avoir une famille, etc, dans un univers parallèle trop beau pour être vrai (à ce titre, le rebondissement est assez évident, mais fonctionne), et qui fait le point sur son statut de héros, dans les faits, la série passe presque plus de temps à se concentrer sur le reste du groupe que sur Chris (qui est séparé de ses alliés pendant une majeure partie de la saison).

Forcément : James Gunn aime ses acteurs (pour la plupart des amis IRL), il cherche à leur donner plein de scènes et de choses amusantes à faire, et il rajoute d'autres de ses compères (Tim Meadows, Michael Rooker en chasseur pseudo-indien, la moitié des sbires de Lex Luthor, Frank Grillo, etc), ce qui commence à prendre de la place dans la série. Sans même mentionner la compagne de Gunn, omniprésente : chorégraphe du générique de début, dans lequel elle est centrale, elle est ici le love interest de Peacemaker, et devient presque, par la force des choses, le personnage principal du programme.

Tout tourne autour d'elle, de sa relation avec Peacemaker, de ses bagarres nocturnes dans des bars pour avoir le sentiment d'exister, etc, etc, etc... et comme personne ne vient dire à Gunn de se freiner un peu, il n'en fait qu'à sa tête. 

Idem pour tout ce qui est illustration musicale : c'était limite en saison 1, ça s'était bien calmé avec Superman, mais là, c'est un retour à quelque chose de plus présent et de plus envahissant que jamais, avec en prime des scènes de concert, des montages superflus, etc. Gunn se fait clairement plaisir, même si ça tire le programme vers le bas.

Et puis n'oublions pas l'intégration de l'univers DC au sens large, avec caméo de Luthor, de ses sbires, du Justice Gang, de Maxwell Lord, etc (ce n'est pas désagréable, mais ça donne, encore une fois, l'impression d'un Gunn en mode Kevin Smith, qui place toute sa bande de copains dans son show, même si ça n'apporte pas forcément grand chose au schmilblick) et le plaçage de pions pour teaser la suite de l'univers (la caractérisation de Flag est ainsi assez inégale, notamment dans le dernier épisode).

Autant de petites scories qui ne sont pas forcément rédhibitoires, mais qui, à force, s'accumulent jusqu'à un point de non-retour, surtout lorsque l'on propose une saison sans antagoniste réel, et donc sans fil narratif fort autre que le devenir des personnages.

Après, la saison n'est pas mauvaise, en soi : les personnages sont toujours sympathiques, bien interprétés, ils évoluent joliment et le tout se regarde assez facilement... mais j'ai vraiment trouvé que les bons moments de cette saison 2 étaient diluées dans tant de digressions, tant de superflu, tant de remplissage, qu'au final, le rythme en a grandement souffert.

Et mon intérêt aussi.

Difficile de ne pas se demander si Gunn ne gère pas trop de projets en parallèle, entre ses séries, ses films, l'univers DC dans son ensemble, etc, et qu'il ne finit pas par s'éparpiller un peu trop, mettant en production cette saison 2 qui aurait mérité un deuxième ou troisième jet de scénario...

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #206 - Sketch (2025)

Publié le 14 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, USA, Aventure, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sketch (2025) :

Marquée par la mort récente de sa mère, et par le refus de son père Taylor (Tony Hale) d'aborder le sujet, la petite Amber (Bianca Belle) se rabat sur sa créativité pour exprimer ses sentiments... en créant de nombreux dessins morbides et violents, qui inquiètent les adultes. Jusqu'au jour où son frère Jack (Kue Lawrence) découvre un lac étrange aux propriétés magiques : lorsque les dessins d'Amber tombent dans ce lac, ils prennent vie... et menacent de détruire la ville.

Un chouette film familial à l'ancienne, qui traite du deuil, de la psychologie enfantine, de la thérapie par l'art, etc, de manière à la fois drôle, spectaculaire et touchante, avec des effets numériques réussis (en même temps, le scénariste/réalisateur travaille pour une boîte d'effets spéciaux), des enfants naturels et convaincants et une distribution globalement sympathique.

Ça frôle fréquemment l'horreur (dans sa mise en images, dans sa mise en musique, etc), ça traite du deuil des enfants de manière sérieuse et mature, ça évoque le cinéma Amblin, Terabithia, Chair de Poule, Harold et le crayon magique et plein d'autres choses, bref, c'est très agréable, bien mené, et l'on ne s'ennuie pas.

Une excellente surprise.

4.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #205 - Red Sonja (2025)

Publié le 12 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Red Sonja (2025) :

Ultime survivante de son peuple massacré, Sonja (Matilda Lutz) finit dans les geôles du cruel Empereur Dragan (Robert Sheehan), pour lequel elle doit se battre contre des monstres et autres gladiateurs. Mais Dragan est à la recherche de l'autre moitié d'un livre magique, et pour la trouver, il veut utiliser la carte de la forêt mystique où vivait Sonja. La guerrière, cependant, n'est pas décidée à se laisser faire...

Aïe. Une adaptation sincère et pleine de bonnes intentions des aventures de ce personnage secondaire du monde de Conan le barbare (après l'adaptation bancale de 1985 avec Brigitte Nielsen et Arnold Schwarzenegger), par la réalisatrice de Solomon Kane, de Silent Hill Revelation, et de divers épisodes d'Altered Carbon et d'Ash vs Evil Dead, par la scénariste de la série animée Tomb Raider et de The Witcher : Blood Origin, pour un résultat qui ne dépasse jamais le stade du DTV approximatif et mollasson.

Le budget est clairement microscopique, et la distribution a beau faire tout son possible et se sentir clairement impliquée (Robert Sheehan, anciennement de Misfits, est notamment à fond dans son personnage), il y a un vrai manque de charisme (Matilda Lutz n'est jamais totalement crédible) et de finition à tous les niveaux.

Et pour ne rien arranger, le rythme mollasson du tout n'aide vraiment pas : on se retrouve, au final, avec un DTV d'heroïc fantasy on ne peut plus médiocre, ce genre de production européenne tournée dans les pays de l'Est, et qui ressemble plus à un pilote de série tv de syndication qu'à un film à proprement parler (par contre, c'est amusant de constater que bon nombre de critiques n'ont pas osé se montrer trop négatifs envers ce métrage, se pliant en quatre pour lui trouver des qualités, même toutes relatives).

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #204 - Daniel's Gotta Die (2022)

Publié le 10 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Review, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Daniel's Gotta Die (2022) :

Après le décès d'Edward Powell (Iggy Pop), le père de Daniel (Joel David Moore), ce dernier découvre que leur héritage colossal est lié à une condition : que toute la fratrie parvienne à passer un weekend ensemble dans la propriété familiale, dans les îles Cayman. Mais entouré de Jessica (Carly Chaikin), influenceuse décérébrée, Mia (Mary Lynn Rajskub), businesswoman aux dents longues, Victor (Jason Jones), endetté et drogué, et Lawrence (Bob Saget), l'avocat et homme de confiance d'Edward, Daniel découvre bien vite que tous veulent sa peau, afin d'accroître leur part de l'héritage...

Une comédie noire amusante mais anecdotique, et accessoirement le dernier film de feu Bob Saget, Daniel's Gotta Die possède une distribution sympathique et dynamique, qui n'est malheureusement pas toujours exploitée à sa juste mesure.

Avec un tel potentiel et une telle distribution, le film avait de quoi partir dans une murder party corrosive ou dans un chaos organisé et frénétique : j'ai même envie de dire que le postulat de départ se prêterait très bien à un vaudeville décalé, aux portes qui claquent, aux tentatives de meurtre improbables, etc.

À la place, on a quelque chose qui n'est pas désagréable, mais s'avère un peu trop sage sur la durée. Il aurait fallu plus lâcher la bride à tout le monde pour que le tout soit plus mémorable. Dommage.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Twisted Metal, saison 2 (2025)

Publié le 9 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Science Fiction, Thriller, Review, USA, Peacock, NBC

Sympathique mais un peu foutraque, la première saison de Twisted Metal, série Peacock adaptée des jeux vidéo du même nom, fonctionnait sur le capital sympathie de sa distribution, et sur un désir de coller à l'univers décomplexé et bourrin des jeux, malgré des limites de budget ou de ressources évidentes.

Pour sa saison 2, la série voit les choses en plus grand : deux épisodes de plus, un peu plus de budget à l'écran, et un tournoi opposant une bande de conducteurs tous plus déjantés les uns que les autres, pour une nouvelle fournée d'épisodes déglingués et très agréables à suivre...

Twisted Metal, saison 2 (2025) :

Alors que Quiet (Stephanie Beatriz) a rejoint un gang exclusivement féminin, John (Anthony Mackie) fait tout son possible pour échapper à Raven (Patty Guggenheim), qui tente de faire de lui son pilote dans un grand tournoi organisé par le malfaisant Calypso (Anthony Carrigan). Car Calypso promet au gagnant d'exaucer son souhait, quel qu'il soit. De quoi attirer des compétiteurs venus de tous les horizons... y compris Sweet Tooth (Samoa Joe), Quiet et John, qui se retrouvent alors que commencent les affrontements. 

Une saison 2 que j'ai préférée à la saison 1, et pour une simple et bonne raison : la structure de tournoi sur laquelle la saison repose donne au programme une direction, une énergie et une dynamique particulièrement agréables.

C'est bien simple, une fois que la série boucle les éléments narratifs de la saison 1, et que Quiet et John se retrouvent, le programme trouve un rythme de croisière assez efficace, alternant présentation de personnages excentriques et péripéties improbables, à mesure que se déroulent les différents rounds de la compétition.

Les responsables du casting, soit dit en passant, ont bien fait leur travail : tous les nouveaux arrivants sont amusants, de Mayhem (Saylor Bell Curda), l'adolescente rebelle et mythomane particulièrement attachante, à Axel (Michael James Shaw), un rôle qui aurait probablement été attribué à Terry Crews il y a dix ans, en passant par la nouvelle Raven (Madysinn de She-Hulk remplace Neve Campbell), Mr. Grimm (Richard de Klerk) et ses voix imaginaires, Vermin (Lisa Gilroy) l'exterminatrice d'insectes, ou encore Calypso, un Anthony Carrigan qui s'éclate et cabotine comme ce n'est pas permis...

La distribution fonctionne d'autant mieux que chaque personnage a droit à son développement et à ses moments un peu plus sincèreq, au milieu de toute cette folie ambiante. C'est un point fort du programme : oui, tous les personnages sont déglingués, des cartoons vivants embarqués dans une histoire pas très sérieuse, mais la relation Quiet/John reste crédible, le lien de ce dernier avec sa sœur perdue et retrouvée (Tiana Okoye) sonne juste, et la famille recomposée de John/Quiet et Mayhem est sympathique (tout en restant totalement absurde, cf les montages du dernier épisode).

À l'identique, Stu (Mike Mitchell) évolue, passant du sidekick de Sweet Tooth à son "fils" de substitution, s'affirmant de manière peu probante au contact de son compère Mike (Tahj Vaughans) et du nouvel ami de celui-ci, l'ex-cannibale Dave (Johnno Wilson).

Bref, pour faire simple, la saison est assez nerveuse, part parfois dans des directions inattendues (le passage par la case lycée et bal de promo, pas forcément indispensable mais pas désagréable pour autant), se montre plus spectaculaire et maîtrisée dans l'action, continue de flirter avec l'absurde et le n'importe quoi, et n'oublie jamais ses personnages en cours de route.

Tout au plus pourrais-je regretter le Minion final, tout droit sorti de Power Rangers plutôt qu'un véhicule blindé indestructible, et aurais-je préféré que la production ne ramène pas Stu aussi rapidement dans le final.

Mais bon, dans l'ensemble, Twisted Metal continue d'être une adaptation vidéoludique plus qu'honorable, et un divertissement estival tout à fait louable, pour peu qu'on adhère à l'ambiance générale et au ton excentrique du tout.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>