Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Scary Movie 6 (2026) :
Lorsque le tueur Ghostface refait surface et s'en prend à la sœur de Sara (Olivia Rose Keegan), cette dernière se tourne rapidement vers sa mère paranoïaque, Cindy Campbell (Anna Faris), qui vit en recluse depuis une vingtaine d'années. Et bien vite, le groupe d'amis autrefois traqué par le tueur se reforme, pour le meilleur et pour le pire...
Il faut le savoir : entre leurs films des années 2000 et leurs nombreuses sitcoms, depuis les années 90, le clan Wayans bénéficie d'un totem d'immunité auprès d'un certain public américain, totem qui a valu à l'annonce de ce reboot des Scary Movie d'être accueilli par une vague d'enthousiasme démesurée. Oui, si l'on en croit le Web et les réseaux sociaux, les Scary Movies des Wayans sont des films cultes à ce jour inégalés, et les critiquer revient à commettre un crime de lèse majesté.
Et ce, alors que les Scary Movies des Wayans n'ont toujours été que des parodies faciles et fainéantes du genre horrifique, avec des gags graveleux peu inspirés et de l'humour de stoner.
Sans surprise, donc, cette nouvelle version de Scary Movie ne vole pas plus haut que ça : une parodie décousue des derniers succès du genre, sur fond de retrouvailles des personnages des films originaux, d'humour daté se voulant irrévérencieux, d'une bonne dose d'anti-wokisme (quoi que cela puisse bien vouloir dire), et de gags qui tombent souvent à plat. Trop souvent.
On a droit à des parodies totalement aléatoires sans rapport avec le postulat de départ du film (la parodie du biopic de Michael Jackson, celle de Kpop Demon Hunters), qui font vraiment "mini sketches du SNL", et le tout finit par être très monotone, sans la moindre originalité.
Énorme bof, donc, probablement inférieur aux Scary Movies originaux.
1.75/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Over Your Dead Body (2026) :
Dan (Jason Segel), réalisateur de publicités, et sa femme Lisa (Samara Weaving), actrice, ne se supportent plus. Au point qu'ils ont tous deux prévu de profiter d'un séjour dans un chalet isolé pour éliminer l'autre. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu, notamment lorsque trois criminels évadés (Timothy Olyphant, Keith Jardine, Juliette Lewis) décident de les prendre en otage...
Remake d'un film du réalisateur norvégien des Dead Snow, Hansel et Gretel et des Violent Night, ici réalisé par l'un des membres de Lonely Island (Popstar et Macgruber), cette comédie horrifique s'avère un peu trop inégale pour son propre bien. Pendant la première moitié du métrage, en effet, Segel et Weaving semblent un peu désynchronisés dans leur interprétation, elle étant assez premier degré, tandis que Segel cabotine beaucoup dans ce qui ressemble alors à un Guerre des Rose sanglant et bourrin.
Et puis les criminels arrivent, tout aussi cabotins, et le niveau de violence augmente d'un gros cran, en même temps que la méchanceté : il y a tentative de viol (sur Segel), ça se poignarde, des membres explosent, des têtes aussi, bref, ça pousse les curseurs assez loin pour ce qui était présenté comme une comédie/thriller... et ça peine à équilibrer humour et sadisme.
Ponctuellement, le film fonctionne en tant que mélange d'horreur et d'humour noir, mais trop souvent, ça bascule dans du slapstick prévisible ou dans du gore gratuit, et au final, ça lasse un peu, même si les fréquents flashbacks remettant le récit en perspective permettent de redonner un coup de fouet (enfin, celui du père vétéran, surtout).
En somme, un résultat mitigé qui, sans être désastreux, ne m'a pas convaincu sur la durée.
3/6
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Quitte ou Double (The Highest Stakes - 2026) :
Cinq joueurs de poker se retrouvent dans un grand hôtel, pour y prendre part à un tournoi de poker télévisé, sous l'œil attentif de Samuel Nicholas (Seth Green), maître du jeu et présentateur de l'émission : il y a là Michael Quinn (Kevin Dillon), un inspecteur aux méthodes brutales, Tom Cartright (Dylan Walsh), un politicien potentiellement présidentiable, le Dr Stevens (Dan Bucatinsky), un chirurgien névrosé, Billy Gray (Charlie Weber), représentant de commerce aux nombreux bons plans, et Aurora (Eloise Lovell Anderson), une escort girl à l'aplomb certain. Mais rapidement, la véritable nature du tournoi se révèle, et ses enjeux deviennent de plus en plus conséquents...
Et l'on ouvre cette Oktorrorfest 2026 avec un métrage un peu décalé : un film indépendant écrit par des producteurs, réalisé par un ancien de chez Hallmark et qui, très rapidement, dévoile sa nature de thriller fantastique.
Oui, comme l'indiquent les nombreux personnages aux noms évoquant l'Enfer, le personnage de Seth Green est bien le Diable, les joueurs sont tous condamnés à l'Enfer, et la partie de poker a pour enjeux l'âme des uns et des autres : malgré le fait que le scénario utilise ceci comme un twist surprenant, pas de grande surprise, on le comprend très vite, et le métrage, assez maladroit dans l'ensemble, n'est pas assez maîtrisé pour dissimuler suffisamment ses intentions.
Après, ça se regarde, malgré ces maladresses, donc, et un certain côté racoleur dans le personnage d'Aurora : d'ailleurs, l'aspect diable/âmes aurait pu donner quelque chose de bondieusard et de moralisateur, mais là aussi, le film évite cet écueil en conservant un certain ton sarcastique et décalé qui rapproche un peu le tout d'un Conte de la Crypte, toutes proprotions gardées.
Bref, pas désagréable bien qu'assez approximatif. Seth Green semble bien s'amuser, en tout cas.
2.75/6 en étant gentil
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Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
We Bury the Dead (2026) :
Après qu'une bombe américaine ait accidentellement explosé au large de la Tasmanie, y tuant instantanément toute forme de vie, les secours s'aperçoivent que certains des morts reviennent à la vie, coquilles vides et à peine animées. Ava (Daisy Ridley), américaine, se porte volontaire pour assister les services d'urgence, à la recherche de son époux Mitch (Matt Whelan), disparu lors de l'incident...
Un film de zombies américano-australien qui n'en est pas vraiment un, puisque les zombies (qui sont présents au compte-gouttes) servent ici de toile de fond à la crise existentielle de son héroïne (excellente Daisy Ridley), une héroïne qui tente de tourner la page - non pas de la mort de son mari durant l'incident qui déclenche l'apparition des zombies, mais de la crise de son couple avant cet incident.
Sous prétexte de nous narrer les conséquences de cet incident (un incident d'ailleurs assez intéressant, y compris dans son approche du zombies), le film nous raconte ainsi (SPOILERS), via des mini-flashbacks fréquents, comment ce couple incapable de procréer a fini par se déliter, comment Ava alors a trompé son époux, comment celui-ci l'a quitté, et pourquoi elle a rejoint les services de secours pour le retrouver.
Le problème, en fait, c'est que la caractérisation générale du personnage d'Ava ne la rend pas très intéressante ou attachante : c'est une femme meurtrie dans son amour propre, infidèle, qui fait des choix discutables durant le film - tout l'aparté chez Riley (Mark Coles Smith), un militaire éploré conservant le corps zombifié de sa femme enceinte, est le résultat de décisions improbables et manque de subtilité - et qui finit renforcée dans ses positions, puisque le scénario (SPOILERS AGAIN) finit par la récompenser et par lui permettre de faire son deuil, en révélant que son mari la trompait (post-séparation, cela dit), en lui offrant un nouveau compagnon charismatique (méconnaissable Brenton Thwaites), et un bébé (celui de Riley, qui nait du corps à peine conscient de son épouse zombie).
Happy end, donc, pour Ava, qui arrive au terme d'un métrage auquel je n'ai clairement pas accroché.
Certaines idées sont intéressantes (le concept de zombies revenus à la vie "pour terminer ce qu'ils n'ont pas pu terminer de leur vivant" comme de bons vieux fantômes ancrés au monde des vivants), le côté lent et mesuré, économe en action et en menaces, change un peu... mais globalement, je suis vraiment resté sur ma faim, sans particulièrement adhérer au ton, à l'illustration musicale, ou aux personnages et à leur parcours.
Mais bon, je suis clairement minoritaire dans mon opinion, donc...
2.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Bilan XL pour le Téléphage Anonyme, qui couvre ainsi l'intégralité de l'Halloween Oktorrorfest 2025, notre marathon de cinéma et de séries télévisées fantastiques et horrifiques, qui s'est étendu de mi-septembre à début novembre...
Un peu moins de films passés en revue durant cette Oktorrorfest 2025, en comparaison de l'année dernière, avec, comme toujours, du bon et du moins bon.
# Film(s) du mois :
Quelques très bonnes surprises, durant cette saison : Dead Talents Society, une comédie fantastique taïwanaise qui évoque l'au-delà de Beetlejuice, mais à la mode asiatique ; le dernier volet de la franchise Destination Finale, amusant et fidèle à celle-ci ; The Ugly Stepsister, une relecture sanglante de Cendrillon ; Together, et sa body horror romantique ; et Haunted Ulster Live, revisite irlandaise du format Ghostwatch.
Parmi les autres films plus qu'honorables, cette saison, on peut aussi citer Companion, un film sur l'IA qui ne se prend pas trop au sérieux ; Sinners, bourré de qualités même si je n'ai pas forcément accroché à la proposition ; The Toxic Avenger, un remake sympatoche du vieux film Troma ou encore Good Boy, du point de vue d'un chien fidèle et perspicace.
# Flop(s) du mois :
Pas mal de flops, cette année, avec, parmi les plus évidents, le Dracula de Besson (un beau ratage dérivatif au possible) ; la version 2024 de The Crow, assez laborieuse ; le second volet de M3GAN, une tentative de reproduire le succès viral du premier de manière totalement artificielle ; Ash, de l'horreur spatiale sans intérêt, ou encore l'adaptation de Until Dawn (plus proche d'une adaptation officieuse de Dead by Daylight que d'Until Dawn), The Home et son scénario Qanonesque, et GOAT/Him, une satire bancale du monde du football américain, teintée de critique sociale et raciale...
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# Petit écran :
Comme toujours, il n'y a pas que le cinéma dans l'Oktorrorfest, il y a aussi les séries télévisées, avec du bon et du moins bon : si la première saison de Creature Commandos s'est avérée plutôt amusante et dynamique, la seconde saison de The Last of Us m'a globalement frustré, en choisissant de faire d'Ellie un personnage antipathique et agaçant.
Idem pour la deuxième année de Wednesday, qui ne commençait pas trop mal, semblant rectifier les erreurs de la première saison et mieux comprendre les Addams, mais qui a finit par retomber dans ses travers, avec une seconde moitié de saison bordélique et à côté de la plaque, et une Mercredi qui n'est guère plus qu'un cliché sarcastique sur pattes.
Cela dit, cela m'a permis de mieux cerner ce que Netflix voulait dans cette série, d'autant que peu de temps auparavant, j'avais regardé la première saison du très campyLes nouvelles aventures de Sabrina, de 2018. Les éléments des deux séries sont les mêmes, le focus sur une héroïne exceptionnelle aux pouvoirs uniques, les triangles amoureux... et le bordel général au niveau de l'écriture.
On peut aussi mentionner The Bondsman, une pâle copie de Brimstone à la sauce country ; Hysteria !, et sa Satanic Panic caricaturale mais pas inintéressante ; Haunted Hotel, une série animée Netflix pas désagréable, mais peu marquante ; Marvel Zombies, une mini-série Marvel pas indispensable ; et, peut-être plus embêtant, la saison 1 d'Alien Earth, pourtant très réussie visuellement et formellement, mais dont l'écriturepart tellement en vrille, et dont les personnages sont tellement idiots qu'au final, on ressort de là frustré et agacé.
Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.
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# À venir :
CHANGEMENT DE PROGRAMME pour ce blog, à l'approche de Noël.
Comme expliqué ici, à l'occasion de la Christmas Yulefest 2025, qui débutera le 15 novembre, le blog des Téléphages Anonymes reprend du service pour cette saison festive, et des critiques quotidiennes de films de Noël y seront donc publiées comme chaque année, pendant que ce blog-ci sera mis en veille pendant le mois de décembre.
Cela ne signifie pas pour autant que le blog va se mettre en pause pendant plus de deux mois : pendant la première quinzaine de novembre, il reprend son rythme habituel, avec des critiques quotidiennes de films et de séries.
Ensuite, cependant, et de manière plus sporadique jusqu'en janvier, il y aura quelques bilans tv et quelques critiques cinéma, en nombre limité, en fonction de mes visionnages et/ou de l'actualité. Histoire de ne pas laisser ce blog végéter sans nouvelles publications...
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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.
En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne :
- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.
- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.
- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...
- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.
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Alien : Earth, saison 1 (2025) :
Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...
Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).
Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.
Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.
C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.
Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé.
Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).
D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).
Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.
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Marvel Zombies, saison 1 (2025) :
Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...
Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.
On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.
Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.
Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.
À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.
En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.
Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.
C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.
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Haunted Hotel, saison 1 (2025) :
Les mésaventures quotidiennes et surnaturelles de la famille Freeling, qui tente de gérer un hôtel empli de fantômes : Katherine (Eliza Coupe), qui vient d'hériter de l'établissement ; Nathan (Will Forte), son frère décédé et bon à rien, qui hante l'hôtel et tente d'aider sa famille ; Ben (Skyler Gisondo), le fils adolescent de Katherine, naïf et maladroit ; Esther (Natalie Palamides), sa petite sœur, autoritaire, manipulatrice et sadique ; et Abaddon (Jimmi Simpson), un démon enfermé dans le corps immortel d'un enfant du 18e siècle, et qui peine à s'adapter à vie moderne...
Une série animée made in Netflix créée par un scénariste de Rick et Morty, et qui tente clairement de composer quelque chose à mi-chemin entre la sitcom Ghosts (dans sa version anglaise comme américaine) et de l'animation pour adultes dans la droite lignée des séries de Roiland et Harmon ou de MacFarlane.
On est en effet en terrain ultra-balisé, que ce soit dans la caractérisation des personnages (la mère dépassée, l'oncle fantaisiste, l'ado benet, la petite sœur chaotique et machiavélique, le gamin ultra-intelligent à grosse voix et qui fait des one-liners improbables et sarcastiques - coucou Stewie), dans la structure, ou dans les intrigues et dans l'écriture en général, qui tente de tisser un fond émotionnel sur les liens familiaux, les mensonges, le deuil, le divorce, l'absence du père au sein même de péripéties qui n'auraient pas dépareillé dans Gravity Falls.
Et ponctuellement, ça fonctionne, la série étant assez divertissante, bien doublée, et plutôt compétente visuellement parlant (même si honnêtement, ça reste dans la norme des séries d'animation contemporaines).
Mais la plupart du temps, Haunted Hotel reste très dérivative et prévisible, tant dans ses gags, ses références évidentes aux classiques du genre, que dans ses tentatives de générer de l'émotion. L'écriture est globalement un peu trop superficielle, ne parvenant pas forcément à approfondir ses personnages pour qu'ils se démarquent suffisamment de leurs influences, et il reste un problème de rythme, qui fait que le programme ne parvient jamais vraiment à atteindre la folie de ses modèles, et cahote occasionnellement, selon les épisodes.
Après, c'est une saison 1 de 10 x 25 minutes, ça se cherche un peu, il faudra voir si, si suite il y a, la production se lâche réellement. En l'état, ça reste un peu trop anecdotique à mon goût.
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Haunted Ulster Live (2024) :
La nuit du 31 octobre 1998, une chaîne de télévision de Belfast décide d'organiser une émission en direct dans une maison réputée hantée, émission présentée par Gerry Burns (Mark Claney) et Michelle (Aimee Richardson). Mais rapidement, alors que les présenteurs font connaissance de la famille occupant les lieux, la situation se complique... en direct devant les caméras.
À l'origine, il y avait Ghostwatch (1992), ce mockumentaire présenté comme une véritable émission à la télévision britannique ; puis il y a eu Dead Line, l'épisode spécial Halloween de la série anglaise Inside No.9, qui rendait hommage à Ghostwatch ; plus récemment, Late Night with The Devil, une version plus américaine du même format.
Et voici donc Haunted Ulster Live, peu ou prou la même chose, mais en Irlande du Nord.
Un mockumentaire sympathique, qui a pour lui une distribution crédible et naturelle, et un certain flegme britannique pas désagréable du tout : les coupures publicitaires, les messages d'intérêt général, les jingles, certains personnages secondaires, etc - ça fonctionne, ça parvient même ponctuellement à créer une petite tension, et bien que la résolution soit un peu fourre-tout et bordélique, l'ensemble se regarde très facilement, notamment grâce à une durée assez courte.
4/6
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Good Boy (2025) :
Todd (Shane Jensen), trentenaire, est atteint d'une maladie pulmonaire chronique. Contre l'avis de sa sœur Vera (Arielle Friedman), il part s'installer, avec son chien Indy, dans la vieille maison familiale, au milieu des bois, réputée hantée mais où Todd cherche un peu de calme. Rapidement, cependant, Indy semble remarquer une présence dans la demeure...
Un film d'horreur au postulat intéressant : tout filmer à hauteur de chien, du point de vue d'Indy (le chien du réalisateur), et garder les visages des humains dans l'ombre (ce qui permet d'ailleurs au réal d'incarner Todd dans la majeure partie des scènes, afin d'obtenir de son toutou les réactions désirées).
Et le tout fonctionne plutôt bien : le chien est attachant et expressif, les effets visuels sont efficaces, on s'inquiète du sort de ce protagoniste canin, et, de par son absence de dialogues et son point de vue unique, le tout laisse suffisamment de zones d'ombre pour que le spectateur se fasse sa propre idée du récit (métaphore de la maladie de Todd, véritable présence surnaturelle hostile, etc... ?) et interprète ses événements comme bon lui semble.
Après, j'avoue que la post-synchro des humains est un peu inégale, et qu'il y a quelques fluctuations de rythme qui auraient pu être évitées. Mais bon, pour un premier film, c'est original et honorable.
3.75/6
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