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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

cinema

Halloween Oktorrorfest 2025 - Dracula (2025)

Publié le 28 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Romance, Review, France, UK

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Dracula (2025) :

En 1480, dans les Carpathes, le prince Vladimir (Caleb Landry Jones) se détourne de Dieu et de sa religion lorsque son épouse Elisabeta trouve la mort dans un assaut des Ottomans. Désormais maudit, transformé en vampire assoiffé de sang, Vladimir, dit "Dracula", passe des siècles à tenter de retrouver la réincarnation de sa bien-aimée, avant de se replier dans son château. Jusqu'en 1889, lorsque Jonathan Harker (Ewens Abid) lui rend visite. Dracula comprend que Mina (Zoë Bleu), la fiancée de Jonathan, est celle qu'il recherche, et il part aussitôt pour Paris, en pleines célébrations du centenaire de la Révolution française...

On pourra saluer l'audace de ce bon vieux Luc Besson : arriver sur les talons du Nosferatu de Eggers, lui repiquer l'une de ses affiches secondaires (plagiat souligné par la créatrice de l'affiche de Nosferatu) et l'idée de caster une "fille de" dans le rôle de Mina (chez Eggers, la fille Paradis-Depp, ici, la fille de Rosanna Arquette), "s'inspirer" très lourdement du Dracula de Coppola (notamment dans certaines scènes et certains visuels, mais aussi dans le simple concept de base du Dracula romantique qui cherche la réincarnation de sa bien-aîmée, blablabla) sous couvert d'hommage, demander à Danny Elfman (à la musique) de faire de même avec le score de Kilar (et aussi quelques éléments qui fleurent bon le temp-tracking de Christopher Young), ajouter une grosse influence du Parfum de Suskind/Tykwer (Dracula séduit ses victimes grâce à un parfum irrésistible qui met les gens en trance), sans oublier une bonne grosse dose de franchouillardise (tout est retransposé à Paris, probablement pour justifier certains financements ou lieux de tournage) et des gargouilles numériques qui font du catch et semblent sortir du Bossu de Notre-Dame... et espérer faire un carton au box-office et auprès des critiques.

Pas de chance, les grosses ficelles ont été remarquées dès la bande-annonce, et une fois devant ce film de plus de deux heures, ça ne s'améliore pas. Parce qu'outre tous les problèmes ci-dessus, il y a un vrai souci au cœur même du métrage : un peu comme pour Valérian, il n'y a pas la moindre alchimie entre ce Dracula et sa bien-aimée. Ce qui est problématique, vu que le Dracula de Besson est une romance intemporelle et mélodramatique.

Cette absence totale d'alchimie est en partie imputable aux nombreuses ruptures de ton du métrage (qui se permet des écarts goguenards et rigolards, notamment sur Dracula qui fait faire une danse chorégraphiée à tous les humains sous le charme de son parfum, au fil des époques), en partie à l'interprétation terne de Zoe Bleu, mais aussi et surtout à l'écriture des personnages féminins, tout simplement inexistante.

Tout au plus Maria (Matilda De Angelis) parvient-elle à exister de par son jeu et son enthousiasme, mais elle, comme Mina, ne sont écrits qu'au travers du prisme des personnages masculins, que ce soit Dracula (Caleb Landry Jones est habité, mais cabotine occasionnellement), le chasseur de vampires (Christoph Waltz, qui fait du Christoph Waltz en prêtre jamais nommé), Guillaume de Tonquédec en médecin, etc.

On se retrouve donc avec une fresque romantique qui tombe assez à plat, sans le moindre charme, avec quelques scènes WTF (le couvent, le massacre à Versailles) uniquement là pour laisser Besson s'amuser, et un grand final spectaculaire à base d'armée roumaine qui attaque le chateau de Dracula, de gargouilles numériques qui font des huracanranas sur les soldats, de Dracula qui massacre tout le monde sans broncher... avant de se faire convaincre de se laisser tuer par Waltz en mode négociateur.

Dit comme ça, ça pourrait presque donner envie, mais en fait, ça prend l'eau de partout et c'est tellement dérivatif qu'on ne peut que soupirer.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Évanouis (2025)

Publié le 27 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Comédie

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Évanouis (Weapons - 2025) :

À 2 h 17 du matin, 17 enfants d'une même classe ont subitement quitté leur domicile pour disaparaître en courant dans les rues de leur bourgade de Pennsylvanie. Accusée d'être responsable, d'une manière ou d'une autre, Justine Gandy (Julia Garner), l'institutrice de ces enfants, tente de comprendre ce qui s'est produit...

Mouais. Sur la simple base de son film précédent, Barbarian, Zach Gregger semble avoir décroché un totem d'immunité critique et publique, outre-Atlantique : son nouveau film, ce Weapons au titre français générique et insipide, a en effet reçu un accueil dithyrambique de la part de la presse US, qui parle de meilleur film d'horreur de 2025, de summum de tension et d'angoisse, blablabla.

La routine habituelle, en somme, pour ce qui n'est, au final, qu'une variation un peu plus sérieuse du Sorcières de Roald Dahl, mâtiné de Hocus Pocus - SPOILERS : il y a une vieille sorcière en ville, elle est décrépite, déplumée, pas très menaçante, elle a appelé à elle les 17 enfants en question pour aspirer leur jeunesse, et elle crée des zombies pour faire ses basses œuvres.

Et c'est à peu près tout ce que raconte le film : un scénario simple, basique, dérivatif, jamais particulièrement effrayant ou tendu (il y a bien une poignée de jumpscares, mais ça s'arrête là), avec des zombies à l'efficacité diminuée par la décision de les faire courir de manière risible (on est à deux doigts du Naruto Run), des moments semi-comiques (Josh Brolin qui démolit encore et encore le zombie du sdf qui n'a de cesse de se relever) et une narration délibérément destructurée, pour camoufler le manque de profondeur du tout.

On enchaîne en effet les "chapitres", chacun centré sur un personnage différent (on commence par Justine, puis on a Brolin en père éprouvé, puis Alden Ehrenreich en flic infidèle, Austin Abrams en sdf cambrioleur, Benedict Wong en directeur d'école, etc) et qui tous se recoupent ici ou là, pour présenter les événements sous un angle différent... ça donne un peu d'intérêt au récit, qui reste assez bien mené, du moins jusqu'à ce que la sorcière (Amy Madigan) entre en jeu.

À partir de là, et du moment où les tenants et aboutissants du tout deviennent évidents, Weapons perd grandement en intéret, sacrifiant progressivement son suspense sur l'autel de la comédie noire (la sorcière poursuivie) et peinant à justifier ses deux heures.

Assez déçu, je dois dire, même si c'est bien interprété. 

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Found Footage : The Making of the Patterson Project (2025)

Publié le 27 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Documentaire, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA

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Found Footage - The Making of the Patterson Project (2025) :

Lorsqu'il trouve un financement pour son premier long-métrage, The Patterson Project, un found footage centré autour de Bigfoot, Chase (Brennan Keel Cool) débute la préproduction de celui-ci, et, après un casting assez compliqué, il part tourner le tout dans un chalet en timeshare, au milieu des bois. Mais rapidement, en y installant son équipement, l'équipe déplace involontairement un autel où était emprisonné un démon, qui sabote le tournage...

Une comédie horrifique méta (c'est un found footage horrifique qui suit la réalisation d'un documentaire qui suit la réalisation d'un found footage horrifique qui s'inspire des images "réelles" de Bigfoot, le fameux Patterson film) produite par Radio Silence (les V/H/S, Ready or Not, etc), et qui s'avère plutôt amusante dans ses moyens limités et ses personnages incompétents.

On est presque dans un mockumentaire à la Christopher Guest, avec ce réalisateur visionnaire, sa compagne et AD qui a une aventure avec l'un des producteurs, l'investisseur en charge du financement (un vendeur de meubles et d'élements de décorations qui arnaque une petite vieille en lui promettant de rencontrer feu Alan Rickman), les acteurs médiocres, etc.

Found Footage fonctionne donc assez bien sur le plan du mockumentaire sur un tournage de film compliqué, sans argent, et très amateur. L'horreur en soi n'arrive que dans la dernière ligne droite du métrage, et honnêtement, c'est surtout là pour ajouter un peu de sel à cette comédie : il ne faut pas s'attendre à de la terreur, on reste dans quelque chose de limité, budgétairement parlant, mais c'est un peu la cerise sur le gâteau.

Dans l'ensemble, j'ai trouvé le tout sympathique. Pas exceptionnel, un peu inégal dans son rythme, dans sa structure, dans ses effets et dans son interprétation (je ne suis pas fan de la réalisatrice de documentaire française) mais amusant.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Halloween à tout prix (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Hallmark, USA, Review, Oktorrorfest, Télévision

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Haul Out the Halloween (2025) :

Alors qu'Evergreen Lane s'est fait une spécialité de décorer toute l'impasse pour Noël, la fête d'Halloween y est mise de côté, suite à la mort de la grand-mère d'Emily (Lacey Chabert), des décennies plus tôt. Jusqu'à ce que Luna (Kimberly J. Brown) et Marvin (Daniel Kountz) décident de s'installer dans le lotissement, et incitent toute la communauté (Melissa Peterman, Ellen Travolta, etc...) à relancer les festivités, au grand dam d'un Jared (Wes Brown) un peu dépassé par les événements et par la romance naissante de sa mère avec Ned (Stephen Tobolowsky).

Après Noël à tout prix 1 et 2, deux comédies festives Hallmark, la chaîne a décidé de prendre les mêmes et de recommencer, mais à Halloween, cette fois-ci, proposant ainsi l'une de ses rares fictions automnales à aborder frontalement le 31 octobre.

Ici, le projet était notamment motivé par l'envie de Lacey Chabert de partager l'écran avec sa BFF IRL, Kimberly J. Brown, actrice notamment connue pour la série des Halloweentown. De quoi justifier cette nouvelle période de l'année, et permettre à KJB de jouer l'épouse de Daniel Kountz, son compagnon IRL là aussi, et lui aussi l'un des interprètes des Halloweentown.

Le résultat, malheureusement, est un peu en dessous de mes attentes, avec un couple Brown/Kountz sous-exploité, une pseudo-rivalité d'Emily avec une journaliste, et d'autres sous-intrigues survolées : en réalité, le film ressemble vraiment à un téléfilm de potes, avec des acteurs qui s'amusent bien ensemble, mais dont le scénario est un prétexte plus qu'autre chose, imaginé sur un coin de table après que Chabert ait proposé l'idée à la chaîne.

Dommage, à vrai dire, parce que l'énergie excentrique et décomplexée est toujours là (ça cabotine beaucoup, mais ça a toujours été le cas dans ces métrages), et que tout le monde est à l'aise. Cependant, sans réel antagoniste ni réelle direction narrative, le métrage peine à trouver un rythme et une direction, et finit par tourner à vide.

Un petit 3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ick (2025)

Publié le 25 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, Review, USA, Science Fiction

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Ick (2025) :

Dans la petite ville d'Eastbrook, envahie depuis des décenniers par le Ick, une plante inoffensive qui se développe très lentement, Hank Wallace (Brandon Routh), ancien footballeur vedette du lycée, vit une vie médiocre de professeur de science. Jusqu'au jour où il réalise que le Ick devient agressif, et est capable de posséder les humains pour se propager ; et alors que les habitants de la ville semblent tous sceptiques et indifférents, Hank va tout faire pour tenter de protéger Grace (Malina Weissman), la fille de sa petite-amie d'alors (Mena Suvari), qui pourrait bien être sa fille biologique...

Après Detention (2011), Joseph Kahn revient à l'horreur/comédie, enrobée cette fois-ci d'une nostalgie pour les années 2000 (le film est bourré de morceaux de pop-punk de l'époque), et d'un pseudo-propos politico-engagé ultra-maladroit sur l'état actuel de la société (Covid, réchauffement climatique, Trump, MAGA, etc... la métaphore est tellement sous-développé qu'on peut y voir ce que l'on veut), assorti de vannes sur la génération woke actuelle, histoire de contre-balancer.

Le reste, c'est du Joseph Kahn typique : la forme et le détachement ironico-cynique prennent le pas sur le fond, c'est monté de manière tellement clippesque et cut que l'on a l'impression de regarder le film à une vitesse de x1.25 ou 1.5, tous les personnages secondaires (des ados à la scientifique du gouvernement en passant par tous les adultes) sont des caricatures ambulantes uniquement là pour se faire posséder et tuer de la manière la plus spectaculaire possible, c'est joyeusement surjoué, rien n'est vraiment crédible... bref, Joseph Kahn fait son truc, on adhère ou pas.

Bizarrement, quand le monstre passe à l'attaque et commence à posséder des gens, le film commence à ronronner jusqu'à sa conclusion, le côté très approximatif et bordélique du scénario empêchant le métrage de se structurer et de gagner en puissance : progressivement, on devient indifférent au tout numérique du Ick et de ses zombies (pourtant visuellement réussis), et cette succession de morts tentaculaires devient redondante. 

Après une première partie assez fatigante (je ne suis pas grand fan du style Kahn), j'ai donc fini par m'ennuyer, et par me dire que, dans le genre, j'aurais probablement préféré revoir The Faculty de Rodriguez, ou Slither de James Gunn.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Scared Shitless (2024)

Publié le 24 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Fantastique, Canada, Critiques éclair, Review, Halloween, Oktorrorfest

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Scared Shitless (2024) :

Don (Steven Ogg), un plombier bienveillant, convainc son fils Sonny (Daniel Doheny), germaphobe et anxieux, de l'accompagner dans l'exercice de sa fonction, sans se douter qu'ils vont devoir se mesurer à une créature sanguinaire et génétiquement modifiée qui a été involontairement libérée dans la plomberie d'un immeuble par un chercheur mécontent (Mark McKinney)...

Sortie officielle via Netflix de cette comédie canadienne à petit budget qui a tourné en festival en 2024, pour un résultat amusant et sympatoche, à défaut d'être ultra-mémorable.

Ça manque un peu de rythme, ça manque clairement de moyens, mais techniquement, ce n'est pas désagréable, même si ça tient clairement plus du DTV rigolard ou du film pour plateforme de streaming que d'un long-métrage plus fignolé et abouti.

Après, le réalisateur était déjà à l'origine du bancal mais intrigant Seven Stages to Achieve Eternal Bliss : ici, on est dans quelque chose de nettement plus simple et direct, avec un sens de l'humour très canadien, du monstre en caoutchouc et des explosions de sang jamais totalement crédibles, mais plutôt amusantes.

3.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Home (2025)

Publié le 24 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, USA, Review

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The Home (2025) :

Taggeur dépressif et drogué issu d'un foyer d'adoption, Max (Pete Davidson) est envoyé réaliser des travaux d'intérêt général dans une maison de retraite huppée. Rapidement, cependant, il s'aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond dans l'établissement, et commence à mener l'enquête...

Si vous avez toujours voulu savoir ce que donnerait la finesse du commentaire politique des The Purge, associée à la pertinence des croyances de Q-Anon, et que vous avez peur de la vieillesse et des maisons de retraite, le tout reposant entièrement sur l'interprétation de Pete Davidson, alors The Home est fait pour vous.

Le réalisateur des Purge nous propose donc ce thriller horrifique qui lorgne un peu beaucoup sur Get Out, la composante raciale en moins, et qui a principalement pour lui des effets assez réussis, un peu de body horror convaincante, et une dernière ligne droite assez amusante (SPOILERS) quand Pete Davidson décide de se venger de tous les occupants de la maison de retraite et les massacre dans un bain de sang presque comique.

Le reste, c'est particulièrement médiocre, voire mauvais. Le plus gros du film, c'est "Pete Davidson, hanté par des cauchemars, pense que quelque chose ne tourne pas rond dans la maison de retraite". Un thriller mollasson, parfois très maladroit (il y a tout un propos sur les conflits intergénérationnels entre boomers grabataires et jeunes, avec notamment tout un propos sur le réchauffement climatique et un ouragan appelé "Greta"), ça part dans une direction pas très convaincante à base de conspiration gouvernementale qui fait des expériences sur les personnages âgées... et ça débouche en réalité sur un retournement de situation à la con : tout le personnel et les pensionnaires de la maison de retraite sont en fait de mèche, des membres d'une élite vénérant une déité païenne, qui prélève le contenu d'une glande sur de pauvres victimes issues de foyers d'adoption, et qui se l'injecte pour conserver sa jeunesse éternelle.

Du pur délire Q-Anon, donc, bancal, forcé, et naturellement très con, et qui ne fonctionne ponctuellement que grâce aux interprètes des personnages secondaires, dont Ethan Philips et John Glover (ce dernier étant comme d'habitude excellent). Mais dans l'ensemble, le film reste très très bas de plafond, assez répétitif (les cauchemars se succèdent, les visions aussi), et manque d'un acteur principal plus fort - Pete Davidson n'est pas mauvais, mais reste un peu trop impassible.

1.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Toxic Avenger (2025)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA

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The Toxic Avenger (2025) : 

Salarié de BTH, une société pharmaceutique corrompue gérée par l'excentrique Bob Garbinger (Kevin Bacon), Winston Gooze (Peter Dinklage) apprend un jour que son cerveau est malade suite à une exposition à des produits toxiques. Il tente alors de demander de l'aide à son patron, qui le rejette et, furieux, Winston cherche à se venger : mais lorsque sa tentative de cambriolage tourne mal dans les locaux de BTH, Winston est laissé pour mort, noyé dans une cuve de substances nocives. Il en ressort cependant totalement difforme et doté de capacités incroyables, devenant ainsi le Toxic Avenger et, avec JJ (Taylour Paige), une lanceuse d'alerte, il va faire tomber Bob et son entreprise...

Sorti en festival en 2023, un remake/hommage du Toxic Avenger original de Troma, qui troque le bordel sans argent mais plein de bonne volonté de l'original pour quelque chose de plus confortable, avec une distribution plus prestigieuse (Dinklage, Bacon, Elijah Wood, Jacob Tremblay), et une forme plus aboutie qui lorgne plus sur le pastiche superhéroïque qu'autre chose.

Ça se regarde sans problème, tout le monde semble s'amuser, c'est forcément graveleux, forcément bas de plafond, c'est amusant... mais bizarrement, j'ai trouvé le tout un peu sage, manquant un peu du charme low budget de l'original et de sa folie décomplexée (il y a bien le poulet mutant, mais bon). Je suis resté un peu sur ma faim, en fait.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Crow (2024)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Drame, Romance, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest

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The Crow (2024) :

Drogué enfermé dans une institution, Eric Draven (Bill Skarsgård) y croise Shelly (FKA Twigs), dans la même situation que lui, hantée par de lourds secrets et un sombre passé. C'est le coup de foudre, mais peu de temps après leur évasion de l'établissement, le couple amoureux est retrouvé par les sbires de Vincent Roeg (Danny Huston) et sauvagement assassiné. Dans l'au-delà, Eric apprend alors qu'il peut revenir parmi les vivants, porté par les ailes d'un corbeau et rendu invincible, le temps d'exercer sa vengeance...

Film culte s'il en est, The Crow (1994) n'était pas forcément un grand film ou un chef d'œuvre du Septième Art. Néanmoins, son atmosphère, son style visuel, sa bande originale, sa tragédie IRL et sa sincérité en ont fait une oeuvre à part, qu'Hollywood tente depuis de répliquer encore en encore (la copie la moins honteuse étant paradoxalement la version télévisée, qui développait un peu l'univers et son mysticisme sans se défaire du cœur du projet).

Et donc, après des années de development hell durant lesquelles pléthore de noms improbables ont été associés au projet (de Jason Momoa à Stephen Norrington, en passant par Mark Wahlberg, Bradley Cooper, Luke Evans, et bon nombre d'autres acteurs), avec ou sans James O'Barr à l'écriture... voilà le produit fini.

Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, Ghost in the Shell) à la barre, des scénaristes peu inspirés, une production chaotique et bancale, et un résultat... complètement raté.

En même temps, dès le début, difficile de s'intéresser à cette romance inexistante entre ces deux paumés drogués dépressifs, et notamment ce Eric Draven qui semble tout droit sorti du moule Joker Leto, couvert de tatouages edgy, avec PARIAH tatoué sur les phalanges, constamment torse nu, etc. Les deux personnages n'ont aucune alchimie (malgré le fait que le film consacre 35 minutes à leur relation), la romance est affreusement plate, il n'y a aucune montée en puissance, bref, les personnages sont ratés, à l'image de Danny Huston en grand méchant aux pouvoirs sataniques... qu'il n'utilise jamais vraiment de manière probante.

Ajoutez à cela une bande originale peu pertinente et un film particulièrement mal rythmé : 35 minutes de mise en place, Draven est tué, passe dans l'au-delà, revient à la vie, tente de se venger, est tué, revient dans l'au-delà, fait un pacte avec une force surnaturelle, revient à la vie, se maquille en Crow sur du Enya, et se venge enfin, au bout de 75 minutes, lors d'une scène à l'opéra gratuitement gore et numérique, sorte de violence à la John Wick, mais en plus mou et nettement moins rythmé...

... et puis ensuite, il faut se dépécher de finir le film : en quinze minutes, Draven retrouve le méchant, l'emmène avec lui dans l'au-delà, et paf, générique de fin sur une fin ouverte à la con.

Honnêtement, même sans la moindre comparaison avec l'original, ce Crow 2024 un vrai ratage spectaculaire, tiré vers le fond par une esthétique pub de parfum, des acteurs impassibles, un rythme inexistant, une romance qui l'est tout autant, et une charge émotionnelle négative.

À la limite, on m'aurait dit "c'est un métrage uniquement produit pour garder les droits d'exploitation de la franchise, comme pour Hellraiser, Children of the Corn, Leprechaun ou autres franchises de ce genre", je me serais montré plus indulgent.

1.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - V/H/S Halloween (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA, Espagne, UK, Shudder

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V/H/S Halloween (2025) :

Après le sympatoche V/H/S Beyond de l'année dernière, centré sur les aliens, l'anthologie Shudder revient pour Halloween, avec comme d'habitude un niveau qualitatif très inégal en fonction des segments :

- Diet Phantasma : au début des années 80, l'entreprise Octagon multiplie les tests produits pour son nouveau soda aux extraits de poltergeists, avec des conséquences funestes et sanglantes pour chacun des cobayes.

Un concept rigolo pour ce fil conducteur improbable, malheureusement un peu trop répétitif pour son propre bien.

- Coochie Coochie Coo : deux lycéennes (Samantha Cochran, Natalia Montgomery Fernandez) se filment alors que, déguisées en bébés, elles font la tournée d'Halloween de porte en porte. Jusqu'à ce qu'elles arrivent dans une demeure sinistre, réputée hantée par une mère éplorée...

Vraiment pas aimé, celui-ci : plus d'une vingtaine de minutes d'un found footage très basique, façon maison hantée de fête foraine, avec des monstres grotesques, une interprétation très criarde, et des protagonistes jamais attachantes. Et puis sur la durée, toute la tension se fait la malle, pour finir de manière très plate. 

- Ut Supra Sic Infra : après un massacre inexplicable lors d'une soirée d'Halloween, la police espagnole interroge Enric (Teo Planell), le seul survivant, et tente de reconstituer les événements qui ont mené à cette situation.

Le co-créateur des REC revient au genre du found footage, avec un métrage court et efficace, aidé par des effets spéciaux convaincants, et par une simplicité qui fonctionne. Rien d'exceptionnel, mais ça passe plutôt bien. 

- Fun Size : parce qu'ils n'ont pas respecté la règle du "1 bonbon par personne", un groupe de vingtenaires (Lawson Greyson, Riley Nottingham, Jenna Hogan, Jake Ellsworth) faisant la tournée d'Halloween est aspiré dans le bol d'une maison, et se retrouve victime d'un étrange chocolatier qui les tue un par un pour fabriquer de nouveaux bonbons...

Mouais. Un segment qui est supposé être rigolo et déconneur, à mi chemin entre FNAF et un creepypasta décalé, et qui est réalisé par l'un des créatifs derrière Too Many Cooks et autres vidéos virales Adult Swim, mais le tout s'essouffle bien trop vite, est assez cheap et n'évite pas des moments graveleux assez télégraphiés. Et puis ça joue moyennement. 

- Kidprint : Tim (Stephen Gurewitz), gérant d'un magasin d'équipement vidéo dans les années 90, décide de filmer toute la journée d'Halloween, alors même que des enlèvements se multiplient en ville. Il découvre bien vite l'identité du tueur...

Bof, à nouveau. Une histoire de serial killer, pas très intéressante, à la chute évidente, et avec des scènes de torture qui ressemblent un peu à du remplissage. 

- Home Haunt : en pleine crise d'adolescence, Zack (Noah Diamond) refuse désormais d'aider son père (Jeff Harms) à organiser sa maison hantée d'Halloween, tradition qu'il ne supporte plus. Mais cette année, son géniteur a décidé de baser son attraction sur la musique d'un disque étrange, trouvé dans un magasin d'antiquités... et qui déclenche un véritable massacre.

Ah, enfin un segment vraiment sympathique, entre son caméo de Rick Baker, ses fantômes, ses zombies, sa sorcière déglinguée, ses effets amusants mais sanglants, et sa conclusion assez nawak. 

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Globalement, alors que les critiques outre-atlantique ont adoré ce V/H/S, parlant même de meilleur volet de la saga, j'ai trouvé le tout assez raté. Soit c'est mal rythmé, soit c'est criard et générique, et à part le dernier segment, à la fois drôle et sanguinolent (et dans une moindre mesure l'épisode du co-créateur de REC, qui a quelques beaux effets), rien n'a vraiment fonctionné sur moi, au contraire. Dommage.

2.5/6 

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