Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

cinema

Halloween Oktorrorfest 2025 - The Baby in the Basket (2025)

Publié le 29 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Religion, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, UK, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

The Baby in the Basket (2025) : 

En 1942, alors que la Seconde Guerre Mondiale bat son plein, un bébé est déposé sur les marches d'un couvent reculé en Écosse. La Mère Supérieure (Maryam d'Abo) et les Sœurs (Elle O’Hara, Amber Doig-Thorne, Michaela Longden...) recueillent aussitôt le nourrisson, mais rapidement, celui-ci semble avoir une influence maléfique sur les religieuses, et notamment sur Sœur Agnes (Doig-Thorne), qui y voit là l'œuvre du Diable. Une à une, les Sœurs commencent à sombrer dans la folie, et pour ne rien arranger, la présence de Daniel (Nathan Shepka), ex-militaire et homme à tout faire, en trouble plus d'une.

Un film de couvent britannique qui évoque, par son ton grandiloquent et ses moyens assez réduit, un certain cinéma anglais des années 70. Ce n'est pas très bon (le film met 30 minutes à poser ses personnages avant que le bébé n'apparaisse), c'est assez fauché (le bébé démon à la fin) et c'est parfois très inégal dans l'interprétation et les effets, mais ça se regarde étrangement, principalement parce que ça a un certain charme rétro. Mais ça s'arrête là.

2.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - Wolf Man (2025)

Publié le 27 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Wolf Man (2025) :

Blake (Christopher Abbott), père de famille aimant marié à Charlotte (Julia Garner), journaliste surbookée, et papa de Ginger (Matilda Frith), emmène ses proches au fin fond de l'Oregon, pour y effectuer la liquidation de la maison du père de Blake, déclaré officiellement mort après sa disparition dans les bois. Mais peu de temps après leur arrivée, ils ont un accident de la route lorsqu'une figure hirsute surgit devant leur camion de déménagement. Désormais seuls dans la forêt, ils doivent survivre contre une créature mi-homme mi-loup qui les traque... 

Relecture Blumhouse du mythe du loup-garou réalisée par Leigh Whannell (L'homme Invisible, Upgrade), ce Wolf Man a été plutôt fraîchement reçu par la presse anglosaxonne, après une genèse compliquée (le film était initialement supposé appartenir au Dark Universe, puis mettre en vedette Ryan Gosling et Whannell est revenu sur le projet peu de temps avant le début du tournage, après avoir cédé la place à un autre réalisateur).

Au final, et alors que l'étiquette Blumhouse et quelques dires du réalisateur/scénariste sur les thématiques du film (maladies dégénératives héréditaires, cycle de la violence, parentalité, etc) me laissaient craindre une énième tentative d'elevated horror, ce Wolf Man s'avère un récit assez direct et classique, qui fonctionne assez bien... du moins, pendant une grosse heure.

Ensuite, une fois la transformation de Blake entérinée (parce que oui, il est griffé et se transforme à son tour) et son affrontement contre l'autre garou evacué, le film tourne un peu à vide, retournant Blake contre ses proches, jusqu'à une fin pseudo-symbolique qui n'émeut pas.

En fait, le film se trouve le postérieur entre deux chaises : il n'appuie pas assez sur ses métaphores et son symbolisme pour être vraiment de l'elevated horror, pour plaire aux critiques qui n'attendaient que cela, et pour justifier sa dernière ligne droite... et paradoxalement, ces éléments sont encore trop présents pour que le film puisse prétendre être simplement un divertissement horrifique de base, aux effets tout à fait honorables et aux visions lupines intéressantes.

Whannell semblait avoir plein de choses à dire, mais pour une raison ou une autre, tout a été trop dilué dans le produit fini, notamment la caractérisation des personnages secondaires (Julia Garner semble absente, n'ayant rien d'autre à jouer que l'horreur).

Bilan très mitigé, donc, pas forcément le désastre annoncé par la presse, mais pas non plus un succès. Je n'ai pas détesté la première heure, donc...

3/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - The Woman in the Yard (2025)

Publié le 25 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Thriller, Fantastique, Horreur, Critiques éclair, Oktorrorfest, Halloween, USA, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

The Woman in the Yard (2025) :

Mère de famille afroaméricaine dans la tourmente depuis un accident de voiture à l'issue fatale, Ramona (Danielle Deadwyler) est déprimée et convalescente, peinant à payer ses factures et à s'occuper de ses deux enfants, Tay (Peyton Jackson), adolescent, et la petite Annie (Estella Kahiha). Jusqu'à ce que la figure sinistre d'une femme vêtue de noir apparaisse dans leur jardin, et se rapproche lentement...

*soupir*

Nan, mais là, je n'en peux plus de ces films d'horreur "intelligents", "transcendés" ou "elevated", où  la menace surnaturelle n'est qu'une grosse métaphore du traumatisme du protagoniste principal, de ses problèmes psychologiques, blablabla... Ici, c'est la même chose, la femme en noir représentant la dépression et les pulsions suicidaires de Ramona, chose que tout spectateur attentif aura compris très rapidement.

On se retrouve donc avec un film Blumhouse cousu de fil blanc (ou de fil noir, plutôt), avec un personnage principal assez antipathique (Danielle Deadwyler se donne à fond, mais l'écriture ne lui fait pas de cadeau), une écriture balourde (un fois de plus, un script de la Black List s'avère surcoté) qui multiplie les références aux miroirs histoire de préparer la fin du film (en queue de poisson), et un ensemble frustrant à la dernière ligne droite brouillonne, que Jaume Collet-Serra, à la réalisation, parvient presque à sauver derrière la caméra.

Presque.

2/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Minore (2023)

Publié le 24 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Grèce, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Minore (2023) :

À son arrivée dans un petit port grec, William (Davide Tucci), marin et musicien, tente de retrouver son père biologique. Celui-ci est l'un des musiciens du restaurant local (Meletis Georgiadis), mais il n'a plus toute sa tête : ses nuits sont hantées par des visions prémonitoires, et lorsqu'un séisme provoque l'émergence d'une île inconnue au large et l'arrivée d'un brouillard sinistre qui envahit la bourgade, le vieillard et les autres habitants réalisent qu'une force surnaturelle maléfique et tentaculaire vient de se réveiller...

Une comédie horrifique grecque qui utilise les mythes lovecraftiens pour confronter toute la population d'une petite bourgade côtière à des monstres volants tentaculaires et à des visions oniriques. Et quand je dis "toute la population", c'est vraiment toute la population, des habitués du restaurant local au peintre de la ville, en passant par les serveuses, les grands-mères, le prêtre orthodoxe, le patron métalleux de la salle de sport, la police, les vieux du parc, etc, etc, etc.

Minore est donc un film collégial avant tout, et assez foutraque : il y a énormément de ruptures de ton, de digressions inutiles, de moments qui ne servent à rien, l'humour est très inégal, l'horreur gentiment fauchée... ce n'est pas terrible, en soi.

Et pourtant, il y a une sorte de bonne humeur et de capital sympathie qui font qu'on ne s'ennuie pas vraiment, et que, lorsque le film se lâche complètement dans sa dernière demi-heure (et que les villageois affrontent directement le monstre, à grands renforts d'effets sanglants approximatifs), on trouve le tout bordélique, mais amusant.

C'est toujours ça de pris.

3.25/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - Hell of a Summer (2023)

Publié le 23 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Jeunesse, Shudder, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Hell of a Summer (2023) :

Alors qu'un nouvel été est sur le point de débuter au camp de vacances Camp Pineway, les moniteurs arrivent les uns après les autres (D'Pharaoh Woon-A-Tai, Billy Bryk, Finn Wolfhard, Pardis Saremi, Susan Coyne, Krista Nazaire, Matthew Finlan, Daniel Gravelle, Julia Doyle, Julia Lalonde), notamment Jason (Fred Hechinger), plus âgé et méprisé par ses collègues pour l'attachement particulier qu'il porte à la vie au Camp. Une figure masquée s'en prend alors au groupe, les massacrant un par un...

Un hommage au genre du slasher écrit et réalisé par Billy Bryk et Finn Wolfhard qui, pour un premier film, s'en sortent plutôt pas mal.

Bon, ça reste déséquilibré, la première demi-heure de mise en place est un peu longuette, et le whodunit est rapidement écarté (au bout d'une heure) pour révéler qui se cache derrière le masque, mais c'est aussi à partir de ce moment-là que l'écriture se fait plus comique et désinhibée, avec des personnages qui deviennent plus caricaturaux.

Et ça fonctionne plutôt sympathiquement, au point que la dernière demi-heure remonte la note finale de ce qui était, jusque là, un slasher assez basique et générique. Rien d'exceptionnel, mais ça se regarde.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

 

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - The Wolf of Snow Hollow (2020)

Publié le 22 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Horreur, Halloween, Review, USA, Oktorrorfest, Critiques éclair

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

The Wolf of Snow Hollow (2020) :

Lorsqu'un meurtre sanguinaire secoue la petite communauté de Snow Hollow, dans l'Utah, les rumeurs se multiplient. Et quand surviennent d'autres meurtres tout aussi brutaux, on parle de tueur en série... voire de loup-garou. Mais John Marshall (Jim Cummings), adjoint au shérif, alcoolique et bourré de névroses colériques, n'y croit pas un instant, et décide de mener l'enquête... 

Un mélange bancal de comédie, de thriller policier et de film d'horreur, qui repose en grande partie sur l'interprétation de Jim Cummings, à la fois réalisateur, scénariste et interprète principal du film : il joue un rôle très similaire à celui tenu dans son premier film, celui d'un policier ultra-sérieux, en constante ébullition et tourmenté par ses démons (notamment l'alcool). Un jeu d'acteur très particulier, tout en expression vide et regard perdu dans le lointain, en premier degré artificiel, en intensité forcée, et en coups de gueule imprévisibles.

J'ai lu un critique le comparer à un sous-Vince Vaughn, dans son jeu, et ce n'est pas faux, le charisme en moins (on pourrait aussi imaginer le même film avec un lead plus charismatique et déjanté comme Nicolas Cage, qui aurait probablement rendu le tout plus intéressant).

En tout cas, on adhère ou pas à cette interprétation (pas très naturelle), au ton très particulier du film (présenté comme une comédie, mais jamais particulièrement drôle, comme un film d'horreur sans réelle horreur, et comme un thriller policier, alors que c'est à peine plus qu'un épisode de Scooby-Doo un peu plus sanglant) et à sa forme parfois décousue et déstructurée.

Personnellement, je n'ai pas du tout adhéré à la proposition, malgré des extérieurs enneigées assez bien filmés : le manque de sincérité de l'interprétation du personnage principal, son évolution, tout ça... ça m'a rebuté, voire agacé.

2/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Get Away (2024)

Publié le 20 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, UK, Suède, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Get Away (2024) :

Lorqu'elle arrive sur l'île suédoise reculée de Svälta pour y assister à une commémoration traditionnelle, la famille Smith (Nick Frost, Aisling Bea, Sebastian Croft, Maisie Ayres) s'y trouve confrontée à des habitants hostiles, dont les antécédents cannibales et sanglants contre les Anglais ne laissent présager rien de bon pour les touristes...

Une comédie horrifique anglaise écrite par Nick Frost, et qui se déroule comme une version semi-parodique de la folk horror britannique à la Wicker Man, avant de verser dans tout autre chose dans la dernière demi-heure... une demi-heure assez décomplexée et gore (sur fond de Run to the Hills d'Iron Maiden, ça fait toujours plaisir), mais aussi totalement téléphonée dès le premier tiers du métrage.

Dommage, parce que le tout n'est pas désagréable, mais sur la fin, ça tire un peu à la ligne en plus d'être prévisible.

3.5/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Time Cut (2024)

Publié le 19 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Time Cut (2024) :

Dans la bourgade de Sweetly, dans le Minnesota, Lucy Field (Madison Bailey) a passé toute son enfance sans souvenir de sa sœur aînée, Summer (Antonia Gentry), tuée avant sa naissance par un tueur en série. En 2024, cependant, elle découvre une machine à remonter le temps dissimulée dans une grange et retourne en 2003, juste avant les meurtres, pour tenter de sauver sa sœur avec l'aide de Quinn (Griffin Gluck), un nerd passionné de physique...

Je vais être franc, j'ai failli décrocher à mi-parcours, tant tout dans ce slasher générique, mou et insipide m'a plongé dans une torpeur sans nom.

Pourtant, l'un des précédents films du même scénariste, Freaky (alias Freaky Friday, mais en mode slasher) était plutôt sympathique, et si It's a Wonderful Knife (alias La vie est belle, mais en mode slasher) était nettement plus faible, l'emballage n'était pas désagréable... mais, là, ce Time Cut (alias Retour vers le Futur, mais en mode slasher) ne fonctionne tout simplement pas.

Passons sur le bad guy évident dès son apparition (et encore plus pour qui a vu les trois saisons de Locke & Key) ; passons sur les personnages en carton-pâte, uniquement là pour remplir les quotas du cahier des charges Netflix ; passons sur les nombreuses scènes durant lesquelles il manque des contrechamps, et des dialogues ont clairement été ajoutés en post-synchro ; passons sur les ressemblances flagrantes avec le bien meilleur (mais pas génial pour autant) Totally Killer d'Amazon ; passons sur le manque réel de choc culturel entre 2003 et 2024 (le présent est gris et informe, le passé un peu plus coloré, mais à part ça, ça reste très superficiel) ; passons sur l'interprétation terne et dépressive de Madison Bailey... non, le vrai problème, c'est que le film n'a aucun sens du fun, et que tout est archi-mou : la réalisation, le montage, les meurtres, le script, etc, etc, etc.

C'est plat, c'est prévisible, ça n'a pas le moindre style, bref... c'est du métrage Netflix de base.

1.5/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - Nosferatu (2024)

Publié le 18 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Histoire, Romance, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Nosferatu (2024) :

Au 19e siècle, en Allemagne, Thomas Hutter (Nicholas Hoult), agent immobilier, est envoyé par son patron au fin fond des Carpathes pour signer un contrat avec le Comte Orlok (Bill Skarsgård), un excentrique aristocrate reclus. Il laisse derrière lui son épouse Ellen (Lily-Rose Depp), en proie à des visions sinistres, et découvre rapidement, arrivé sur place, qu'Orlok est un monstre difforme et assoiffé de sang. Prisonnier des geôles d'Orlok, Hutter ne peut que subir ses manigances, alors même que le vampire part s'installer en Allemagne, apportant avec lui la pestilence, et ayant jeté son dévolu sur la femme de Hutter.

Remake du Nosferatu de Murnau (1922) par Robert Eggers, ce Nosferatu 2024 a été reçu triomphalement par la presse à sa sortie, et nommé à de multiples reprises aux Oscars. Pas forcément surprenant, tant l'approche méthodique, ultra-travaillée et "film d'auteur" des œuvres d'Eggers ont toujours su trouver un écho auprès des critiques et d'une certaine catégorie de spectateurs : oui, Eggers réalise toujours des films particulièrement exigeants et aboutis formellement, comme son The VVitch, ou encore The Lighthouse... mais malheureusement, ce sont aussi, pour moi, des films qui sacrifient la peur, la tension et l'horreur sur l'autel du projet artistique formel.

Ce Nosferatu, lui, ressemble plus à un film "classique" rendant hommage au métrage de Murnau, mais paradoxalement, si l'on retrouve ici toutes les qualités formelles du travail d'Eggers (réalisation, costumes, maquillages, travail de l'image, etc), on est aussi en terrain bien trop familier pour que ces deux heures de film ne paraissent pas interminables : l'histoire de Dracula, on la connaît, même légèrement modifiée par Murnau pour son Nosferatu. Et comme Eggers colle de très près au récit original, on se retrouve à suivre un récit sans surprise dont on connaît à l'avance tous les tenants et aboutissants.

D'autant que les quelques modifications apportées ne sont pas toujours probantes (cette version fait d'Ellen quelqu'un de "spécial", doté de capacités psychiques latentes, et la rend responsable du réveil de Nosferatu, car elle sentait seule et avait besoin de "compagnie" - une manière bancale d'exprimer dans le texte la symbolique vampire = sexualité réprimée de l'époque, qui rejoue la partition d'Eve et de la pomme, et qui transforme son geste final en acte de rédemption un peu égoïste plus qu'en sacrifice vraiment noble), pas aidées par une interprétation brute de décoffrage : Eggers multiplie les plans bien cadrés, mais face caméra et sans beaucoup de montage, et laisse ses acteurs faire leur métier - ce qui fonctionne souvent très bien (le Nosferatu moustachu de Skarsgård est très réussi), mais verse aussi parfois dans le théâtral caricatural, où l'on se contortionne et l'on éructe comme dans un film d'exorcisme (Lily-Rose Depp, mais aussi Simon McBurney).

Ce qui maintient, au final, le métrage dans un constant état d'entre-deux, avec un cadre formel très réussi, mais presque parfois trop appliqué, et une atmosphère étouffante et pesante, ponctuellement alourdie de scènes inutiles, de dialogues superflus, et de pointes d'interprétation grotesque qui sortent du film, et renforcent son inertie.

Impossible de mettre en dessous de la moyenne, ne serait-ce que pour le travail abattu, mais ça ne m'a pas plus convaincu que ça, globalement.

3/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>