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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

cinema

Halloween Oktorrorfest 2025 - Until Dawn : la mort sans fin (2025)

Publié le 13 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, USA, Review, Thriller, Jeu vidéo

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Until Dawn : la mort sans fin (Until Dawn - 2025) :

Un an après la disparition de sa sœur Mel (Maia Mitchell), Clover (Ella Rubin) et ses amis Max (Michael Cimino), Nina (Odessa A’zion), Abel (Belmont Cameli) et Megan (Ji-young Yoo) terminent un road-trip entamé pour tenter de la retrouver, et arrivent à une station-service perdu au milieu de nulle part, tenue par un barbu grincheux (Peter Stormare). Suivant ses indications, le groupe finit par se rendre dans un office de tourisme voisin, isolé dans les bois, mais les jeunes adultes réalisent bien vite qu'ils ne peuvent plus en partir, et que chaque nuit, ils sont traqués et tués de manière toujours plus agressive... pour revenir à la vie le lendemain matin.

Un film de David Sandberg (Shazam) et qui adapte un jeu vidéo très connu, dont je vais tenter de vous faire deviner le nom : un groupe de personnages aux capacités et aux caractères divers se retrouve soudain pris au piège dans un endroit hors du temps, au milieu de nulle part, plongé dans une nuit éternelle impossible à quitter, et dont le cadre change chaque nuit (chalet de sorcière, mines, forêt, parc d'attraction, cimetière, hôpital psychiatrique, maison abandonnée...). Là, ils sont tués, encore et encore, durant chaque partie nuit, par quelque chose de différent : tueur en série masqué, sorcière, présence surnaturelle, goule, "wendigo", etc, leur peur et leur souffrance nourrissant une entité étrange et inconnue ; ils s'efforcent de survivre et de s'échapper... mais après un certain temps, ils finissent par eux-mêmes prendre la place des monstres, pour chasser les autres survivants.

Oui, le plus gros de ce Until Dawn est en fait une adaptation cachée de Dead By Daylight, dont il ne manque que les générateurs à réparer. Mais ce n'est pas surprenant, tant ce film semble clairement avoir été bricolé à partir d'un script préexistant, auquel aurait été accolée la mention "Until Dawn" à postériori : les quelques éléments issus du jeu (effondrement d'une mine, wendigos, Peter Stormare) font tous pièces rapportées, et l'ensemble s'avère un gros patchwork de clichés et d'éléments dérivatifs, quand bien l'idée de base serait intrigante.

Ce qui n'aide pas, en plus, c'est que les personnages sont tous insipides (sauf la médium asiatique), et surtout, souffrent d'une écriture calamiteuse, qui les rend plus bêtes que leurs pieds, gentiment antipathiques, et étrangement résignés à recourir à la violence (et au meurtre) les uns sur les autres, sans états d'âme, et avant même d'avoir bien compris les mécanismes de leur situation.

On se retrouve donc à suivre un groupe de protagonistes transparents, dans une suite de séquences décousues et sous-développées (aucun des mystères et enjeux scénaristiques du film ne trouvera vraiment  d'explications), pas trop mal filmées (même si la photographie est assez sombre et terne) mais qui peinent vraiment à convaincre.

Et puis, quand le grand reveal final arrive à dix minutes de la fin, tentant de raccrocher les wagons aux séances de psychiatrie du jeu (tout en en inversant le sens), c'est tellement approximatif et précipité que ça tombe à plat, notamment cette vague tentative de métaphoriser tous les éléments horrifiques du métrage... mais pas trop quand même.

Pas grand chose à voir avec le jeu dont le film s'inspire supposément, et de toute façon assez raté.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Fear Street : Prom Queen (2025)

Publié le 11 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Netflix, Thriller, USA, Review

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Fear Street : Prom Queen (2025) :

En 1988, à l'approche du bal de promo, une compétition féroce règne au lycée de Shadyside : Melissa Mckendrick (Ella Rubin), Debbie Winters (Rebecca Ablack), Linda Harper (Ilan O'Driscoll) et leur leader, Tiffany Falconer (Fina Strazza), imposent leur quatre volontés aux lycéens, et dénigrent à chaque occasion Christy Renault (Ariana Greenblatt), rebelle et vendeuse de drogues à ses heures perdues, et Lori Granger (India Fowler), fille d'une meurtrière et victime de rumeurs en tous genres. Heureusement pour Lori, lorsqu'un tueur sanguinaire semble éliminer une à une les prétendantes à la couronne de Reine de la promo, elle peut compter sur sa meilleure amie Megan (Suzanna Son) pour l'aider à survivre...

Après sa trilogie de téléfilms Fear Street adaptée de RL Stine, en 2021 (une trilogie assez médiocre, mais qui a connu un certain succès auprès du public visé), Netflix remet le couvert avec encore une adaptation, qui ne semble pas vraiment savoir sur quel pied danser.

Tour à tour slasher ultrabasique et téléphoné, hommage nostalgique aux 80s (un de plus), ou pastiche facétieux (franchement, il y a dans la dernière demi-heure des moments clairement parodiques, mais le reste du temps, c'est très premier degré), avec une héroïne impopulaire mais ressemblant fortement à Sophie Turner malgré les efforts de la prod pour l'enlaidir, sa meilleure amie anticonformiste clairement codée LGBTQ (mais finalement non), d'innombrables personnages secondaires supposés être des tueurs potentiels (en vain, puisqu'on devine facilement qui est quoi, d'autant que le film tente un rebondissement final à plusieurs étapes, façon Scream)...

Bref, ça fait un peu "le premier slasher de bébé", tout le budget semble passé dans la bande originale et c'est globalement peu mémorable.

Ça se regarde vaguement, et c'est tout.

2.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Ugly Stepsister (2025)

Publié le 10 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Norvège, Review, Histoire, Fantastique

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The Ugly Stepsister (2025) :

Filles de Rebekka (Ane Dahl Torp), Elvira (Lea Myren) et Alma (Flo Fagerli) voient d'un oeil favorable le remariage de leur mère avec le père de la belle Agnes (Thea Sofie Loch Næss), espérant trouver là une source d'argent et de stabilité. Mais lorsque ce dernier décède subitement, les quatre femmes se retrouvent sans le sou ; Elvira devient alors le seul espoir de subvenir à leurs besoins, en parvenant à épouser le Prince Julian (Isac Calmroth), qui cherche justement une compagne. Mais pour cela, Elvira, adolescente ronde et peu attirante, va devoir tout faire pour améliorer son physique... et lutter contre la beauté naturelle de sa belle-sœur.

Une production Shudder, relecture norvégienne du conte de Cendrillon en mode body horror poisseuse, et du point de vue de l'une des belles-sœurs de Cendrillon, une Cendrillon qui se montre d'ailleurs ici assez hautaine et méprisante, hantée par le souvenir de sa mère et prostrée sur le cadavre en décomposition de son père (en plus de coucher avec le garçon d'étable). 

On a donc droit ici à une satire sociale du monde de la beauté, de son industrie, avec un chirurgien esthétique brutal et sadique, une Elvira qui s'impose un ténia pour maigrir, et qui, comme chez Grimm, se tranche volontairement les orteils pour tenter d'enfiler la pantoufle d'Agnes/Cendrillon. 

Le tout avec moults détails sanglants et gore (l'extraction de ténia, l'implantation des faux-cil) joyeusement décomplexés ("il faut souffrir pour être belle"), au milieu de ce qui est une reconstitution mordorée et chatoyante d'un monde de conte de fées à l'ancienne. Un monde où la pourriture et les asticots grouillent cependant sous les apparences, où le Prince et ses amis sont beaufs et graveleux, et où les femmes se plient en quatre pour satisfaire les désirs d'hommes médiocres.

Bien réalisé, très bien interprété (Lea Myren est excellente), c'est un premier film brutal, graphique et surprenant, malgré quelques scories ponctuelles, çà et là.

4.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Destination finale : Bloodlines (2025)

Publié le 9 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review, Thriller, Critiques éclair

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Final Destination - Bloodlines (2025) :

Hantée par des cauchemars sanglants impliquant la jeunesse de sa grand-mère, Iris, Stefani Reyes (Kaitlyn Santa Juana) retourne dans sa famille pour tenter de résoudre cette énigme. Là, elle retrouve son père Marty (Tinpo Lee), son frère Charlie (Teo Briones), leur oncle Howard (Alex Zahara), leur tante Brenda (April Telek ), et leurs cousins Erik (Richard Harmon), Julia (Anna Lore) et Bobby (Owen Patrick Joyner). Mais bien vite, en rencontrant Iris (Gabrielle Rose), cloitrée dans un chalet fortifié, Stefani réalise que celle-ci a changé le cours du destin, bien des décennies plus tôt, en sauvant de nombreuses personnes lors d'une catastrophe... et la Mort, désormais, rattrape son retard en éliminant tous les survivants et leurs descendants un à un.

Retour de la franchise Destination finale après 14 ans d'absence, et c'est un retour plutôt sympathique, fidèle à la formule, avec des clins d'œil çà et là, et des adieux touchants pour Tony Todd, qui reprend ici son rôle de directeur funéraire, et tire sa référence, tant à l'écran qu'IRL (puisque l'acteur est décédé d'une maladie quelques mois après le tournage).

Après, ça reste assez classique dans l'histoire de la franchise : c'est efficace et spectaculaire, les effets sanglants sont très réussis, et le film s'amuse à feinter encore et encore le spectateur avec des éléments laissés en suspens, mais ça reste du Destination finale pur jus, avec des morts télégraphiées bien à l'avance pour faire monter la pression, et une dernière ligne droite que l'on voit largement venir.

On passe un bon moment, donc, sans que le film ne révolutionne quoi que ce soit.

4.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Black Cab (2024)

Publié le 8 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, UK, Review, Shudder

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Black Cab (2024) :

Couple dans la tourmente, Anne (Synnøve Karlsen) et Patrick (Luke Norris) finissent une soirée en prenant un taxi conduit par le sympathique Ian (Nick Frost), qui a déjà pris Anne à bord de son taxi lorsqu'elle visitait une maternité sans en avoir parlé à son compagnon. Rapidement, une dispute éclate dans le couple, dispute interrompue lorsque Ian sort un taser, et kidnappe ses deux passagers, pour les emmener sur Mabel Hill Road, une route réputée hantée...

Mwébof. Un thriller fantastique un peu frustrant, qui pendant ses deux premiers tiers déroule une histoire sous pression pas désagréable, avec un Ian qui devient rapidement menaçant et hostile... et puis la pression s'échappe progressivement, à mesure que le tout vire à l'histoire de fantôme pure et dure, et s'agrémente d'éléments un peu trop flous pour leur propre bien.

En fait, il y aurait eu là de quoi faire un court ou moyen-métrage tendu et efficace, d'autant que d'un point de vue technique/visuel/photographique, c'est assez réussi et compétent... mais sur 90 minutes, ça ne tient pas vraiment la route, et ça tourne un peu en rond, avec un couple principal pas particulièrement intéressant ou attachant.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Werewolves (2024)

Publié le 7 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA, Critiques éclair

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Werewolves (2024) :

Un an après qu'une super lune étrange ait déclenché la mutation de la lycanthropie chez près d'un milliard d'humains, provoquant une nuit de massacres à l'échelle mondiale, une nouvelle super lune est sur le point de survenir. Wesley Marshall (Frank Grillo) et son équipe de chercheurs ont passé cette année à tenter de mettre au point un remède - une lotion servant d'écran lunaire entre la peau et la lumière lunaire - mais alors que tous les humains sont barricadés pour échapper à l'astre nocturne, les tests des scientifiques échouent : désormais protégés pendant une heure à peine, Marshall et sa collègue Amy Chen (Katrina Law) doivent traverser la ville envahie de garous, pour rejoindre au plus vite la demeure de la belle-sœur et de la nièce de Marshall (Ilfenesh Hadera, Kamdynn Gary)...

Un métrage horrifique qui ressemble, sur le papier, à un mélange entre The Purge et un film de garous lambda, ce qui n'est pas forcément désagréable, en théorie.

Dans l'exécution, malheureusement, ce n'est pas vraiment convaincant.

Les garous s'en sortent à peu près bien : silhouette plutôt menaçante, transformations mi-physiques mi-CGI honorables compte tenu du budget limité, costume globalement efficace (à l'exception de la gueule des garous, figée dans un rictus pas très probant) ; à l'identique, Grillo fait du Grillo (bon éclat de rire quand le scénario révèle que cet ex-militaire bodybuildé et à la gueule de tueur est en fait docteur en microbiologie) et Katrina Law assure son rôle.

Mais l'écriture est plutôt faible, au delà du postulat initial : répliques clichées, personnages stupides (la belle-sœur est à ce titre déplorable, à accumuler les pires réactions et décisions imaginables malgré avoir été préparée à l'action par son beau-frère pendant une année entière), grosses ficelles et approximations, le film tout entier finit tiré par le bas par son écriture... et c'est bien dommage, parce qu'un survival bien tendu dans lequel des personnages doivent traverser une ville pleine de garous aurait pu donner quelque chose de mémorable.

Donnez ça à un Carpenter lorsqu'il était au sommet de son art, et malgré un budget réduit, on aurait pu avoir un classique. En état, c'est du DTV sorti en salles, avec un véritable abus de lumières stroboscopiques, et des idées mal avisées (donner aux garous des accessoires visuels identifiables, pour leur donner une identité, oui, mais c'est fait sans la moindre cohérence interne).

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - George A. Romero's Resident Evil (2025)

Publié le 6 Octobre 2025 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review

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George A. Romero's Resident Evil (2025) :

Un documentaire de près de deux heures qui se veut un retour sur le projet d'adaptation avorté de la franchise Resident Evil au cinéma par George Romero, le papa du genre zombieque... mais qui en réalité, ressemble fortement à ces documentaires de fans financés par Kickstarter, comme il y en a de plus en plus depuis 10-15 ans.

Par cela, j'entends que ce métrage est longuet (près de deux heures), probablement trop pour ce que ça raconte réellement (le documentaire passe l'essentiel de sa première heure à présenter Romero, à présenter la franchise Resident Evil, à expliquer le tournage de la publicité de Resident Evil 2 par Romero, et à couvrir ce dernier de louanges à la moindre occasion), et qu'il déroule son récit sur la base de scripts variés, narrés et décrits en voix off par des podcasteurs, et/ou reconstitué approximativement via des montages d'images de jeux, de films et de fanfilms.

On se retrouve donc devant un documentaire qui se consacre plus au "génie" de Romero (c'est notamment très perceptible dans la manière dont les intervenants se pâment devant le commentaire social de toutes les œuvres du réalisateur, au point de faire plein d'hypothèses sur le commentaire social de ce Resident Evil dont on ne sait pas grand chose, mais qui aurait forcément été génial et profond) qu'à une véritable analyse du projet.

Ce qui est compréhensible, vu qu'il n'existe de ce projet que des scripts et quelques études de monstres... mais ça reste tout de même frustrant : les détails du projet Resident Evil de Romero sont intéressants (il avait prévu un film ultra-gore, ce qui, forcément, n'allait pas dans la direction rentable souhaitée par Constantin Films, détenteurs des droits), mais au final, le propos du documentaire aurait pu être résumé en moins d'une heure.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Stereoscope (2024)

Publié le 4 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, USA, Review, Jeunesse

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Stereoscope (2024) :

Lorsque Callie (Bree Winslow) retrouve, parmi les possessions de son père disparu, une petite visionneuse artisanale, elle réalise bien vite que l'objet permet de percer le voile séparant les dimensions parallèles, et de voir ce qui se déroule dans d'autres réalités. Mais alors qu'elle utilise la visionneuse pour tenter de retrouver son père, elle découvre que le Reek, une créature sanguinaire vivant entre les dimensions, les traque, elle et ses proches...

Un long-métrage produit pour Crypt.tv, plateforme de streaming en ligne créée par Eli Roth et Blumhouse (entre autres), adapté d'un court métrage de 3 minutes de 2017, et diffusé en 2020 sous forme d'une série d'une dizaine d'épisodes de 7-10 minutes sur Facebook... ce qui explique probablement pourquoi le produit fini, une fois compacté sous forme de long-métrage, souffre d'un rythme aussi inégal et de moments redondants.

C'est dommage, parce que le concept n'est pas désagréable (même si, honnêtement, ça fait très épisode de Fais-moi peur ou Chair de Poule artificiellement rallongé) et que Bree Winslow fait une protagoniste sympathique. Mais entre le format hoquetant, la caractérisation et l'interprétation inégales (les deux facteurs manquent clairement de subtilité, notamment au niveau de la mère dépressive de Callie, interprétée par Prema Cruz), et le budget clairement limité, c'est globalement assez oubliable.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Kryptic (2024)

Publié le 3 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, Thriller

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Kryptic (2024) :

Barb Valentine (Chloe Pirrie), cyptozoologue, disparait un jour dans les bois en traquant le Sooka, une créature de légende réputée pour perturber l'espace-temps et la mémoire de quiconque entre en contact avec elle. Des années plus tard, Kay Hall (Chloe Pirrie), une jeune femme hésitante, se joint à un groupe de touristes pour visiter ces mêmes bois, et aperçoit le Sooka, mais revient totalement amnésique de cette expérience. Les deux femmes se ressemblent cependant comme deux gouttes d'eau, et tandis que Kay tente de comprendre qui elle est réellement, elle embarque dans un road trip improbable...

Je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment satisfait de ce résumé, qui est à peu près aussi clair que ne l'est le métrage : un mélange de creature feature et de grosse métaphore à usages multiples (sur l'autonomie, la place de la femme, la sexualité, la découverte de soi, etc), menée par une interprétation décalée et fragile de Chloe Pirrie dans un double rôle compliqué, et qui plonge le spectateur dans un récit abscons à la temporalité déstructurée, aux multiples micro-flashbacks pleins de latex et de substances visqueuses, à la sexualité assumée, avec des images très bien filmées, et un renvoi plus qu'évident à une imagerie évoquant le Petit Chaperon Rouge.

Difficile à critiquer, peut-être trop vague et éparpillé pour son propre bien (une grosse partie du film consiste en des rencontres de la protagoniste avec d'autres personnages paumés), mais intéressant néanmoins : c'est un premier film, la réalisatrice a beaucoup à dire, et ce métrage, bien qu'imparfait, est prometteur.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ash (2025)

Publié le 2 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Review, USA, Thriller

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Ash (2025) :

Lorsqu'elle revient à elle, amnésique, Riya Ortis (Eiza González) réalise qu'elle se trouve sur une planète éloignée, dans une base spatiale dont tous les autres occupants sont morts dans d'atroces souffrances. Et alors que de multiples souvenirs grotesques ressurgissent et la hantent, Brion (Aaron Paul), un inconnu, arrive sur place, après avoir supposément reçu un message de détresse de la base alors qu'il était en orbite... 

Pas grand chose à en dire, de ce Ash pourtant assez bien accueilli par la critique.

Un film d'horreur/SF Shudder réalisé par Flying Lotus, un rappeur/producteur de musique/DJ, Ash lorgne sur beaucoup de choses familières (de Alien à Dead Space en passant par Event Horizon et autres The Thing) et propose un métrage assez mollasson qui se repose entièrement sur ses images (très stylisées et monochromes), son montage (déconstruit et bourré de flashbacks/jump scares) et sa musique (très Vangelis/Carpenter).

Le reste ? Mwébof. Gonzalez passe le plus clair de son temps dans un état fébrile et apeuré, le scénario ressemble à un jeu vidéo où le protagoniste retrouve ses souvenirs en collectant des journaux de bord, et la fin laisse de marbre.

Je suppose qu'on appréciera plus ou moins selon que l'on accroche ou pas à la vision artistique du réalisateur : je suis resté à la porte, et je me suis bien ennuyé.

1.75/6

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