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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - The Studio, saison 1 (2025)

Publié le 27 Juillet 2025 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Apple, Critiques éclair

Série comique Apple Tv écrite et produite par Evan Goldberg et Seth Rogen (ainsi que par des producteurs/scénaristes de Veep), en 10 épisodes de 25-40 minutes, The Studio se veut un hommage au monde du cinéma, et une satire du monde d'Hollywood et des grands studios, à grands renforts de caméos de célébrités (tous les amis de Rogen répondent présents, mais pas que) et d'humour grinçant. Une série qui frappe souvent juste, mais qui se perd parfois aussi un peu en route.

The Studio, saison 1 (2025) :

Lorsque Patty Leigh (Catherine O'Hara) est renvoyée par Griffin Mill (Bryan Cranston), le patron caractériel du studio de cinéma Continental, Matt Remick (Seth Rogen) se retrouve promu au poste de cette dernière, et en charge de toutes les productions à venir. Avec son équipe (Ike Barinholtz, Chase Sui Wonders, Kathryn Hahn), il tente alors de concilier ses ambitions artistiques... et les demandes de Mill, qui exige des films rentables, des blockbusters, et des placements produits.

En réalité, The Studio est un peu une série légèrement bipolaire.

D'un côté, une satire du monde du cinéma, avec de nombreux visages familiers dans leur propre rôle (Paul Dano, Martin Scorsese, Zoe Kravitz, Dave Franco, Anthony Mackie, Ron Howard, Charlize Theron, Steve Buscemi, Sarah Polley, Olivia Wilde, Zac Efron, Johnny Knoxville, Josh Hutcherson, Adam Scott, et beaucoup d'autres, sans compter les guests dans des rôles fictifs), et un regard mordant sur les coulisses des grands studios : Matt qui tente de fusionner un drame de Scorsese avec un film sponsorisé par Kool-Aid, Matt et son équipe qui tentent de faire comprendre à Ron Howard que les 45 dernières minutes du film sont nullissimes, un vol de pellicule qui a lieu sur le tournage d'Olivia Wilde (un épisode qui tourne un peu à vide sur la durée), les rivalités entre les sbires de Matt qui sont prêts à tout pour que leur projet fétiche voie le jour au détriment de celui de l'autre, le peu de considération d'autres corps de métiers pour ceux du cinéma, les cérémonies de récompenses où tout le monde veut être remercié, la nécessité de se plier aux normes de diversité et de bien-pensance n vigueur à un moment t, etc...

Autant d'éléments amusants, plus ou moins efficaces, mais globalement divertissants, et portés par un véritable amour du Septième Art de la part de Goldberg et Rogen, qui s'exprime à chaque instant, et notamment formellement, avec beaucoup de plans-séquences et une caméra portée qui virevolte entre les acteurs.

Et puis il y a aussi quelques épisodes hystériques. Des épisodes qui gueulent beaucoup, assez artificiellement, où le personnage de Rogen devient subitement un incompétent gaffeur qui provoque catastrophe sur catastrophe (durant le tournage du dernier film de Sarah Polley), ou bien qui reposent sur l'utilisation de drogues en tous genres (le grand final, un festival de surjeu et de précipitation artificielle).

Autant j'ai plutôt apprécié la première facette de la série, autant la deuxième m'a rapidement fatigué, et je ressors de cette première saison un peu mitigé : le programme est amusant, assez sympathique (pour peu qu'on ne soit pas allergique à Seth Rogen), on a parfois l'impression de voir Michael Scott à la tête d'un grand studio hollywoodien, et les innombrables caméos apportent une plus-value certaine au projet, mais par moments, ça s'éparpille un peu et ça monte en régime de manière relativement forcée, ce qui convainc moins et donne envie de faire avance rapide.

Pour une saison 1, cela dit, c'est honorable, si tant est que le programme soit renouvelé par Apple (EDIT : ah, si, c'est visiblement le cas).

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #183 - Thunderbolts* (2025)

Publié le 25 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, MCU, Fantastique, Science Fiction, Review, USA, Marvel, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Thunderbolts* (2025) :

Lorsque Valentina De Fontaine (Julia Louis-Dreyfus), directrice de la CIA, fait l'objet d'une enquête du congrès, elle décide de se débarrasser de toute preuve compromettante - y compris des mercenaires qu'elle a utilisés au fil des ans : c'est ainsi que Ylena Belova (Florence Pugh), John Walker (Wyatt Russell), Ava Starr (Hannah John-Kamen) et Antonia Dreykov (Olga Kurylenko) se retrouvent dans un bunker sur le point d'être incinéré, avec pour mission de s'éliminer mutuellement. Mais au grand dam de De Fontaine, ils décident de collaborer, et avec l'aide d'Alexei (David Harbour) et de Bucky Barnes (Sebastian Stan), qui enquête sur De Fontaine, ils s'échappent et tentent de protéger Bob (Lewis Pullman), cobaye des expériences de De Fontaine, et dépressif aux pouvoirs surhumains...

Ultime production Marvel de la phase 5 du MCU (une phase compliquée, mais finalement dans la droite lignée des précédentes, avec des hauts, des bas, et beaucoup de productions moyennes), ce Thunderbolts* est arrivé sans beaucoup d'attentes, et s'est avéré une bonne surprise.

Un ton plus léger que le dernier Captain America, sans toutefois virer à la comédie pure et dure, une distribution attachante et éprouvée (même si Hannah John-Kamen reste un peu à la marge, peinant à s'imposer face aux autres fortes personnalités), une grosse métaphore de la dépression et du désespoir qui donne une touche de noirceur au tout, de l'action explosive, une Julia Louis-Dreyfus qui a enfin de quoi faire à l'écran et un grand final qui, intelligemment, prend les attentes à contre-pied et résoud tout par un câlin collectif, plutôt que par une grosse baston pleine de sfx.

Très agréable, donc, tout ça, même si ça reste imparfait : les effets numériques peuvent parfois être inégaux (lorsque tout le monde attaque Sentry, les doublures numériques sont assez voyantes), le score de Son Lux (un trio de musiciens/compositeurs) est bordélique et peu mémorable, la relation Yelena/Bob renvoie un peu à la relation Nat/Banner...

Mais dans l'ensemble, ça reste un Marvel sympathique, qui conclut la phase 5 sur une note intéressante (et la scène post-crédits sur la fusée des 4 Fantastiques est intrigante).

4.25/6

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #182 - Heads of State (2025)

Publié le 23 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Heads of State (2025) :

Lorsqu'Air Force One, qui transporte le Premier ministre britannique Sam Clarke (Idris Elba) et le Président américain Will Derringer (John Cena), est victime d'un acte terroriste, les deux hommes se retrouvent perdus quelque part en Biélorussie. Malgré leurs caractères opposés, Clarke et Derringer doivent désormais faire équipe et s'associer à Noel Bisset (Priyanka Chopra Jonas), du MI6, pour rejoindre à temps une conférence de l'OTAN à Trieste, tout en échappant aux terroristes et à leurs complices au sein du gouvernement...

Une buddy comedy du réalisateur de Hardcore Henry et Nobody, pour Amazon/MGM, avec Idris Elba en Premier ministre anglais et John Cena en acteur-devenu-Président des USA (un rôle qui semble presque avoir été écrit pour Dwayne Johnson, honnêtement, y compris au niveau de la distribution secondaire - Idris, Carla Gugino), ça ne pouvait clairement pas donner un chef-d'œuvre du septième art ou un summum de vraisemblance ou de subtilité.

Par conséquent, il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une comédie d'action décérébrée, rythmée, bourrine et spectaculaire, avec un duo principal qui passe son temps à s'envoyer des vannes et des piques, et des scènes d'action improbables : ça tombe bien, c'est exactement ce en quoi consiste ce Heads of State, qui s'avère un métrage plutôt agréable à suivre, avec en prime un message pro-OTAN et anti-isolationniste plutôt approprié en ces heures trumpiennes.

Ajoutez à cela quelques idées impertinentes et excentriques, un caméo pétaradant de Jack Quaid, et voilà, un film qui ne révolutionne absolument rien (y compris dans le genre du "Président des USA qui tombe dans une embuscade et doit se défendre", déjà bien exploité par Air Force One, Big Game, etc), qui est totalement prévisible, qui propose un bad guy manquant de charisme, mais qui divertit et s'avère sans prétentions, surtout lorsqu'on le compare aux autres films d'action pétéradants des plateformes de streaming.

Pour le capital sympathie et la bonne humeur générale : 4/6 

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Critique éclair #181 - Superman (2025)

Publié le 21 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, DC, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Superman (2025) :

Peu de temps après que Superman (David Corenswet) se soit interposé dans un conflit entre deux nations souveraines, Lex Luthor (Nicholas Hoult) révèle au monde que le héros a été envoyé sur Terre pour régner sur la race humaine. Figure désormais controversée, le Kryptonien finit dans une cellule d'une prison interdimensionnelle, dont il doit s'échapper au plus vite...

Nouvelle mouture de Superman après la version grim-dark de Snyder, ce Superman 2025 signé James Gunn se voulait plus lumineux, plus léger et plus fidèle à une certaine version papier du héros, avec notamment l'introduction de personnages inédits sur le grand écran, comme Krypto le chien, Mr Terrific, Hawkgirl ou encore Guy Gardner.

Et sur ce plan, c'est assez réussi : contournant volontairement l'origin story habituelle du personnage, pour débuter directement dans l'action et présenter Kal-El comme un héros reconnu, avec des collègues (le Justice Gang n'est pas désagréable, mais finalement assez anecdotique dans le cadre du film - Mr Terrific excepté), des relations établies, des faits d'armes, une romance avec Lois (Rachel Brosnahan), des robots, etc, permet de ne pas perdre de temps, et d'aller droit au but.

Cela permet aussi à James Gunn de multiplier les sous-intrigues, les éléments excentriques, et de proposer un film ouvertement comic book... quitte à produire un métrage un peu bordélique et qui part dans tous les sens.

En fait, ce Superman est tout à fait sympathique, bien interprété, on ne s'ennuie pas trop (quelques longueurs dans la grosse scène d'action finale), Lex est excellent, mais je ne peux m'empêcher d'avoir quelques réserves.

Quelques réserves sur l'abus d'effets visuels tournoyants autour des doublures numériques des personnages qui s'affrontent ; quelques réserves sur la réalisation de James Gunn, avec des angles et des moments parfois laids, et un rendu/une colorimétrie/une finition très numériques ; quelques réserves sur certaines tirades un peu maladroites, çà et là ; quelques réserves sur tout le passage dans la prison extradimensionnelle et la faille qui en résulte, pas particulièrement passionnants, et débordant d'effets numériques inutiles ; quelques réserves sur le sous-développement de plusieurs personnages secondaires ; quelques réserves sur les robots de Superman, pas aussi drôles ou intéressants que Gunn semble le penser ; quelques réserves sur les pseudo-messages politiques dont le Web s'est aussitôt emparé (alors qu'honnêtement, tout est tellement survolé et sous-développé que ça ne mérite vraiment pas tout ce foin) ; et de grosses, grosses réserves sur la bande originale, produit d'une collaboration entre John Murphy et une poignée de compositeurs et orchestrateurs de Remote Control, le studio de Hans Zimmer.

On se retrouve ainsi avec un score musical bancal, qui intègre à l'arrache une partie du thème de John Williams, et lui inflige le traîtement RCP, à savoir le transforme en quelque chose de bourrin, de décérébré et de synthétique. On est loin de l'adaptation intelligente de John Ottman pour Superman Returns, et l'on se retrouve avec quelque chose de générique et insipide, qu'un critique a décrit, à raison, comme "l'équivalent de ces remixes bourrins et simplistes, en "version épique", qui fleurissent sur YouTube et que de jeunes fans biberonnés au style Hans Zimmer/RCP produisent à partir de logiciels VST d'entrée de gamme"

C'est exactement ça. Mais d'un autre côté, je n'ai jamais attendu grand chose sur ce plan de la part de James Gunn, et je redoutais plus que tout un film juke-box : on est passés de Charybde en Scylla, et c'est bien dommage, mais j'ai du mal à m'indigner.

Reste que toutes ces réserves tirent le produit final vers le bas, ce qui est regrettable. Et pendant que les réseaux sociaux chantent les louanges du film ou le vouent aux gémonies (souvent en fonction de l'âge du spectateur et de son attachement à Zack Snyder), moi, je reste mitigé positif. Un essai pas totalement transformé, en somme.

4.5 - 1 pour le score musical piteux + 0.25 pour Krypto + 0.25 pour Supergirl = 4/6 

(mais un petit 4/6)

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #180 - QUINZAINE FRANÇAISE - Un mariage sans fin (2025)

Publié le 19 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Romance, France, Review, Science Fiction, Fantastique, Amazon

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Un mariage sans fin (2025) :

À l'occasion d'un mariage au Maroc, Paul (Tarek Boudali), un invité désabusé au comportement étrange, rencontre Louna (Camille Rowe), la sœur de la mariée. Rapidement, cette dernière découvre que Paul est coincé dans une boucle temporelle l'obligeant à revivre sans cesse cette journée, et lorsque Louna se trouve elle aussi prisonnière de ce phénomène, le couple commence à se rapprocher...

Ma première réaction, quand j'ai vu l'affiche et lu le pitch de cette comédie française, en dit long sur la carrière de Tarek Boudali et de ses compères de la bande à Fifi : "ah, tiens, cette fois-ci, ils repompent Palm Springs sans vergogne". Il faut dire que Fifi & ses compères ont longtemps eu l'habitude de s'inspirer largement de comédies étrangères ou de gags existants pour leurs propres productions... mais ici, mea culpa, pour une fois, c'est une adaptation officielle du Palm Springs américain de 2020... dont ce remake n'a malheureusement pas une once du charme ou du capital sympathie.

Ce n'est pas forcément un désastre, la structure de l'original est saine et le concept toujours intéressant, mais entre l'interprétation peu naturelle (c'est toujours un problème récurrent, ça, c'est fréquemment trop récitatif, trop articulé, etc), une alchimie assez moyenne entre le duo principal, Youssef Hajdi en lieu et place de JK Simmons, Boudali qui fait du Boudali et un vrai manque de rythme et de fun, ça tombe un peu à plat.

3/6, en étant gentil.

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Critique éclair #179 - QUINZAINE FRANÇAISE - Lune de miel avec ma mère (2025)

Publié le 18 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, France, Review, Critiques éclair, Netflix

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Lune de miel avec ma mère (2025) :

Fils à maman coincé et ennuyeux, Lucas (Julien Frison) se fait plaquer devant l'autel, mais décide tout de même de partir en lune de miel à l'Île Maurice... avec sa mère, Lily (Michelle Laroque). Mais pour pouvoir bénéficier du séjour, ils doivent se faire passer pour un couple de jeunes mariés. Ce qui leur complique fortement les choses, d'autant que Lucas n'est pas insensible au charme de Maya (Margot Bancilhon), une animatrice du centre de vacances, que Lily est séduite par Peter (Gilbert Melki), et que Michel (Kad Merad), le père de Lucas et l'époux de Lily, les attend en France...

Le réalisateur de Pourris gatés aux commandes d'un téléfilm Netflix adapté d'une comédie espagnole, et qui permet à Michelle Laroque de s'amuser et de prendre des vacances au soleil... et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire de ce métrage très très oubliable, qui a, cela dit, le mérite de ne faire que 95 minutes environ.

C'est générique, prévisible, ça a bon fond, mais ça peine à convaincre, et c'est même parfois assez bas de plafond (toute la séquence tourista). Mwébof.

2/6 

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Critique éclair #178 - QUINZAINE FRANÇAISE - Les Vedettes (2022)

Publié le 17 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Les Vedettes (2022) :

Daniel (Grégoire Ludig) et Stéphane (David Marsais), vendeurs dans un magasin d'électroménager, ne se supportent pas. Mais lorsqu'ils se retrouvent tous deux à avoir rapidement besoin d'argent, ils découvrent qu'ils ont de quoi rafler la mise lors de jeux télévisés : Stéphane connait par cœur tous les prix de tous les produits qu'il vend, et Daniel, chanteur-compositeur, possède une voix remarquable, et devient rapidement une star du Web avec son clip un peu ringard...

Second long-métrage du Palmashow après La folle histoire de Max et Léon, Les Vedettes revient à quelque chose que le duo sait faire : un pastiche du monde de la télévision. Ici, on a donc droit à deux losers qui s'essaient à une parodie du Juste Prix, à une variation sur N'oubliez pas les paroles, et à une version d'une émission de télé-réalité façon Les Anges.

Et ces parodies, en soi, sont assez réussies. Ce qui fonctionne moins bien, c'est le reste : le film met un bon moment à démarrer, le rythme est inégal, les vannes ne fonctionnent pas toutes... bref, ce n'est pas forcément l'hilarité totale, mais ce n'est pas désagréable. Sans plus.

3/6 

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Critique éclair #177 - QUINZAINE FRANÇAISE - Chasse gardée (2023)

Publié le 16 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Belgique, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Chasse gardée (2023) :

Pour fuir Paris et son agitation, Simon (Hakim Jemili), Adélaïde (Camille Lou) et leurs deux enfants partent s'installer à la campagne. Là, cependant, malgré l'accueil chaleureux des habitants de leur nouveau village, ils réalisent bien vite que les chasseurs locaux (Didier Bourdon, etc) ont le droit d'utiliser leur terrain et les bois voisins pour chasser, quitte à mettre en danger les nouveaux arrivants. Un conflit sans pitié s'engage alors entre les deux groupes...

Une assez bonne surprise, je dois dire, puisque je m'attendais à quelque chose de très caricatural et de méprisant envers la campagne, et si effectivement, c'est globalement plutôt caricatural, ça reste dans l'ensemble bon enfant, avec même une certaine dose d'absurdité dans les personnages secondaires (l'autre avec son sanglier, par exemple, ou encore le maire adolescent babysitter qui passe son permis), qui s'avèrent assez attachants.

D'ailleurs, c'est ça le point fort, tout le monde est sympathique, il y a des petits détails excentriques çà et là, et si ce n'est pas exceptionnel, dans l'absolu, ça reste une comédie franco-belge plutôt agréable à suivre, avec une bande originale amusante d'Erwann Chandon.

3.75/6

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Critique éclair #176 - QUINZAINE FRANÇAISE - L'heureuse élue (2024)

Publié le 15 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

L'heureuse élue (2024) :

Parce qu'il a besoin d'argent pour éponger ses dettes, Benoit (Lionel Erdogan) est contraint de demander à sa chauffeuse VTC, Fiona (Camille Lellouche), de se faire passer pour sa fiancée pendant quelques jours, à l'occasion d'un week-end au Maroc déterminant pour l'héritage familial. Mais rapidement, entre les parents aisés de Benoit (Gérard Darmon, Michèle Laroque), son frère (Amaury de Crayencour) et sa sœur (Clémence Bretécher) aux dents longues qui ont des vues sur l'entreprise familiale, et une Fiona brute de décoffrage issue de l'immigration, ça coince...

Une comédie assez classique, en mode opposition de styles et de classe sociale, avec une Lellouche qui force le trait sur son personnage banlieue abrasif et vulgaire déboulant dans cette famille comme un chien dans un jeu de quilles.

Heureusement, en face, les traits sont un peu moins forcés, Darmon et Laroque ne tombant pas dans la caricature bourge à laquelle on pouvait s'attendre, le frère et la sœur étant plus dans une optique Succession qu'autre chose, et Erdogan étant plutôt sympathique en lead.

C'est très générique, mais ça se regarde, et c'est plus que ce que j'en attendais sur la base des premières minutes.

Un gentil 3/6

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Critique éclair #175 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le procès du chien (2024)

Publié le 14 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Drame, Suisse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le procès du chien (2024) :

Cosmos le chien est accusé d'avoir mordu trois personnes différentes, à des occasions différentes, et il est sur le point d'être euthanasié. Jusqu'à ce qu'Avril Lucciani (Lætitia Dosch), avocate pas très douée, décide de prendre l'affaire en main et de défendre le canidé...

Un long-métrage franco-suisse qui, plutôt que d'opter pour un traitement totalement comique de son sujet animalier (comme a pu le faire Les chèvres, par exemple), décide d'opter pour quelque chose de plus hybride, à mi-chemin entre le drame, la leçon de morale maladroite et la comédie excentrique et décalée qui tombe à plat.

Et ça ne marche pas vraiment, en fait. Alors certes, il faut ce montrer indulgent avec ce qui est un premier long-métrage pour sa réalisatrice/actrice principale, mais Le procès du chien peut se résumer en un mot : foutraque.

Personnages sous-développés, ruptures de ton improbable, vulgarité ponctuelle totalement inutile, embryons de messages et d'intentions thématiques jamais développés, réalisation faiblarde, et surtout interprétation inégale de son interprète principale (qui en plus narre le tout en voix off), tout ça ça donne un film brouillon et étrangement stérile, où les scènes et les idées se suivent de manière un peu artificielle, et qui ne convainc pas franchement.

Je suis resté à la porte du métrage.

2.25/6

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