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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 3 (2025)

Publié le 7 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Review, USA, Amazon, Reacher, Les bilans de Lurdo, Télévision

Dernière saison de Reacher à ce jour, après une saison 2 assez quelconque, et toujours 8 épisodes de 40-50 minutes, pour un résultat plus sympathique que ce à quoi je m'attendais...

Reacher, saison 3 (2025) :

Lorsque Reacher (Alan Ritchson) réalise que Quinn (Brian Tee), un traître sadique vendant des secrets militaires, laissé pour mort des années plus tôt par Reacher, est toujours en vie, il s'associe avec des agents de la DEA, menés par Duffy (Sonya Cassidy), pour infiltrer le gang de Beck (Anthony Michael Hall), trafiquant d'armes travaillant pour Quinn. Rapidement, cependant, la mission se complique, car Reacher est surveillé de près dans son rôle de garde du corps du fils de Beck (Johnny Berchtold)...

Alors soyons clairs : cette saison 3 de Reacher ne réinvente pas la roue, et ne corrige pas vraiment les défauts inhérents à la série. Il y a toujours de grosses ficelles narratives honteuses, des problèmes de logique interne, des dialogues maladroits, de l'exposition laborieuse, des choix d'interprétation discutables (la caractérisation et l'accent de Boston de Sonya Cassidy ont beaucoup déplu, outre-Atlantique) et des choix de casting faiblards (Brian Tee ne fait pas grande impression en bad guy sadique).

La série Reacher reste donc fidèle à elle-même... mais en comparaison de la saison 2, il y a du mieux : l'intrigue est plus intéressante (et se permet même une introduction en mode in media res) malgré de nombreuses facilités et approximations, les catchphrases (répétées à l'infini en saison 2) sont nettement moins présentes, et l'on retrouve un peu de Reacher seul contre tous, même s'il reçoit toujours l'aide de Neagley et des agents de la DEA (des agents qui, cela dit, passent une grosse partie de leur temps bloqués dans un chalet avec un otage, une sous-intrigue insipide et répétitive qui ne débouche sur rien de probant).

Reacher lui-même semble plus dynamique, cette année : physiquement, Ritchson semble mieux préparé, moins bouffi, plus nerveux, son Reacher court, tue et se bat de manière plus efficace... et ça se sent, d'autant qu'il est opposé à un colosse de 2 m 20 qui le domine de bout en bout, et que le montage et la réalisation mettent Ritchson un peu plus en valeur dans l'action.

Anthony Michael Hall, lui, assure dans son rôle de semi-antagoniste, et de manière générale, pour peu que l'on ferme les yeux sur certains problèmes d'écriture mentionnés plus haut, toute la mission de Reacher, infiltré dans le manoir de Beck et devant donner le change aux autres criminels, fonctionne assez bien, changeant la dynamique de la série et son cadre.

Bien sûr, on n'échappe pas au toutéliage reliant cette histoire au passé de Reacher : Quinn est un überméchant qui a torturé et tué la protégée de Reacher quand il était dans l'armée, Reacher veut se venger, blablabla... pas forcément super original ni super passionnant, mais bon, c'est la formule Reacher qui veut ça. Peut-être qu'avec un bad guy plus charismatique, ça aurait fonctionné.

Quoi qu'il en soit, la saison se regarde assez facilement, contrairement à la 2 et à son côté répétitif, et dans l'ensemble, le tout est plutôt agréable à suivre. Et la toute fin renforce encore plus la filiation de Reacher avec des séries comme Le Rebelle et autres...

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Eyes of Wakanda (2025)

Publié le 4 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, MCU, Marvel, Disney, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Fantastique, USA, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo

Quatre épisodes de 25-30 minutes pour cette anthologie Disney + chapeautée par Ryan Coogler et Todd Harris, et qui se veut un regard sur les activités du Wakanda au travers des époques, en parallèle de l'histoire humaine connue...

Eyes of Wakanda (2025) :

- 1x01 - "Into the Lion's Den" : Noni (Winnie Harlow), une ex Dora Milaje trop rebelle et indépendante pour rester intégrée à cette unité, est envoyée par Akeya (Patricia Belger), l'actuelle commandante des Milaje, pour tenter d'arrête le Lion (Cress Williams), un ancien agent wakandais qui a dérobé des armes et les a utilisées pour se créer un empire et réduire ses ennemis en esclavage...

Un épisode qui prend place en pleine Antiquité, avec l'introduction des War Dogs, ces agents wakandais qui agissent en secret dans le monde extérieur et tentent de récupérer des objets et du vibranium volés au Wakanda. Plutôt dynamique et intéressant, sans être exceptionnel.

- 1x02 - "Legends and Lies" : en plein siège de Troie, Memnon (Larry Herron) tente de concilier son amitié avec Achille (Adam Gold) et sa loyauté envers le Wakanda, qui l'a chargé de récupérer un médaillon en vibranium détenu par Hélène de Troie (Joanna Kalafatis)...

Résultat un peu plus mitigé pour cet épisode, malgré quelques images somptueuses : il faut dire que toute la première partie de l'épisode, qui narre de nouveau le siège de Troie, le Cheval, etc, ne passionne guère pour peu qu'on soit familier avec cette histoire. Le duel entre Memnon et un Achille trahi, par contre, était plus probant, notamment pour la charge émotionnelle du tout.

- 1x03 - "Lost and Found" : dans la Chine des années 1400, après avoir dérobé une statue sacrée de dragon pour en récupérer la langue fabriquée en vibranium, Basha (Jacques Colimon), un War Dog wakandais nonchalant et arrogant, doit faire face à l'Iron Fist (Jona Xiao), qui veut récupérer son bien...

Un épisode plein d'action, avec un duel Iron Fist/Basha, et un côté buddy comedy avec Ebo (Isaac Robinson-Smith), le capitaine incompétent en charge de la sécurité des antiquités récupérées par les War Dogs.

Après, j'ai envie de dire que le côté arrogant et confiant de Basha est un peu agaçant, car symptomatique de la culture wakandaise, et l'écriture est un peu trop moderne (ça parle de cafeteria, ça utilise des tournures de phrase contemporaines) pour totalement convaincre. Mais visuellement, il y a un joli travail de mise en images de l'action.

- 1x04 - "The Last Panther' : en 1896, alors que l'Italie envahit l'Éthiopie, et que le Prince wakandais (Zeke Alton) et son garde du corps (Steve Toussaint), en mission pour retrouver une hache en vibranium, s'interrogent sur une intervention potentielle pour aider le pays, une Panthère noire (Anika Noni Rose) arrive du futur pour tenter de sauver le Wakanda de son isolationniste, qui finira par détruire le pays quand une menace supérieure en nombre et en puissance s'attaquera à lui..

Cette mini-anthologie joue la carte du touéliage pour conclure la saison, un peu comme What If...? en son temps, en compliquant un peu plus ici la manière dont le voyage temporel fonctionne dans le MCU, et en optant pour un ultime montage parallèle alternant 1896 avec un futur lointain, où le Wakanda affronte la Vague d'annihilation Horde.

Pas ultra palpitant, à vrai dire, notamment parce que le combat de la Reine contre les monstres extraterrestres n'a pas vraiment d'enjeux (malgré le caméo du Watcher plus tôt dans l'épisode)... cela dit, la critique implicite du Wakanda en tant que nation isolationniste n'est pas désagréable.

-- Bilan --

Une saison tout à fait regardable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu. Il faut dire que la caractérisation globale des Wakandais, leur complexe de supériorité et leur exceptionnalisme sont assez fatigants... notamment parce qu'il n'y a que peu de tension à regarder les aventures de personnages disposant de tous les atouts technologiques modernes, voire futuristes, alors que le reste de l'humanité en est encore à l'Antiquité ou au 15e siècle.

Cela dit, par la même occasion, en montrant que finalement, depuis 2000 ans, le Wakanda n'a pas tant progressé que ça, et disposait déjà de tout son équipement à l'époque, la série souligne à quel point le pays est stagnant, et finalement, il valide son propos final selon lequel le Wakanda ne peut continuer à s'isoler et à se reposer sur ses lauriers, sous peine de s'éteindre.

Ce qui est, peu ou prou, la morale de Civil War et du premier Black Panther. On tourne un peu en rond, donc, et le fait de toutélier toute la saison au personnage de Killmonger (désormais clairement identifié comme un personnage clé et indispensable de l'histoire du Wakanda), renforce encore cette impression de répéter des éléments déjà vus ou entendus.

Heureusement, EOW est visuellement très compétente et techniquement aboutie. C'est toujours ça de pris.

  

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Andor, saison 2 (2025)

Publié le 3 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Disney, Star Wars, Science Fiction, Politique, Review, USA

La revoilà enfin : Andor, la meilleure série de tout l'univers Star Wars, voire même la meilleure production de toute la franchise Star Wars selon les critiques et les fans, un programme sombre, réaliste, subtil et épique à la fois, avec des personnages ambigus et profonds, tout en nuances de gris ; une série dramatique de guerre et d'espionnage, qui ose montrer la réalité de la résistance à une force d'occupation et à un gouvernement tyrannique, qui se passe de la magie immature de la Force et des Jedis pour illustrer le vrai coût de la guerre et le sens du sacrifice, un triomphe d'écriture palpitant et tendu, bref, un chef d'œuvre incontesté du petit écran !

Ou pas.

Andor, saison 2 (2025) : 

Je me suis en effet déjà exprimé sur la première saison d'Andor, qui m'avait laissé d'autant plus mitigé que j'avais visionné le programme tardivement, en ayant conscience de la pluie de louanges et des critiques extatiques et dithyrambiques... là, on reprend les mêmes et on recommence, pour une seconde et ultime fournée, avec 12 épisodes de 45-60 minutes, divisés et diffusés en quatre arcs narratifs de trois épisodes, narrant (entre autres) la progression de la "carrière" de rebelle de Cassian Andor.

- Un an après les événements de Ferrix, Cassian Andor (Diego Luna) se fait passer pour un pilote impérial et dérobe un prototype de Tie Avenger, mais s'écrase sur Yavin et tombe aux mains de rebelles belliqueux ; dans une ferme de Mina-Rau, Bix (Adria Arjona) craint l'arrivée d'une patrouille impériale venue faire l'inventaire, et traquer d'éventuels employés sans papiers ; Mon Mothma (Genevieve O'Reilly) prépare le mariage de sa fille ; Dedra (Denise Gough) est affectée à un projet secret visant à exploiter les minérais rares de la planète Ghorman...

Premier arc... et ce n'est pas très intéressant, tout ça. Hormis le vol de l'Avenger, la sous-intrigue de Cassian l'embourbe pendant un épisode et demi dans des conflits intestins entre des rebelles incompétents et stupides (une constante, dans cette saison - l'incompétence de tout le monde) : il reste à la marge, attend son moment, et s'évade, très (trop) simplement.

La sous-intrigue de Bix a étrangement généré chez moi des réminiscences de Rebel Moon, heureusement très passagères (encore que le viol, sérieusement, bonjour le cliché) ; les mondanités et tergiversations de Mothma, le mariage à rallonge, et le bal en mode trance ringarde n'aident pas et le côté "routine du quotidien" des Impériaux ne m'a pas passionné.

Ça se décoince un peu sur tous les fronts à la fin du troisième épisode, mais le reste du temps, on est dans de la reprise mollassonne, et l'on ne m'enlèvera pas de l'idée que ces 2 h 30-3 h de métrage auraient facilement pu être divisées par deux par un scénariste plus concis. "People fail."... ouép. 

- Un an plus tard, envoyé sur Ghorman pour y rencontrer la résistance locale, Cassian laisse derrière lui Bix, qui sombre dans la drogue et souffre des séquelles de ce qu'elle a subi... en parallèle, Dedra, Syril (Kyle Soller) et les Impériaux tendent un piège à la résistance de Ghorman.

Jamais le ressenti "Tony Gilroy, son frère et leur équipe se contentent d'écrire des scripts d'une série historique sur la Seconde Guerre Mondiale, en changeant les noms et les lieux" n'aura été aussi évident et présent que dans cet arc narratif sur Ghorman, sa haute-couture, sa résistance incompétente et râleuse à bérets, et ses accents français. Une majorité des critiques et des spectateurs a trouvé ce parallèle avec la Résistance française génial et inspiré, j'ai trouvé le tout pataud et évident. Mais bon.

Trois épisodes qui, encore une fois, auraient pu être résumés en 90 minutes, avec une utilisation là aussi télégraphiée du cliché "bury your gays" (qui voit Varada Sethu revenir pour une scène de dialogues et d'émotion, avant d'être tuée d'une manière assez piteuse sur la lancée), et une sous-intrigue sur Saw Guerrera sans grand intérêt, si ce n'est de donner à Forrest Whitaker un monologue déglingué totalement gratuit.

À nouveau, dans tout ça, Cassian fait presque de la figuration, Diego Luna n'ayant l'occasion d'exister que dans une poignée de scènes, lors d'une confrontation ou deux avec Luthen (Stellan Skarsgard)... et malgré toutes les critiques parlant d'une tension extrème et constante, j'ai au contraire trouvé le tout relativement plat dans son rythme et sa mise en images.

- Un an plus tard, le retour de Wilmon (Muhannad Ben Amor) sur Yavin incite Cassian à retourner sur Ghorman pour y assassiner Dedra, alors même que la situation y est de plus en plus tendue entre la Résistance locale et l'Empire, qui pousse les autochtones à la faute. Et lorsque tout dégénère, il reçoit pour mission de faciliter l'extraction de Mon Mothma après un discours controversé au Sénat...

C'est compliqué, tout ça. Progressivement, on sent que Tony Gilroy et son équipe tentent de rattacher les wagons à Rogue One, de faire de Cassian un héros réticent au destin unique (tout le passage avec la soigneuse mystique qui lui prédit un destin héroïque) tout en appliquant des parallèles évidents avec notre monde contemporain (le speech balourd de Mothma sur les fake news, la post-vérité, etc, qui se veut grandiose et percutant, mais manque fortement de subtilité et a déjà été fait de nombreuses fois), mais il y a toujours un vrai problème de rythme, d'écriture des personnages secondaires et de tension.

Des problèmes intrinsèquement liés, à vrai dire : c'est bien gentil de passer autant de temps à nous refaire la France résistante, avec ses grèves, ses manifestations, ses toits si parisiens, etc, mais jamais les scénaristes ne parviennent à rendre le moindre de ces résistants incompétents un tant soit peu intéressants ou caractérisés.

Ce qui fait que, lorsque la tension est supposée monter, et que la manifestation vire au massacre, on s'en tape un peu, à vrai dire (quand bien même ce serait assez réussi à l'écran). Tout au plus s'intéresse-t-on à Syril, qui semble soudain réaliser qu'il fait partie des méchants... mais comme (un peu comme dans le cas de Cinta Kaz) il est immédiatement éliminé de manière très prévisible, on se dit "tout ça pour ça".

Et puis ensuite, on a droit au grand discours de Mothma au Sénat, à nouveau un épisode qui tente de faire monter la tension... mais n'y parvient pas réellement, faute d'une mise en images vraiment dynamique (l'extraction de Mothma manque vraiment de nervosité). Cassian, lui, refuse toujours de s'engager dans la Rebellion et se fait plaquer - pas grand intérêt, en soi, que ce soit à cause du développement bancal de Bix, du manque d'alchimie entre elle et Cassian, ou encore du fait que tout ça est inévitable pour que Cassian soit en solo dans Rogue One, etc.

- Un an plus tard, Luthen reçoit des informations capitales sur la nature réelle des projets de l'Empire : la création d'une arme titanesque, l'Étoile Noire. Mais alors qu'il tente de transmettre ses informations à la Rebellion, l'étau se resserre soudain autour de lui.

Trois épisodes nettement plus courts (40-45 minutes) pour boucler la boucler, éliminer tous les personnages superflus, et toutélier le tout à Rogue One... et le résultat n'est pas désagréable, mais reste mitigé.

Ces épisodes restent en effet malheureusement tributaires de la saison qui les précède, et de cette caractérisation si particulière qui fait que tous les personnages sont fréquemment incompétents (parce que "people fail"). Une grosse partie de cet arc repose ainsi sur Luthen et son "assistante" Kleyla (Elizabeth Dulau), et sur leurs liens quasi-familiaux narrés en flashback - ça se veut dramatique et touchant, avec Luthen en ex-soldat impérial dégoûté par les exactions de ses semblables, et ayant pris Kleyla l'orpheline sous son aile pour en faire une Rebelle, mais un peu comme pour le reste, ça arrive trop tard pour vraiment convaincre.

Le "sacrifice" de Luthen paraît ainsi mal conçu (que ce soit la destruction avortée de sa boutique, son hara-kiri maladroit, etc, on se dit que c'est très amateur), la mission de Kleyla pour l'achever repose entièrement sur l'incompétence des Impériaux et du personnel hospitalier, leur relation n'émeut pas vraiment (mais encore une fois, je ne me suis pas attaché à un seul personnage secondaire de la série, donc...), le sauvetage de Kleyla par Cassian et son compère est tout aussi mal organisé, les querelles intestines des Rebelles restent agaçantes et le tout se termine de manière un peu ronflante, par un montage au ralenti quelques instants avant que ne débute Rogue One. Ah, et il y a un bébé surprise qui n'apporte rien.

Mouais.

--- Bilan ---

Je reste donc sur toutes mes impressions de la saison 1 : Andor, c'est trop. Trop de digressions en tous genres, trop de remplissage, trop de personnages secondaires mal développés ou inutiles au récit, trop de quotidien sans intérêt, un personnage principal trop peu présent, et surtout trop de tentatives de faire une œuvre adulte, sérieuse et dramatique aux allures de drame historique convenu.

C'est forcé, voilà. Je conçois totalement que l'on accroche à cette approche, surtout quand, comme de nombreux fans, on cherche à grapiller de la respectabilité et à convaincre autrui qu'être fan de Star Wars, ce n'est pas (plus) être un geek maniant un sabre laser en plastique en parlant de la Force, mais c'est désormais regarder des séries de prestige comme les meilleurs programmes du câble.

Mais en ce qui me concerne, l'ensemble n'aura eu de cesse de me décevoir, et aurait pu très bien tenir en deux ou trois longs-métrages de deux heures, compacts et sans fioritures, qui auraient été mille fois plus efficaces et dynamiques.

Après, encore une fois, j'ai totalement conscience d'aller à contre-courant du consensus général, qui a trouvé tout ça bouleversant et inspirant, mais bon...

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Murderbot : Journal d'un AssaSynth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Review, USA, Apple

10 épisodes de 20-30 minutes chapeautés par les frères Weitz (American Pie, Mozart in the Jungle, Pour un garçon, beaucoup de comédies et de comédies romantiques), et adaptant les nouvelles de Martha Wells, pour un résultat un peu passé sous le radar, mais qui a déjà été renouvelé pour une saison 2 par Apple...

Murderbot - Journal d'un AssaSynth, saison 1 (2025) :

Le quotidien de "Murderbot" (Alexander Skarsgard), un androïde de sécurité qui accompagne un groupe de chercheurs incapables, naïfs et très très peace & love (Noma Dumezweni, David Dastmalchian, Sabrina Wu, Akshay Khanna, Tamara Podemski, Tattiawna Jones) sur une planète aux nombreux dangers ; mais ce que les humains ignorent, c'est que Murderbot a réussi à se libérer du joug de la Corporation qui le contrôle, et que, désormais autonome, il méprise cordialement le genre humain, tout en passant le plus clair de son temps absorbé par le visionnage des épisodes de la série The Rise and Fall of Sanctuary Moon...

Une série plutôt légère au programme, donc, avec un Murderbot qui narre l'essentiel de ses états d'âme, de ses observations et de ses réactions en voix off, sur un ton sardonique, un peu comme un Dexter cybernétique, tandis qu'évoluent autour de lui des humains ultra-sensibles, issus d'une communauté hippie, et qui ne sont pas très doués.

La structure de la saison ne révolutionne rien : Murderbot méprise ses "clients", ils ont peur de lui, et progressivement, alors que l'androïde découvre le libre-arbitre et son humanité, les chercheurs s'attachent à lui et font tout pour le sauver quand vient le moment de le faire. À partir de là, tout repose sur les personnages, et les acteurs qui les interprètent.

Là, globalement, pas de souci, les trois points forts de la série sont clairement Skarsgard (impeccable), Dastmalchian (toujours très juste en chercheur méfiant au passé trouble, sorte de miroir humain du Murderbot), et Dumezweni (la leader du groupe, victime de troubles anxieux) : trois acteurs solides pour les personnages les mieux écrits du lots.

Le reste des scientifiques, malheureusement, est bien trop caricatural pour vraiment être aussi efficace qu'il l'aurait fallu : entre les problèmes du throuple, la survivante de l'attaque du ver, ou même le bref passage dans la série d'Anna Konkle dans le rôle d'une rescapée issue d'un autre groupe, tout est souvent trop appuyé, faisant vraiment de ces humains une bande de bras-cassés aux réactions improbablement bêtes (idem pour les antagonistes qui arrivent en fin de saison).

Ajoutez à cela The Rise and Fall of Sanctuary Moon, la série dans la série, une sorte de mauvais soap très Star Trekien clairement tourné dans un esprit parodique (avec Clark Gregg, Jack McBrayer, John Cho, etc... tous avec des looks improbables), et l'on se retrouve avec un Murderbot aux ruptures de ton assez brusques, avec d'un côté un show parodique et très caricatural, et de l'autre, des moments plus sérieux et dramatiques, qui cherchent à dire quelque chose sur la condition humaine, sur l'indépendance, sur le libre-arbitre, etc.

Le contraste est parfois sévère, et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec un format différent, ou un ton plus subtil (franchement, les problèmes du throuple lassent rapidement), la série aurait été plus efficace et intéressante.

En l'état, Murderbot est bien interprétée, bien produite, mais aussi relativement anecdotique et prévisible : un peu frustrant, donc, et avec une conclusion qui joue la carte émotion d'une manière qui fonctionne presque... mais qui s'avère un peu affaiblie par le renouvellement de la série pour une nouvelle année. 

À regarder en connaissance de cause, en somme.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Twilight of the Gods (2024)

Publié le 31 Août 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Fantastique, Religion, Review, USA, Action

Une saison unique de 8 épisodes de 25-30 minutes pour cette mini-série animée Netflix chapeautée par Zack Snyder, Eric Carrasco et Jay Oliva, et qui s'inspire de la mythologie nordique pour raconter une histoire (forcément) épique, sanglante et mythique...

Twilight of the Gods (2024) :

La vengeance de Sigrid (Sylvia Hoeks), demi-humaine et demi-géante, qui jure de venger les siens massacrés par Thor (Pilou Asbæk) le jour de son mariage au Prince humain Leif (Stuart Martin). Avec le soutien distant de Loki (Paterson Joseph), Sigrid va alors constituer un groupe de guerriers qui n'ont plus rien à perdre, pour aller attaquer Asgard afin de tuer Thor...

Mouais. Je suis assez mitigé (positif) sur cette mini-série, au final. D'un côté, toute la mythologie nordique possède un potentiel souvent laissé inexploité qui n'est inintéressant, et cette mini-série retranscrit assez bien le côté distant et froid de ces dieux nordiques manipulateurs et menteurs ; visuellement, le programme est plutôt réussi (malgré une simplicité de trait qui n'est pas sans évoquer, occasionnellement, un Kim Possible ou le style Cartoon Saloon) ; le rythme est assez bien maîtrisé, le bestiaire varié et intéressant, et l'action est dynamique...

Mais de l'autre, il y a plein de petites scories agaçantes, dont une grosse partie est inhérente à la présence de Zack Snyder à la production. Parce que oui, qui dit Snyder, dit bourrinage (la série vide des hectolitres de sang et de boyaux dans une nonchalance assez typique du bonhomme), ralentis épiques, approche se voulant "badass" et "adulte" mais paraissant plus souvent "edgelord" et immature qu'autre chose (la nudité, les scènes de sexe, certains dialogues, le trouple), pseudo-déconstruction des mythes (même si l'inspiration principale est la mythologie nordique, difficile de ne pas voir ici une volonté d'inverser délibérément la représentation des personnages de Thor et de Loki tels que popularisés par Marvel ces dernières années - Thor devient un gros connard belliqueux et misogyne, Loki est un bouc-émissaire qui manipule, certes, mais uniquement pour protéger sa famille)... et inspirations flagrantes. 

Ici, l'architecture de l'Asgard du MCU, et certains choix graphiques. Ailleurs, certains design familiers parmi les créatures et entités surnaturelles. Ou encore toujours le même schéma narratif de la guerrière traumatisée qui se reconstruit une famille de fortune en recrutant des guerriers aux quatre coins du monde pour aller lutter un méchant patriarchal et sadique... comme dans Rebel Moon.

Le tout bizarrement combiné au cahier des charges de la représentativité à la Netflix, avec une Freja noire, une sorcière transgenre, un barde bisexuel, une héroïne forte défendant la cause des femmes maltraitées, un passage "l'homophobie c'est mal", une guerrière bisexuelle amoureuse de l'héroïne, etc.

Tout cela crée un contraste étrange, pas forcément désagréable dans l'ensemble, mais avec des ruptures de ton et de style qui peuvent décontenancer.

Après, la saison se regarde facilement, malgré quelques effets scénaristiques uniquement là pour choquer le spectateur (certaines morts délibérément gore au possible), une vision prémonitoire d'Odin qui m'a fait pouffer de rire (il voit approcher le Ragnarök... et tombe face à face avec Jésus sur sa croix, symbole du remplacement du paganisme et des dieux nordiques par la chrétienté : un symbolisme éculé, pataud et maladroit, typiquement snyderien, en fait), un bourrinage incessant, et une fin clairement en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne satisfait.

Snyder fait du Snyder, en somme, mais le reste de son équipe est suffisamment compétent pour que le résultat final s'en sorte assez bien.

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Critique éclair #194 - Carry-On (2024)

Publié le 27 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Netflix, Christmas, Noël

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Carry-On (2024) :

Agent de la TSA à l'aéroport de Los Angeles, Ethan (Taron Egerton) reçoit un jour une oreillette sur son lieu de travail : à l'autre bout, un homme mystérieux (Jason Bateman) qui menace d'exécuter sa petite-amie si Ethan n'obéit pas à ses instructions, à savoir assurer le bon passage d'un bagage à mains très spécial, au contenu mystérieux. Incapable de faire le moindre geste sans que le terroriste n'en soit informé, Ethan est contraint d'obéir, tout en tentant de trouver un moyen d'éviter une catastrophe aéroportuaire...

Un thriller Netflix, production Dreamworks réalisée par Jaume Collet-Serra et écrite par un scénariste de jeu vidéo, qui a fait le buzz à Noël dernier, très clairement le symptôme d'une génération de critiques et de spectateurs biberonnés à l'idée que Die Hard était un film de Noël, et à la recherche d'un autre film du même genre pour passer le temps lors des fêtes de fin d'année.

Résultat : un accueil critique enthousiaste, et un film se classant parmi les films les plus visionnés de tous les temps sur Netflix... alors que bon, honnêtement, c'est très très médiocre.

On est clairement, ici, sur du scénario de DTV, avec tout ce que ça comporte de grosses ficelles narratives, de problèmes de logique interne, d'éléments idiots, de réactions et de comportements artificiels, de personnages-fonctions insipides (la petite amie clichée au possible), etc.

Ajoutez à cela un rythme défaillant (le film approche les deux heures, tout de même, et sa mise en place est interminable), et voilà, un thriller mollasson qui se regarde (parce que Egerton est efficace, et que Bateman fait un méchant convaincant) mais qui ne vole vraiment pas bien haut.

Ce qui rend l'accueil critique étrangement indulgent d'autant plus enthousiaste (surtout que généralement, les films Netflix se font joyeusement déglinguer par la critique).

2.75/6 (la scène d'action en voiture était sympatoche, cela dit)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 2 (2023)

Publié le 24 Août 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Thriller, Review, Amazon, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Reacher

La saison 1 de Reacher, série Amazon adaptant les romans de Lee Child, n'était pas un chef d'œuvre télévisuel, loin de là : bourrin, le programme était l'équivalent d'un film d'action des années 80-90, ou d'une série télévisée façon Le Rebelle. C'était cependant suffisamment régressif et efficace pour se regarder tranquillement, le cerveau éteint. Pour cette saison 2, on reprend les mêmes et on recommence, pour 8 épisodes de 35-45 minutes... mais c'est nettement plus laborieux.

Reacher, saison 2 (2023) :

Lorsque des membres de son ancienne unité spéciale sont retrouvés morts, Reacher (Alan Ritchson) regroupe les survivants - Neagley (Maria Sten), Dixon (Serinda Swan), O'Donnell (Shaun Sipos) - et tente de trouver les responsables. Une enquête qui va l'amener à croiser le chemin d'un dangereux terroriste et d'un trafic d'armes révolutionnaires mené par Langston (Robert Patrick)...

Contrairement à la saison 1, qui proposait un postulat de départ assez contenu (Reacher arrive dans une petite ville, s'y fait des amis, des ennemis, et règle une situation problématique avant de repartir), cette saison 2 décide de s'attarder en longueur sur le passé de Reacher dans l'armée, sur ses collègues, etc, et se déroule dans plusieurs villes et à plusieurs saisons différentes.

Ce qui change immédiatement la dynamique, faisant passer Reacher d'un élément inconnu de l'équation, aux réactions inattendues, à un monolithe implacable entouré d'autres militaires de pointe, qui le connaissent, le vannent, etc. Bref, alors que la saison 1 jouait la carte du mystère autour de Reacher, et plaçait le spectateur et les personnages secondaires au même niveau, ici, on est dans une dynamique de famille recomposée... ce qui devient rapidement problématique lorsque les membres de cette famille sont relativement insipides.

Mais j'y reviendrai. Le problème principal de cette saison (une saison articulée comme la précédente : Reacher enquête sur des meurtres qui le touchent personnellement, il réunit autour de lui des alliés, il bute tous les méchants, il s'oppose à des flics corrompus, et tout se finit dans une grande fusillade dans un hangar, avec des otages à la merci du méchant), c'est Reacher en personne.

Entre la saison 1 et la saison 2, Reacher semble en effet avoir perdu en intelligence, en charisme, en expressivité, en mystère, etc, de manière inversement proportionnelles à ce qu'Alan Ritchson a pris en muscles supplémentaires (Ritchson est de plus en plus massif, les bras ballants, de moins en moins vif et mobile, et il passe une partie de la saison un peu bouffi, avec des valises sous les yeux - pour faire simple, il donne l'impression d'être fatigué et en phase de bulking pendant une grosse partie de la saison, ce qui le rend assez amorphe).

Reacher est donc ici un Punisher insipide, qui répète encore et encore, tout au long de la saison, des one-liners faciles, qui torture les méchants pour les faire parler (la scène de l'hôpital, outre son infiltration beaucoup trop facile, fait clairement basculer Reacher vers la psychopathie totale), et qui n'a pas grande alchimie avec Serinda Swan, l'une de ses collègues (paradoxalement, Ritchson semble beaucoup plus s'amuser quand il doit se disputer avec Russo - Domenick Lombardozzi - un flic new-yorkais au fort caractère).

Pour ne rien arranger, l'écriture n'aide pas vraiment les acteurs à proposer quelque chose d'intéressant : le déroulement de la saison est assez plat, ses rebondissements prévisibles, le méchant terroriste ne sert à rien (on le tease pendant toute la saison et il est éliminé en quelques instants), les antagonistes sont connus très tôt, leurs motivations aussi, bref, on passe huit épisodes à regarder Robert Patrick envoyer des sbires anonymes se faire tuer par Reacher et le défier au téléphone, le tout ponctué de flashbacks sur la dernière mission de l'unité spéciale de ce dernier.

Une unité spéciale composé pour moitié d'acteurs transparents (tous tués hors champ), et pour l'autre des quatre survivants... dont seule Neagley tire vraiment son épingle du jeu.

En résumé : un scénario assez quelconque, des méchants génériques, une équipe pas très attachante, un Reacher plus impassible que jamais, des dialogues laborieux (l'exposition est toujours pénible et jamais naturelle, les déductions de Reacher tiennent toujours du surnaturel), une violence de plus en plus décomplexée lors de scènes d'action inégales, des ficelles narratives toujours plus grosses, et un grand final qui rompt totalement avec la plausibilité (toute relative) d'un colosse super-enquêteur pour basculer dans un mauvais actioner des années 90, avec Reacher accroché à un hélicoptère, une bagarre dans le ciel, une demoiselle en détresse retenue d'une main au-dessus du vide, etc...

Pour moi (et pour la plupart des spectateurs anglo-saxons), une saison 2 largement inférieure à la première, ou plutôt, qui prend tous les défauts de celle-ci et les surgonfle sans faire de même avec ses points positifs.

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Critique éclair #192 - Bride Hard (2025)

Publié le 22 Août 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Cinéma

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Bride Hard (2025) :

Super-espionne, Sam (Rebel Wilson) est invitée au mariage de sa meilleure amie de toujours, Betsy (Anna Camp), dans une propriété sur une île privée en Géorgie. Avec elles, outre les invités et la famille, leurs amies Lydia (Da'Vine Joy Randolph), Zoe (Gigi Zumbado) et Virginia (Anna Chlumsky), la future belle-sœur de Betsy, toutes trois demoiselles d'honneur, comme Sam. Mais alors que la double-vie de Sam commence à peser sur son amitié avec le groupe, un groupe de mercenaires menés par Kurt (Stephen Dorff) débarque et prend tout le monde en otage afin de mettre la main sur la fortune familiale. Tout le monde, sauf Sam, qui va alors devoir sauver seule le mariage de Betsy...

Un mélange insipide de Mes Meilleures Amies, de Die Hard, de Shotgun Wedding, de Spy et de n'importe quelle autre comédie ayant pour vedette Rebel Wilson, Bride Hard se veut une comédie d'action, réalisée par Simon West (Con Air, Tomb Raider, Old Guy ou encore les séries Human Target et The Cape, avec Mark Valley, qui tient ici un petit rôle)... mais en réalité, c'est surtout un film assez raté, mou, pas particulièrement drôle, et qui se contente de laisser une Rebel Wilson de moins en moins inspirée faire son numéro habituel.

Et brièvement séduire Justin Hartley en passant (pendant que Da'Vine Joy Randolph séduit un prêtre sexy), parce que c'est toujours ce qui se passe dans ce genre de comédie à destination d'un public féminin à la recherche de wish fulfillment et de solidarité féminine.

Bref. Bride Hard met un temps fou à se mettre en place (30 minutes), les scènes d'exposition sont balourdes, la production n'avait clairement personne qui parlait français, l'action est générique, approximative (ou alors, comme dans la dernière ligne droite, elle a été tournée devant des écrans verts baclés), Rebel n'est jamais crédible en espionne, et l'on ressort du tout avec l'impression étrange d'avoir regardé un film de plateforme de streaming sans grand budget, où tout le monde en fait trois tonnes pour compenser la vacuité du scénario.

Pourtant, c'est sorti en salles, et ça a bidé. Va comprendre, Charles.

1.5/6 (au moins, Anna Camp a l'air de s'amuser)

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Critique éclair #191 - Take Cover (2024)

Publié le 20 Août 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, UK, Review

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Take Cover (2024) :

Sam (Scott Adkins), sniper, et Ken (Jack Parr), son spotter, forment un duo de tueurs à gages travaillant pour la mystérieuse Tamara (Alice Eve). Après être passé à deux doigts de l'échec lors d'une mission, Sam annonce vouloir tout plaquer. Tamara envoie alors Sam et Ken sur une dernière mission, les logeant pour l'occasion dans une suite d'un hôtel luxueux, avec immense baie vitrée, masseuses et champagne. Mais bien vite, le duo réalise qu'il est lui-même devenu une cible à abattre, et se retrouve pris au piège dans la suite, cible de tireurs embusqués situés dans d'autrs immeubles...

Un film d'action anglais en huis-clos, ce qui change un peu, avec un Scott Adkins qui fait son truc, établissant une relation de quasi-buddy movie avec son partenaire gouailleur, une Alice Eve qui passe presque tout le film de dos et en voix off, et une Madalina Bellariu Ion plutôt bonne en masseuse qui n'apprécie guère de se trouver sur le champ de bataille.

Le tout, sans rien révolutionner (loin de là), fonctionne plutôt bien, je dois dire. Il y a quelques passages à vide, c'est globalement assez prévisible, mais ça reste relativement bien mené pour que l'on ne s'ennuie pas.

3.5/6

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Critique éclair #190 - Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025)

Publié le 18 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, NotZAZ, Action, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

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Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (The Naked Gunn - 2025) :

Après son intervention un peu trop musclée lors un braquage de banque, Frank Drebin Jr. (Liam Neeson), de la police de Los Angeles, est affecté aux accidents de circulation, et croise le chemin de la séduisante Miss Davenport (Pamela Anderson), dont le mari est récemment décédé dans des circonstances mystérieuses. Il ouvre alors une enquête sur Richard Cane (Danny Huston), un génie de la tech et des véhicules électriques...

Longtemps confié à Seth MacFarlane, ce reboot de la franchise Y a-t-il un flic... ? a fini entre les mains de l'un des membres de Lonely Island (le réalisateur de Tic et Tac, les Rangers du Risque), ce qui laissait augurer de quelque chose de plus absurde et décalé que ne l'aurait été la version MacFarlane.

Et effectivement, çà et là, Naked Gun '25 propose des idées amusantes, des gags rappelant l'humour ZAZ (voire même directement repris de l'époque), des séquences absurdes qui fonctionnent (le montage romantique qui vire en Jack Frost bis), des jeux de mots foireux, etc.

Malheureusement, en cours de route (aux deux tiers, environ), le film s'essouffle clairement, il y a un ventre mou et le nombre de gags à la minute ralentit progressivement, tout comme leur qualité (le gag sur le Tivo et Buffy tombe totalement à plat), qui se rapproche de plus en plus des films de Nielsen post-ZAZ, plus que des films originaux (déjà que la trilogie originale avait un coup de mou dans le troisième volet).

Cela dit, ce Naked Gun 2025 se regarde sans problème, notamment parce que Liam Neeson s'amuse vraiment beaucoup (Pam Anderson aussi, d'ailleurs) ; je ne partagerai pas l'enthousiasme critique débridé qui a entouré la sortie du film, par contre, et qui affirmait sans broncher que la cuvée 2025 est aussi bonne que le film original (ou sa suite) : en l'état, c'est sympatoche, sans plus, et ça tente tellement d'appliquer à la lettre la formule ZAZ que le film semble parfois gêné aux entournures.

3.75/6

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