Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

action

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Squid Game, saison 3 (2025)

Publié le 8 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, Corée, Review, Critiques éclair, Netflix, Drame

On ne peut pas dire que j'avais été particulièrement convaincu par la saison 2 de Squid Game, comme peut en attester ma critique en ces pages : personnages pas toujours convaincants, astuces de scénario éventées, rebondissements prévisibles... heureusement que la mécanique principale du jeu fonctionnait toujours bien et permettait de faire passer la pilule.

On remet donc le couvert, pour une ultime saison... sans grand optimisme.

Squid Game, saison 3 (2025) :

La tentative de révolte de Seong Gi-hun (Lee Jung-jae) et d'une partie des candidats a échoué, et le Squid Game se poursuit : brisé et déprimé, Seong Gi-hun doit désormais continuer la partie, malgré ses réticences et la mort de son ami Jung-bae (Lee Seo-hwan)...

Ouhlà, que j'en ai eu du mal avec cette troisième saison de Squid Game, en réalité les six épisodes de la seconde moitié d'une saison 2 artificiellement coupée en deux par Netflix lors de la production.

J'ai eu du mal, au point d'avoir fortement lutté contre une envie de faire avance rapide sur tout ce qui se déroulait hors du jeu à proprement parler : l'enquête policière, la nord-coréenne qui aide le père de la petite malade à s'échapper, et surtout, les VIP caucasiens qui regardent le spectacle. Des VIP à la post-synchro pitoyable, à l'écriture laborieuse, et qui n'apportent absolument rien à la série/saison.

Et dans le jeu en lui-même, ce n'est pas forcément meilleur : malgré ses six épisodes, la saison s'articule principalement autour de trois jeux - un grand jeu de cache-cache dans un labyrinthe, un jeu de saut à la corde au dessus du vide, et finalement, un jeu d'élimination par étapes, où les survivants doivent convenir d'un éliminé après être parvenus à un consensus.

Des jeux malheureusement présentés systématiquement de manière très prévisible, au point d'affaiblir considérablement la charge émotionnelle des différentes éliminations (ou même le message que le scénariste veut faire passer çà ou là) ; et déjà que la majorité des personnages secondaires ne sont pas forcément très attachants, quand en plus le scénariste succombe à la facilité du "j'ai prévu de tuer ce personnage à la fin de l'épisode, donnons-lui un monologue émouvant ou deux pour qu'il parte en beauté", on en vient à pousser de gros soupirs à chaque rebondissement télégraphié de manière trop balourde.

C'est probablement ça qui m'a le plus frustré dans cette saison : tout est cousu de fil blanc, ça se termine exactement comme on pouvait le deviner lorsqu'un certain nouveau participant (numérico-animatronique) est intégré de force au jeu, les antagonistes continuent d'être des caricatures ambulantes, et ça traine en long, en large et en travers, pour aboutir à des décisions ou des morts évidentes depuis le début.

Pourtant, le programme a globalement été très bien accueilli par la presse, ravie du nihilisme et des thématiques de la série. Le problème avec ça, c'est que ces mêmes thématiques, et ce même nihilisme, étaient déjà là en saison 1, et se suffisaient alors à eux-mêmes.

Tout ce qui a suivi, en fin de compte, n'a été que redondance, une redondance qui, forcément, ne fait pas du tout avancer le schmilblick.

(et puis cerise sur le gâteau, le caméo de Cate Blanchett à la toute fin... potentiellement pour un spin-off américain... je dis non. Tout simplement non.)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - FUBAR, saison 2 (2025)

Publié le 7 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Netflix, Science Fiction, Romance, Télévision, Les bilans de Lurdo

Retour de la série d'action-comédie d'Arnold Schwarzenegger pour Netflix, une série qui-n'est-pas-vraiment-une-suite-de-True-Lies-mais-s'en-inspire beaucoup, et showrunnée par le responsable de Reacher pour Amazon...

FUBAR, saison 2 (2025) :

Alors qu'il est caché dans une maison sécurisée avec sa famille et son équipe, à l'abri de tous ceux qui veulent leur mort, Luke Brunner (Arnold Schwarzenegger) apprend qu'un dangereux terroriste a pour but d'éradiquer 90 % de la population humaine en commençant par détruire le réseau électrique américain. Pour cela, il a requis les services de Greta Nelso (Carrie-Anne Moss), super-espionne et ex-amante de Luke, et de Chips (Guy Burnet), son bras droit...

Et honnêtement, la première saison de FUBAR ne m'avait pas forcément laissé un souvenir impérissable, une sorte de série d'action de network très approximative à l'écriture assez faiblarde, qui n'avait d'intérêt que par sa dimension de fanservice pour fans de Schwarzie, et qui peinait à s'élever au-delà d'une certaine médiocrité inhérente aux séries de Netflix.

Un gros DTV d'action délayé sur huit épisodes d'une heure, en somme... et il en va de même pour cette saison 2. Techniquement, c'est même peut-être pire, puisque le show reprend tous les personnages de la saison 1 (sauf la directrice de la branche régionale de la CIA, remplacée cette saison par ce bon vieux Enrico Colantoni), et leur rajoute de multiples nouveaux personnages, avec en tête Carrie-Anne Moss (en ex-espionne est-allemande autrefois dans une relation torride avec Arnold - sauf que les deux acteurs n'ont pas la moindre alchimie), et Guy Burnet (qui s'est fait un look d'Hans Gruber du pauvre pour incarner un espion rival au lourd passé).

La série se plie donc en quatre pour trouver de la place pour tout ce petit monde (la sous-intrigue du cochon, les moments comic-relief de Baruchel et d'Andy Buckley), et ça donne une saison assez bordélique, qui, autour d'une intrigue de base assez simple - quatre centrale électriques menacées -, part dans tous les sens, envoie ses personnages dans l'espace, dans le sous-marin de James Cameron, tente d'utiliser Schwarzie comme s'il avait 20-30 ans de moins, de créer une romance torride avec CAM, multiplie les clins d'œil à la filmo d'Arnold (la roue de la souffrance m'a arraché un sourire), fait du placement produit bien honteux face caméra (et ce dès le premier épisode de la saison), propose des scènes d'action improbables sans en avoir le budget ni le rythme, etc.

Et pourtant... je n'ai pas détesté. Probablement parce que tout le monde semble s'amuser, et avoir conscience qu'ils ne font pas de l'Art, mais simplement une série d'action et d'espionnage de streaming : ce qui leur permet de s'amuser avec des idées idiotes (les hallucinations dans le sous-marin, le photoshoot du cochon), de ne pas s'embarrasser de subtilités ou de standards d'écriture, et de faire leur truc dans leur coin.

Ce n'est pas bon, c'est bourré de problèmes, c'est trop long pour ce que ça raconte, et les rebondissements du scénario sont absolument tous téléphonés et prévisibles, mais ça reste suffisamment second degré pour être regardable, en arrière-plan, pendant qu'on fait autre chose... 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Ironheart, saison 1 (2025)

Publié le 6 Août 2025 par Lurdo dans Comédie, Action, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Science Fiction, USA, Review, Disney, MCU, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Télévision

Je crois qu'on peut maintenant le dire : l'introduction de Riri Williams dans le MCU, via Black Panther 2, n'était pas vraiment un succès. Guère plus qu'un MacGuffin au service d'un scrip patchwork, son identité de jeune femme black génie de la tech faisait double emploi avec le personnage de Shuri et, à cause des choix visuels et de photographie de Ryan Coogler, l'armure de Riri n'était jamais mise en valeur à l'écran, ou alors dans une bataille tout numérique dans laquelle elle évoluait à la marge.

Autant dire que personne n'attendait grand chose de la série consacrée à Ironheart, d'autant que le programme a connu une gestation complexe et brouillonne, et a été liquidé par Disney au rythme de trois épisodes par semaine.

Ironheart, saison 1 (2025) :

Pour se renflouer et continuer ses recherches après avoir été mise à la porte de son université, Riri Williams (Dominique Thorne) rejoint l'équipe de Parker Robbins (Anthony Ramos), dit "The Hood" pour la cape qu'il porte constamment et lui confère des pouvoirs étranges. Avec lui et ses sbires (Zoe Terakes, Shakira Barrera, Shea CouleéSonia Denis), Riri utilise son armure pour détrousser des géans de la tech... jusqu'à ce que la situation dégénère : avec l'aide de Zeke Stane (Alden Ehrenreich), trafiquant d'armes aux origines troubles, et de Natalie (Lyric Ross), sa nouvelle IA embarquée, Riri va alors tenter de se tirer d'affaire...

Six épisodes de moins d'une heure, donc, pour une mini-série qui se termine en cliffhanger appelant clairement une suite, chapeautée par Ryan Coogler et showrunnée par une scénariste de The Midnight Club : un programme très axé sur la communauté afroaméricaine de Chicago, et qui dès le début, part avec un handicap.

Je ne parle pas ici des facteurs raciaux et de diversité, qui ont instantanément, avant même la diffusion du show, rameuté tous les Néanderthals du web, trop contents de plomber les notes critiques de la série sur la base d'une héroïne noire ou de l'équipe LGBTQ du Hood. Je ne parle pas non plus ici du look un peu ridicule d'Anthony Ramos, avec sa cape un peu cheap et mal taillée, ni même du fait que la série soit restée dans les cartons de Disney + depuis la fin de son tournage, en 2022. Non, le vrai premier handicap de la série, c'est le personnage de Riri.

Une Riri arrogante, abrasive, immature, clairement égocentrique et marquée par un traumatisme qui lui déclenche des crises d'anxiété - Riri marche clairement dans l'ombre de Tony Stark, sans en avoir les millions ou la gouaille, et elle paraît donc assez antipathique dès les premiers épisodes. Ce qui n'aide pas à adhérer à la série, pour peu que l'on ait déjà un à priori négatif sur celle-ci.

Et pourtant, à mesure que l'on avance dans la saison, on s'aperçoit que cette caractérisation est délibérée, et explique tous les choix que fait le personnage, l'entraînant dans une spirale littéralement infernale.

Parce que oui, SPOILER, la série oppose magie et technologie, révélant au fil de son intrigue que le Hood a fait un pacte avec Mephisto (Sacha Baron Cohen) pour se venger de son père qui l'a abandonné. Un retournement de situation assez télégraphié (très tôt dans la saison, les personnages discutent notamment devant de multiples affiches pour une représentation de FAUST), que la série tente de camoufler avec la fausse piste de Dormammu, et qui aboutit sur la signature d'un pacte entre Mephisto et Riri, à la toute fin de la série, pour récupérer sa meilleure amie Natalie.

On réalise alors que tous les défauts de Riri menaient à cela : de la même manière qu'elle était prête à vendre métaphoriquement son âme au diable et à se compromettre avec Hood et des criminels pour gagner de l'argent facile, elle est prête à vendre littéralement son âme au diable pour obtenir ce qu'elle veut. Ce qui, au final, compte tenu de son absence totale de considération envers l'opinion et les sentiments d'autrui, la place au même niveau que Hood.

À partir de là, guère surprenant de voir un certain rejet du personnage parmi les spectateurs, surtout parmi ceux qui n'ont pas été plus loin que les premiers épisodes. C'est dommage, parce que Riri, qui est presque une anti-héroïne dans cette série, est entourée de personnages secondaires sympathiques : Natalie est amusante, Ehrenreich parvient à composer un Stane excentrique et divertissant, Zelma (Regan Aliyah) la petite sorcière est attachante, et le gang de Hood s'avère intéressant, malgré son côté "cochons toutes les cases du cahier des charges de la diversité made in Disney+".

À l'identique, les effets spéciaux sont plutôt réussis, les épisodes pas trop mal rythmés, et dans l'ensemble, la série est plutôt intrigante dans son déroulement et dans ce qu'elle amène au MCU.

J'ai donc été plutôt agréablement surpris par cet Ironheart, et par cette protagoniste aux nombreux défauts. Je n'en attendais absolument rien, voire même je craignais le pire suite à Black Panther 2, mais finalement, j'ai plutôt apprécié le tout, et je ne dirais pas non à une saison 2.

Malheureusement, il est peu probable que celle-ci se concrétise, à la fois à cause des délais de production, mais aussi de l'accueil public assez compliqué. Dommage, mais ce n'est pas la première fois ou la dernière fois qu'une des séries du MCU ne rencontre pas son public.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 1 (2022)

Publié le 3 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Review, USA, Amazon, Les bilans de Lurdo, Télévision, Reacher

Sur un coup de tête, et parce que je n'étais pas d'humeur à regarder quelque chose de plus complexe, j'ai décidé de tenter la saison 1 de Reacher, adaptation des romans de Lee Child pour Amazon, après deux films avec Tom Cruise dans le rôle principal.

Pas de Tom Cruise, ici, mais Alan Ritchson, nettement plus proche du Reacher colossal des livres, et une première saison de 8x45-50 minutes, adaptant le premier récit mettant le personnage en vedette...

Reacher, saison 1 (2022) :

À son arrivée dans la petite ville de Margrave, en Georgie, Jack Reacher (Alan Ritchson), ex-militaire qui erre désormais de ville en ville comme un vagabond, se retrouve embarqué dans une conspiration qui le dépasse lorsque son frère Joe est retrouvé mort. Bien vite, les cadavres se multiplient autour de Reacher, qui ne peut compter que sur deux policiers locaux, Oscar Finlay (Malcolm Goodwin) et la charmante Roscoe Conklin (Willa Fitzgerald) pour l'aider à mettre fin à un trafic international de fausse monnaie...

Je m'étais déjà fait la réflexion en regardant les films avec Tom Cruise : Reacher, c'est particulièrement régressif, comme un film d'action des années 80-90 avec Steven Seagal, et il ne faut donc clairement pas s'attendre à autre chose que des grosses ficelles narratives et trente tonnes de facilités, enrobées dans des atours d'actioner bourrin.

Et avec Nick Santora (Punisher : War Zone, la production de nombreuses séries pas très subtiles comme Prison Break, FUBAR, Scorpion, The Fugitive...) et son équipe à l'écriture, il ne faut pas s'attendre à ce que les dialogues transcendent tout ça : ici, Reacher est écrit comme un über-Sherlock Holmes doté de dons de voyance, capable de faire des déductions improbables jamais vraiment justifiées de manière crédible au travers de plages d'exposition maladroite et balourde, et qui servent de prétexte à ses enquêtes et à ses bastons.

Je mentirais donc en disant que cette première saison de Reacher m'a convaincu sur le fond : c'est ultra-basique, le scénario a l'épaisseur d'un épisode de l'Agence Tous Risques ou du Rebelle (délayé sur 7 ou 8 heures), les répliques clichées et les rebondissements télégraphiés s'enchaînent, les moments "émotion" sont forcés... et dans l'ensemble, ce n'est pas terrible (mais je suppose qu'une grosse partie de ces problèmes proviennent du récit original, très roman de gare).

Reste la forme, alors, et là, c'est assez inégal : le casting est plutôt réussi (les méchants sont antipathiques, Ritchson a la carrure du personnage, Fitzgerald est très attachante, Goodwin amusant, Kristen Kreuk et Harvey Guillén ont de petits rôles), l'interprétation est solide (quelques moments convainquent moins en début de saison, mais on va placer ça sur le compte d'acteurs et d'une production qui se cherchent)... mais étrangement, l'action est moins probante.

Du moins dans toute la première partie de la saison, puisque la grosse scène d'action finale, en fin de saison, fonctionne assez bien - mais le reste de l'action est plus discutable, jamais vraiment mis en valeur par le montage (histoire de cacher un manque de moyens ? Un manque de savoir-faire ?) et la réalisation, très plate. 

Après, j'ai bien conscience que cette critique semble particulièrement négative - mais ce n'est pas réellement le cas.

Oui, Reacher ne remportera pas de récompenses, et c'est peu ou prou l'équivalent des séries de Stephen J. Cannell, un peu modernisées (la présence de Bruce McGill dans un role de méchant n'aide pas à se défaire de cette impression)... mais pour peu qu'on aborde le tout en ayant pleinement conscience de tout ça (c'était mon cas, et les films d'action bas-de-plafond ne m'ont jamais dérangé), et qu'on éteigne son cerveau, on passe quelques heures plutôt divertissantes à regarder un colosse à la musculature improbable détruire des méchants sans sourciller. 

Ça pourrait être mieux... mais ça pourrait aussi être pire.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #186 - Diablo (2025)

Publié le 1 Août 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Thriller, USA, Review, Critiques éclair, Colombie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Diablo (2025) :

Lorsque la jeune Elisa (Alana De Le Rossa) est enlevée par Kris (Scott Adkins), elle ne se doute pas que celui-ci est son père biologique, braqueur sorti de prison après avoir été arrêté et trahi par Vicente (Lucho Velasco), son ancien compère qui, depuis, élève Elisa comme sa fille. Aussitôt, Vicente met une prime sur la tête de Kris, et pour ne rien arranger, un tueur à gages psychopathe (Marko Zaror) décide de traquer lui aussi l'ex-taulard, pour régler ses comptes avec Vicente...

Un film d'action américano-colombien tourné en Colombie, et dans lequel Scott Adkins change un peu de registre, s'essayant au rôle de papa d'une adolescente qui a beaucoup de répondant. Face à lui, Marko Zaror, qui s'est fait un look pas possible et compose un personnage de tueur à gages digne d'un méchant de James Bond (ou de No Country for Old Men), avec crâne dégarni, lunettes cassées et crochet de pirate, tour à tour remplacé par un poing en métal (ce qui est plus pratique pour taper) ou par une lame (plus pratique pour tuer).

Le tout dans un métrage plutôt sympathique, avec des cascades très réussies (tout le final, dans une usine désaffectée, est assez mémorable), et un rythme assez maîtrisé.

Pas désagréable, tout ça.

Un petit 4/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #183 - Thunderbolts* (2025)

Publié le 25 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, MCU, Fantastique, Science Fiction, Review, USA, Marvel, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Thunderbolts* (2025) :

Lorsque Valentina De Fontaine (Julia Louis-Dreyfus), directrice de la CIA, fait l'objet d'une enquête du congrès, elle décide de se débarrasser de toute preuve compromettante - y compris des mercenaires qu'elle a utilisés au fil des ans : c'est ainsi que Ylena Belova (Florence Pugh), John Walker (Wyatt Russell), Ava Starr (Hannah John-Kamen) et Antonia Dreykov (Olga Kurylenko) se retrouvent dans un bunker sur le point d'être incinéré, avec pour mission de s'éliminer mutuellement. Mais au grand dam de De Fontaine, ils décident de collaborer, et avec l'aide d'Alexei (David Harbour) et de Bucky Barnes (Sebastian Stan), qui enquête sur De Fontaine, ils s'échappent et tentent de protéger Bob (Lewis Pullman), cobaye des expériences de De Fontaine, et dépressif aux pouvoirs surhumains...

Ultime production Marvel de la phase 5 du MCU (une phase compliquée, mais finalement dans la droite lignée des précédentes, avec des hauts, des bas, et beaucoup de productions moyennes), ce Thunderbolts* est arrivé sans beaucoup d'attentes, et s'est avéré une bonne surprise.

Un ton plus léger que le dernier Captain America, sans toutefois virer à la comédie pure et dure, une distribution attachante et éprouvée (même si Hannah John-Kamen reste un peu à la marge, peinant à s'imposer face aux autres fortes personnalités), une grosse métaphore de la dépression et du désespoir qui donne une touche de noirceur au tout, de l'action explosive, une Julia Louis-Dreyfus qui a enfin de quoi faire à l'écran et un grand final qui, intelligemment, prend les attentes à contre-pied et résoud tout par un câlin collectif, plutôt que par une grosse baston pleine de sfx.

Très agréable, donc, tout ça, même si ça reste imparfait : les effets numériques peuvent parfois être inégaux (lorsque tout le monde attaque Sentry, les doublures numériques sont assez voyantes), le score de Son Lux (un trio de musiciens/compositeurs) est bordélique et peu mémorable, la relation Yelena/Bob renvoie un peu à la relation Nat/Banner...

Mais dans l'ensemble, ça reste un Marvel sympathique, qui conclut la phase 5 sur une note intéressante (et la scène post-crédits sur la fusée des 4 Fantastiques est intrigante).

4.25/6

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #182 - Heads of State (2025)

Publié le 23 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Heads of State (2025) :

Lorsqu'Air Force One, qui transporte le Premier ministre britannique Sam Clarke (Idris Elba) et le Président américain Will Derringer (John Cena), est victime d'un acte terroriste, les deux hommes se retrouvent perdus quelque part en Biélorussie. Malgré leurs caractères opposés, Clarke et Derringer doivent désormais faire équipe et s'associer à Noel Bisset (Priyanka Chopra Jonas), du MI6, pour rejoindre à temps une conférence de l'OTAN à Trieste, tout en échappant aux terroristes et à leurs complices au sein du gouvernement...

Une buddy comedy du réalisateur de Hardcore Henry et Nobody, pour Amazon/MGM, avec Idris Elba en Premier ministre anglais et John Cena en acteur-devenu-Président des USA (un rôle qui semble presque avoir été écrit pour Dwayne Johnson, honnêtement, y compris au niveau de la distribution secondaire - Idris, Carla Gugino), ça ne pouvait clairement pas donner un chef-d'œuvre du septième art ou un summum de vraisemblance ou de subtilité.

Par conséquent, il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une comédie d'action décérébrée, rythmée, bourrine et spectaculaire, avec un duo principal qui passe son temps à s'envoyer des vannes et des piques, et des scènes d'action improbables : ça tombe bien, c'est exactement ce en quoi consiste ce Heads of State, qui s'avère un métrage plutôt agréable à suivre, avec en prime un message pro-OTAN et anti-isolationniste plutôt approprié en ces heures trumpiennes.

Ajoutez à cela quelques idées impertinentes et excentriques, un caméo pétaradant de Jack Quaid, et voilà, un film qui ne révolutionne absolument rien (y compris dans le genre du "Président des USA qui tombe dans une embuscade et doit se défendre", déjà bien exploité par Air Force One, Big Game, etc), qui est totalement prévisible, qui propose un bad guy manquant de charisme, mais qui divertit et s'avère sans prétentions, surtout lorsqu'on le compare aux autres films d'action pétéradants des plateformes de streaming.

Pour le capital sympathie et la bonne humeur générale : 4/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

commentaires

Critique éclair #181 - Superman (2025)

Publié le 21 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, DC, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Superman (2025) :

Peu de temps après que Superman (David Corenswet) se soit interposé dans un conflit entre deux nations souveraines, Lex Luthor (Nicholas Hoult) révèle au monde que le héros a été envoyé sur Terre pour régner sur la race humaine. Figure désormais controversée, le Kryptonien finit dans une cellule d'une prison interdimensionnelle, dont il doit s'échapper au plus vite...

Nouvelle mouture de Superman après la version grim-dark de Snyder, ce Superman 2025 signé James Gunn se voulait plus lumineux, plus léger et plus fidèle à une certaine version papier du héros, avec notamment l'introduction de personnages inédits sur le grand écran, comme Krypto le chien, Mr Terrific, Hawkgirl ou encore Guy Gardner.

Et sur ce plan, c'est assez réussi : contournant volontairement l'origin story habituelle du personnage, pour débuter directement dans l'action et présenter Kal-El comme un héros reconnu, avec des collègues (le Justice Gang n'est pas désagréable, mais finalement assez anecdotique dans le cadre du film - Mr Terrific excepté), des relations établies, des faits d'armes, une romance avec Lois (Rachel Brosnahan), des robots, etc, permet de ne pas perdre de temps, et d'aller droit au but.

Cela permet aussi à James Gunn de multiplier les sous-intrigues, les éléments excentriques, et de proposer un film ouvertement comic book... quitte à produire un métrage un peu bordélique et qui part dans tous les sens.

En fait, ce Superman est tout à fait sympathique, bien interprété, on ne s'ennuie pas trop (quelques longueurs dans la grosse scène d'action finale), Lex est excellent, mais je ne peux m'empêcher d'avoir quelques réserves.

Quelques réserves sur l'abus d'effets visuels tournoyants autour des doublures numériques des personnages qui s'affrontent ; quelques réserves sur la réalisation de James Gunn, avec des angles et des moments parfois laids, et un rendu/une colorimétrie/une finition très numériques ; quelques réserves sur certaines tirades un peu maladroites, çà et là ; quelques réserves sur tout le passage dans la prison extradimensionnelle et la faille qui en résulte, pas particulièrement passionnants, et débordant d'effets numériques inutiles ; quelques réserves sur le sous-développement de plusieurs personnages secondaires ; quelques réserves sur les robots de Superman, pas aussi drôles ou intéressants que Gunn semble le penser ; quelques réserves sur les pseudo-messages politiques dont le Web s'est aussitôt emparé (alors qu'honnêtement, tout est tellement survolé et sous-développé que ça ne mérite vraiment pas tout ce foin) ; et de grosses, grosses réserves sur la bande originale, produit d'une collaboration entre John Murphy et une poignée de compositeurs et orchestrateurs de Remote Control, le studio de Hans Zimmer.

On se retrouve ainsi avec un score musical bancal, qui intègre à l'arrache une partie du thème de John Williams, et lui inflige le traîtement RCP, à savoir le transforme en quelque chose de bourrin, de décérébré et de synthétique. On est loin de l'adaptation intelligente de John Ottman pour Superman Returns, et l'on se retrouve avec quelque chose de générique et insipide, qu'un critique a décrit, à raison, comme "l'équivalent de ces remixes bourrins et simplistes, en "version épique", qui fleurissent sur YouTube et que de jeunes fans biberonnés au style Hans Zimmer/RCP produisent à partir de logiciels VST d'entrée de gamme"

C'est exactement ça. Mais d'un autre côté, je n'ai jamais attendu grand chose sur ce plan de la part de James Gunn, et je redoutais plus que tout un film juke-box : on est passés de Charybde en Scylla, et c'est bien dommage, mais j'ai du mal à m'indigner.

Reste que toutes ces réserves tirent le produit final vers le bas, ce qui est regrettable. Et pendant que les réseaux sociaux chantent les louanges du film ou le vouent aux gémonies (souvent en fonction de l'âge du spectateur et de son attachement à Zack Snyder), moi, je reste mitigé positif. Un essai pas totalement transformé, en somme.

4.5 - 1 pour le score musical piteux + 0.25 pour Krypto + 0.25 pour Supergirl = 4/6 

(mais un petit 4/6)

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Cat's Eyes, saison 1 (2024)

Publié le 20 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Policier, France, Review, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Romance, Comédie, TF1, Amazon

J'avoue : à l'idée d'une adaptation française assez libre de Cat's Eye par TF1 et Amazon en huit épisodes d'une cinquantaine de minutes, je n'avais pas grand espoir. Un peu comme dans le cas de City Hunter, la France a une relation tellement particulière avec certaines séries d'animation que ça aurait pu facilement dégénérer et virer à la mauvaise parodie, surtout avec un budget limité. Mais à ma grande surprise, ce n'est pas sur ce plan-là que la série m'a laissé dubitatif...

Cat's Eyes, saison 1 : 

À Paris, le retour de Tam (Camille Lou), aventurière, amène ses deux sœurs Syl (Constance Labbé), spécialiste en art et Alexia (Claire Romain), adolescente turbulente et fan de parkour, à faire face à la vérité : leur père Michael, mort des années plus tôt dans l'incendie de sa galerie d'art, a été assassiné. Les sœurs Chamade décident alors de mener l'enquête, un enquête qui va les amener à s'improviser cambrioleuses et à visiter le tout-Paris, traquées par Quentin (MB14), l'ex de Tam et policier, et par des criminels violents...

Enfin, je dis que je suis rersté dubitatif, mais ça aurait pu être bien pire, et quand bien même le projet est plein de scories, ça reste honorable. D'ailleurs, ça m'a surpris, dans les premiers épisodes de ce qui est une origin story des Cat's Eyes (de leur équipe, de leur carte de visite, de leur bar, etc) : si je ne voyais alors que les défauts les plus évidents, l'alchimie des trois protagonistes, leurs échanges naturels, et la bonne volonté du tout ont rapidement réussi à m'intéresser.

Après, comme je le disais... c'est loin d'être parfait. Globalement, la série fait un peu Office du tourisme de Paris et des alentours : tour à tour, c'est la Tour Eiffel, le Louvre, Versailles, la Seine, Vaux le Vicomte, la Monnaie de Paris, etc, qui font l'objet de servent de cadre aux cambriolages, de quoi utiliser plein de plans travaillés de la Ville Lumière, des placements produits, etc.

Des cambriolages recourant souvent au gimmick du "on vous montre la réussite de la mission, et on repart ensuite en arrière pour vous expliquer comment elles ont fait", et mis en parallèle d'intrigues sentimentales plus ou moins probantes : Tam et son ex policier (et l'actuelle petite amie de celui-ci, une fliquette insupportable et jalouse), Syl et son mec barman (une relation pas très maîtrisée sur la durée, et qui, vers la fin, n'est là que pour amener les filles à ouvrir leur propre bar), et Alexia et sa copine parkoureuse (alors là, c'est assez désastreux, avec des scènes digne d'une série pour ados, notamment quand le père de sa copine découvre que sa fille est lesbienne).

Et puis il y a les méchants de la série : Gilbert Melki, Guillaume de Tonquédec en fauteuil roulant (qui a droit à une scène où il pête un plomb sur du Rita Mitsouko, qui m'a donné des frissons de honte pour la production tellement c'est WTF et cringe), et Élodie Fontan, peut être la moins bien lotie du lot.

Il faut dire qu'avec son personnage de tueuse pseudo-badass avec long imper en Skaï, flingue de Robocop, perruque approximative (de manière globale, les postiches et couleurs capillaires de la série sont très discutables), et attitude de maychante sarcastique et sadique, elle n'est pas aidée, une sorte de caricature ambulante jamais vraiment crédible, et dont la diction est parfois un peu trop récitative.

Le tout sans oublier Carole Bouquet, qui fait l'objet d'un twist de mi-saison qui ne surprendra absolument personne.

En fait, c'est bien simple : tant que la série reste en mouvement, avec des poursuites, des cambriolages, etc (quand bien même certains de ces éléments manquent un peu de rythme ou de vraisemblance), ça va, l'interprétation est assez naturelle et ça se regarde plutôt bien ; mais dès que l'on retombe dans le mélodrame pur et dur, ou la romance, tout le monde semble se raidir devant et derrière la caméra, la diction se faire plus scolaire et appliquée, l'incompétence de nombreux personnages refait surface, les personnages masculins n'ont aucune épaisseur et ça commence à coincer.

Ce qui ne dérangera clairement pas le public étranger, que la série vise clairement par son côté tourisme et action ; les Français, par contre, risquent de tiquer un peu plus.  

Ah, et j'ai failli oublier le côté musical, que j'ai à peine abordé plus haut : outre l'illustration musicale assez datée (Rita Mitsouko, Girls just wanna have fun, A-Ha, etc), on a droit à une relecture du thème du dessin animé, en deux versions principales différentes - une reprise modernisée (et un peu moins pêchue) qui illustre le générique de début et ses silhouettes en CGI raides  ; et une reprise "dramatique", ralentie et au piano, utilisée vers la fin de la saison. Pas forcément honteux, mais rien de transcendant non plus.

C'est un peu le bilan que je fais du programme : ce n'est pas un désastre, mais ce n'est pas génial non plus. Comme je le disais, ça aurait pu être bien pire, mais en l'état, c'est juste moyen, et probablement un peu trop ambitieux pour son propre bien.

Restera à voir ce que nous apportera la saison 2.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Zorro, saison 1 (2024)

Publié le 13 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, France, Comédie, Histoire, USA, Belgique, Paramount

8 épisodes de 30-40 minutes pour cette adaptation française parodique de Zorro, coproduite par France télévisions et Paramount+, où Jean Dujardin reprend le rôle titre dans une série clairement très inspirée par la série de Disney, mais en mode nettement plus comique et décalé - peut-être même trop, à vrai dire.

Zorro, saison 1 (2024) :

Vingt ans après la fin des aventures de Zorro, Don Diego de la Vega (Jean Dujardin) est désormais notable de Los Angeles, dont il doit prendre la tête de la mairie à la suite de son père (André Dussollier). Mais Diego est écrasé par la présence de celui-ci, et lorsqu'il décède subitement, laissant la ville endettée auprès du malfaisant Don Emmanuel (Éric Elmosnino), Diego décide de remettre le costume de Zorro, et de faire de nouveau rêgner la loi et la justice... sans se douter que cela va totalement bouleverser le couple qu'il forme avec Gabriella (Audrey Dana), un couple embourbé dans la routine.

J'ai envie de dire : oui, forcément, une adaptation française de Zorro, ça ne pouvait se transformer qu'en histoire de couple au point mort rongé par les mensonges, les secrets et les coucheries. C'est tellement... français, en fait, comme approche, que ça laisse occasionnellement dubitatif, d'autant que le programme semble constamment tiraillé entre diverses directions qui se mêlent avec plus ou moins de bonheur.

Ici, de la comédie parodique à la OSS 117, où Diego est un incapable qui se révêle uniquement lorsqu'il porte le masque, à l'égo certain, écrasé par le souvenir de son père, entouré d'incapables (dont Éric Massot), avec un méchant pas très doué non plus (mais qui a parfaitement la tête de l'emploi) et des soldats espagnols encore plus incompétents.

À côté, cette histoire de couple dans la tourmente, avec mensonges, tromperies, jalousies, et toute une sous-intrigue d'adoption très souvent oubliée. Ailleurs, de l'aventure façon cape et épée, avec un Dujardin qui s'amuse bien et des combats efficaces. Soit autant de ruptures de ton improbables, amplifiées par des moments un peu wtf, comme cette tentative de suicide du Sergent Garcia (excellent Grégory Gadebois) après la "mort" de Zorro.

On se retrouve au final avec un programme qui part dans tous les sens : ça commence, pendant quelques épisodes, comme une légère parodie de Zorro, avec un Diego hanté par son père (un gimmick oublié en cours de saison) et qui remet le masque pour affronter Don Emmanuel ; à mi-parcours, on a droit un tournant vaudevillesque, avec un épisode où Garcia accuse Bernardo d'être Zorro, Gabriella veut coucher avec lui, Diego passe son temps à mettre et enlever son costume, les portes de l'hacienda claquent, etc...

Et c'est là le début d'un arc scénaristique qui ne fonctionne pas très bien, et qui s'étend jusqu'à la fin de la saison : parce que Gabriella n'est plus attirée que par Zorro, Diego "part en exil" et Zorro s'installe à l'hacienda. Ce qui amène un épisode où, par besoin d'argent, il tient son propre rôle au casino de Don Emmanuel et attrape la grosse tête...

La série continue alors de partir dans le n'importe quoi, avec la mise en scène de la mort de Zorro, le retour de Diego, Gabriella qui comprend que Diego = Zorro et tente de le faire avouer, puis devient elle-même Zorro pour se venger, la tentative de suicide de Garcia... et enfin, dernière ligne droite, Diego qui devient une véritable caricature de notable exploitant autrui pour préparer la venue du Vice-roi d'Espagne, tandis que Gabriella-Zorro lui met constamment des bâtons dans les roues.

Alors pour être franc, j'étais plutôt intrigué par la direction originale de la série, et par ses premiers épisodes, malgré un côté parodique un peu facile. Dujardin fait (bien) du Dujardin, la direction artistique de la série est efficace, l'action est nerveuse, l'illustration musicale appropriée... 

Mais progressivement, les défauts de l'écriture s'amplifient : un mélange de genres et de directions pas toujours judicieux, des sous-intrigues pas indispensables et un peu sous-développées, une fin en queue de poisson, un rythme inégal - dans l'ensemble, ce Zorro n'est pas désagréable et est assez amusant, mais j'en ressors tout de même mitigé. Trop décousu et éparpillé, et un peu plus de mesure aurait probablement été bénéfique au programme.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>