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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Critique éclair #235 - Love Hurts (2025)

Publié le 17 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Romance, Critiques éclair, St Valentin, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Love Hurts (2025) :

Marvin Gable (Ke Huy Quan), agent immobilier, est épanoui dans sa carrière professionnelle, et se pense heureux, jusqu'au jour où il reçoit une lettre de Rose (Ariana DeBose), une femme qu'il croyait à jamais disparue. Car Marvin était autrefois un tueur travaillant pour son frère aîné (Daniel Wu), et il se cache depuis qu'il a refusé d'exécuter Rose, dont il était épris. Bien vite, le passé de Marvin le rattrape alors, tandis que de multiples tueurs surgissent dans son quotidien bien rangé, tentant d'obtenir de lui les coordonnées de Rose...

Une comédie d'action semi-romantique prenant place à la Saint Valentin et lorgnant très fortement sur un Jackie Chan à l'ancienne (style des combats, type de personnages, chorégraphies des affrontements, etc), mais sans toutefois parvenir à la hauteur de ses modèles.

C'est honorable, en soi, mais le film est parsemé de petites scories qui l'empêchent de vraiment transformer l'essai : les affrontements souffrent parfois du syndrome "je réagis/bloque un coup avant même que mon adversaire n'ait commencé à le donner", il n'y a pas grande alchimie entre Ke Huy Quan et Ariana DeBose (qui, de manière générale, est ici assez antipathique), l'écriture se perd un peu entre film d'action décalé, comédie romantique, moments avec narration en voix off...

Bref, ce n'est pas désagréable, mais ce n'est pas forcément exceptionnel pour autant, même si je dois bien avouer que les quelques caméos fonctionnent bien (Rhys Darby, Sean Astin) et que la sous-intrigue de Lio Tipton et de Mustafa Shakir est rigolote.

3.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #220 - Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (2025)

Publié le 29 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Science Fiction, Marvel, MCU, Review, USA, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (The Fantastic Four : First Steps - 2025) :

Après avoir obtenu des pouvoirs lors d'un accident spatial, Reed Richards (Pedro Pascal), Sue Storm (Vanessa Kirby), Johnny Storm (Joseph Quinn) et Ben Grimm (Ebon Moss-Bachrach) sont devenus les héros de leur planète. Jusqu'à ce que Galactus (Ralph Ineson), forme de vie colossale venue du fond de l'espace et annoncée par Shalla-Bal (Julia Garner), décide de faire de la Terre son prochain repas. Mais les Fantastiques ont une chance de sauver leur planète : sacrifier le bébé à naître de Reed et Sue, en échange de la vie de tous les humains...

Dernier long-métrage Marvel en date, sorti en salles en juillet dernier face au Superman de James Gunn pour un duel semi-fratricide qui s'est soldé par un match nul, du moins à mes yeux, les deux films ayant des défauts et des qualités les empêchant de vraiment s'élever au dessus du stade de divertissement sympatoche, sans plus.

Les deux métrages sont en effet arrivés avec un passif assez chargé, celui de leur franchise respective : Superman de Gunn devait s'imposer après les films avec Christopher Reeve, le reboot de Bryan Singer, et la version musclée de Snyder ; First Steps devait faire oublier les deux volets médiocres de la Fox, tout en racontant une histoire assez similaire à ceux-ci.

Et si le film de DC était assez divertissant et bien casté et produit, il restait assez frustrant car trop marqué par les tics (notamment musicaux, avec un score abominable et toujours des morceaux éclectiques à gogo) de son réalisateur/scénariste, incapable de ne pas en faire un film collégial et bordélique, souffrant de quelques problèmes de rythme.

Pour les Quatre Fantastiques, c'est un peu le problème inverse : c'est tout aussi divertissant, bien casté (léger bémol sur les couleurs capillaires) et bien produit (tout le côté rétrofuturiste 60s est un régal), la bande originale de Giacchino est excellente, et le tout est totalement centré sur le quatuor principal et leur unité familiale... mais cela semble se faire au détriment des personnages secondaires, et le script semble tellement épuré qu'il en paraît parfois trop élagué.

C'est probablement aussi une conséquence de sa structure en trois grosses parties (présentation de la Terre 828 et de la position des 4 sur celle-ci/arrivée de la surfeuse et mission de premier contact auprès de Galactus/affrontement final sur Terre), le tout en moins de deux heures, qui font que certains événements sont un peu simplistes/précipités, notamment l'évasion des 4 du vaisseau de Galactus.

Reste qu'on se retrouve ainsi avec un film tout à fait agréable et divertissant, qui, à dessein, ne nécessite pas de "faire ses devoirs" sur le MCU et sa continuité, mais qui reste aussi un peu superficiel et prévisible. Rien de mauvais, mais rien d'exceptionnel non plus.

4/6 (même note que Superman, pour des défauts différents)

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - The Mighty Nein, saison 1 (2025)

Publié le 24 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Review, USA, Amazon, Drame, Comédie, Télévision

Parce qu'on ne change pas une formule qui gagne, et quand bien même cette formule serait celle de Vox Machina, qui à mes yeux n'a jamais vraiment réussi à s'extirper de son statut d'adaptation de JDR, voici que l'univers de la troupe Critical Role s'étend avec une nouvelle campagne et de nouveaux personnages, chapeautés pour Amazon Prime par Tasha Huo, scénariste sur The Witcher : Blood Origin, Red Sonja, et showrunneuse de l'adaptation animée de Tomb Raider pour Netflix...

The Mighty Nein, saison 1 (2025) :

Alors que le continent de Wildemount est en proie à des tensions croissantes entre les Kryn et l'Empire de Dwendal, des personnalités disparates convergent vers une fête foraine mystérieuse : Beau (Marisha Ray), moine soldat qui mène l'enquête sur les Volstruckers, des sorciers assassins menaçant de plonger le monde dans le chaos ; Caleb (Liam O'Brien), clochard magicien qui tente d'échapper à ces assassins, et se lie d'amitié avec Nott (Sam Riegel), une voleuse gobelin alcoolique ; Fjord (Travis Willingham), marin demi-orc qui obtient des pouvoirs lors d'un naufrage, et accompagne Jester (Laura Bailey), une jeune Tiefling enthousiaste ; et Molly (Taliesin Jaffe), diseur de bonne aventure au passé trouble...

Il serait assez facile de trouver des points communs entre tous les projets de la showrunneuse et cette adaptation de Mighty Nein : une certaine tendance aux personnages torturés et hantés par leur passé, aux femmes fortes au style très queer, une narration parfois un peu bordélique, etc... mais soyons francs : tout cela est en très grande partie hérité de la campagne originale, une campagne de plus de 500-600 heures ici partiellement synthétisée en huit épisodes de 45 minutes.

Et d'ailleurs, un peu comme pour Vox Machina, on n'évite pas les clichés mélodramatiques des JDR, notamment au niveau des personnages (jusqu'à la répétition, d'ailleurs, avec Molly et Fjord qui incarnent tous deux le trope du gentil qui devient incontrôlable et agressif lorsqu'il libère ses pouvoirs cachés obtenus d'une entité maléfique mystérieuse).

Ici, cependant, contrairement à Machina, la série consacre plus de la moitié de sa première saison à constituer le plus gros du groupe des Nein ; c'est probablement pour cela que les trois ou quatre premiers épisodes sont loin de convaincre.

Parfois, c'est dû à des choix artistiques fainéants (l'apparence de Beau, par exemple, très dérivative) ou étranges (la gobline qui se déguise en fillette mais garde ses oreilles de gobelin en évidence, et est doublée par un homme à la voix trafiquée), à des accents approximatifs, ou à des anachronismes dans les dialogues ; ailleurs, c'est parce que les scénaristes ont la main gentiment lourde sur le pathos ; ou encore, parce que le scénario sépare volontairement certains membres du groupe et personnages secondaires (la barbare, le drow qui assiste le méchant) jusqu'à la fin de la saison.

Pendant cette première moitié de saison (de la grosse mise en place), la série est tout à fait regardable, mais un peu bordélique et décousue. Et puis, à partir de la mi-saison, ça se recadre, pour le meilleur (un gros flashback sur Caleb) et pour le pire - enfin, pas vraiment le pire, c'est simplement que le récit retombe dans une adaptation basique de jeu de rôle au format "allez à tel endroit pour rencontrer telle personne, recevez votre mission, équipez-vous chez tel vendeur excentrique, et ramenez l'objet magique gardé dans tel donjon ou chez tel méchant"

Du DnD très (trop ?) classique, qui permet de placer des pièges (notamment un puzzle à base de constellations que l'on retrouve texto dans Sea of Thieves), Nathan Fillion en commanditaire, et une infiltration d'un bal mondain plein de grosses ficelles maladroites... avant de se conclure en cliffhanger pour la saison 2.

Dans l'ensemble, donc, une première saison structurellement discutable, et au format un peu laborieux (honnêtement, 8 x 45 minutes, ça fonctionne nettement moins bien que 10 ou 12 épisodes de 30 minutes), mais que j'ai probablement préféré à une grosse partie de Vox Machina

Ce n'est pas exceptionnel (contrairement à ce que la fanbase de Critical Role s'acharne à affirmer en ligne), et ça retombe toujours dans des clichés inhérents au genre, mais ça se regarde, et ça évite un peu le côté "acteurs de doublage qui veulent montrer l'étendue de leur talent dramatique", ce qui est toujours ça de pris. 

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Critique éclair #215 - Trap House (2025)

Publié le 13 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Jeunesse, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Trap House (2025) :

Lorsque le père de l'un d'entre eux est abattu lors d'un raid sur une planque d'un cartel de la drogue, des lycéens (Blu Del Barrio, Jack Champion, Sophia Lillis, Whitney Peak, Zaire Adams) enfants des agents de la DEA impliqués (Dave Bautista, Bobby Cannavale...) décide de mettre à profit leurs connaissances du métier de leurs parents et l'équipement de ces derniers pour braquer certaines des autres planques des trafiquants, et leur voler leur argent...

Un thriller sorti en salles mais ressemblant vraiment beaucoup à un DTV, fruit du travail du réalisateur de Stuber, et qui demande énormément de suspension d'incrédulité : rien dans cette histoire d'ados braqueurs n'est vraiment plausible, les rebondissements sont évidents, et dans l'ensemble, l'écriture est assez médiocre, même si ça se regarde sans trop de difficultés, principalement parce que les acteurs adultes sont compétents et impliqués.

Reste qu'il est probable que bon nombre de spectateurs décrocheront au bout de 25 minutes, quand les ados idiots décident de s'improviser justiciers et que les trafiquants endurcis et sanguinaires se font avoir comme des amateurs. 

(et puis la fin, qui appelle une suite éventuelle... non)

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025)

Publié le 10 Janvier 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review

Après une saison 1 assez moyenne, qui se voulait suite directe des jeux post-reboot et proposait une Lara Croft traumatisée et émotive, entourée d'un groupe d'amis proches, dans une aventure au sein de la mythologie asiatique, la série revient, et semble vouloir redresser un peu la barre, pour se rapprocher de la Lara impassible et distante des anciens jeux...

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025) :

Contactée par l'organisation PITHOS, dirigée par Mila (Tricia Helfer), Lara Croft (Hayley Atwell) reçoit pour mission de récupérer un masque orisha antique. Elle découvre cependant que Mila a pour but de réunir divers masques appartenant aux dieux orishas, afin de s'accaparer leurs pouvoirs, et de sauver le monde d'une destruction inévitable à long terme...

Au programme, toujours 8 épisodes de 20-25 minutes pour Netflix, toujours la même showrunneuse, toujours Hayley Atwell au doublage de Lara, et une plongée dans les mythes et la diaspora africaine... vues par l'Amérique.

Parce qu'il faut bien l'avouer, la série ne convainc pas plus que précédemment, cette saison.

Elle applique en effet une structure à la Avengers (la méchante qui a des intentions "pures" et qui collectionne un à un les gemmes masques de pouvoir, avant d'affronter une armée de superhéros dieux et de guerriers wakandais africains équipés d'armures boostées aux météorites, le tout sur fond de multitudes de portails circulaires magiques qui s'ouvrent et permettent à tout le monde d'arriver sur le champ de bataille au dernier moment) sur la mythologie orisha, et saupoudre le tout d'un propos très afrocentriste, façon "réhabilitons l'Afrique, ce merveilleux pays pillé par les colons occidentaux et ravagé par les Blancs qui, comme Lara Croft, devraient avoir honte des actes de leurs ancêtres".

Sans oublier une bonne dose de queerbaiting, avec Sam, qui accompagne Lara pendant toute l'aventure sans jamais servir à rien si ce n'est à adresser des regards alanguis à celle-ci.

On se retrouve donc avec un récit qui avance par à-coups, avec des ellipses bancales trahissant un scénario largement dégraissé avant production, des leçons de morale maladroites, et, peut-être plus embêtant, une Lara qui passe totalement au second plan, impassible, et qui fait presque de la figuration dans sa propre série, baladée de pays en pays par les événements (d'ailleurs, c'est amusant, mais Lara et Sam traversent la planète en long, en large et en travers pendant des jours et des jours sans jamais changer de vêtements, ça coûte moins cher à animer) et totalement impuissante face aux forces en sa présence.

Tout au plus se bat-elle contre les sbires humains de l'antagoniste, des sbires qui, unanimement, ont des chara designs ridicules, avec des coupes et couleurs de cheveux improbables, des tatouages, des cicatrices, etc, semblant sortis de l'imagination d'un ado de 13 ans (ou plutôt, à en juger par les réactions enthousiastes de certains coins du Web, "de l'imagination d'une ado queer de 13 ans qui a les hormones en ébullition").

Bref. Visuellement, c'est dans la droite continuité de la saison précédente (ça fait parfois illusion, mais c'est inégal), narrativement, c'est faiblard, et dans l'ensemble, si ça se regarde rapidement grâce au format court, ça reste assez oubliable.

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Critique éclair #213 - The Running Man (2025)

Publié le 30 Décembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Science Fiction, USA, Review, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Running Man (2025) :

Parce qu'il a désespérément besoin d'argent pour sauver sa fille malade, Ben Richards (Glen Powell) accepte de participer au jeu télévisé Running Man du producteur Dan Killian (Josh Brolin) : il doit survivre pendant 30 jours à une traque à l'échelle du pays, aux chasseurs payés par l'émission, et aux citoyens lambdas tentant de décrocher une récompense. Mais ce faisant, il devient un symbole pour tous les opprimés et les défavorisés du pays...

Nouvelle adaptation de la nouvelle de Stephen King, plus fidèle que la version très 80s avec Schwarzenegger, ce Running Man 2025 a été confié à Edgar Wright, à la filmographie plus qu'éclectique.

Seulement voilà : depuis qu'il a délaissé la bande de Simon Pegg, et qu'il s'est brouillé avec Marvel pendant la conception d'Ant-Man, Wright semble décidé à prouver qu'il peut être un réalisateur indépendant, malgré une réussite assez discutable dans ce domaine : Baby Driver était dynamique, mais un peu vide et Last Night in Soho était un thriller fantastique polarisant, les deux films souffrant de problèmes d'écriture et de caractérisation récurrents chez Wright.

Ici, il en va largement de même : dans ce film d'action dystopien mâtiné de satire du monde des médias et de la télévision, les personnages sont en carton-pâte, parfois délibérément, parfois involontairement. Le héros, notamment, n'est pas très intéressant, en partie à cause de son interprète : Glen Powell est compétent, mais il est difficile de voir un ouvrier épuisé, sans le sou et à bout, constamment sur le point d'exploser, dans ce Powell à la musculature hollywoodienne sortant tout droit de la salle de gym (comme en témoigne cette scène à rallonge où il se promène vêtu d'une simple serviette).

On ne croit donc pas vraiment à ce personnage, à sa colère, à ses déguisements cheaps, à son statut, et c'est parfois à cause de l'écriture (ou de la sous-écriture des autres personnages), du ton global du film (visuellement délavé et moche, pour bien faire thriller dystopien, mais partant ponctuellement dans des one-liners forcés et des vannes malvenues), de la direction des acteurs, du scénario... et d'un cruel manque de personnalité et d'identité du film.

Ce qui est assez paradoxal, vu le réalisateur, qui a fait son nom sur son style visuel et son énergie.

Mais non, ce Running Man est longuet, mollasson, sans inspiration, sans style, sans tension, c'est anonyme et passe-partout, et dans le dernier acte, ça se délite notablement, comme si Wright et son collège scénariste n'avaient pas su comment conclure tout ça.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - suite et fin (2025)

Publié le 21 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Suite et fin de la saison 3 de Star Trek Strange New Worlds, après une première moitié très inégale s'étant pris de plein fouet deux grèves consécutives dans la tête, et soufflant par conséquent le chaud et le froid, entre épisodes inaboutis, écriture parfois approximative, et romances à gogo.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - suite et fin :

- 3x06 - The Sehlat Who Ate Its Tail : Lorsque le Farragut, où sert James T Kirk, assiste impuissant à la destruction d'une planète par un immense navire pillard, qui réduit le Farragut en miettes, l'Enterprise arrive au secours du vaisseau, mais finit lui-même ingéré par le monstre et ses occupants. Aux commandes d'une épave à peine volante, et entouré de Spock, Uhura, Chapel et Scotty, Kirk doit alors endosser le rôle de capitaine pour la toute première fois...

Enfin un épisode digne de ce nom dans cette saison cahotante : certes, ici, l'objectif est clairement de jouer la carte de la nostalgie, en réunissant tous les futurs personnages de TOS à bord du Farragut, mais l'épisode est suffisamment bien écrit pour souligner que Kirk n'est pas encore le Capitaine assuré que l'on connaît.

Ce Kirk (Paul Wesley reste bon dans son rôle, même si à aucun moment je ne vois le Kirk de Shatner) est encore hésitant, peine à assumer les conséquences de ses décisions et du "pouvoir" de Capitaine, n'écoute pas ses collaborateurs autant qu'il le devrait, et au travers de cet épisode, il apprend. Il évolue. Et ça, c'est suffisamment rafraîchissant pour être noté.

Et puis la morale de l'histoire, avec l'identité (pas forcément surprenante) des occupants du vaisseau pillard, fonctionne plutôt bien. Un épisode efficace, le meilleur de la saison jusqu'à présent.

- 3x07 - What Is Starfleet? : Alors que l'Enterprise se trouve impliqué dans un conflit entre deux populations, Beto, le frère d'Ortegas, réalise un documentaire à charge remettant en question le bien-fondé de l'intervention de la Fédération, et la présence de l'équipage sur place...

Un épisode assez frustrant, puisque jouant la carte du faux documentaire... mais le faisant de manière assez maladroite et pataude, avec un Beto balourd, aux interviews basiquement manipulatrices et aux intentions ouvertement hostiles.

Trop de grosses ficelles, donc, y compris au niveau des méchants aliens cornus, mais heureusement, c'est assez bien interprété, notamment par Celia Rose Gooding.

- 3x08 - Four-and-a-Half Vulcans : Transformés en Vulcains dans le cadre d'une mission, Pike, Uhura, Chapel et La'an se retrouvent coincés avec cette apparence, et avec le changement de perspective qui l'accompagne...

Et on retombe dans de la comédie balourde et très mal dosée, avec quatre membres d'équipage qui jouent les Vulcains avec plus ou moins de bonheur (pourquoi Anson Mount interprète son Vulcain comme un robot, je n'en suis pas sûr), de la musique primesautière forcée, encore une séance de danse, et surtout une Una qui ne parvient pas à se contrôler aux abords de Patton Oswalt, en Vulcain irrésistible et fasciné par les humains.

Mouais. On sent que tout le monde s'est bien amusé à tourner ça, mais que la production semble, encore une fois, totalement incapable de canaliser ses idées et son sens de l'humour sans tomber dans du n'importe quoi agaçant.

- 3x09 - Terrarium : Écrasée sur une planète désolée, Ortegas tente de survivre et de recontacter l'Enterprise... mais elle réalise bien vite qu'elle n'est pas seule, et qu'une Gorn est dans la même situation qu'elle...

Un grand classique : l'épisode recyclant Enemy Mine, déjà fait maintes et maintes fois, et qui, en soi, n'est pas désagréable... mais est bien trop générique et déjà vu pour tenir la distance. C'est longuet, c'est mollasson, et les scénaristes ne peuvent s'empêcher de toutélier le tout à Arena, l'épisode de TOS opposant Kirk à un Gorn, en ramenant les Metrons de manière tout à fait inutile.

Pas nécessairement mauvais, mais rien de vraiment mémorable.

- 3x10 - New Life and New Civilizations : L'équipage réalise que le Vezda rencontré plus tôt dans leurs voyages s'est échappé, et qu'il a jeté son dévolu sur une peuplade reculée. Pike et sa compagne décident alors de passer à l'action...

Pfffff.... un gros gloubiboulga de technoblabla, de pseudo-science et de pseudo-religion (entre les ley lines spatiales, les Vezdas, le double tir synchronisé, et tout le bordel ambiant) qui sombre rapidement dans le grand n'importe quoi, avant de faire un pas de côté et de tenter d'offrir à Pike et Marie un mini-Inner Light.

Ce qui ne fonctionne jamais totalement, le casting étant ce qu'il est. Vraiment pas aimé cette fin de saison, en mode beaucoup de bruit et d'effets spéciaux pour pas grand chose.

- Bilan saisonnier - 

Énorme bof que cette saison 3 de Strange New Worlds, même en faisant preuve d'indulgence compte tenu des conditions particulières de production : c'est bordélique, c'est fréquemment mal dosé, l'équilibre fun/sérieux n'est plus vraiment là (l'alternance est trop systématique, et jamais assez travaillée), et trop souvent, on a l'impression d'une série qui se plaît beaucoup trop à jouer la carte du fanservice référentiel Star Trek, plutôt qu'à être du Star Trek.

Et lorsque les scnaristes s'éloignent enfin un peu de ce fanservice, des références constantes, de leur fascination pour le sex appeal de Spock, des grosses ficelles visant à réunir tous les personnages de TOS de manière forcée et des épisodes voulant à tout prix être comiques, c'est pour nous proposer une intrigue de fond ultra bancale sur le Mal absolu, et sur Marie Batel, l'Élue désignée pour vaincre le Mal avec ses super-pouvoirs.

Mouais. À la limite, si le casting de certains des personnages avait été plus inspiré et charismatique (Batel, Korby), ça aurait pu passer, mais là... non.

En espérant que, maintenant que la série s'est débarrassée de certains personnages encombrants, elle va repartir sur des bases un peu plus saines en saison 4. De toute façon, les heures de la série sont comptées, donc les scénaristes n'ont plus vraiment le choix...

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Critique éclair #211 - Une Journée incontrôlable (2025)

Publié le 16 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Action, Amazon, Review, USA

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Une Journée incontrôlable (Playdate - 2025) :

Parce qu'il a du mal à se rapprocher de son fils adoptif Lucas (Benjamin Pajak), pas sportif pour un sou, Brian (Kevin James), récemment mis au chômage, décide de l'emmener jouer au parc, où ils croisent le musculeux Jeff (Ritchson) et son fils CJ (Banks Pierce). Par la force des choses, les deux duos passent l'après-midi ensemble... jusqu'à ce que de mystérieux criminels s'en prennent à Jeff, pour tenter de reprendre l'enfant. Car ce dernier a, en réalité, été libéré d'un laboratoire étrange par l'ancien militaire, qui est en fuite...

Difficile de faire plus "contenu pour plateforme de streaming" que ce Playdate : un second rôle comique en pilotage automatique et un acteur musclé vedette d'une des séries phares de la plateforme dans un buddy-movie générique et pas très sérieux, plein de visages connus qui passent en coup de vent, sous-exploités dans de brefs caméos (Sarah Chalke, Paul Walter Hauser, Stephen Root, Alan Tudyk, Isla Fisher), un scénariste de tv et un réalisateur-faiseur semi-anonyme (responsable de Let's be Cops, Animal ! L'animal avec Rob Schneider, de Girl Next Door) derrière la caméra, un côté technique assez approximatif (énormément de post-synchro voyante, un montage et une shaky-cam cache-misère, des effets numériques fauchés), du placement produit maladroit, et un script assez faiblard, avec un rebondissement à la fois improbable et évident (SPOILER - CJ est l'un des nombreux clones de Jeff, considéré par ses supérieurs comme "le soldat parfait"), et qui décide de flinguer tout son propos ("malgré leur reprogrammation mentale, les clones ne sont pas que des machines à tuer robotiques, ils peuvent aussi avoir des sentiments") au profit d'une ultime vanne explosive (Jeff tue une cinquantaine de clones sans broncher).

C'est donc assez médiocre, tout ça, avec des références maladroites, de gros clichés bien baveux (notamment tout un postulat de départ ressemblant à une sitcom des années 90, avec ce père incompétent incapable de faire un sandwich, qui n'arrive pas à se rapprocher de son fils efféminé qui préfère la danse et les comédies musicales, et des méchants qui ont cinq lignes de motivation), et des runnings gags tirés vers le bas par la production faiblarde.

Heureusement qu'Alan Ritchson qui s'amuse à composer une parodie de Reacher devenant de plus en plus débile et idiot au gré du film, ça distrait un peu.

1.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - première partie (2025)

Publié le 14 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Retour de la dernière série Trek encore diffusée sur Paramount (Lower Decks ayant été annulée, Section 31 s'étant lamentablement vautrée), pour une nouvelle saison de 10 épisodes promettant toujours plus d'aventures décalées et légères... peut-être trop, à en juger par le résultat agréable, mais en dents de scie, des saisons précédentes.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - première partie :

- 3x01 - Hegemony, part 2 : L'Enterprise traque le vaisseau gorn ayant enlevé les colons parnassiens et une partie de l'équipage, mais découvre par la même occasion le monde originel de ces aliens, ainsi que leurs plans d'invasion du reste de la galaxie...

Conclusion spectaculaire et dramatique au cliffhanger de la fin de saison 2, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités : visuellement, c'est réussi, mais les personnages établis sont dotés d'une plot armor, les Gorns sont des pseudo-Aliens dérivatifs, et tout le quota émotion, porté à bout de bras par la rupture entérinée de Spock et Chapel, mais surtout par l'inquiétude de Pike pour sa compagne (il en vient même à lâcher un début de Notre Père, tant il est désespéré) aurait beaucoup mieux fonctionné si cette dernière n'était pas affreusement transparente.

Pas désagréable, mais rien d'exceptionnel pour autant.

- 3x02 - Wedding Bell Blues : Après avoir passé trois mois à quai pour réparations, l'équipage de l'Entreprise est sur le poin de célébrer le centenaire de la création de la Fédération, alors même que Chapel revient de son stage d'archéologie... accompagné de Korby (Cillian O'Sullivan), son nouveau compagnon. Jaloux, Spock croise alors le chemin d'un étrange individu (Rhys Darby) qui exauce son souhait, et change la réalité autour d'eux, faisant de Spock un futur marié sur le point d'épouser Chapel...

Changement radical de ton après les Gorns, pour un épisode qui essaie très fort d'être à la fois une romance impossible, une comédie en mode "souhait exaucé", et un hommage à TOS (qui rejoue d'assez près Squire of Gothos et toutélie enfin Trelane à Q, via un caméo vocal de John De Lancie).

Malheureusement, si je dois être totalement franc, le tout ne fonctionne que très partiellement, en partie parce que la production essaie trop fort d'exprimer la comédie du tout, avec musique primesautière vraiment appuyée et cabotinage assumé, utilisation de WHAM !, etc, mais aussi parce le rythme du tout est gentiment bordélique et bancal. Et que Korby est assez sous-développé et un peu terne.

Dommage que le résultat final soit aussi moyen/superficiel, et que les quelques pistes secondaires (le frère d'Ortega, le PTSD de celle-ci, La'an) soient presque plus intéressantes que l'intrigue centrale.

- 3x03 - Shuttle to Kenfori : Pour tenter de trouver une plante rarissime pouvant potentiellement sauver sa compagne, Pike et M'Benga partent pour une mission secrète à la frontière de l'Empire klingon... mais les Klingons ne sont pas loin, et le passé de M'Benga refait surface...

Un épisode sérieux, un peu fourre-tout, qui part dans plein de directions (confrontation avec une klingonne qui veut se venger, sauvetage périlleux, rébellion d'Ortegas, urgence médicale, et film de zombies), lesquelles fonctionnent plus ou moins bien, c'est selon. Ce qui fonctionne le mieux, ici, c'est l'interprétation et le mélodrame, avec un Pike bouleversé par le sort de sa compagne, une Ortegas qui n'en fait qu'à sa tête, un M'benga excellent, etc.

Ce qui fonctionne moins bien, ce sont ces zombies qui, en fin de compte, font vraiment pièce rapportée, et auraient aussi bien pu être remplacés par une autre menace sans que cela ne change quoi que ce soit.

Dans l'ensemble, l'épisode est un peu bancal, donc, mais il est néanmoins suffisamment bien produit et mené pour se regarder assez facilement. À l'exception de ces foutus zombies hors-sujet.

- 3x04 - A Space Adventure Hour : Tandis que l'Enterprise étudie une étoile en cours d'effondrement, La'an est envoyée dans l'holodeck fraîchement installé pour en tester l'utilité et la viabilité. Elle endosse donc le rôle d'Amelia Moon, détective privée dans les années 60, qui enquête sur le meurtre d'un mogul d'Hollywood, tué dans sa baignoire alors que le créateur et l'équipe d'une série de science fiction ringarde se trouvaient chez lui...

Mouais. J'ai vraiment du mal avec cette saison, pour l'instant, une saison très déséquilibrée, avec des scripts approximatifs qui tentent de forcer des situations humoristiques ou excentriques, lesquelles sont systématiquement tirées vers le bas par des problèmes de rythme, d'interprétation ou d'écriture. Alors d'accord, la saison 3 a connu beaucoup de problèmes et de retard à cause de grèves des scénaristes et des acteurs, mais tout de même.

Donc, cet épisode : un épisode de dysfonctionnement de l'holodeck, sans surprise, avec une parodie de murder mystery doublée d'une parodie de Star Trek TOS, et les débuts d'une romance entre Spock et La'an.

Le problème étant que tout semble mal dosé (un peu comme dans l'épisode 1x08, tiens) : tout est très générique, les rebondissements sont prévisibles, ça cabotine dans tous les sens (Mount et Wesley, notamment), la parodie de TOS (devant et derrière la caméra) est balourde, le murder mystery est tout sauf palpitant, et la romance de Spock et La'an est assez forcée, en cela que la production ne semble envisager le personnage de Spock que comme un être irrésistible et magnétique.

Très gros bof, donc, pour ce quatrième épisode - ça fait trois épisodes faiblards à la suite, je commence à m'inquiéter.

- 3x05 - Through The Lens of Time : Une expédition archéologique menée par Korby et Chapel, accompagnés par l'infirmier Gamble et le frère d'Ortegas, met à jour un temple mystérieux, qui semble exister hors du temps et de l'espace. Mais rapidement, Gamble est possédé par une entité malveillante enfermée dans le temple...

Un épisode un peu maladroit mais pas désagréable, très inspiré par Indiana Jones, et un peu cousu de fil blanc : on se doute bien qu'en centrant tout sur Gamble, cela en faisait immédiatement un red shirt potentiel, et ça ne rate pas, puisqu'il se retrouve possédé par quelque chose qui évoque fortement les Pah Wraiths de Deep Space Nine (nul doute que ces créatures reviendront).

Par contre, l'épisode confirme que le fil conducteur de la saison est clairement la compagne de Pike, sa contamination, et tout ce qui en découle. Un peu étrange, et dommage que l'actrice soit aussi transparente, mais bon. Rien d'exceptionnel, mais c'était plus intéressant et mieux mené que les précédents.

Bilan de mi-saison :

Une première moitié de saison qui me laisse un peu dubitatif : la série tente d'alterner comédie et sérieux, avec en prime le fil conducteur de la compagne de Pike, mais le dosage n'est vraiment pas maîtrisé, et c'est soit trop laborieux et mélodramatique, soit trop romantique, soit trop balourd dans la parodie.

Je reste indulgent, cependant, compte tenu des conditions difficiles de production, mais j'espère que la seconde moitié de la saison va un peu redresser la barre, parce que pour l'instant, si ça reste tout de même au-dessus du niveau de Star Trek Discovery (ne serait-ce que grâce au capital sympathie de la distribution), c'est un peu faiblard dans l'ensemble.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #210 - Elio (2025)

Publié le 9 Décembre 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Pixar, Disney, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Elio (2025) :

Depuis la mort de ses parents, Elio (Yonas Kibreab) vit avec sa tante Olga (Zoe Saldaña), militaire de carrière dans l'Air Force, qui a abandonné ses rêves de devenir astronaute pour s'occuper de lui. Fasciné par l'espace et la possibilité d'une vie extraterrestre, Elio passe ainsi ses journées en solitaire, tentant de contacter d'autres formes de vie spatiales... jusqu'à ce qu'il y parvienne, et qu'il soit enlevé par des extraterrestres persuadé qu'il est le Président de la Terre.

Dernier Pixar en date, passé totalement inaperçu à sa sortie, Elio se veut pourtant dans la grande tradition des films d'aventures des années 80, à la Amblin, évoquant tour à tour Rencontre du Troisième Type, Explorers, Le Vol du Navigator, et plein d'autres métrages du même genre (y compris Star Trek, l'exposition consacrée à la sonde Voyager étant narrée, ici, par Kate Mulgrew, la Capitaine Janeway de Star Trek Voyager).

Et si tout le film avait été de cet acabit, ça aurait probablement donné quelque chose de globalement très satisfaisant. Mais la genèse du film a été compliquée, avec plusieurs changements de réalisateurs (le réalisateur/scénariste d'origine ayant quitté le projet pour s'occuper de Coco 2, remplacé par la réalisatrice/scénariste d'Alerte rouge et une co-réalisatrice moins expérimentée) et le tout donne un film un peu déséquilibré.

La première demi-heure est ainsi très sympathique, bien menée, etc. Et puis, lorsque Elio arrive dans l'espace, le rythme ralentit, le scénario se simplifie un peu trop, et le film accuse un certain ventre mou qui ne disparaît que dans la dernière ligne droite, lorsque les différents fils narratifs se rejoignent et qu'Elio sympathise avec Glordon (Remy Edgerly).

C'est mignon, c'est plein de bonne volonté, mais dans l'ensemble, le film manque un peu de cohésion, y compris au niveau de la bande originale de Rob Simonsen, pas forcément réputé pour ses scores d'animation, et qui ici rend une copie honorable, mais pas forcément très mémorable.

Bref, un résultat globalement attachant, à défaut d'être exceptionnel et totalement homogène.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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