Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
La Falaise (The Bluff - 2026) :
Autrefois pirate sanguinaire, Ercell Bodden (Priyanka Chopra) s'est installée sur une île des Caraïbes où elle vit paisiblement avec son fils Isaac (Vedanten Naidoo), handicapé, sa belle-sœur Elizabeth (Safia Oakley-Green), et son époux T.H. (Ismael Cruz Córdova), actuellement en mer. Jusqu'au jour où le cruel Francisco Connor (Karl Urban), ancien compagnon d'armes d'Ercell, ressurgit avec son équipage, et met l'île à feu et à sang pour retrouver l'ex-pirate et le trésor qu'elle lui a dérobé.
Les frangins Russo et Priyanka Chopra collaborent de nouveau (ou plutôt, tentent de justifier leurs précédents contrats avec Amazon pour le flop retentissant de l'univers partagé Citadel), pour ce film de pirates au budget relativement limité (ne pas s'attendre à d'immenses navires qui s'affrontent, etc, une grosse moitié du film se déroulant dans une grotte piégée), au rendu visuel très désagréable (sous-éclairage pour de nombreux intérieurs, et étalonnage numérique orange/bleu qui transforme certaines scènes en défilé d'oompa-loompas), et au rythme assez mollasson.
D'autant qu'au final, on est vraiment dans une histoire assez calibrée du type "XXX est une ex-espionne qui a tout quitté pour fonder une famille, mais un ennemi tout droit sorti de son passé revient se venger, obligeant XXX à reprendre les armes" comme les plateformes de streaming les aiment tant.
Bref, je n'ai pas franchement trouvé ça très maîtrisé, très palpitant voire même tout simplement très intéressant (sauf Karl Urban, qui campe un pirate assez convaincant).
2.25/6
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Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :
Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...
Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.
Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.
Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.
Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc).
De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.
Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée.
Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.
3/6
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War Machine (2026) :
Traumatisé par la mort de son frère en Afghanistan, et son échec lorsqu'il a tenté de le sauver, un soldat (Alan Ritchson) tente désespérément d'intégrer les rangs des Rangers, et enchaîne les épreuves épuisantes... jusqu'à ce que sa mission finale tourne au cauchemar. Placé à la tête d'une unité pour une simulation sur le terrain, il assiste, impuissant, à l'attaque des futurs Rangers par un ennemi robotique venu des étoiles, et qui ne fait qu'une bouchée des soldats humains.
Un film d'action australo-américain diffusé sur Netflix et qui, soyons très clairs, n'est rien d'autre qu'une revisite de Predator avec un croisement d'AT-ST et d'ED-209 dans le rôle de l'antagoniste extraterrestre.
Rien de vraiment neuf sous le soleil, on est clairement en terrain ultra-balisé, les effets numériques sont assez inégaux (disons que c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre d'une production Lionsgate/Netflix), et la machine alien n'est pas forcément ultra probante (envoyer un robot bipède pour envahir une planète ne sera jamais un choix très judicieux, et globalement, niveau design et armement, la machine fait bien trop terrienne pour vraiment convaincre), mais le tout se regarde très bien, c'est dynamique, bourrin, et globalement assez efficace à défaut d'être très original dans le genre.
Après, les cinq/dix dernières minutes d'épilogue, maladroites au possibles, avec glorification de l'armée US, ouverture sur une suite, et musique ronflante (qui globalement lorgne beaucoup sur du sous Jablonsky mâtiné de Brian Tyler), m'ont étrangement refroidi, un peu comme si le film avait manqué sa sortie...
3.75/6
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Afterburn (2025) :
Dans un futur proche où la planète a été victime d'une éruption solaire ayant détruit la majeure partie des ressources technologiques, Jake (Dave Bautista), ex-chasseur de trésors, travaille pour le nouveau Roi d'Angleterre, August Valentine (Samuel L. Jackson), qui lui demande de retrouver et de lui ramener des antiquités. Sa dernière cible, la Mona Lisa, actuellement quelque part en France, sous le contrôle du Général Volkov (Kristofer Hivju)...
Un DTV du réalisateur de Day Shift et de The Killer's Game (d'ailleurs, on se demande si le personnage de résistante française d'Olga Kurylenko n'était pas initialement conçu pour Sofia Boutella), coécrit par Nimrod Antal (Predators) et adapté d'un comic-book de chez Red 5 Comics, en chantier depuis 2008 et passé entre de nombreuses mains avant d'être finalement tourné.
Le résultat, un film d'action post-apocalytique pas désagréable, ne casse pas forcément des briques, mais propose des éléments un peu WTF (le tout se déroule entre St Quentin et Amiens, tourné dans les pays de l'Est ; Batista passe tout le film dépassé par les événements et à jouer de manière plus comique que sérieuse, les méchants ont une esthétique nazie, il y a des tanks, des explosions spectaculaires, des cannibales yamakasi, des gerbes de sang caricaturales...) sur un fond de film d'action-aventure (le saut sur le train, la recherche de trésor) qui rend le tout regardable.
Ça ne transcende jamais son statut de DTV au budget limité, ça oublie des éléments en cours de route (le chien !) et ça reste globalement superficiel, mais je n'ai pas détesté.
Un petit 3/6
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La première saison de Percy Jackson et les Olympiens, nouvelle adaptation du roman du même nom après la version cinéma de 2010, était honorable, mais avec une facheuse tendance à faire de l'avance rapide dans les péripéties de ses personnages, victimes d'épisodes de 30-40 minutes, et de menaces finalement vaincues en un coup de cuillère à pot.
Ajoutez à cela une Annabeth pas ultra-probante pour diverses raisons, et l'on se retrouvait avec une première année regardable, avec de vrais points forts (la mère de Percy), mais aussi très perfectible. Malheureusement, ces points à perfectionner ne l'ont pas vraiment été dans cette saison 2...
Percy Jackson et les Olympiens, saison 2 (2025) :
Parce que Luke menace toujours le Camp des demi-dieux et tente de ramener Kronos à la vie, Percy et ses amis partent en quête de la mystérieuse Toison d'Or, seul objet magique capable de soigner l'arbre magique protégeant le camp des forces du Mal...
Une nouvelle adaptation du roman La Mer des monstres, donc, qui avait été adapté au cinéma en 2013 (dans un long-métrage que j'avais préféré au premier, pour être franc), et qui se retrouve ici débité en 8 épisodes de 30-50 minutes, toujours pour Disney +, et toujours avec un résultat mitigé.
Les défauts restent les mêmes, à vrai dire : Leah Jeffries reste toujours assez inégale dans son interprétation, parfois impeccable, parfois raide comme un piquet, ce qui rend bon nombre de ses relations et échanges avec les autres personnages assez bancals ou forcés ; la série peine toujours un peu à équilibrer ses tentatives de créer du mélodrame ultra-sérieux et tragique avec quelques éléments d'humour puéril qui ne fonctionnent pas (tout ce qui tourne autour de Tantale) ; tout continue d'aller à la fois très vite (les obstacles sont surmontés en un clin d'œil, ça ne prend jamais vraiment le temps de respirer) avant de freiner des quatre fers pour des digressions inutiles, de l'exposition maladroite ou des scènes redondantes ; et il y a une étrange tendance à faire passer Percy Jackson (pourtant le héros théorique de l'histoire) au second plan, à le rendre bizarrement passif, pour donner plus d'importance et de faits héroïques aux autres personnages.
Ah, et puis la mère de Percy (l'un des points forts de la saison 1), est aux abonnées absentes pendant 95 % de la saison, ce qui n'aide pas.
À part ça, on est dans la directe continuité de la saison 1, sur tous les plans : le programme va sans cesse de l'avant, quitte à perdre un peu le spectateur s'il n'a pas lu les livres ; Rick Riordan (l'auteur des romans et scénariste principal du programme) fait des choix narratifs parfois peu probants (une fois les personnages arrivés chez Circé, l'auteur a changé plein de choses de manière un peu aléatoire, comme le bateau de Barbe-Noire qui n'est pas utilisé, les hippocampes qui font leur entrée tardivement, presque hors champ, l'absence de Kronos), parfois plus efficaces ; et si ponctuellement, c'est assez réussi (tout le passage de Charybde et Scylla, la bataille finale - qui n'a rien à voir avec le roman, mais bon), on reste tout de même sur sa faim devant une fin en cliffhanger qui promet quelque chose sans rapport avec l'œuvre écrite.
(alors que, rappelons-le, Riordan ne s'était pas privé pour déféquer ouvertement sur les deux adaptations cinématographiques, promettant à ses fans une adaptation télévisuelle ultra-fidèle)
Et en prenant un peu de recul sur la saison, on en vient à se demander si le programme n'a pas subi une certaine réduction budgétaire à un moment ou à un autre - bon nombre d'événements et de créatures fantastiques du roman ont été passés à la trappe ou leur présence a été drastiquement réduite, tant dans le récit que visuellement.
Une réduction budgétaire qui risque de s'amplifier, vus les audiences en berne de cette saison 2 assez oubliable... reste que je suis curieux de voir la saison 3, qui, pour la première fois, ne souffrira pas d'une comparaison directe avec les films.
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Reconnu coupable (Mercy - 2026) :
Dans un Los Angeles dévoré par la criminalité et les inégalités, Chris Raven (Chris Pratt), inspecteur de police, est accusé du meurtre de sa femme, mais il n'en garde aucun souvenir. Attaché à la chaise de son exécution à venir, il a désormais 90 minutes pour prouver son innocence à la juge Maddox (Rebecca Ferguson), intelligence artificielle d'un nouveau projet judiciaire, et découvrir ainsi la vérité...
Un long-métrage Amazon/MGM réalisé par Timur Bekmambetov, réalisateur kazahk devenu, par la force des choses, spécialiste du genre du cinéma screenlife (ces films qui déroulent leur histoire au travers des écrans de smartphones, d'ordinateurs et autres, comme Unfriended, Searching, Profile ou encore le récent et désastreux War of the Worlds avec Ice Cube)... et qui ici, nous déroule peu ou prou la même formule, en mode thriller futuriste qui lorgne fortement sur Minority Report, mais en plus simpliste, basique, et générique.
Tout est en effet cousu de fil blanc, les nœuds de l'intrigue sont rapidement dénoués par le spectateur (qui se retrouve avec de bonnes longueurs d'avance sur l'enquête de Raven), la construction de l'univers et de ses règles n'est jamais vraiment convaincante (la criminalité de LA qui baisse de 68 % parce qu'une intelligence artificielle a légitimement condamné à mort une quinzaine de personnes, mouais...), et le tout ne fonctionne réellement que grâce au compte à rebours que le récit s'impose.
C'est donc regardable, sans plus, on voit largement les grosses ficelles narratives à tous les niveaux, et au final, c'est typiquement du contenu pour plateforme de streaming (néanmoins sorti en salles), très oubliable et creux.
3/6
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Mini-série Marvel/Disney+ restée dans les cartons depuis fin 2024, Wonder Man a été victime de la nouvelle politique du studio, désormais décidé à diminuer le nombre de productions du MCU, pour ne plus surcharger le marché.
Résultat : huit épisodes d'une petite demi-heure, repoussés jusqu'en janvier 2026, et sortis sans trop de publicité... et c'est bien dommage, puisqu'il s'agit probablement là de l'un des programmes les plus sympathiques de Marvel depuis un bon moment.
Wonder Man, saison 1 (2025) :
Lorsqu'il apprend que son film préféré, Wonder Man, est sur le point d'être remaké par Von Kovak (Zlatko Burić), un réalisateur oscarisé, Simon Williams (Yahya Abdul-Mateen II), acteur talentueux mais anxieux et qui surintellectualise tous ses rôles, n'a qu'un objectif : décrocher le rôle titre. Et lorsqu'il croise le chemin de Trevor Slattery (Ben Kingsley), de retour à la vie de comédien et tentant d'obtenir un rôle secondaire dans le même film, les deux acteurs sympathisent. Mais Simon a un secret - il possède des capacités destructrices qu'il ne maîtrise pas - et Trevor, lui, cache aussi des choses à son nouvel ami : il a négocié sa liberté avec le Département du Damage Control, et il espionne Simon pour obtenir une preuve de ses pouvoirs...
Mettons de suite les choses au clair : la mini-série Wonder Man est sortie sous le label Marvel Spotlight, qui regroupe les programmes plus "urbains" et réalistes de l'univers Marvel, moins liés aux grands événements des longs-métrages : Echo, Daredevil : Born Again, et donc ce Wonder Man, qui pendant la majeure partie de ses 8 épisodes, ressemble presque à une satire HBO ou Showtime du monde des acteurs et d'Hollywood.
Un sujet qui, entre la production et la diffusion de Wonder Man, est revenu entretemps à la mode (The Franchise, The Studio) ; qui plus est, en filigrane, il y a bien l'histoire des pouvoirs de Simon et le passé de Trevor en tant que Mandarin qui revient le hanter (donc la série n'est pas totalement coupée de la continuité du MCU), mais le tout est utilisé pour renforcer le propos du show, et le portrait d'un homme seul, pétri de doutes, qui trouve en un ex-terroriste excentrique un nouveau meilleur ami.
Et ça fonctionne, honnêtement. Sous la caméra de Destin Daniel Cretton (réalisateur de Shang-Chi, déjà avec le personnage de Trevor Slattery, et ici créateur et producteur du show) et d'Andrew Guest (scénariste sur 30 Rock, Community, Suburgatory et Brooklyn 99, producteur/script doctor sur Hawkeye), Wonder Man passe comme une lettre à la poste, chaque épisode apportant son lot de moments amusants, et de choix musicaux intéressants, le tout clairement et ouvertement inspiré du ton et de l'esprit du film Midnight Cowboy.
On se retrouve au final avec une grosse lettre d'amour adressée au Septième Art et au métier d'acteur, dans ce qu'ils ont de bons côtés comme de mauvais, avec quelques caméos amusants (Joe Pantoliano, mais aussi Josh Gad dans un épisode flashback sur le Doorman, un acteur ayant connu son heure de gloire et sa descente aux Enfers à cause de pouvoirs étranges), une amitié improbable qui connaît une fin à la fois douce-amère et optimiste, et qui pourrait tout aussi bien trouver une fin ici, ou se conclure dans un autre projet du MCU.
Imparfait (notamment au niveau du rythme), mais assez réussi dans l'ensemble, et plutôt attachant.
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Predator : Badlands (2025) :
À la mort de son frère, tué par leur père pour avoir osé lui tenir tête, Dek (Dimitrius Schuster-Koloamatangi), un Yautja plus faible que ses semblables, s'enfuit, bien décidé à chasser un Kalisk sur la planète Genna, afin de prouver sa valeur en tant que chasseur. Mais sur place, il croise le chemin de Thia (Elle Fanning), un être synthétique de la Weyland-Yutani, elle aussi là pour ramener, avec sa "sœur" jumelle et leurs sbires, un Kalisk pour le compte de la corporation. Bien vite, cependant, Dek et Thia vont devoir faire équipe pour survivre aux créatures de Genna... et à Tessa (Elle Fanning), aux ordres de W-Y.
Après le sympathique Prey et l'honorable film d'animation Predator Killer of Killers, Dan Trachtenberg continue son exploitation de la franchise Predator dans ce Badlands, un métrage qui se rapproche un peu plus d'un film d'aventures tout public (avec des pointes d'humour et un sidekick animalier rigolo) que du ton habituel de la franchise, et qui renforce un peu plus l'univers partagé Alien/Predator, en faisant de la Weyland-Yutani l'antagoniste principal de cette histoire.
Et honnêtement, ça fonctionne plutôt bien, malgré les doutes que j'avais. Il faut dire que les premières photos du Predator faisaient beaucoup trop humaines, et que je me méfie toujours du côté Univers étendu des grosses franchises (difficile de ne pas penser au Mandalorien en regardant ce Badlands), souvent frustrant et inutile.
Ici, on est clairement dans un récit au ton inspiré des comic-books Predator, et à partir de ce moment-là, une fois qu'on en a conscience, on se retrouve devant un film d'aventures/SF plutôt sympathique (Riddick n'est pas loin), avec un Yautja moins imposant que d'habitude, mais qui parvient à convaincre, un choix intrigant de faire parler de façon numérique la majorité des Yautjas démasqués, un bestiaire intéressant (même si le Kalisk est un peu quelconque dans son design, ce qui téléphone un peu un rebondissement tardif), et une relation efficace entre la ginoïde et le Yautja (Elle Fanning emble bien s'amuser dans son double rôle).
Ce n'est pas parfait, la bande originale est trop souvent anecdotique, le rythme est parfois inégal, et certaines doublures numériques manquent de poids (surtout vers le début du film), mais dans l'ensemble, c'est un métrage tout à fait agréable et divertissement, qui n'a pas à rougir en comparaison de la majeure partie des films de la saga Predator.
4.25/6
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La saison 1 de Fallout était une bonne surprise, une adaptation ludique du monde du jeu vidéo, avec une distribution attachante, un sens de l'humour efficace, des personnages intrigants, et un scénario assez bien mené et accessible. J'avais bien aimé ces 8 premiers épisodes, et j'attendais la suite avec un certain intéret.
Malheureusement, en saison 2, la mayonnaise n'a pas vraiment pris.
Fallout, saison 2 (2025) :
Alors que Maximus (Aaron Moten) est désormais considéré comme un héros par la Confrérie de l'Acier, Lucy (Ella Purnell) continue sa quête en compagnie de la Goule (Walton Goggins), à la recherche de son père (Kyle MacLachlan), réfugié quelque part à New Vegas...
Et histoire de continuer sur l'embryon de métaphore culinaire de l'intro, je vais simplement dire que le problème principal de la saison 2, c'est le mélange des ingrédients. Un peu comme si le chef, après le succès et la réussite de sa recette en saison 1, avait décidé de revisiter celle-ci, en doublant la dose de tous ses ingrédients, en en rajoutant de nouveaux, en mélangeant le tout un bon coup, et en servant dans les mêmes assiettes qu'en saison 1.
Le résultat, c'est un plat totalement déséquilibré, où les saveurs luttent les unes contre les autres, où les goûts s'effacent mutuellement, où le salé, le poivré, et toutes les autres épices s'affrontent et s'étouffent, bref, un plat indigeste, dans lequel les éléments sont bons, mais les proportions, pas du tout.
Mais trève de métaphore culinaire. J'ai donc trouvé cette saison 2 très laborieuse, une saison 2 reposant, à sa base, sur le mystère de Mr House (Justin Theroux) et de ses actions à New Vegas, un mystère... lié à tous les personnages principaux.
C'est l'un des soucis de la saison, d'ailleurs : comme en saison 1, mais dans des proportions encore plus amplifiées, tous les éléments de la série et de son univers sont liés à la poignée de protagonistes centraux du programme, tout le monde est directement lié à Lucy et à la Goule, tout tourne autour d'eux et du personnage de Kyle MacLachlan, au point de rendre l'univers de Fallout exigu et étriqué.
Et le trop plein d'ingrédients de la recette Fallout (saison 2), combiné au toutéliage général, fait que la série se sent obligée de se disperser encore plus que d'habitude : les sous-intrigues se multiplient, centrées sur des personnages secondaires pas indispensables mais que les scénaristes aiment bien (ça, c'est assez typique des saisons 2 télévisuelles, dans lesquelles la production remarque que certains acteurs/rôles secondaires de la s1 sont plus attachants, plus amusants ou plus populaires que prévu, et tentent de leur trouver plus de place, sans réelle justification), alors même qu'une grosse partie de la saison donne bizarrement l'impression de faire du surplace.
C'est aussi un peu la faute à la structure en flashbacks du métrage, qui renvoie constamment au passé de la Goule et de certains autres intervenants, mais aussi au trop plein d'exposition, systématiquement assénée sans grande finesse d'écriture - des problèmes récurrents qui ralentissent le programme et l'envoient fréquemment dans des directions/digressions redondantes ou inutiles.
Ajoutez à cela des caméos ponctuels pas très probants (Kumal Nanjiani, Brian Thompson, Clancy Brown, Ron Perlman, Natasha Hensridge) qui ne sont souvent guère plus que des moments "hé, regardez qui on a ramené pour tel ou tel rôle, vous le reconnaissez ?" voire qui sont mal avisés (Macauley Culkin en légionnaire, qui joue assez mal), une illustration musicale Juke Box qui frôle le James Gunn, et voilà : cette saison 2 de Fallout m'a paru particulièrement bancale, et assez peu engageante.
Pas mauvaise, attention, ça reste bien produit et interprété (bémol sur Culkin, donc, mais aussi sur Moten, qui passe toute la saison renfrogné et replié sur lui-même, un peu trop monolithique), les effets numériques sont réussis, l'humour reste mordant, et globalement, c'est assez honorable.
Mais narrativement, en fin de compte, cette saison 2, surchargée, frustre par toute la mise en place qu'elle fait pour la suite, par des grosses ficelles narratives (tout ce qui concerne Norm, le frère de Lucy) et par un toutéliage pas très intéressant. Dommage.
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Anaconda (2025) :
Amis d'enfance passionnés de cinéma, Doug (Jack Black), réalisateur raté, Claire (Thandiwe Newton), mère de famille, et Kenny (Steve Zahn), électron libre alcoolique, n'en croient pas leurs yeux quand Griff (Paul Rudd), leur compère acteur, leur annonce qu'il possède les droits du film Anaconda, de 1997. La petite bande part alors pour l'Amazonie, pour y tourner un remake de leur film préféré, mais rapidement, les voilà confrontés à un véritable anaconda mangeur d'hommes... et à des trafiquants locaux qui traquent une jeune femme, Ana (Daniela Melchior).
Aïe, un joli plantage que cet Anaconda, qui rejoint Dear Santa dans les projets récents de Jack Black qui semblent avoir été vendus et conçus à l'arrache sur la base d'un pitch absurde de deux lignes, avant d'être semi-improvisés en plein tournage.
Tout dans cet Anaconda 2025 tourne en effet à vide, de la mise en place de près d'une demi-heure, à la sous-intrigue insipide sur les contrebandiers (uniquement là pour ajouter au body count du serpent), en passant par les personnages secondaires sous-développés, et par ce virage semi-sérieux dans la dernière ligne droite, avec caméo express de Ice Cube (amusant), et explosions dans tous les sens.
Black, Rudd et Thandiwe Newton s'amusent, il y a quelques détails bien trouvés (les costumes de Jurassic Park), mais c'est mollasson, parfois lourd et plat (la scène du "pipi"), Steve Zahn ne sert à rien, le serpent numérique est très inégal dans son rendu et ses déplacements et le tout use et abuse d'un propos nombriliste et méta sur l'industrie hollywoodienne (notamment quand l'équipe tombe sur une autre équipe de tournage tournant elle-même un remake officiel d'Anaconda avec J-Lo - caméo dans le générique de fin, d'ailleurs - et Ice Cube, équipe qui se fait dévorer par le serpent) qui n'est pas assez mordant ou pertinent pour vraiment fonctionner.
Assez faible, tout ça.
2/6
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