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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Toxic Avenger (2025)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA

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The Toxic Avenger (2025) : 

Salarié de BTH, une société pharmaceutique corrompue gérée par l'excentrique Bob Garbinger (Kevin Bacon), Winston Gooze (Peter Dinklage) apprend un jour que son cerveau est malade suite à une exposition à des produits toxiques. Il tente alors de demander de l'aide à son patron, qui le rejette et, furieux, Winston cherche à se venger : mais lorsque sa tentative de cambriolage tourne mal dans les locaux de BTH, Winston est laissé pour mort, noyé dans une cuve de substances nocives. Il en ressort cependant totalement difforme et doté de capacités incroyables, devenant ainsi le Toxic Avenger et, avec JJ (Taylour Paige), une lanceuse d'alerte, il va faire tomber Bob et son entreprise...

Sorti en festival en 2023, un remake/hommage du Toxic Avenger original de Troma, qui troque le bordel sans argent mais plein de bonne volonté de l'original pour quelque chose de plus confortable, avec une distribution plus prestigieuse (Dinklage, Bacon, Elijah Wood, Jacob Tremblay), et une forme plus aboutie qui lorgne plus sur le pastiche superhéroïque qu'autre chose.

Ça se regarde sans problème, tout le monde semble s'amuser, c'est forcément graveleux, forcément bas de plafond, c'est amusant... mais bizarrement, j'ai trouvé le tout un peu sage, manquant un peu du charme low budget de l'original et de sa folie décomplexée (il y a bien le poulet mutant, mais bon). Je suis resté un peu sur ma faim, en fait.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Orang Ikan : Monster Island (2024)

Publié le 18 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Japon, Singapour, Histoire, Review, Action

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Monster Island (Orang Ikan - 2024) :

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un prisonnier allié, Bronson (Callum Woodhouse), enchaîné à un prisonnier japonais accusé de trahison, Saito (Dean Fujioka), se retrouve échoué sur une île mystérieuse du Pacifique lorsque le navire de transport de prisonniers à bord duquel ils se trouvaient sombre. Là, sur l'île, ils sont alors confrontés à une créature amphibie agressive, et ils doivent mettre de côté leur antagonisme pour espérer survivre...

Production ambitieuse d'un réalisateur de Singapour, Monster Island (ou Orang Ikan) n'est malheureusement pas à la hauteur de ces ambitions, ou de ses modèles évidents : Predator, L'étrange créature du lac noir, Enemy Mine, etc.

La faute à un budget très limité, mais aussi à une approche du genre assez basique (un mec en costume caoutchouteux), à un montage cache-misère assez médiocre et à un rythme vraiment pas maîtrisé. 

Résultat, si les intentions sont louables et le contexte historique pas désagréable, le tout est franchement anémique, et tourne très rapidement à vide.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - M3GAN 2.0 (2025)

Publié le 15 Octobre 2025 par Lurdo dans Action, Science Fiction, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Cinéma, Oktorrorfest

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M3GAN 2.0 (2025) :

Lorsqu'Amelia (Ivanna Sakhno), un androïde militaire utilisé par le gouvernement américain, se rebelle contre sa programmation et disparaît, les autorités tentent d'interroger Gemma (Allison Williams), sa nièce Cady (Violet McGraw) et son équipe de chercheurs (Brian Jordan Alvarez, Jen Van Epps). Car Amelia, construite à partir des plans de M3gan, a prévu d'exterminer la race humaine... et seule la véritable M3gan (Amie Donald/Jenna Davis), qui a survécu, dématérialisée, et observe Gemma et Cady depuis plusieurs années, semble en mesure d'arrêter cette menace.

Et voilà, forcément. Le premier M3GAN, par la magie des réseaux sociaux et d'un campagne promotionnelle visant les jeunes et leur amour des memes, avait connu un succès improbable, avec son ironie goguenarde, et son ton jamais suffisamment sérieux pour convaincre ; donc forcément, pour cette suite bigger louder, on prend les mêmes curseurs, et on les pousse toujours plus loin.

Exit cependant la tentative de thriller horrifique familial du premier, place à un grand n'importe quoi, mélange de technothriller, d'arts martiaux, de science-fiction, de film de braquage, d'espionnage, de remake de Terminator 2 (le méchant robot qui revient dans la suite mais est gentil et protège un enfant d'un nouveau modèle de robot plus avancé, et les protagonistes qui tentent de mettre la main sur une carte-mère gardée dans les locaux d'une société de la tech...), de parodie (Jemaine Clement avec ses faux abdos), etc, avec combats de kung-fu, références random (le thème de K2000, Amelia qui fait un fulguropoing, sa main qui devient la Chose de la Famille Addams, etc), moments WTF (M3gan qui se prend pour Tom Cruise dans Mission Impossible avec son wingsuit) et de fanservice (le moment de danse inutile), une Gemma toujours antipathique au possible...

Le tout toujours avec ce ton moqueur et ce second degré, délibérément kitsch et forcé, qui est censé tout excuser et justifier, mais ne fait qu'affaiblir chacune des parties de ce tout bancal, bordélique et qui dure près de deux heures.

Alors à ce niveau, ça n'a plus grand chose à faire dans le cadre de l'Oktorrorfest (pas un gramme d'horreur dans tout ça), et ça n'a pas grand intérêt non plus.

2/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Werewolves (2024)

Publié le 7 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA, Critiques éclair

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Werewolves (2024) :

Un an après qu'une super lune étrange ait déclenché la mutation de la lycanthropie chez près d'un milliard d'humains, provoquant une nuit de massacres à l'échelle mondiale, une nouvelle super lune est sur le point de survenir. Wesley Marshall (Frank Grillo) et son équipe de chercheurs ont passé cette année à tenter de mettre au point un remède - une lotion servant d'écran lunaire entre la peau et la lumière lunaire - mais alors que tous les humains sont barricadés pour échapper à l'astre nocturne, les tests des scientifiques échouent : désormais protégés pendant une heure à peine, Marshall et sa collègue Amy Chen (Katrina Law) doivent traverser la ville envahie de garous, pour rejoindre au plus vite la demeure de la belle-sœur et de la nièce de Marshall (Ilfenesh Hadera, Kamdynn Gary)...

Un métrage horrifique qui ressemble, sur le papier, à un mélange entre The Purge et un film de garous lambda, ce qui n'est pas forcément désagréable, en théorie.

Dans l'exécution, malheureusement, ce n'est pas vraiment convaincant.

Les garous s'en sortent à peu près bien : silhouette plutôt menaçante, transformations mi-physiques mi-CGI honorables compte tenu du budget limité, costume globalement efficace (à l'exception de la gueule des garous, figée dans un rictus pas très probant) ; à l'identique, Grillo fait du Grillo (bon éclat de rire quand le scénario révèle que cet ex-militaire bodybuildé et à la gueule de tueur est en fait docteur en microbiologie) et Katrina Law assure son rôle.

Mais l'écriture est plutôt faible, au delà du postulat initial : répliques clichées, personnages stupides (la belle-sœur est à ce titre déplorable, à accumuler les pires réactions et décisions imaginables malgré avoir été préparée à l'action par son beau-frère pendant une année entière), grosses ficelles et approximations, le film tout entier finit tiré par le bas par son écriture... et c'est bien dommage, parce qu'un survival bien tendu dans lequel des personnages doivent traverser une ville pleine de garous aurait pu donner quelque chose de mémorable.

Donnez ça à un Carpenter lorsqu'il était au sommet de son art, et malgré un budget réduit, on aurait pu avoir un classique. En état, c'est du DTV sorti en salles, avec un véritable abus de lumières stroboscopiques, et des idées mal avisées (donner aux garous des accessoires visuels identifiables, pour leur donner une identité, oui, mais c'est fait sans la moindre cohérence interne).

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Bondsman, saison 1 (2025)

Publié le 28 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Horreur, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Télévision, USA, Review, Musique

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The Bondsman, saison 1 (2025) :

Lorsque Hub Halloran (Kevin Bacon), chasseur de primes, est tué par les sbires de son pire ennemi Lucky (Damon Herriman), criminel désormais en couple avec l'ex-femme de Hub, il revient à la vie : l'Enfer l'a choisi pour qu'il renvoie, d'une balle dans la tête, plusieurs démons qui se sont évadés des Enfers et qui tentent de ramener Lilith, leur maîtresse, sur Terre. Hub devient alors chasseur de démons, son contrat avec le Diable - ou du moins, avec la représentante de celui-ci, Midge (Jolene Purdy) - apparaissant d'un tatouage sur sa chair, et tente par la même occasion de reconquérir son ex-épouse en se vengeant de Lucky...

En 1993, sur la Fox, dans le créneau horaire funeste du vendredi soir, est diffusée Brimstone, où Ezekiel Stone (Peter Horton), policier, finit en Enfer après avoir vengé le viol de sa femme en tuant sadiquement le criminel responsable. Là, le Diable (John Glover) lui offre une chance de revenir sur Terre et de retrouver son épouse, s'il accepte de jouer les chasseurs de prime pour le compte de Satan, et de capturer 113 âmes infernales qui se sont évadées de l'Enfer à l'initiative d'une prêtresse démoniaque. Des âmes damnées marqués dans la chair de Stone sous forme de tatouages, et qui ne peuvent être renvoyées en Enfer que si Ezekiel leur crève les yeux.

La série ne dure que 13 épisodes, mais l'interprétation de Glover et son atmosphère marquent les esprits et font beaucoup d'émules : Reaper, en mode stoner ; Wynnona Earp, en mode western ; et maintenant The Bondsman, pour Amazon, en mode... country familiale.

Parce qu'il faut bien l'avouer, The Bondsman, une production Blumhouse, c'est un peu comme si quelqu'un avait pris Brimstone, limé les numéros de série, mélangé le tout à une pincée d'Ash vs The Evil Dead (un épisode voit même Kevin Bacon, en slip, couvert de sang, une main inutilisable, utiliser un fusil à pompe et une tronçonneuse pour éliminer un démon), un soupçon de Supernatural, une once de Justified, une grosse dose de musique country (Kevin Bacon chante, Jennifer Nettles chante, Maxwell Jenkins chante, tout le monde chante), et n'avait gardé que le jus restant de toute cette concoction : ça n'a pas beaucoup de goût, c'est dérivatif, anecdotique, assez fauché, et c'est déjà annulé par Amazon au terme d'une saison.

Le problème de ce qui ressemble fortement à une pâle copie de ses modèles, c'est que le show est plein de contradictions : il a pour ambition de raconter une histoire de chasse aux démons, mâtinée de drama familial et de vengeance, mais il n'a que 20-25 minutes par épisode pour tout ça (résultat : la chasse aux démons prend 2 ou 3 minutes, apparaît souvent bâclée et est phagocytée par tout le reste) ; il force le personnage principal à jouer les chasseurs de primes pour l'Enfer, sans rien lui offrir en échange (contrairement à Brimstone, ici, aucune promesse de rédemption et de retour sur Terre au terme de sa mission) ; il tente de développer un ton plus léger, mais n'ose pas y aller franchement (quelques scènes ouvertement comiques, mais tout le reste est bien trop sérieux pour fonctionner pleinement) ; il tente aussi de jouer la carte du pathos, çà et là, mais les interactions familiales (avec son ex-femme, son fils, sa mère, etc) et la vibe country empêchent la moins noirceur de prendre racine, etc, etc, etc

Rarement drôle, rarement surprenant, pas très bien rythmé, pas particulièrement fun, le postérieur constamment entre plusieurs chaises, et avec une fin en cliffhanger qui n'aura aucune résolution, le show se regarde assez facilement grâce à son format court, mais frustre beaucoup. Bof. 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Last of Us, saison 2 (2025)

Publié le 21 Septembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Action, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Drame, Thriller, Romance, USA, HBO, Fantastique

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The Last of Us, saison 2 (2025) :

Cinq ans après que Joel (Pedro Pascal) ait libéré Ellie (Bella Ramsey) du laboratoire des Fireflies, le duo est en froid, tiraillés par des non-dits et des secrets problématiques. Ellie, elle, s'affirme en tant qu'adolescente, se rapprochant de sa meilleure amie Dina (Isabela Merced)... sans savoir qu'Abby (Kaitlyn Dever), fille d'un médecin Firefly tué par Joel, est sur la piste de ce dernier, bien décidée à se venger.

Après une saison 1 en demi-teinte, ou du moins qui m'avait laissé assez mitigé et dubitatif, voici la nouvelle fournée d'épisodes de la série, toujours chapeautés par Neil Druckmann et Craig Mazin. Cette fois-ci, seulement 7 épisodes au programme (ce qui, on va le voir, est un problème), et une adaptation partielle du second jeu The Last of Us, un jeu auquel, une fois encore, je n'ai pas joué, et donc pour lequel je n'ai aucun attachement émotionnel particulier (cela dit, j'étais au courant du sort de Joel, et des thématiques principales de cette partie du récit - la vengeance, le cercle vicieux de la violence, la communauté, etc).

Très honnêtement, une fois de plus, ça m'a laissé de marbre, probablement encore plus qu'en saison 1. Ce qui s'explique facilement, en réalité, puisque d'un focus sur le duo Joel/Ellie, assez attachant, le programme bascule cette saison sur un autre duo, Ellie/Dina, une romance adolescente qui a un impact direct sur la caractérisation des personnages.

Parce que l'un des problèmes de cette saison 2, c'est Ellie. Pas au niveau de Bella Ramsey, qui reste une actrice convaincante (quoiqu'en disent bon nombre de boulets en ligne, qui la détestent viscéralement pour son physique), mais de la manière dont elle est écrite.

Un peu comme Harry Potter dans un certain roman de la saga, Ellie fait ici sa crise d'adolescence tardive : elle a 19 ans, elle se croit adulte et invulnérable, elle pense tout savoir, elle ne respecte personne, elle est en colère, elle en veut à Joel de ses mensonges, elle est immature et égocentrique, elle fonce sans réfléchir pour tenter de retrouver Abby et de l'éliminer, quitte à faire preuve d'ultraviolence et de torture pour parvenir à ses fins, avant d'affirmer bien fort qu'elle n'est pas cruelle comme ceux qu'elle tue.

En saison 2, Ellie est ainsi mécontente et bourrée de contradictions, mais tout cet aspect angsty, dark et gritty se trouve confronté, en parallèle, à sa romance avec Dina, une romance très adolescente, et à une écriture qui ne parvient pas à décider si Ellie a été élevée et formée pour être une survivante dans un monde en perpétuel danger, ou si c'est une ado basique, incompétente et impulsive qui fait des erreurs d'ado basique, incompétente et impulsive et oublie totalement tout son entraînement parce qu'elle est amoureuse.

Bref, Ellie est fréquemment agaçante et antipathique (en partie délibérément, en partie non) durant cette saison... ce qui rend le tout assez compliqué, puisqu'elle devient, par défaut, le personnage principal du show. D'autant qu'en parallèle, elle et Dina bénéficient d'une plot armor évidente pendant ces 7 épisodes, ce qui n'aide pas à se passionner pour leur sort.

À côté, les scénaristes tentent d'élargir le monde de TLOF, mais ne convainquent pas vraiment : en envoyant Ellie et Dina à Seattle, un champ de bataille où s'affrontent deux factions (le WLF d'Abby, organisation paramilitaire générique, et les Serafites, religieux extrémistes assez caricaturaux), la production restreint un peu le champ des possibles, préférant insister sur le côté relationnel du programme que sur la pandémie d'infectés, un peu mise de côté : certes, on nous montre d'autres types d'infectés, on nous explique qu'ils deviennent intelligents, qu'ils peuvent se propager via des spores, mais finalement, hormis le siège spectaculaire de Fort Jackson, tôt dans la saison, les infectés finissent par passer en arrière-plan, éclipsés par les différentes factions humaines et par Ellie/Dina.

Il n'est donc guère surprenant que le meilleur épisode de la saison soit, en fin de compte, un épisode totalement en flashbacks, qui revient sur l'évolution de la relation Ellie/Joel pendant l'ellipse de cinq ans entre les deux saisons : c'est touchant, c'est mélancolique, c'est très réussi.

Dommage que juste derrière, la saison touche immédiatement à sa fin, avec un final assez bancal, tout un passage inutile en bateau et chez les Serafites, une mort téléphonée au possible (lorsqu'un personnage secondaire est soudain mis en avant plus que d'habitude au travers de dialogues intenses et émotionnels, c'est qu'il ne va passer l'épisode), une césarienne assez forcée (l'une des sbires d'Abby, enceinte, est frôlée par une balle perdue qui entaille sa gorge sur cinq-dix centimètres... et immédiatement, trois secondes après, elle demande à Ellie de lui ouvrir le ventre au couteau pour sortir le bébé avant qu'elle ne soit vidée de son sang - WTF), des personnages qui se téléportent çà et là, et de manière globale, une fin de saison qui ne résoud rien et qui paraît plus que précipitée.

Tout ça pour permettre une saison 3 retraçant le parcours d'Abby (comme dans le jeu, qui changeait de point de vue à mi-parcours pour mettre le joueur dans la peau de celle-ci) : pas sûr que ça fonctionne vraiment de la même manière dans cette version tv, compte tenu des impératifs et délais de production, de la lassitude du public qui déjà commence à se détourner de la série, et du simple fait que pour l'instant, il est nettement plus facile de se ranger du côté d'Abby que d'Ellie.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Creature Commandos, saison 1 (2024)

Publié le 14 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, DC, HBO, Horreur, Télévision

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Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.

Creature Commandos, saison 1 (2024) :

Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...

Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).

Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.

Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).

Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #200 - Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025)

Publié le 12 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Thriller, Science Fiction, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :

Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...

Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.

Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.

Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.

Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.

Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).

2.25/6 

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Critique éclair #197 - The Pickup (2025)

Publié le 9 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Thriller, Amazon, USA, Review, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Pickup (2025) :

Travis (Pete Davidson), un conducteur de camion blindé glandeur et incapable, est associé à Russell (Eddie Murphy), un vétéran sur le point de prendre sa retraite, pour faire une dernière tournée de ramassage... mais lors du transport, ils sont attaqués par un groupe de criminels qui tente de prendre d'assaut le camion blindé. Ils finissent ainsi à la merci de Zoe (Keke Palmer), leader des criminels, qui s'avère être la jeune femme avec laquelle Travis a passé la nuit précédente...

Une comédie Amazon réalisée par Tim Story, ça n'allait pas être un chef d'œuvre, ni un summum de rythme et d'action vraisemblable. Sans surprise, donc, cette comédie d'action des scénaristes de The Package se traine mollement une fois la première demi-heure passée, et s'essouffle alors considérablement, pas aidée par un Eddie Murphy en pilotage automatique, une Eva Longoria inexistante et un Andrew Dice Clay insipide.

Les personnages sont globalement assez bêtes (le nombre de fois où, en tant que spectateur, on se dit "mais ils sont idiots de faire ça !" est impressionnant, et ce tant du côté des braqueurs que des agents de sécurité), Keke Palmer et Pete Davidson font leur truc dans leur coin (on appréciera ou non, selon que l'on supporte ou non le numéro habituel de Davidson), le caméo de Roman Reigns est rapide et oubliable, et globalement, à part la première demi-heure (mise en place + une course-poursuite efficace sur l'autoroute, qui bénéficie de cascades réelles - bien qu'improbables), un gros ventre mou se met en place, et on s'ennuie rapidement.

Bof.

2.25/6 

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