Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

action

Critique éclair #181 - Superman (2025)

Publié le 21 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, DC, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Superman (2025) :

Peu de temps après que Superman (David Corenswet) se soit interposé dans un conflit entre deux nations souveraines, Lex Luthor (Nicholas Hoult) révèle au monde que le héros a été envoyé sur Terre pour régner sur la race humaine. Figure désormais controversée, le Kryptonien finit dans une cellule d'une prison interdimensionnelle, dont il doit s'échapper au plus vite...

Nouvelle mouture de Superman après la version grim-dark de Snyder, ce Superman 2025 signé James Gunn se voulait plus lumineux, plus léger et plus fidèle à une certaine version papier du héros, avec notamment l'introduction de personnages inédits sur le grand écran, comme Krypto le chien, Mr Terrific, Hawkgirl ou encore Guy Gardner.

Et sur ce plan, c'est assez réussi : contournant volontairement l'origin story habituelle du personnage, pour débuter directement dans l'action et présenter Kal-El comme un héros reconnu, avec des collègues (le Justice Gang n'est pas désagréable, mais finalement assez anecdotique dans le cadre du film - Mr Terrific excepté), des relations établies, des faits d'armes, une romance avec Lois (Rachel Brosnahan), des robots, etc, permet de ne pas perdre de temps, et d'aller droit au but.

Cela permet aussi à James Gunn de multiplier les sous-intrigues, les éléments excentriques, et de proposer un film ouvertement comic book... quitte à produire un métrage un peu bordélique et qui part dans tous les sens.

En fait, ce Superman est tout à fait sympathique, bien interprété, on ne s'ennuie pas trop (quelques longueurs dans la grosse scène d'action finale), Lex est excellent, mais je ne peux m'empêcher d'avoir quelques réserves.

Quelques réserves sur l'abus d'effets visuels tournoyants autour des doublures numériques des personnages qui s'affrontent ; quelques réserves sur la réalisation de James Gunn, avec des angles et des moments parfois laids, et un rendu/une colorimétrie/une finition très numériques ; quelques réserves sur certaines tirades un peu maladroites, çà et là ; quelques réserves sur tout le passage dans la prison extradimensionnelle et la faille qui en résulte, pas particulièrement passionnants, et débordant d'effets numériques inutiles ; quelques réserves sur le sous-développement de plusieurs personnages secondaires ; quelques réserves sur les robots de Superman, pas aussi drôles ou intéressants que Gunn semble le penser ; quelques réserves sur les pseudo-messages politiques dont le Web s'est aussitôt emparé (alors qu'honnêtement, tout est tellement survolé et sous-développé que ça ne mérite vraiment pas tout ce foin) ; et de grosses, grosses réserves sur la bande originale, produit d'une collaboration entre John Murphy et une poignée de compositeurs et orchestrateurs de Remote Control, le studio de Hans Zimmer.

On se retrouve ainsi avec un score musical bancal, qui intègre à l'arrache une partie du thème de John Williams, et lui inflige le traîtement RCP, à savoir le transforme en quelque chose de bourrin, de décérébré et de synthétique. On est loin de l'adaptation intelligente de John Ottman pour Superman Returns, et l'on se retrouve avec quelque chose de générique et insipide, qu'un critique a décrit, à raison, comme "l'équivalent de ces remixes bourrins et simplistes, en "version épique", qui fleurissent sur YouTube et que de jeunes fans biberonnés au style Hans Zimmer/RCP produisent à partir de logiciels VST d'entrée de gamme"

C'est exactement ça. Mais d'un autre côté, je n'ai jamais attendu grand chose sur ce plan de la part de James Gunn, et je redoutais plus que tout un film juke-box : on est passés de Charybde en Scylla, et c'est bien dommage, mais j'ai du mal à m'indigner.

Reste que toutes ces réserves tirent le produit final vers le bas, ce qui est regrettable. Et pendant que les réseaux sociaux chantent les louanges du film ou le vouent aux gémonies (souvent en fonction de l'âge du spectateur et de son attachement à Zack Snyder), moi, je reste mitigé positif. Un essai pas totalement transformé, en somme.

4.5 - 1 pour le score musical piteux + 0.25 pour Krypto + 0.25 pour Supergirl = 4/6 

(mais un petit 4/6)

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Cat's Eyes, saison 1 (2024)

Publié le 20 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Policier, France, Review, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Romance, Comédie, TF1, Amazon

J'avoue : à l'idée d'une adaptation française assez libre de Cat's Eye par TF1 et Amazon en huit épisodes d'une cinquantaine de minutes, je n'avais pas grand espoir. Un peu comme dans le cas de City Hunter, la France a une relation tellement particulière avec certaines séries d'animation que ça aurait pu facilement dégénérer et virer à la mauvaise parodie, surtout avec un budget limité. Mais à ma grande surprise, ce n'est pas sur ce plan-là que la série m'a laissé dubitatif...

Cat's Eyes, saison 1 : 

À Paris, le retour de Tam (Camille Lou), aventurière, amène ses deux sœurs Syl (Constance Labbé), spécialiste en art et Alexia (Claire Romain), adolescente turbulente et fan de parkour, à faire face à la vérité : leur père Michael, mort des années plus tôt dans l'incendie de sa galerie d'art, a été assassiné. Les sœurs Chamade décident alors de mener l'enquête, un enquête qui va les amener à s'improviser cambrioleuses et à visiter le tout-Paris, traquées par Quentin (MB14), l'ex de Tam et policier, et par des criminels violents...

Enfin, je dis que je suis rersté dubitatif, mais ça aurait pu être bien pire, et quand bien même le projet est plein de scories, ça reste honorable. D'ailleurs, ça m'a surpris, dans les premiers épisodes de ce qui est une origin story des Cat's Eyes (de leur équipe, de leur carte de visite, de leur bar, etc) : si je ne voyais alors que les défauts les plus évidents, l'alchimie des trois protagonistes, leurs échanges naturels, et la bonne volonté du tout ont rapidement réussi à m'intéresser.

Après, comme je le disais... c'est loin d'être parfait. Globalement, la série fait un peu Office du tourisme de Paris et des alentours : tour à tour, c'est la Tour Eiffel, le Louvre, Versailles, la Seine, Vaux le Vicomte, la Monnaie de Paris, etc, qui font l'objet de servent de cadre aux cambriolages, de quoi utiliser plein de plans travaillés de la Ville Lumière, des placements produits, etc.

Des cambriolages recourant souvent au gimmick du "on vous montre la réussite de la mission, et on repart ensuite en arrière pour vous expliquer comment elles ont fait", et mis en parallèle d'intrigues sentimentales plus ou moins probantes : Tam et son ex policier (et l'actuelle petite amie de celui-ci, une fliquette insupportable et jalouse), Syl et son mec barman (une relation pas très maîtrisée sur la durée, et qui, vers la fin, n'est là que pour amener les filles à ouvrir leur propre bar), et Alexia et sa copine parkoureuse (alors là, c'est assez désastreux, avec des scènes digne d'une série pour ados, notamment quand le père de sa copine découvre que sa fille est lesbienne).

Et puis il y a les méchants de la série : Gilbert Melki, Guillaume de Tonquédec en fauteuil roulant (qui a droit à une scène où il pête un plomb sur du Rita Mitsouko, qui m'a donné des frissons de honte pour la production tellement c'est WTF et cringe), et Élodie Fontan, peut être la moins bien lotie du lot.

Il faut dire qu'avec son personnage de tueuse pseudo-badass avec long imper en Skaï, flingue de Robocop, perruque approximative (de manière globale, les postiches et couleurs capillaires de la série sont très discutables), et attitude de maychante sarcastique et sadique, elle n'est pas aidée, une sorte de caricature ambulante jamais vraiment crédible, et dont la diction est parfois un peu trop récitative.

Le tout sans oublier Carole Bouquet, qui fait l'objet d'un twist de mi-saison qui ne surprendra absolument personne.

En fait, c'est bien simple : tant que la série reste en mouvement, avec des poursuites, des cambriolages, etc (quand bien même certains de ces éléments manquent un peu de rythme ou de vraisemblance), ça va, l'interprétation est assez naturelle et ça se regarde plutôt bien ; mais dès que l'on retombe dans le mélodrame pur et dur, ou la romance, tout le monde semble se raidir devant et derrière la caméra, la diction se faire plus scolaire et appliquée, l'incompétence de nombreux personnages refait surface, les personnages masculins n'ont aucune épaisseur et ça commence à coincer.

Ce qui ne dérangera clairement pas le public étranger, que la série vise clairement par son côté tourisme et action ; les Français, par contre, risquent de tiquer un peu plus.  

Ah, et j'ai failli oublier le côté musical, que j'ai à peine abordé plus haut : outre l'illustration musicale assez datée (Rita Mitsouko, Girls just wanna have fun, A-Ha, etc), on a droit à une relecture du thème du dessin animé, en deux versions principales différentes - une reprise modernisée (et un peu moins pêchue) qui illustre le générique de début et ses silhouettes en CGI raides  ; et une reprise "dramatique", ralentie et au piano, utilisée vers la fin de la saison. Pas forcément honteux, mais rien de transcendant non plus.

C'est un peu le bilan que je fais du programme : ce n'est pas un désastre, mais ce n'est pas génial non plus. Comme je le disais, ça aurait pu être bien pire, mais en l'état, c'est juste moyen, et probablement un peu trop ambitieux pour son propre bien.

Restera à voir ce que nous apportera la saison 2.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Zorro, saison 1 (2024)

Publié le 13 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, France, Comédie, Histoire, USA, Belgique, Paramount

8 épisodes de 30-40 minutes pour cette adaptation française parodique de Zorro, coproduite par France télévisions et Paramount+, où Jean Dujardin reprend le rôle titre dans une série clairement très inspirée par la série de Disney, mais en mode nettement plus comique et décalé - peut-être même trop, à vrai dire.

Zorro, saison 1 (2024) :

Vingt ans après la fin des aventures de Zorro, Don Diego de la Vega (Jean Dujardin) est désormais notable de Los Angeles, dont il doit prendre la tête de la mairie à la suite de son père (André Dussollier). Mais Diego est écrasé par la présence de celui-ci, et lorsqu'il décède subitement, laissant la ville endettée auprès du malfaisant Don Emmanuel (Éric Elmosnino), Diego décide de remettre le costume de Zorro, et de faire de nouveau rêgner la loi et la justice... sans se douter que cela va totalement bouleverser le couple qu'il forme avec Gabriella (Audrey Dana), un couple embourbé dans la routine.

J'ai envie de dire : oui, forcément, une adaptation française de Zorro, ça ne pouvait se transformer qu'en histoire de couple au point mort rongé par les mensonges, les secrets et les coucheries. C'est tellement... français, en fait, comme approche, que ça laisse occasionnellement dubitatif, d'autant que le programme semble constamment tiraillé entre diverses directions qui se mêlent avec plus ou moins de bonheur.

Ici, de la comédie parodique à la OSS 117, où Diego est un incapable qui se révêle uniquement lorsqu'il porte le masque, à l'égo certain, écrasé par le souvenir de son père, entouré d'incapables (dont Éric Massot), avec un méchant pas très doué non plus (mais qui a parfaitement la tête de l'emploi) et des soldats espagnols encore plus incompétents.

À côté, cette histoire de couple dans la tourmente, avec mensonges, tromperies, jalousies, et toute une sous-intrigue d'adoption très souvent oubliée. Ailleurs, de l'aventure façon cape et épée, avec un Dujardin qui s'amuse bien et des combats efficaces. Soit autant de ruptures de ton improbables, amplifiées par des moments un peu wtf, comme cette tentative de suicide du Sergent Garcia (excellent Grégory Gadebois) après la "mort" de Zorro.

On se retrouve au final avec un programme qui part dans tous les sens : ça commence, pendant quelques épisodes, comme une légère parodie de Zorro, avec un Diego hanté par son père (un gimmick oublié en cours de saison) et qui remet le masque pour affronter Don Emmanuel ; à mi-parcours, on a droit un tournant vaudevillesque, avec un épisode où Garcia accuse Bernardo d'être Zorro, Gabriella veut coucher avec lui, Diego passe son temps à mettre et enlever son costume, les portes de l'hacienda claquent, etc...

Et c'est là le début d'un arc scénaristique qui ne fonctionne pas très bien, et qui s'étend jusqu'à la fin de la saison : parce que Gabriella n'est plus attirée que par Zorro, Diego "part en exil" et Zorro s'installe à l'hacienda. Ce qui amène un épisode où, par besoin d'argent, il tient son propre rôle au casino de Don Emmanuel et attrape la grosse tête...

La série continue alors de partir dans le n'importe quoi, avec la mise en scène de la mort de Zorro, le retour de Diego, Gabriella qui comprend que Diego = Zorro et tente de le faire avouer, puis devient elle-même Zorro pour se venger, la tentative de suicide de Garcia... et enfin, dernière ligne droite, Diego qui devient une véritable caricature de notable exploitant autrui pour préparer la venue du Vice-roi d'Espagne, tandis que Gabriella-Zorro lui met constamment des bâtons dans les roues.

Alors pour être franc, j'étais plutôt intrigué par la direction originale de la série, et par ses premiers épisodes, malgré un côté parodique un peu facile. Dujardin fait (bien) du Dujardin, la direction artistique de la série est efficace, l'action est nerveuse, l'illustration musicale appropriée... 

Mais progressivement, les défauts de l'écriture s'amplifient : un mélange de genres et de directions pas toujours judicieux, des sous-intrigues pas indispensables et un peu sous-développées, une fin en queue de poisson, un rythme inégal - dans l'ensemble, ce Zorro n'est pas désagréable et est assez amusant, mais j'en ressors tout de même mitigé. Trop décousu et éparpillé, et un peu plus de mesure aurait probablement été bénéfique au programme.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #170 - QUINZAINE FRANÇAISE - Les Infaillibles (2024)

Publié le 9 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Les Infaillibles (2024) :

Fliquette marseillaise incontrôlable, Alia (Ines Reg) est envoyée à Paris pour assister une enquête sur un gang de braqueurs qui sème la terreur depuis des mois dans la capitale. Elle est alors associée à Hugo (Kevin Debonne), neveu de la préfète, un flic sérieux et droit dans ses bottes, mais qui n'a pas le respect de ses pairs. Le duo ne se supporte pas, mais bien vite, l'enquête va prendre une tournure sérieuse et personnelle à laquelle les deux policiers ne s'attendaient pas...

Aïe. Une buddy comedy policière produite pour Amazon mettant en scène Ines Reg et son mari d'alors, pour un résultat totalement imbuvable, où rien ne fonctionne vraiment : pour faire simple, ça ressemble à une production Europa Corp, mais sans l'énergie, l'action efficace, ou l'humour (ce qui, peu ou prou, retire le peu d'intérêt des productions Europa).

Le film tente de faire de l'action premier degré, mais n'est jamais crédible (faire d'Ines Reg une superfliquette digne d'un actioner de Statham, mouais) ; le film tente de faire de l'humour, mais ça se limite à Alia et Hugo qui s'envoient constamment des insultes à la tête, les faisant ressembler (surtout Alia/Reg) à deux connards agressifs et antipathiques ; le film tente de créer un semblant de romance, mais c'est tellement sous-développé que ça ne démarre jamais ; et le film tente d'être un polar avec histoire de famille, mafieux, etc, mais c'est tellement mou et soporifique que ça rate totalement.

Bref, c'est un échec assez spectaculaire.

1/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #169 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le Jardinier (2025)

Publié le 8 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, France

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Jardinier (2025) :

Lorsque son nom apparaît sur une liste de cinq hommes à abattre émise par le gouvernement français, Serge Shuster (Michael Youn), haut fonctionnaire, devient la cible d'un commando d'assassins des forces spéciales (Jérome Le Banner, Kaaris, Ragnar Le Breton) qui prennent d'assaut son domicile, et prennent en otage ses proches (Nawell Madani, Carla Poquin). Heureusement pour lui, son jardinier, Leo (Jean-Claude Van Damme), est lui-même un ancien commando, qui va l'aider à se sortir de cette situation périlleuse...

Ouhlà, ce n'est pas bon, tout ça. Un métrage Amazon qui se trouve au carrefour bancal du film d'action à la JCVD, très premier degré (avec un Leo traumatisé, marqué par la vie, intense, qui veut se venger, etc), et de la comédie potache à la Michael Youn, avec Youn en incapable balbutiant, Ragnar en commando un peu barge, et des moments de comédie excentriques (comme cette scène lorsque Youn, dopé à l'adrénaline et vêtu d'un uniforme nazi, botte des culs comme un JCVD de la grande époque, en parlant en allemand).

Sauf que la mayonnaise ne prend pas, le tout n'est pas homogène, c'est mou, pas très bien filmé (les scènes d'action, notamment), l'interprétation est raide et récitative, et que ça dure près d'1h50 (avec notamment toute une scène finale à rallonge totalement superflue).

Pas assez déconnant, trop plat et bancal, énorme bof, à une scène ou deux près.

2/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #167 - Ballerina (2025)

Publié le 4 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Ballerina (2025) :

Lorsque son père est assassiné pour le compte du Chancelier (Gabriel Byrne), la petite Eve Macarro est secourue par Winston Scott (Ian McShane) et formée par les Ruska Roma de la Directrice (Anjelica Huston). À l'âge adulte, Eve (Ana de Armas) décide de traquer le Chancelier, et part pour Hallstatt, en Autriche, pour assouvir sa vengeance...

Après John Wick 4 et la série The Continental, voici un second spin-off de l'univers de John Wick, Ballerina, réalisé par Len Wiseman (réalisateur des Underworld), et s'inscrivant en parallèle des films John Wick de la franchise... et ça ne fonctionne pas trop mal, à vrai dire.

Rien de révolutionnaire au programme, cela dit : ça reste un film d'action dans la droite lignée des Wick, avec des scènes d'action efficaces, une Ana de Armas qui tient bien son rôle, et un scénario de vengeance basique mais approprié, le tout enrobé d'une réalisation plutôt bien tenue et stylisée.

J'ai même envie de dire que contrairement à JW4, il n'y a pas ici cette impression de personnages superhéroïques et invulnérables qui survivent à des chocs et des événements qui auraient tué des humains normaux, voire même des militaires surentrainés - et c'est assez rafraîchissant, je dois dire (à l'image du cadre géographique de l'action, une jolie bourgade lacustre et enneigée), surtout après un quatrième volet de Wick qui poussait le curseur assez loin dans ce domaine.

John Wick, justement, a droit à son apparition dans ce spin-off, une apparition qui, heureusement, ne prend pas trop de place : c'était la bonne attitude à avoir, et Keanu n'éclipse pas de Armas, ce qui était un risque.

Dans l'ensemble, donc, une bonne surprise, nerveuse, punchy, violente et maîtrisée.

4/6 (Norman Reedus, par contre, fait de la figuration) 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #166 - Fountain of Youth (2025)

Publié le 2 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Review, USA, Apple, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Fountain of Youth (2025) :

Traqué par Esme (Eiza González) et ses hommes, qui tentent de l'empêcher de dérober des tableaux rarissimes, Luke Purdue (John Krasinski) revient soudain dans la vie de sa sœur Charlotte (Natalie Portman), et l'entraîne vite dans la tourmente d'une chasse au trésor improbable : engagés par le milliardaire Owen Carver (Domhnall Gleeson), Luke et son équipe sont à la recherche de la Fontaine de jouvence...

Un film Apple Tv réalisé par Guy Ritchie et écrit par James Vanderbilt (Zodiac, les deux Spider-man avec Andrew Garfield, la suite d'Independance Day et les deux derniers Scream), héritier de la famille Vanderbilt qui a réussi à placer l'histoire de sa famille et du Lusitania dans ce métrage...

... un métrage qui ressemble un peu à ce que l'on obtiendrait si un enfant pas très doué découvrait Benjamin Gates et Indiana Jones à l'âge de 10 ans et qu'une fois adulte, il décidait soudain d'écrire un film similaire, en se basant uniquement sur ses souvenirs de l'époque et sur quelques parties d'Uncharted.

C'est mou, c'est dérivatif, c'est assez mal écrit (les dialogues sont clichés), bref, c'est générique et anonyme au possible, et tout cela se retrouve directement à tous les niveaux de la production.

Le casting ? Les seconds rôles sont inexistants, Natalie Portman est en pilotage automatique, et John Krasinski tente de jouer les aventuriers nonchalants et charmeurs, sans avoir forcément le naturel ou le charisme pour y parvenir. La réalisation ? Pas le moindre style, pas de rythme, pas d'énergie... Guy Ritchie était lui aussi en pilotage automatique (en même temps, il est arrivé en tant qe réalisateur remplaçant, donc il ne devait pas être très impliqué). L'écriture ? Comme mentionné plus haut, il n'y a pas une idée originale là-dedans, c'est du grand n'importe quoi du début à la fin, les personnages sont tous sous-développés, les rebondissements sont télégraphiés. La musique ? Inexistante.

Bref, en théorie, ça aurait dû correspondre à tout ce que j'aime dans le genre, mais c'est en réalité un film d'aventures où les aventures sont insipides, les personnages n'ont pas d'alchimie, les idées sont faisandées, et la mise en images est fainéante.

C'est un peu à l'image du titre du film, en fait : générique au possible. Et assez énervant.

1.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #164 - The Instigators (2024)

Publié le 27 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Apple, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Instigators (2024) :

Lorsque deux petites frappes pas très douées de Boston, Rory (Matt Damon), dépressif, et Cobby (Casey Affleck), alcoolique, se trouvent embarquées dans un braquage mal préparé et dérobent un bracelet appartenant à l'ancien Maire véreux de la ville (Ron Perlman), ils sont contraints de prendre la fuite, embarquant avec eux le Dr Rivera (Hong Chau), la psychothérapeute de Rory...

Une comédie criminelle signée Doug Liman, produite par Ben Affleck et Matt Damon, et tournée (probablement avec un budget assez limité) pour Apple Tv... pour un résultat assez typique des productions de plateformes de streaming : c'est regardable, mais c'est assez quelconque et oubliable, jamais particulièrement drôle, pêchu ou tendu, en tout cas pas suffisamment pour convaincre plus que ça.

L'écriture est un peu inégale (la psychothérapeute qui ne cesse jamais d'analyser son client, même en plein milieu d'une course poursuite, c'est parfois assez forcé), une grosse partie du budget semble avoir été consacrée aux cascades automobiles, et la distribution assez prestigieuse (Alfred Molina, Toby Jones, Ving Rhames, Michae Stuhlbarg...) semble fréquemment sous-exploitée, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus un désastre. 

C'est simplement totalement anecdotique.

3/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #162 - The King of Fighters (2009)

Publié le 23 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Fantastique, Review, Jeu vidéo, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The King of Fighters (2009) :

Dans un monde où un tournoi d'arts martiaux se déroule dans une dimension parallèle accessible via des oreillettes bluetooth, Mai Shiranui (Maggie Q) assiste au vol de trois reliques inestimables par Rugal Bernstein (Ray Park), qui disparaît alors dans la dimension parallèle, avec pour objectif de libérer l'Orochi, une entité maléfique qui lui donnera des pouvoirs immenses. Mais pour y parvenir, Rugal attire les autres combattants dans son monde, afin de les éliminer un à un...

Après Street Fighter, Chun-Li, Mortal Kombat, D.O.A, Tekken... voilà encore une adaptation cinématographique d'un jeu de combat, en l'occurrence King Of Fighters... et là on touche le fond.

C'est bien simple, quasiment rien ne fonctionne ici : le casting est hors-sujet, l'interprétation faiblarde, la réalisation incompétente, le montage désastreux, la chorégraphie des combats est approximative, les effets spéciaux fauchés, et le scénario... aïe.

Bref, malgré quelques visages familiers, c'est vraiment mauvais.

1/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Le Seigneur des Anneaux - Les Anneaux de pouvoir, saison 2 (2024)

Publié le 22 Juin 2025 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Amazon, Critiques éclair, Drame, Action, Aventure, USA, UK, Review

Après une saison 1 très attendue, en 2022, mais à l'accueil critique comme public assez mitigé (pour des raisons valables, comme pour des raisons typiquement... réactionnaires) ayant créé une atmosphère assez nocive autour de la sortie du programme, revoici l'adaptation Amazon des événéments précédant le Seigneur des Anneaux.

Toujours 8 épisodes d'une grosse heure au programme, avec un tournage en grande partie relocalisé au Royaume-Uni, pour la suite d'un récit qui ne m'avait pas déplu, malgré un côté un peu éparpillé et des scories inhérentes à une saison 1...

Le Seigneur des Anneaux - Les Anneaux de pouvoir, saison 2 (Rings of Power, season 2 - 2024) :

Après avoir gagné la confiance de Galadriel (Morfydd Clark) et trahi cette dernière, Sauron (Charlie Vickers) part pour l'Eregion où, sous l'apparence d'Annatar, un elfe envoyé par les dieux, il convainc Celebrimbor (Charles Edwards) de créer le reste des Anneaux de pouvoir, notamment ceux destinés aux Nains ; à l'autre bout du monde, le futur Gandalf (Daniel Weyman) croise le chemin de Tom Bombadil (Rory Kinnear), qui le prend sous son aile ; quant à Adar (Joseph Mawle), il réunit ses armées pour écraser une fois pour toutes la menace du retour de Sauron...

Si elle m'avait relativement convaincu, la saison 1 des Anneaux de pouvoir n'était pas sans défauts, loin de là, au premier rang desquels une multiplication des sous-intrigues et des personnages secondaires, qui finissait par brouiller un peu trop les cartes, et par singer trop fréquemment certains points scénaristiques des LOTR de Peter Jackson.

Pour cette saison 2, malheureusement, il en va toujours de même : si le programme se démarque plus franchement de l'influence PJ, pour se concentrer sur une montée en puissance progressive débouchant sur le siège de la ville d'Eregion (dans l'avant-dernier épisode de la saison), la série continue d'avoir des problèmes de structure (parfois inhérents au format et au découpage télévisuel), avec des restes de sous-intrigues conclues de manière précipitée, et d'autres clairement uniquement là pour faire de la mise en place d'événements futurs.

Les points forts et faibles de l'écriture restent toujours les mêmes : les manipulations de Sauron en Eregion fonctionnent, Charlie Vickers ayant radicalement changé d'apparence pour l'occasion, et Charles Edwards étant excellent en orfèvre sous l'influence du Mal ; les mésaventures des nains, et le conflit de Durin confronté à son père, consumé par l'anneau, restent l'intrigue la plus intéressante et la plus attachante de la série (avec une superbe scène finale pour Durin père vs le Balrog) ; tout ce qui touche au Numenor est absolument et complètement insipide (que ce soit à Numenor même, ou sur le continent), avec un vrai déficit de charisme de ce côté-là ; et malheureusement, Gandalf et ses hobbits (dont j'avais apprécié la relation en saison 1) font énormément de surplace, le personnage de Tom Bombadil étant une agréable surprise au milieu d'une sous-intrigue molle qui évoque, par moments, l'entraînement de Luke sur Dagobah (d'ailleurs, pas ultra convaincu par la manière dont le show amène le nom "Gandalf").

Le bilan scénaristique est donc assez inégal, mais je mentirais en disant m'être ennuyé, ou en affirmant que le siège d'Eregion n'est pas impressionnant - ce n'est pas totalement au niveau des films (il reste notamment un côté très studio/télévisuel à certains décors et certains éclairages/cadrages), mais c'est plus qu'honorable compte tenu de l'ampleur et de l'ambition de la proposition.

À l'identique, musicalement, Bear McCreary se démène une fois de plus et parvient à imposer ses thèmes et ses chansons, notamment pour Tom Bombadil, personnage particulièrement casse-gueule s'il en est (léger hors sujet, par contre, sur la "ballade de Damrod" et ses vocalisations death metal).

Ce qui donne, au final, une saison agréable à suivre... mais, un peu comme en saison 1, un peu frustrante : les scories restent toujours présentes (et ne quitteront probablement plus la série, désormais), et empêchent le programme d'être vraiment passionnant de bout en bout, malgré beaucoup de qualités et une interprétation très solide.

À voir en connaissance de cause, donc, et je ne peux m'empêcher de me demander comment la série va bien pouvoir continuer à conserver l'intérêt du spectateur lorsque l'attention des scénaristes va basculer en très grande partie sur Numenor et les humains...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>