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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 1 (2024)

Publié le 6 Avril 2025 par Lurdo dans Animation, Netflix, Critiques éclair, Action, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo

Huit épisodes de 25 minutes environ pour cette série animée Netflix prenant place dans la continuité de la trilogie récente de jeux vidéo rebootant le personnage et son univers... un programme qui demande donc d'avoir joué à ces jeux pour vraiment cerner la personnalité de Lara, bien comprendre ses réactions et savoir qui sont tous ses amis et collègues.

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 1 (2024) :

Toujours hantée par les événements récents l'ayant marquée, Lara Croft (Hayley Atwell) traque Charles Devereaux (Richard Armitage), qui tente de réunir des artefacts de légende dissimulés aux quatre coins de la planète, afin de se venger d'une société secrète descendant des Templiers...

Animée par le studio responsable des Castlevania, de Skull Island ou encore du reboot des Maîtres de l'Univers, tout ça pour Netflix, Tomb Raider : la légende de Lara Croft a été écrite et showrunnée par une scénariste ayant fait ses armes sur... euh... une adaptation ciné de Red Sonja (pas encore sortie), et sur... le calamiteux Witcher : L'héritage du sang.

Un pur produit Netflix, donc, même si ce Tomb Raider s'en sort à peu près honorablement sur le plan de la production : c'est dynamique (les personnages sont ponctuellement un peu raides et l'animation inégale, mais rien de méchant), c'est bien doublé (Hayley Atwell est excellente), c'est assez fidèle à la franchise ; bref, c'est honorable... mais ce n'est pas exceptionnel, notamment sur le plan de l'écriture.

C'est probablement une question de goûts personnels, mais je n'ai pas particulièrement accroché à toute cette histoire d'artefacts et de mythologie chinoise - déjà, parce que je n'ai pas une grande affinité pour tout le panthéon chinois, son esthétique, etc, mais aussi et surtout parce que je n'ai pas les prérequis vidéoludiques nécessaires pour vraiment apprécier cette Lara Croft bourrée d'états d'âme, de culpabilité et de traumatismes, qui pleure fréquemment, qui est particulièrement proche de tous ses amis tout en les maintenant en distance car elle est fermée émotionnellement, etc.

Des amis d'ailleurs jamais vraiment suffisamment présentés et développés pour qu'un néophyte s'y intéresse (par exemple Sam, sur qui repose l'intégralité du cliffhanger final) : je n'ai joué qu'au premier volet de la trilogie rebootée, à sa sortie, (et encore, je ne suis pas allé bien loin à l'époque faute de temps), et donc, la plupart de ces personnages ou des références aux jeux m'ont laissé totalement de marbre - à partir de là, difficile de ne pas trouver un peu maladroite l'insistance de la scénariste/showrunneuse à revenir encore et encore sur les traumatismes de Lara (avec flashbacks fréquents), sur son côté émotionnellement fragile, et sur son besoin de se reposer sur ses amis et compères pour s'en sortir.

Il y a notamment tout un passage à Paris avec Camilla, la BFF de Lara (et plus si affinités ? Elle est présentée comme l'amie d'enfance de Lara, mais la scénariste a, de son propre aveur, délibérément joué la carte du queerbaiting avec quelques sous-entendus), agent badass d'Interpol, des Templiers, les catacombes, de l'accordéon, blablabla : un tout tellement cliché que ça m'a bien fait lever les yeux au ciel. Idem pour Devereaux, au character design assez médiocre, et qui finit par être un bad guy assez anecdotique.

Et puis, je l'avoue, le show part bien trop rapidement dans le surnaturel à mon goût : dès le deuxième épisode, Lara affronte sans broncher des créatures géantes, des fantômes, des démons, etc ; je sais que la franchise n'a jamais hésité à aller franchement dans cette direction, mais il n'y a ici aucune montée en puissance dans le surnaturel, on y va à fond dès les premiers épisodes, il y en a partout, tout le temps, ça bourrine et ça finit par une déesse chinoise, une menace de destruction complète de la Terre, un paradis perdu, et des dinosaures.

Parce que oui, il fallait bien placer des dinosaures, au cours d'un ultime épisode faisant très (trop) jeu vidéo, avec pièges et énigmes à résoudres, et, donc, un immense T-Rex... que Lara finit par achèver au fusil à pompe sur fond de musique triomphale. Parce que c'est dans le jeu vidéo. Youpi.

Je le redis : j'ai eu du mal. La série est tellement inféodée aux trois jeux vidéos, à leur caractérisation de Lara et aux clichés du support qu'elle finit par frustrer et par agacer un peu... heureusement, l'interprétation de Hayley Atwell reste enthousiasmante et énergique, portant quasiment l'intégralité du show sur ses épaules. Le reste, malheureusement, étant trop peu inspiré pour me convaincre.

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Critique éclair #131 - Old Guy (2025)

Publié le 4 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Thriller, USA, Irlande, UK, Critiques éclair

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Old Guy (2025) :

Fatigué et récemment blessé à la main, en plus de souffrir d'arthrose, Dolinski (Christoph Waltz), tueur à gages renommé, reçoit pour ultime mission de superviser Wihlborg (Cooper Hoffman), un jeune assassin de la Gen Z difficile à canaliser. Mais la mission prend un tournant dramatique quand, envoyés en Irlande du nord, le duo se trouve pris entre deux feux...

Mouais.

Une comédie d'action sans beaucoup d'action ni de comédie, chapeautée par Simon West qui nous propose pourtant ici un métrage assez mou et décousu, ce Old Guy est très oubliable.

Aucun des relations (que ce soit celle de mentor/protégé de Dolinski et Wihlbord, ou la pseudo-romance de Dolinski avec son amie de long date, jouée par une Lucy Liu fidèle à elle-même - et est ici sous-exploitée) ne paraît suffisamment développée, le récit reste assez quelconque, il n'y a aucun style, et les quelques éléments un peu excentriques (Dolinski qui s'éclate en boîte de nuit, par exemple) ne débouchent sur rien.

Pas grand chose à en dire de plus, en fait, c'est du pilotage automatique.

2/6

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Section 31 (2025)

Publié le 29 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Star Trek, Télévision, USA, Thriller, Discovery

Non, je n'ai pas rangé la critique de ce téléfilm Star Trek : Section 31, diffusé à l'arrache en janvier, dans la rubrique Cinéma, et pour cause : avec tout juste 90 minutes au compteur, Section 31 n'est pas un film à proprement parler, mais clairement un patchwork de plusieurs épisodes de la série Section 31, telle qu'elle était initialement conçue. Une sorte de gros pilote en trois parties, qui ne mérite honnêtement pas l'appelation "Star Trek"...

Star Trek - Section 31 (2025) :

Avec son équipe, composée de Quasi (Sam Richardson), un métamorphe, de Fuzz (Sven Ruygrok), un organisme microscopique pilotant un corps mécanique aux apparences de Vulcain, de Zeph (Robert Kazinsky) et son exosquelette robotique, de Melle (Humberly Gonzalez), une Deltane, et de Rachel Garrett (Kacey Rohl), représentante de Starfleet, Alok (Omari Hardwick), un Augment travaillant pour la Section 31, vient trouver Philippa Giorgiou (Michelle Yeoh) pour lui demander son assistance : une arme cataclysmique est sur le point d'être vendue dans le secteur, et la Section 31 veut arrêter la transaction... d'autant que l'arme est directement liée au passé de Giorgiou dans l'univers miroir.

Six années se sont écoulées depuis l'annonce très prématurée de ce spin-off, alors prévu pour être une série tv avec un Michelle Yeoh qui n'avait pas encore connu la renaissance de sa carrière. Depuis, elle a eu un Oscar, Discovery est terminée, et le "boom" du streaming s'est bien calmé (traduction : Paramount ne veut plus investir autant d'argent qu'avant dans de nouveaux projets).

On se retrouve donc avec ce téléfilm bâtard, au budget plus limité, qui semble compiler vaguement trois épisodes (ou un pilote et une conclusion hâtivement bricolée), et qui est pleinement suffisant pour comprendre que le projet Section 31 était une mauvaise idée.

Et ce, sans même s'attarder sur la fascination que semblent ressentir Kurtzman et son équipe pour le concept même de la Section 31 : il faut dire qu'il est probablement plus simple de développer des projets et des idées pour un groupe de barbouzes des services secrets sans foi ni loi, à mi chemin entre la Suicide Squad, Mission Impossible et les Gardiens de la Galaxie, plutôt que de s'efforcer de faire du Star Trek pur et dur.

Encore que : si c'était si simple, je pense que ce Section 31 ne serait pas aussi... mauvais.

Visuellement, c'est clinquant, vulgaire, laid, et la réalisation d'Olatunde Osunsanmi (monsieur "plans tournoyants" sur Discovery) est au mieux quelconque ; musicalement, c'est insipide, avec des chansons nazes dans le nightclub tenu par Giorgiou et un rappel du thème de Star Trek, vers la fin du métrage, qui est tout sauf mérité ; conceptuellement, c'est creux, faussement edgy, avec des dialogues trop contemporains pour être crédibles ("you're a bad bitch"), et une équipe créative qui fait tout pour que ses personnages soient badass et ultracools... en vain.

Quand au scénario, c'est générique au possible : comme précédemment, les scénaristes tentent d'humaniser Giorgiou, en lui donnant une histoire d'amour impossible, mais ça revient à tenter d'humaniser Hitler en expliquant qu'il est devenu ainsi parce qu'il a eu le cœur brisé dans sa jeunesse - ça ne fonctionne pas.

Et puis l'on sent que le brainstorming, lors de la création des personnages, a été des plus... approximatifs : une impératrice sarcastique et cannibale, un métamorphe balbutiant, une Deltane sexy pour séduire les méchants, un cyborg à grande gueule (dont on se demande s'il n'a pas été conçu comme un ancien Borg, tant il y ressemble visuelllement), un Vulcain peroxydé ultra-excentrique et émotif à l'accent irlandais (qui rit comme le Joker), un Augment traumatisé, et pour vaguement lier le tout à Star Trek, une future capitaine de l'Entreprise. On se demande même si, pour créer tout ça, les scénaristes n'ont tout simplement pas lancé des fléchettes sur un tableau couvert d'idées aléatoires.

Quoiqu'il en soit, cette Section 31 prend l'eau de partout, s'avérant assez symptomatique de l'approche Kurtzman de la franchise : il faut que ça pête, il faut que ça soit cool, il faut que ce soit sexy, bref, il faut que ça plaise aux jeunes, ou du moins, que ça accroche l'œil des utilisateurs des plateformes de streaming. Et c'est à peu près tout.

Ça n'a pas grand chose à voir avec Star Trek (d'ailleurs, hormis les noms des races et les quelques notes du thème à la fin, le tout semble se dérouler dans un autre univers), c'est générique et, qualitativement, c'est médiocre, au mieux.

À oublier très vite.

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Critique éclair #128 - The Killer's Game (2024)

Publié le 28 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Catch, Romance, Comédie

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The Killer's Game (2024) :

Tueur à gages renommé, Joe Flood (Dave Bautista) est amoureux de Maize (Sofia Boutella), une danseuse à qui il cache sa véritable profession. Un jour, cependant, Flood apprend qu'il est atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : il n'a plus que quelques mois à vivre, et il décide alors de mettre un contrat sur sa propre tête, afin que sa compagne hérite de son assurance-vie. Antoinette (Pom Klementieff), son ennemie jurée, déchaîne alors tous ses mercenaires (Terry Crews, Scott Adkins, Marko Zaror, Drew Galloway, Daniel Bernhardt, Lee Hoon, etc) sur lui... jusqu'à ce que Flood apprenne que son médecin s'est trompé : il n'est pas mourant, et il va devoir survivre à tous ses collègues s'il veut parvenir à protégrer Maize, prise entre deux feux...

Que se passe-t-il lorsqu'un script de film d'action assez classique (apparemment adapté d'un roman) passe près de 30 ans en development hell, avec pléthore de réalisateurs et d'acteurs attachés au projet (Wesley Snipes, Michael Keaton, Jason Statham, etc), avant d'aboutir chez Lionsgate, dans les mains d'un Dave Bautista à la recherche d'un film un peu différent ? Et bien ça bénéficie d'un budget un peu plus important, ça attire une distribution un peu plus prestigieuse, ça sort en salles... et malheureusement, c'est accueilli comme un "gros" film d'action, et pas le quasi-DTV que The Killer's Game est réellement.

Résultat : TKG a été fracassé par la critique, a fait un bide en salles... alors que, toutes proportions gardées, c'est un DTV d'action tout à fait sympathique. Le postulat est classique, certes, mais le traitement est assez décontracté, avec un peu de style dans les visuels et la musique ; l'action est délibérément exagérée, avec des tueurs à gage tous plus improbables les uns que les autres ; le film prend une demi-heure à poser son couple principale et leur romance ; et entre Batista, Boutella, Klementieff, Galloway, le réalisateur (déjà à l'origine de Day Shift) et un paquet d'incontournables du genre, on a souvent l'impression d'un film de potes, avec ce que ça a de points positifs et négatifs.

On ne s'ennuie pas, c'est assez bien rythmé, c'est ludique... bref, pris comme un DTV un peu friqué, c'est relativement agréable.

4/6 

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Critique éclair #127 - Back in Action (2025)

Publié le 26 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Thriller

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Back in Action (2025) :

Anciens espions étant retournés à l'anonymat après l'échec d'une mission, Emily (Cameron Diza) et son époux Matt (Jaime Foxx) ont fondé une famille et élèvent désormais leurs enfants Alice (McKenna Roberts) et Leo (Rylan Jackson). Jusqu'au jour où leur visage apparaït sur les réseaux sociaux, amenant aussitôt sur eux l'attention d'anciens alliés et d'ennemis jurés...

Une comédie d'action Netflix, ultra-dérivative et générique, qui a pour seuls mérites de permettre les retrouvailles de Jamie Foxx et de Cameron Diaz, de laisser Glenn Close s'amuser un peu en ex-espionne psychorigide avec un amant beaucoup plus jeune, et de mettre en scène des cascades automobiles sans trop d'effets numériques (ce qui n'est pas plus mal, vu que les effets numériques du film sont globalement inaboutis).

Le reste ? Du pilotage automatique, entre toute l'introduction en mode James Bond/Mission Impossible du pauvre, la mise en place de toute la vie parentale, la traque par les méchants et les autorités, la visite de Maman en Angleterre, l'adolescente rebelle à baffer, tous les éléments uniquement là pour être réutilisés plus tard dans le film, et le twist ultra-prévisible sur le méchant... tout est évident, basique, pour ne pas dire superficiel et cliché.

Alors ça se regarde vaguement, malgré ses deux heures au compteur, mais ça ne vaut pas forcément le détour. Une production Netflix, en somme.

2.5/6 

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Critique éclair #126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024)

Publié le 24 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Fantastique, Critiques éclair, Japon, USA, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim - 2024) : 

Deux siècles avant la découverte de l'Anneau unique, Hera, fille du Roi Helm du Rohan, se trouve contrainte de prendre la tête de son peuple lorsque Wulf, un seigneur rival, s'allie aux mercenaires Haradrim de son père, tué par Helm, pour se venger et prendre la tête du Rohan...

Un long-métrage d'animation japonais co-écrit par Philippa Boyens, et adaptant librement les Appendices du Seigneur des Anneaux, pour proposer un récit de princesse guerrière pas particulièrement original, avec une dose de fanservice inévitable (les thèmes musicaux, quelques voix au doublage, les mentions inutiles de Gandalf ou de Saruman à la fin), et des visuels qui divisent.

Il faut dire que c'est un peu le problème de base, quand on conçoit un tel projet, surtout dans un style anime très marqué : il faut réussir à impliquer le spectateur, alors que les personnages n'ont pas de réelle identité visuelle (au delà de "personnage d'anime"), ont une caractérisation assez basique, que l'animation est parfois inégale, et que globalement, le métrage ne fait que répêter peu ou prou ce que l'on a déjà vu dans la trilogie principale (le siège-bis du gouffre de Helm est à ce titre catapulté et décevant).

Ici, je ne peux pas dire que ça ait fonctionné sur moi : c'est longuet pour ce que ça raconte, c'est redondant, ça n'est jamais vraiment aussi intense et dramatique que ça semble vouloir l'être et esthétiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître le travail abattu du côté production.

Bof. 

2.75/6

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Les bilans de Lurdo - Star Wars : Skeleton Crew, saison 1 (2024)

Publié le 16 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Disney, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Star Wars, Télévision, Review, USA, Science Fiction, Jeunesse

Les critiques et le Web ont tranché : à part Andor (que je trouve toujours relativement surestimée, une série d'espionnage et de résistance très classique, sur un personnage insipide, le tout avec une skin Star Wars) et peut-être les deux premières saisons du Mandalorien, Skeleton Crew serait la meilleure production Star Wars depuis la trilogie originelle.

Un refrain que l'on commence à connaître par cœur et qui ne veut plus rien dire, mais qui intrigue. D'autant que Skeleton Crew, écrite et produite par Jon Watts (les Spider-Man de Marvel) se présente ouvertement comme une production ultra-nostalgique, un film d'aventure jeunesse Amblin façon Goonies avec une skin Star Wars : pas forcément une œuvre particulièrement révolutionnaire, sur le papier. Mais peut-être qu'au terme des huit épisodes de 25-50 minutes de la série, mon opinion va changer...

Star Wars - Skeleton Crew, saison 1 (2024) :

Cinq ans après la chute de l'Empire galactique, quatre enfants d'une planète reculée et cachée découvrent, enfoui sous terre, l'épave d'un vaisseau inconnu, qui se réactive et les emmène dans une folle course au trésor à l'autre bout de la galaxie. Wim (Ravi Cabot-Conyers), Fern (Ryan Kiera Armstrong), KB (Kyriana Kratter) et Neel (Robert Timothy Smith) vont alors faire la connaissance de Jod (Jude Law), un pirate de l'espace aux mystérieux pouvoirs...

Et dans l'ensemble, c'est tout à fait regardable, je dois dire. Particulièrement référentiel, régressif et nostalgique, au point d'en être un temps particulièrement agaçant - tout y passe : outre la franchise Star Wars (y compris les téléfilms des Ewoks et le Holiday Special), Skeleton Crew repompe à droite et à gauche, dans les Goonies, Explorers, Pirates des Caraïbes, Peter Pan, L'île au trésor/la Planète au trésor, Le Vol du Navigator, Indiana Jones, voire même le récent Star Trek Prodigy -, Skeleton Crew prend progressivement de la vitesse, porté par un Jude Law impeccable en ex-Padawan devenu pirate manipulateur, et finit par être même assez spectaculaire.

Il faut dire que visuellement, ça tient vraiment bien la route, probablement mieux que bon nombre d'autres productions Disney +, et cela est à la fois dû aux réalisateurs présents sur le projet (outre Watts, on peut citer Bryce Dallas Howard, le duo derrière Everything Everywhere All at Once, ou encore le réalisateur de Twisters), à la direction artistique efficace (même si parfois très "on a pris un film Amblin et on a remplacé les vélos par des speeders") et à l'excellent travail d'ILM sur le projet.

Le tout se regarde donc assez agréablement, le casting secondaire est amusant (Nick Frost en robot-pirate, Matthieu Kassovitz en chef de guerre, Kelly McDonald en chasseuse de primes, mais aussi Alfred Molina ou encore Stephen Fry au doublage de certains personnages), mais ce n'est pas sans défauts.

Parfois, ces défauts sont issus de l'écriture : à trop coller au moule Amblin, Skeleton Crew semble occasionnellement être une pâle copie plutôt qu'un hommage ; il y a beaucoup de grosses ficelles et de raccourcis maladroits qui sont uniquement là pour permettre aux épisodes de rester sous la barre de la demi-heure à peine ; certaines idées sont vraiment assez ratées (la planète de Kassovitz, dont la "fille" est un enfant soldat à l'accent français approximatif, et qui forcément fait des cabrioles en mode Parkour) et, plus problématique, les quatre enfants principaux sont sous-développés, et réduits à des traits de caractère basiques (et un peu à des quotas de diversité, aussi).

Il y a ainsi Wim, le petit métis impulsif qui rêve d'aventure ; Fern, la caucasienne de bonne famille qui se rebelle et s'autoproclame leader du groupe ; KB, asiatique handicapée depuis un accident et porteuse de prothèses cybernétiques ; et Neel, l'extraterrestre petit gros de service. Quatre personnages qui ne convainquent que partiellement, Wim et Fern s'avérant assez peu sympathiques (j'ai énormément de mal avec Fern, très clichée, et à l'interprétation que je qualifierai de "Cara Delevingnesque"), alors que KB et Neel restent souvent sous-exploités (ce n'est pas une surprise si ce sont ces deux derniers personnages qui, lorsque la série prend quelques instants pour respirer, se démarquent du reste).

Et puis je n'ai pas été particulièrement séduit par la bande originale du fils de Michael Giacchino, un peu trop éparpillée : ici, c'est de la musique de pirates, là, quelque chose de trop subtil pour marquer les esprits, ailleurs, on retrouve le souffle Star Wars, bref, c'est un peu inégal (du moins, tel que présenté à l'écran).

À l'image de la série, en fait, pleine de bonne volonté et de bonnes intentions, mais parfois maladroite, et fréquemment précipitée. Skeleton Crew, c'est sympathique, les plus jeunes adoreront probablement, mais je suis resté sur ma faim pendant les deux premiers tiers de la saison.

Cela dit, ça reste honorable, et plus homogène et/ou qualitatif que les dernières séries Star Wars comme The Acolyte...

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Les bilans de Lurdo - Kite Man, saison 1 (2024)

Publié le 9 Mars 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, DC, HBO, Comédie, USA, Review, Fantastique, Science Fiction, Télévision

Spin-off en 10 épisodes de la série d'animation Harley Quinn (qui commence à gentiment tourner à vide) ce Kite Man : Hell Yeah ! n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la formule de la série d'origine : un couple principal amoureux et déjanté, un groupe de seconds couteaux éclectiques et pas très futés, des références et clins d'œil moqueurs, et des antagonistes menaçants... sans oublier le gimmick ambulant Bane, qui est abonné à des sous-intrigues soulignant toujours plus son incompétence.

Kite Man, saison 1 (Kite Man : Hell Yeah ! , season 1 - 2024) :

Amoureux et désireux de s'établir ensemble, Kite Man (Matt Oberg) et sa compagne Golden Glider (Stephanie Hsu) finissent par racheter Noonan's, bar miteux pour super-méchants, qu'ils gèrent tant bien que mal, entourés de leurs habitués Bane (James Adomian), la Reine des Fables (Janelle James), les Dubelz (Michael Imperioli), etc, sans oublier le personnel du bar, Sean Noonan (Jonathan Banks) et Malice Wundabar (Natasia Demetriou)... Mais l'Équation d'anti-vie de Darkseid (Keith David) finit entre leurs mains, et Lex Luthor (Lance Reddick/Amuche Chukudebelu) et Helen Villigan (Judith Light) sont prêts à tout pour l'obtenir.

Les scénaristes (tous issus de Harley Quinn) ne s'en cachent pas, et le titre original de la série (Noonan's) était assez clair à ce sujet : Kite Man a été conçue comme une version animée et superhéroïque de Cheers, avec ce que ça implique de format sitcom et de personnages secondaires.

Et effectivement, la série s'avère assez agréable à regarder, pour peu que l'on n'en attende pas plus qu'un contenu léger et parodique. Pour tenter d'impressionner son père, Kite Man tente d'obtenir un vrai pouvoir, et se transforme un temps en Beast Mode (une sorte de super bro super connard) ; Glider tente de contrôler ses pouvoirs et d'assumer ses mommy issues ; Bane remonte le temps via des toilettes magiques (visiblement, un des scénaristes a récemment revu Hot Tub Time Machine) et tombe amoureux de la mère de Glider, dans les années 80 ; une poule s'empare de l'Équation et devient un kaiju géant et destructeur ; l'élection du Méchant célibataire le plus sexy déchire la communauté des super-méchants ; Darkseid finit par arriver ; et toute la saison se conclut par de la baston générale entre les habitués de Noonan's et les sbires de Luthor... entre autres.

Et pendant tout ce temps, le couple Kite Man/Glider reste toujours sympathique et attachant, jamais trop criminel, vulgaire ou sarcastique pour agacer le spectateur, et les épisodes s'enchaînent, toujours rythmés et amusants, avec quelques caméos rigolos (Richard Kind en inspecteur de l'hygiène, Clayface, Frank la plante carnivore...) et une écriture qui n'a toujours que faire de la censure... ou presque, puisque comme d'habitude, à l'Américaine, on peut montrer tous les démembrements et les litres de gore imaginables, mais la nudité, c'est verboten.

Pas forcément surprenant, en soi, mais quand les scénaristes font exprès de placer toute une scène de combats dans un spa, avec une Glider totalement nue (mais stratégiquement floutée) qui tue tout le monde en faisant des pirouettes, on se demande bien quel intérêt ils y trouvent... (d'autant que ce n'est même pas fait sur un ton comique, à la Austin Powers).

Mais peu importe. En conclusion, Kite Man, c'est tout à fait honorable et regardable, mais il faut bien avouer que le programme ne parvient pas forcément à justifier l'existence de ce spin-off anecdotique, au delà du gimmick memesque "Kite Man c'est un loser, et ça, c'est drôle".

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Critique éclair #116 - Kraven the hunter (2024)

Publié le 3 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Fantastique, Sony, Marvel, USA, Review, Science Fiction

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Kraven the hunter (2024) :

Les origines de Kraven (Aaron Taylor-Johnson), fils du cruel mafieux Nikolaï Kravinoff (Russell Crowe), qui, après un accident de chasse dans la savane, se voit doté de capacités physiques extraordinaires et surhumaines. Il devient alors "Le Chasseur", tueur à gages chassant les pires criminels de la planète... Il attire alors l'attention du Rhino (Alessandro Nivola), un mercenaire bien décidé à prendre la place de Nikolaï à la tête de la pègre russe, et qui kidnappe Dmitri (Fred Hechinger), le frère de Kraven, pour tendre un piège à ce dernier...

Énième tentative de Sony d'exploiter l'univers étendu de Spider-man sans utiliser le personnage principal, après une trilogie Venom médiocre, Morbius et le récent (et incompétent) Madame Web, Kraven tente de faire de l'un des antagonistes du Tisseur un anti-héros bodybuildé et sympathique, mais ne parvient jamais à le rendre intéressant ou dynamique.

Il faut dire qu'avec près de deux heures au compteur, avec une distribution secondaire unanimement insipide et transparente (le Rhino, l'Étranger, le Caméléon, Calypso... hormis Kraven et Russell Crowe, pas de salut) et avec des effets numériques très inégaux (le duel final contre le Rhino est... immonde), il n'y a pas forcément grand chose à sauver de ce long-métrage souvent inerte, qui aura passé plus de temps en development hell qu'en salles. et qui se contortionne in extremis (en vain) pour tenter d'amener une fin alignée sur le comics.

Quelques scènes d'action surnagent (quand elles ne sont pas tirées vers le bas par des doublures numériques caoutchouteuses), la post-synchro est approximative mais passable, et dans l'ensemble, c'est assez terne et mollasson. Espérons que ce Kraven signera la fin de l'ère Marvel-Sony dans cette incarnation frustrante... mais bon, je ne me fais pas trop d'illusions.

2.25 - 0.25 pour la reprise intégrale (et bien fainéante) du thème d'Octobre Rouge de Poledouris durant toute l'introduction, parce que "hey, ça se passe en Russie, trouvez-moi un truc qui sonne vaguement russe, même si ça n'a rien à voir avec le film" = 2/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - What If...?, saison 3 (2024)

Publié le 1 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Marvel, MCU, Les bilans de Lurdo, Télévision, Disney, Science Fiction, Fantastique, Jeunesse, USA, What If

Les deux premières saisons de What If...? étaient de bonnes surprises, des anthologies souvent légères et amusantes, parfois un peu plus sérieuses, qui présentaient des scénarios alternatifs aux événements du MCU.

Certes, la saison 2 était tout de même un cran en dessous, victime de scénaristes ayant confondu la popularité du personnage de Capitaine Carter avec un besoin impérieux de la faire figurer dans la moitié des épisodes de la saison, et paradoxalement, la sérialisation de l'anthologie était ainsi devenue inutilement trop prononcée... mais ce n'était pas rédhibitoire pour autant.

Pour cette saison 3, annoncée comme l'ultime saison de la série par un Marvel qui freine un peu sur son calendrier et resserre ses budgets, peu de changement (la showrunneuse a passé la main à son bras droit des deux premières saisons, mais tout de même a écrit deux épisodes), mais une réception étrangement hostile de la part des critiques qui, pour beaucoup, semblent tout juste découvrir le concept et le ton général de la série après trois saisons, reprochant soudain à ce programme (diffusé à Noël, rappelons-le) de ne pas être plus profond, plus sombre et plus dramatique... ou tout l'inverse.

What If...?, saison 3 (2024) :

- 3x01 : "What If... the Hulk Fought the Mech Avengers?" : Après qu'une transformation incontrôlable de Hulk ait donné naissance à l'Apex, un kaiju indestructible accompagné de Gamma Beasts innombrables, la Guerre Gamma a ravagé la Terre, et les Avengers survivants ont vaincu les monstres à bord de leurs Mecha-Avengers. Mais l'Apex est de retour, et Captain America (Anthony Mackie) doit partir à la recherche de Bruce Banner (Mark Ruffalo), en exil...

Un mélange de Godzilla, de Pacific Rim, des Avengers, de Voltron, de Macross, etc, avec un gros casting vocal, des plans plutôt jolis, et des inspirations assumées (la version finale de Hulk), pour un tout qui se regarde, sans plus. Il faut dire que je ne suis pas forcément fan du genre "méchas vs monstres", donc...

- 3x02 : "What If... Agatha Went to Hollywood?" : Parce qu'elle veut s'emparer des pouvoirs du Céleste Tiamut, Agatha Harkness (Kathryn Hahn), star du Hollywood des années 30, décide de recourir aux services de Kingo (Kumail Nanjiani), l'ultime Éternel, pour réaliser un dernier rituel. Mais le maître de Kingo, Arishem, ne l'entend pas de cette oreille...

Un épisode années 30 et comédie musicale très divertissant, et visuellement assez spectaculaire. Les acteurs s'amusent clairement au doublage, le numéro de danse virevolte dans tous les sens, et il est amusant de constater que le MCU animé gère mieux l'existence des Éternels que le MCU cinématographique.

- 3x03 : "What If... the Red Guardian Stopped the Winter Soldier?" : Au début des années 90, le Red Guardian (David Harbour) part pour les USA, afin de prouver qu'il a plus de valeur que le Soldat de l'hiver (Sebastian Stan), envoyé tuer les Stark. S'en suit un road trip avec les deux hommes, des soldats aux caractères radicalement différents, traqués par Bill Foster (Laurence Fishburne)...

À nouveau, un épisode plutôt comique, en mode buddy comedy, dont on sent que les acteurs (Harbour en tête) s'en donnent à cœur joie en forçant le trait. C'est rythmé, plein d'action, c'est assez drôle, bref, c'est réussi, avec en prime une référence sortie de nulle part à Thelma et Louise.

- 3x04 : "What If... Howard the Duck Got Hitched?" : Lorsqu'ils se rencontrent durant une fête donnée par Thor, c'est le coup de foudre entre Howard le canard (Seth Green) et Darcy (Kat Dennings), qui finissent par se marier et par donner naissance à un œuf. Mais bien vite, toutes les forces du mal de l'univers tentent de mettre la main sur cet œuf au destin unique...

Troisième épisode à la suite dans le registre de la comédie, avec ici un gros, gros casting vocal (presque tout le monde reprend son rôle), une chanson de KISS et une animation décomplexée, en mode course poursuite à la Benny Hill aux quatre coins de la galaxie, avec une fin façon Arche d'alliance. Ça n'a pas dû être économique à produire, mais c'était rigolo.

- 3x05 : "What If... the Emergence Destroyed the Earth?" : Le Watcher observe un monde où, après la destruction de la Terre au cours de l'Émergence de Tiamut, Mysterio (Alejandro Saab) a pris le contrôle des ruines à l'aide de ses illusions et de son armée de robots. Avec une poignée de survivants, Riri Williams (Dominique Thorne) tente de vaincre Vision et son maître...

Mwébof, celui-là, une version post-apocalyptique pleine de seconds couteaux d'un univers improbable, avec en tête d'affiche une Riri Williams qui déjà ne convainquait pas particulièrement dans Black Panther 2. Quant à la toute fin, à savoir lorsque le Watcher cesse de se contenter de regarder et intervient semi-directement, mouais... c'est la suite logique de ce qui a été amené jusque là dans la série, mais je n'ai pas trop envie que ça fasse toute la fin de la série là-dessus.

- 3x06 : "What If... 1872?" : Justicier au Far West, Shang Chi (Simu Liu) et sa coéquipière Kate Bishop (Hailee Steinfeld) partent sur les traces du malfaisant Hood, qui enlève et exploite les immigrants chinois, et est responsable de la disparition de Xi (Meng'er Zhang), la sœur de Shang Chi...

Une sorte de Shang Chi 2 en version western (avec une confrontation finale entre Schang Chi et sa sœur qui ressemble probablement à ce qu'aurait donné le final d'un SC 2 ou 3), plutôt bien mené, même si au final, tout reste très prévisible. Uatu continue d'intervenir, ce qui débouche sur un double épisode final qui lui est consacré...

- 3x07/08 : "What If... the Watcher Disappeared?"/"What If... What If?" : Lorsqu'elles réalisent que Uatu est en danger, Captain Carter (Hailey Atwell), Kahhori (Devery Jacobs), Storm (Alison Sealy-Smith) et Byrdie (Natasha Lyonne) cherchent à accéder à la Cinquième dimension, et ont recours pour cela à un Infinity Ultron pacifiste (Ross Marquand). Mais les Watchers ont déjà décidé du sort de Uatu (Jeffrey Wright) et une ultime bataille débute alors pour sauver ce dernier...

Un double épisode final assez bof, en partie parce qu'à nouveau centré sur la team Girl power de Captain Carter (je ne suis pas du tout fan du personnage de Byrdie, façon rock chick/riot grrrl au doublage très... spécial), mais aussi parce que la deuxième moitié dégénère dans de la baston à la DBZ avec des personnages surpuissants, une fusion, une absence totale de véritables conséquences (tout le monde se passe à tabac, mais même pas un bleu), un transfert de pouvoirs bien trop facile, et un sacrifice de Carter (encore une fois) assez attendu.

Ça se regarde sur le plan du spectacle pur et simple, mais je n'ai pas trouvé tout ça particulièrement intéressant, à une scène ou deux près.

(et puis la manière dont Storm-Thor est introduite à l'arrache, juste histoire d'utiliser la doubleuse, mwébof)

Bilan saisonnier :

Une ultime saison frustrante, car proposant quelque chose de ludique et de léger dans sa première partie, avant de rebasculer dans ses travers habituels et de tout centrer sur Captain Carter vers la fin. Ce qui est un exemple assez typique de surexposition : j'aime bien le personnage de Carter en tant qu'homologue interdimensionnel de Rogers, mais entre la saison précédente et cette fin de saison, là, c'est trop.

D'autant plus que le show reste assez maladroit dans sa manière de cocher les cases du cahier des charges de représentativité habituel chez Marvel TV et Disney (on place un maximum de personnages secondaires féminins et/ou issus de la diversité, mais ils font à peine plus que de la figuration) ou de rendre OP ses personnages inventés, comme Byrdie, Storm-Thor ou Kahhori.

Bref, un peu déçu par la dernière ligne droite du programme, qui se termine (de manière assez appropriée) par un monologue d'Uatu bouclant la boucle... mais qui passe par de la baston à gogo et des facilités frustrantes pour en arriver là.

Après, est-ce que cela fait rétroactivement de la série "la pire production Marvel", comme beaucoup de commentateurs en ligne et certains critiques "pro" l'ont affirmé ? Ces mêmes critiques qui sont incapables de se mettre d'accord sur ce qu'ils auraient voulu de la série (Encore plus de postulats improbables ? Au contraire, plus de What if sérieux et développés ? Des fusions décalées de personnages, comme Thanos-Wolverine ? Ou bien moins de ça, parce que c'est trop enfantin et immature ? Tout le monde semble avoir un avis différent sur la question...) ?

Loin de là. What If...? reste une série animée sympatoche mais anecdotique, dont la saison 1 reste la plus intéressante, et qui a décliné un peu au fil des épisodes, mais rien de dramatique, et on trouve toujours, chaque saison, de quoi se mettre sous la dent.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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