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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Critique éclair #157 - Predator : Killer of Killers (2025)

Publié le 11 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Science Fiction, Thriller, USA, Review, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Predator : Killer of Killers (2025) :

En 841, en Scandinavie, un Predator affonte la guerrière Ursa ; en 1609, au Japon, le combat fratricide de Kenji et Kiyoshi est interrompu par un Predator ; en 1942, Torres, un mécanicien/pilote, assiste à l'attaque d'un vaisseau Predator durant la Bataille de l'Atlantique. Trois destins qui vont finir par converger à l'autre bout de la galaxie...

Une mini-anthologie animée chapeautée par Dan Trachtenberg (réalisateur de Prey et désormais en charge de la franchise Predator), et qui prend la forme de trois segments consacrés chacun à une époque/un humain, avant de les confronter dans une arène sur la planète des Predators, à l'occasion d'un grand final.

Pas désagréable, malgré un style d'animation délibérément saccadé (à la Chat Potté 2/Spider-verse) qui demande un certain temps d'adaptation et ne sera pas du goût de tout le monde : c'est de l'action non-stop, ça bourrine, l'écriture se fait un peu plus faiblarde et clichée durant le troisième segment, mais ça se regarde tranquillement, et ça respecte le mythe, en proposant des Yautjas aux apparences distinctes et mémorables, et en liant le tout aux autres épisodes de la franchise.

Sympa, sans plus.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Primal, saison 2 (2022)

Publié le 8 Juin 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, USA, Review, Romance, Fantastique, Histoire, Primal, Critiques éclair

En 2020, Genndy Tartakovsky (qu'on ne présente plus) lançait l'excellente série Primal, un programme revisitant de manière passionnante et spectaculaire la relation entre un homme de Néanderthal et une femelle T-Rex, au travers d'une dizaine d'aventures improbables, dans un monde anachronique, à mi-chemin entre l'heroic fantasy brutale façon Conan et la poésie meurtrière d'un homme contre la nature.

Un véritable succès, qui a donné lieu à cette suite, en 2022, toujours en 10 x 25 minutes...

Primal, saison 2 (2022) :

Après l'enlèvement de Mira par des esclavagistes vikings, Spear et Fang partent à leur poursuite... mais pour cela, ils doivent embarquer sur un océan toujours plus hostile.

Une seconde saison un peu différente de la première en cela qu'elle est nettement plus scénarisée, et qu'elle raconte une même histoire étalée sur toute la saison : Spear et Fang qui tentent de retrouver Mira et de la libérer.

On perd malheureusement un peu de la force de la saison 1 et de ses épisodes unitaires, et le format sérialisé donne lieu, çà et là, à des longueurs inutiles, voire à un peu de remplissage, mais... ça reste néanmoins très bon et très inventif.

La première partie de la saison retrace ainsi la quête de Fang et Spear qui cherchent les pseudo-vikings ayant capturé Mira : de quoi amener le duo à traverser l'océan sur un radeau de fortune (l'occasion de joliment confronter Spear à l'immensité et à la poésie de la mer), puis à croiser le chemin d'un village picte, où Fang rencontre un compagnon.

Malheureusement, cette rencontre se termine mal, obligeant Fang à choisir entre ce mâle et Spear, et débouche sur le troisième épisode de la saison, un épisode pluvieux, mélancolique, qui voit Spear découvrir des peintures rupestres (et tout ce qu'elles impliquent de vie en communauté, d'histoire, et de transmission)... avant d'être enfin confronté aux vikings.

À partir de là, la série prend un autre tournant, toujours plus brutal, toujours plus sanglant : Spear massacre tout le village vikings afin de libérer Mira et les esclaves, et scelle ainsi son sort, puisque le chef viking, survivant du massacre avec son fils, entreprend alors de traquer Fang, Spear et Mira jusqu'au bout de la Terre, quitte à passer un pacte avec un démon pour y parvenir.

La série se permet alors une parenthèse plus moderne, une rupture de ton et d'environnement qui présente, en 1890, les débats de Darwin et de ses collègues sur la nature de l'homme, avant que toute cette petite bande de scientifiques ne soit confrontée à la brutalité d'un tueur sanguinaire ressemblant à Killer Croc : thématiquement appropriée, mais l'on devine là un galop d'essai pour une future saison 3 plus anthologique.

Et puis, après quelques échauffourées avec le viking, et la découverte de la grossesse de Fang, toute la fin de saison est consacrée à un nouveau peuple, d'inspiration égyptienne : Fang, Spear et Mira sont capturés par la Reine de ce peuple, qui les réduit en esclavage dans son énorme "paquebot" mû par des rameurs issus d'un peuple de géants, et Fang et Spear se trouvent contraints de servir la Reine sur le champ de bataille, alors qu'elle conquiert brutalement peuple après peuple.

Plusieurs épisodes bourrins, avec une continuité approximative dans les blessures, mais aussi un peu trop étirés pour leur propre bien, d'autant que l'issue de tout ça est assez télégraphiée. L'ultime épisode de la saison, et de la série (du moins, dans son incarnation actuelle) arrive alors : Mira retrouve son peuple, Spear peine à s'intégrer, et l'heure du combat final contre le viking arrive enfin, avec une issue tragique.

Il s'en passe donc, des choses, dans cette saison 2 de Primal, et c'est globalement assez qualitatif (techniquement, ça en met toujours plein la vue, et la série n'oublie jamais de se ménager des moments de mélancolie et de poésie au milieu de l'action), mais je dois bien avouer que je lui ai préféré la première année : ici, la sérialisation amène quelques répétitions, et à force de confronter constamment les protagonistes à de nouveaux peuples anachroniques, on en vient à regretter le côté heroic fantasy et man vs nature de la première saison.

Mais on le comprend vite : ce qui intéresse Gendy et son équipe, c'est la brutalité, la violence, et le rapport de l'homme à sa nature primaire. D'où une saison 3 anthologique en chantier, qui devrait être totalement détachée de l'arc Fang/Spear. On les regrettera, mais c'est finalement assez logique, et je suis assez curieux de voir ce que cela pourra bien donner. 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Daredevil, Born Again, saison 1 (2025)

Publié le 6 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Drame, Thriller, USA, Review, Disney, MCU, Fantastique, Marvel, Télévision, Les bilans de Lurdo, Policier, Religion

Après trois saisons sur Netflix, un crossover avec les autres séries Marvel/Netflix, et des caméos dans le dernier Spider-man en date, dans She-Hulk et dans Echo, revoilà Matt Murdock dans sa propre série, sur Disney +, une saison coupée en deux et remaniée en pleine production et en pleine grève des scénaristes de 2023... ce qui n'augurait pas forcément du meilleur.

Et pourtant...

Daredevil, Born Again, saison 1 (2025) :

Alors que Matt Murdock (Charlie Cox) a abandonné son rôle de vigilante suite à la mort de Foggy Nelson (Elden Henson) aux mains de Bullseye (Wilson Bethel), il ne peut qu'assister, impuissant, à l'ascension de Fisk (Vincent D'Onofrio) au poste de maire de New York. Un Fisk qui, progressivement, est à l'origine de dérives toujours plus autoritaires, notamment en matière de chasse aux vigilantes ; d'autant qu'en parallèle, Muse, un mystérieux tueur en série, frappe les démunis new-yorkais, et qu'une unité de la police municipale, arborant le symbole du Punisher (Jon Bernthal), utilise des méthodes toujours plus brutales et sanglantes...

Récapitulons : à l'origine, le revival de Daredevil devait prendre la forme d'une saison de 18 épisodes, en mode procedural juridique sans lien direct avec les trois saisons Netflix ni avec leurs personnages, un programme plus réaliste, avec de nombreux épisodes unitaires consacrés à divers procès, et un Daredevil très en retrait (absent pendant près de 4 épisodes).

Une réinvention confiée à deux scénaristes issus du monde des séries d'espionnage (et de Voisin contre voisin (!)) et qui, très rapidement, alors que six épisodes avaient déjà été tournés, a été rebootée par Disney et Marvel : pas forcément surprenant, tant le programme semblait parti pour être à mille lieues de la version Netflix et des attentes des fans.

Et donc, fin 2023, profitant de la grève des scénaristes et de la suspension forcée de la production, Marvel a remis tout à plat, confiant la nouvelle version de la série à l'un des scénaristes de Punisher, divisant la saison en deux parties, et donnant pour mot d'ordre plus de sérialisation et de continuité avec les saisons déjà existantes. Une genèse compliquée, donc, pour un résultat cependant tout à fait honorable, et qui tient largement la route.

L'enrobage, déjà, est assez efficace, malgré une structure parfois un peu patchwork résultant de l'intégration des épisodes déjà tournés (et remaniés) à la saison actuelle : la musique est très solennelle et religieuse, Moorhead et Benson (à la réalisation) travaillent leurs plans, l'action est brutale et violente, et la production a la bonne idée de faire réellement vivre la ville de New-York (dans ses qualités et ses défauts), au travers d'interviews fréquentes d'habitants de la ville et d'images urbaines efficaces.

Sur ce fond sombre et réaliste se greffent donc deux arcs narratifs parallèles, celui de Matt Murdock, se confinant à son rôle d'avocat et refusant de remettre le costume, mais confronté aux exactions de Fisk (et de Muse), et celui de Fisk, qui se rachète une image très populiste en intégrant le paysage politique new-yorkais, pour le meilleur et pour le pire.

Progressivement, le masque de civilité de ces deux hommes finit ainsi par glisser, jusqu'à totalement tomber en fin de saison : une issue inévitable, tant ces deux forces implacables ne pouvaient qu'entrer de nouveau en collision.

Pour Murdock, le déclencheur est la mort de White Tiger, un vigilante s'étant interposé lors d'un passage à tabac d'un indic par des policiers : progressivement, l'avocat réalise qu'il ne peut plus rester inactif, que Fisk et sa police "privée" ont trop de pouvoir, et que quelqu'un doit faire quelque chose. Mais c'est aussi suite aux actes de Muse, un tueur artiste qui s'en prend directement à Heather (Margarita Levieva, dans un rôle un peu ingrat), la compagne psy de Matt, qu'il remet le masque.

On pourra reprocher à la série ce toutéliage abusif : Muse est à la fois lié à White Tiger (Kamar de los Reyes), qui enquêtait sur lui, à la compagne psy de Matt (qui s'occupe aussi de la thérapie de couple de Fisk et de son épouse), à Fisk dont il motive indirectement certaines réactions... mais d'un autre côté, ça passe, et ça peut s'expliquer par le bricolage dont cette première moitié de saison a fait les frais.

Idem pour l'épisode 5 de la saison, un épisode quasi-unitaire qui sert de petite pause sympathique et qui laisse deviner ce à quoi ressemblait la première itération de la série : Matt va à la banque, des criminels la braquent, et Matt doit gérer la situation en tant qu'otage... accompagné du père de Kamala Khan, qui travaille là. Plus léger, plus indépendant, pas désagréable, mais qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe d'une production clairement chaotique.

Plus la saison avance, cependant, et plus la noirceur s'impose, notamment du côté de Fisk, qui passe ces neuf épisodes à se confronter à l'hypocrisie et à la lenteur de rigueur dans le monde de la politique, tout en tentant de se réconcilier avec sa femme, Vanessa (Ayelet Zurer), toute aussi manipulatrice que lui. Une sous-intrigue qui amène Fisk à renouer avec la brutalité qu'il avait mise de côté, et à redevenir le Fisk ultra-violent qui n'hésite pas à écraser des crânes humains à main nue... sauf que désormais, il est maire de New-York et a toute la police de la ville à sa botte.

De quoi poser un problème de taille à Matt et ses alliés, au nombre desquels le Punisher, Karen (Deborah Ann Woll), mais aussi les autres opposants politiques de Fisk, dont le Swordsman (Tony Dalton) de Hawkeye, et peut-être même d'autres vigilantes (Spider-man est mentionné, mais il est peu probable que l'on ait droit à un caméo ; par contre, il est plus probable que la fille de White Tiger finisse par mettre l'amulette de son père).

Résumons : malgré sa conception chaotique, DD : Born again fonctionne bien. Bien filmée, bien interprétée, bien écrite, la série s'avère une "saison 4" tout à fait honorable (qui plus est, sans ninjas !), malgré quelques éléments qui trahissent les changements de direction et d'orientation du programme (White Tiger, par exemple, arrive de manière tellement abrupte, sans réellement être présenté, qu'il a probablement été victime de réécritures/remontages tardifs...).

Mieux encore : alors que généralement, les saisons du Daredevil de Netflix tiraient en longueur avec 13 épisodes, ce reboot est juste assez long pour intéresser, mais jamais trop pour ennuyer ; au terme de ces 9 épisodes et du cliffhanger les concluant, je n'avais qu'une envie : enchaîner sur la saison suivante, qui promet d'être explosive.

On ne peut pas en dire autant de toutes les séries Marvel récentes.

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #152 - One More Shot (2024)

Publié le 23 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, UK, Review, Thriller

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One More Shot (2024) :

À peine revenu de sa précédente mission, Jake Harris (Scott Adkins) doit escorter le terroriste Amin Mansur (Waleed Elgadi) jusqu'à Washington pour y être interrogé. Mais l'aéroport est alors pris d'assaut par des mercenaires, et Jake devient le seul capable de sauver le prisonnier et son épouse enceinte (Meena Rayann).

La suite directe du précédent One Shot, par le même réalisateur, ce One More Shot conserve le même gimmick principal, à savoir une réalisation qui fait tout pour convaincre le spectateur que l'intégralité du film a été tournée en une prise ininterrompue.

Ce n'est évidemment pas le cas, mais l'intention est plus que louable, et le tout reste efficace, même si, très honnêtement, le projet a les défauts de ses qualités.

Oui, le côté "une prise" reste très immersif, mais il impose aussi des contorsions un peu maladroites pour gérer les transitions d'une scène à une autre ; à l'identique, certains moments auraient mérité une deuxième prise, d'autres auraient bénéficié d'un montage plus nerveux, et globalement, sur la durée, c'est un peu lassant (le scénario ne déborde pas d'originalité, Alexis Knapp n'est pas terrible, l'affrontement avec Michael Jai White arrive un peu trop tard et laisse sur sa faim)...

Bref, des longueurs et des faiblesses inhérentes au format, mais je pense avoir préféré au premier volet, principalement pour le cadre (le film a été tourné de nuit dans un véritable aéroport). Et la fin appelle clairement une suite.

3/6

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Critique éclair #151 - The Witcher : Les sirènes des abysses (2025)

Publié le 21 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Witcher, Fantastique, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Romance

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The Witcher : Les sirènes des abysses (The Witcher - Sirens of the Deep - 2025) :

Engagés pour tuer un monstre semant la terreur en bord de mer, Gerald (Doug Cockle) et Jaskier (Joey Batey) se retrouvent embarqués dans une guerre entre le royaume terrestre de Bremervoord et le royaume sous-marin des sirènes. Au cœur de ce conflit, la relation impossible entre Agloval (Camrus Johnson), prince de Bremervoord, et Sh'eenaz (Emily Carey), princesse sirène...

Mouais. Une adaptation très libre d'une nouvelle de Sapkowski, qui pousse encore plus loin la relecture et l'hommage à La Petite Sirène d'Andersen... sauf qu'ici, on est plus dans l'hommage à Disney, puisqu'on se retrouve avec Melusina (Mallory Jensen), la méchante sorcière des océans, qui se transforme en poulpe/kraken et pousse la chansonnette pour convaincre Sh'eenaz de signer un pacte avec elle.

Du hors-sujet complet, qui transforme presque ce film d'animation Witcher en parodie, pas aidé par un doublage assez discutable du personnage d'Essi, pourtant l'un des éléments clés de ce récit. En effet, dans la nouvelle, la relation de Geralt et Essi (Christina Wren), une barde, est au premier plan, une relation impossible là aussi, Geralt étant toujours épris de Yennefer. Ici, les scénaristes ont inversé la tendance, fait passer cette relation au second plan de l'histoire principale, ajouté une énorme dose de baston et de conflits, et ils ont laissé Christina Wren adopter un accent calamiteux, improbable, et à géométrie variable, ce qui rend la relation de la demoiselle avec Gerald assez brinquebalante.

Et ce n'est pas la seule chose qu'ils ont "inversé", puisque la conclusion de l'intrigue, qui voyait la sirène sacrifier sa nature pour son prince, est ici remplacée par une fin heureuse plus politiquement correcte (le prince devient une sirène), qui retire de la tragédie au conte originel. Déjà que toute l'intrigue est vraiment basique et quelconque et que la langue des sirènes est laborieuse au possible...

Heureusement, la bataille finale est assez spectaculaire (malgré quelques soucis de framerate entre les parties animées en 2d et les parties animées en 3d et un Geralt en mode Wuxia qui saute, virevolte et tournoie dans tous les sens), et Doug Cockle (le Geralt des jeux) assure au doublage.

Mais dans l'ensemble, un bon gros bof, bien en dessous du Cauchemar du loup.

2.25/6 

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Critique éclair #148 - The Electric State (2025)

Publié le 14 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Aventure, Science Fiction, Action, USA, Review, Netflix

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The Electric State (2025) :

Dans une Amérique se remettant à peine d'une guerre civile contre les robots, Michelle (Millie Bobby Brown), une adolescente, découvre que son frère décédé est encore en vie, son esprit contrôlant à distance un petit robot traqué par les autorités. Elle part avec lui à l'aventure, à la recherche de l'enveloppe corporelle de son frère, aux mains de la corporation Sentre. En chemin, elle rencontre John Keats (Chris Pratt), ex-soldat devenu contrebandier, et elle part pour la zone d'exclusion, une réserve où sont parqués tous les robots survivants...

Après The Gray Man, nouveau film des frères Russo pour Netflix (qui retrouvent ici leurs scénaristes de Marvel et Alan Silvestri à la musique), nouveau gros budget, et nouveau flop, qui s'est fait massacrer par les critiques américains, trop contents de se payer la tête d'anciens de Marvel (il n'y a qu'à voir le nombre de critiques US qui profitent de l'occasion pour déverser tout leur mépris pour les films de superhéros et pour le travail précédent des Russo, de Pratt ou de Millie Bobby Brown, comme si, rétroactivement, ils avaient toujours détesté leurs films, ces mêmes films auxquels ils avaient pourtant donné des critiques positives à l'époque).

Après, indépendamment des préjugés et de la mauvaise foi des critiques, il faut bien avouer que cette nouvelle adaptation d'un livre de Simon Stålenhag (après Tales from the Loop, la série d'Amazon qui ne m'avait pas vraiment convaincu) est loin d'être réussie.

On est ici dans un blockbuster très générique, bourré d'effets spéciaux souvent gratuits et inutiles (oui, forcément, il fallait bien montrer des robots, mais fréquemment, on sent que les Russo avaient carte blanche au niveau budget/sfx, et qu'ils en ont mis partout, plus que nécessaire), où Pratt fait du Pratt, MBB du MBB, Stanley Tucci du Tucci, Giancarlo Esposito de l'Esposito, bref, c'est un peu en pilotage automatique, et ça peine à imposer un rythme quelconque.

On se retrouve donc avec un métrage d'aventure pas très palpitant, aux choix capillaires discutables, à l'illustration musicale juke-box, qui tente d'invoquer des notions de justice sociale, d'égalité, d'anti-racisme et anti-discrimination, mais le fait de manière assez pataude (à l'image du speech final de MBB, balourd et donneur de leçons, sur une version mélancolique de Wonderwall), et dont les rebondissements sont assez téléphonés.

Alors il y a quelques moments efficaces, notamment durant la bataille finale (les effets numériques sont réussis), et l'univers n'est pas désagréable, mais je dois dire que je suis resté très passif et indifférent à cette proposition trop souvent creuse et plate.

2.25/6 

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Critique éclair #147 - Tekken (2009)

Publié le 12 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Jeu vidéo, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA

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Tekken (2009) :

En 2039, après une guerre mondiale destructrice, 8 mégacorporations se sont partagé les ruines du monde libre. La plus puissante, Tekken Corp, est dirigée d'une main de fer par Heihachi Mishima (Cary-Hiroyuki Tagawa) et son fils (Ian Anthony Dale), qui ensemble, organisent le tournoi du King of Iron Fist, un tournoi dans lequel s'affrontent les représentants des 8 corporations. Mais lorsque la mère de Jin Kazama (Jon Foo), jeune contrebandier vivant dans les taudis de Tekken City, trouve la mort aux mains des sbires de Mishima, Jin décide de participer au tournoi pour se rapprocher de ce dernier et se venger...

Une adaptation vidéoludique dont j'ignorais même jusqu'à l'existence, confiée à Dwight Little (réalisateur de tv et de quelques métrages d'action pas parmi les meilleurs) et au scénariste de Spawn et de Détour Mortel... pour un résultat assez mauvais et fauché, ce qui ne surprendra personne.

Visuellement assez sombre, pas très bien filmé, avec des affrontements brefs et assez mal montés (pourtant, certains de ces personnages sont interprétés par des artistes martiaux tout à fait compétents... qui ne sont jamais mis en valeur), du nu-métal très daté à la musique, et un rythme global particulièrement mou, qui préfère se perdre dans des sous-intrigues et du mélodrame insipides (nan mais la romance entre Jin et Christie alors que la copine de Jin passe tout le film à le regarder sur des écrans, au secours) plutôt que de se limiter à un tournoi dynamique et efficace, ce Tekken peine à intéresser sur la durée.

Pourtant, un véritable effort est fait pour ressembler visuellement aux personnages principaux de la franchise (malgré des postiches et des maquillages un peu cheaps), et les acteurs s'en sortent honorablement (Luke Goss, notamment, y croit vraiment), mais le tout est vraiment typique de ces adaptations approximatives de jeux vidéos comme il y en avait tant dans les années 2000.

2/6

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Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

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Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Critique éclair #144 - Cleaner (2025)

Publié le 5 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Review, UK, Cinéma, Critiques éclair, Thriller

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Cleaner (2025) :

Ex-militaire au caractère bien trempé, Joey Locke (Daisy Ridley) travaille désormais comme laveuse de vitres dans un gratte-ciel londonien, où doit se tenir le grand gala annuel d'une multinationale énergétique. Mais lorsqu'un groupe d'écoterroristes menés par Marcus Blake (Clive Owen) prend les invités de ce gala en otage, Joey se retrouve coincée sur sa plateforme suspendue, à l'extérieur de l'immeuble... et elle devient vite la seule à pouvoir éviter un bain de sang.

Une pseudo-relecture de Die Hard par Martin Campbell (qui ne se foule pas trop) proposant une Rey Skywalker en laveuse de carreaux ex-militaire, avec un frère autiste fan du MCU, et des méchants écoterroristes qui s'en prennent à des méchants capitalistes.

À partir de là, que dire ? Que le film semble étrangement avoir peur de son action, laissant Daisy Ridley coincée sur sa plateforme pendant 70 minutes, et bouclant ensuite son récit en moins d'un quart d'heure ? Que le scénario est gentiment sous-développé, en plus de proposer des méchants terroristes très méchants qui s'en prennent à des capitalistes très méchants aussi (ce qui n'aide pas le spectateur à prendre parti pour l'un ou l'autre camp) ? Que le leader des écoterroristes manque de charisme (SPOILER Clive Owen n'est qu'une diversion rapidement évacuée et largement téléphonée) ? Que certains seconds rôles semblent tout droit sortir d'un DTV (les présentateurs tv qui lisent leur script de façon monotone, etc) ? Qu'il y a des trous dans le scénario, uniquement là pour compliquer artificiellement la tâche au personnage principal ?

Bref, c'est loin d'être convaincant, ça fait vraiment direct-to-video, et malgré les efforts de Ridley, c'est gentiment quelconque et très oubliable.

2.25/6

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Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

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