Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

usa

Halloween Oktorrorfest 2026 - Slanted (2026)

Publié le 22 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Horreur, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Slanted (2026) :

Fille d'immigrés chinois, Joan (Shirley Chen) rêve depuis toujours d'être reine de sa promotion au lycée. Aussi, lorsque l'indétrônable Olivia (Amelie Zilber) annonce qu'elle se désiste cette année, Joan est prête à tout pour gagner. Y compris à subir une transformation radicale qui va la rendre blonde, caucasienne et ultra-populaire (Mckenna Grace).

Fréquemment comparé à Carrie et à The Substance, Slanted se veut une satire sociale horrifique, avec tout un propos sur l'immigration, l'identité ethnique, l'intégration/immigration, le racisme, et tout et tout... mais très honnêtement, j'ai trouvé le tout plus proche d'un épisode de Fais-moi peur ou autre anthologie jeunesse du même genre, qui aurait pu avoir exactement la même histoire, avec un peu moins de sang, et la même morale.

Au final, c'est un métrage assez superficiel et timide, qui prend largement son temps (la transformation de Chen en Grace n'arrive qu'au bout de 45 minutes, sur 1h40 de film), qui est assez léger sur les effets sanglants, sur la satire, qui manque de subtilité (le changement de format d'image pour symboliser la transformation), d'enjeux et qui, pendant un bon moment, n'est guère plus qu'un Mean Girls en plus anecdotique.

Bof, en somme, malgré de bonnes intentions.

2/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2026 - Le Réveil de la momie (2026)

Publié le 18 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Irlande, USA, Thriller, Review

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Le Réveil de la momie (Lee Cronin's The Mummy - 2026) :

Des années après sa disparition au Caire, la jeune Katie (Natalie Grace) est retrouvée, à la suite d'un accident d'avion, momifiée dans un sarcophage transporté par l'aéronef. Rendue à sa famille (Jack Reynor, Laia Costa, Shylo Molina, Billie Roy), Katie est catatonique et émaciée, et très rapidement, il apparaît qu'une force maléfique s'est emparée d'elle...

Il faut bien l'avouer : c'est assez osé de sortir un film d'horreur intitulé The Mummy alors même qu'Universal annonce le revival de sa franchise d'aventures avec Brendan Fraser, mais fallait-il attendre autre chose de Blumhouse Pictures et James Wan, toujours partants pour faire de l'horreur percutante à bas prix.

Quoiqu'il en soit, c'est ainsi qu'est née cette Momie, et que le réalisateur/scénariste Lee Cronin (jusque là uniquement connu pour son Evil Dead Rise efficace) a vu son nom figurer en tête d'affiche... pour un film qui ressemble effectivement plus souvent à un Evil Dead craspec qu'à un film de momie.

Pourtant, ça ne commence pas trop mal, avec une relecture intéressante du sujet et une mise en place efficace... mais une fois les trente premières minutes écoulées, le tout devient très inégal, alternant entre un sous-Exorciste assez quelconque, du pur Evil Dead avec des démons moqueurs, de nombreux effets sanglants et volontairement dégoûtants, un enregistrement audio lugubre, un vieux prof d'histoire qui explique tout et une enquête policière/archéologique un peu faiblarde.

Toute la dernière ligne droite de ces 2h15 (trop long, tout ça) est ainsi grand-guignolesque au possible, avec des raccourcis narratifs discutables (tout ce qui tourne autour du rituel), et ça se finit paradoxalement assez mollement, de manière plutôt plate.

Dommage, parce que le côté bilingue (une grosse partie du film se déroule en Égypte, avec cast local parlant arabe) était plutôt agréable, que l'ambiance est bien poisseuse et que ponctuellement, le film fonctionne.

3/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2026 - They Will Kill You (2026)

Publié le 17 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Critiques éclair, Review, USA, Thriller

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

They Will Kill You (2026) :

À la recherche de Maria (Myha'la), sa sœur perdue, Asia Reaves (Zazie Beetz) se fait embaucher parmi le personnel de maison du Virgil, un hôtel privé de Manhattan, pour la retrouver. Mais sur place, elle découvre bien vite que tous les occupants du Virgil sont immortels après avoir conclu un pacte avec le diable, et qu'elle a été désignée comme prochain sacrifice...

Une comédie d'action horrifique réalisée et coécrite par un nouveau talent russe, produite par les Muschietti (Ça), qui évoque un peu les Ready or Not, mais un Ready or Not passé à la moulinette de John Wick (pour la violence ultra-explosive et décomplexée, et l'héroïne indéboulonnable) et d'Edgar Wright (pour le montage, le rythme et le côté cool et déconneur).

C'est bourrin, assez bordélique, avec une narration destructurée qui repart en arrière, une esthétique façon horreur gothique qui tranche radicalement avec tous les choix musicaux (principalement là pour rendre Asia badass et moderne), des visages familiers (Heather Graham, Tom Felton) qui se font couper en morceaux, encore et encore, une Patricia Arquette à l'accent irlandais discutable, et une Zazie plutôt convaincante dans les nombreux affrontements, même si ça finit par tourner à vide.

Il faut dire qu'au bout d'un moment, les innombrables combats de Zazie démembrant du cultiste immortel pouvant se régénérer en quelques minutes deviennent assez répétitifs, même si le réalisateur essaie de varier un peu les plaisirs, avec une séquence amusante mettant en scène un globe oculaire, ou un boss fight improbable à la fin.

Honnêtement, ce n'est pas forcément honteux, mais ça privilégie un peu trop la forme au fond, et une fois que le cool factor forcé ne fait plus effet, on attend mollement la fin. 

Un petit 3/6 en étant gentil.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2026 - Scary Movie (2026)

Publié le 16 Septembre 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Thriller

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Scary Movie 6 (2026) :

Lorsque le tueur Ghostface refait surface et s'en prend à la sœur de Sara (Olivia Rose Keegan), cette dernière se tourne rapidement vers sa mère paranoïaque, Cindy Campbell (Anna Faris), qui vit en recluse depuis une vingtaine d'années. Et bien vite, le groupe d'amis autrefois traqué par le tueur se reforme, pour le meilleur et pour le pire...

Il faut le savoir : entre leurs films des années 2000 et leurs nombreuses sitcoms, depuis les années 90, le clan Wayans bénéficie d'un totem d'immunité auprès d'un certain public américain, totem qui a valu à l'annonce de ce reboot des Scary Movie d'être accueilli par une vague d'enthousiasme démesurée. Oui, si l'on en croit le Web et les réseaux sociaux, les Scary Movies des Wayans sont des films cultes à ce jour inégalés, et les critiquer revient à commettre un crime de lèse majesté.

Et ce, alors que les Scary Movies des Wayans n'ont toujours été que des parodies faciles et fainéantes du genre horrifique, avec des gags graveleux peu inspirés et de l'humour de stoner.

Sans surprise, donc, cette nouvelle version de Scary Movie ne vole pas plus haut que ça : une parodie décousue des derniers succès du genre, sur fond de retrouvailles des personnages des films originaux, d'humour daté se voulant irrévérencieux, d'une bonne dose d'anti-wokisme (quoi que cela puisse bien vouloir dire), et de gags qui tombent souvent à plat. Trop souvent.

On a droit à des parodies totalement aléatoires sans rapport avec le postulat de départ du film (la parodie du biopic de Michael Jackson, celle de Kpop Demon Hunters), qui font vraiment "mini sketches du SNL", et le tout finit par être très monotone, sans la moindre originalité.

Énorme bof, donc, probablement inférieur aux Scary Movies originaux.

1.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2026 - Over Your Dead Body (2026)

Publié le 15 Septembre 2026 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, Finlande, USA, Thriller, Oktorrorfest, Halloween, Horreur

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Over Your Dead Body (2026) :

Dan (Jason Segel), réalisateur de publicités, et sa femme Lisa (Samara Weaving), actrice, ne se supportent plus. Au point qu'ils ont tous deux prévu de profiter d'un séjour dans un chalet isolé pour éliminer l'autre. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu, notamment lorsque trois criminels évadés (Timothy Olyphant, Keith Jardine, Juliette Lewis) décident de les prendre en otage...

Remake d'un film du réalisateur norvégien des Dead Snow, Hansel et Gretel et des Violent Night, ici réalisé par l'un des membres de Lonely Island (Popstar et Macgruber), cette comédie horrifique s'avère un peu trop inégale pour son propre bien. Pendant la première moitié du métrage, en effet, Segel et Weaving semblent un peu désynchronisés dans leur interprétation, elle étant assez premier degré, tandis que Segel cabotine beaucoup dans ce qui ressemble alors à un Guerre des Rose sanglant et bourrin.

Et puis les criminels arrivent, tout aussi cabotins, et le niveau de violence augmente d'un gros cran, en même temps que la méchanceté : il y a tentative de viol (sur Segel), ça se poignarde, des membres explosent, des têtes aussi, bref, ça pousse les curseurs assez loin pour ce qui était présenté comme une comédie/thriller... et ça peine à équilibrer humour et sadisme.

Ponctuellement, le film fonctionne en tant que mélange d'horreur et d'humour noir, mais trop souvent, ça bascule dans du slapstick prévisible ou dans du gore gratuit, et au final, ça lasse un peu, même si les fréquents flashbacks remettant le récit en perspective permettent de redonner un coup de fouet (enfin, celui du père vétéran, surtout).

En somme, un résultat mitigé qui, sans être désastreux, ne m'a pas convaincu sur la durée.

3/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2026 - Quitte ou Double (2026)

Publié le 14 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Thriller, Review, USA, Fantastique, Religion, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Quitte ou Double (The Highest Stakes - 2026) :

Cinq joueurs de poker se retrouvent dans un grand hôtel, pour y prendre part à un tournoi de poker télévisé, sous l'œil attentif de Samuel Nicholas (Seth Green), maître du jeu et présentateur de l'émission : il y a là Michael Quinn (Kevin Dillon), un inspecteur aux méthodes brutales, Tom Cartright (Dylan Walsh), un politicien potentiellement présidentiable, le Dr Stevens (Dan Bucatinsky), un chirurgien névrosé, Billy Gray (Charlie Weber), représentant de commerce aux nombreux bons plans, et Aurora (Eloise Lovell Anderson), une escort girl à l'aplomb certain. Mais rapidement, la véritable nature du tournoi se révèle, et ses enjeux deviennent de plus en plus conséquents...

Et l'on ouvre cette Oktorrorfest 2026 avec un métrage un peu décalé : un film indépendant écrit par des producteurs, réalisé par un ancien de chez Hallmark et qui, très rapidement, dévoile sa nature de thriller fantastique.

Oui, comme l'indiquent les nombreux personnages aux noms évoquant l'Enfer, le personnage de Seth Green est bien le Diable, les joueurs sont tous condamnés à l'Enfer, et la partie de poker a pour enjeux l'âme des uns et des autres : malgré le fait que le scénario utilise ceci comme un twist surprenant, pas de grande surprise, on le comprend très vite, et le métrage, assez maladroit dans l'ensemble, n'est pas assez maîtrisé pour dissimuler suffisamment ses intentions.

Après, ça se regarde, malgré ces maladresses, donc, et un certain côté racoleur dans le personnage d'Aurora : d'ailleurs, l'aspect diable/âmes aurait pu donner quelque chose de bondieusard et de moralisateur, mais là aussi, le film évite cet écueil en conservant un certain ton sarcastique et décalé qui rapproche un peu le tout d'un Conte de la Crypte, toutes proprotions gardées.

Bref, pas désagréable bien qu'assez approximatif. Seth Green semble bien s'amuser, en tout cas.

2.75/6 en étant gentil

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

Critique éclair #297 - Disclosure Day (2026)

Publié le 8 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Critiques éclair, Aventure, Science Fiction, Review, USA, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Disclosure Day (2026) :

Présentatrice météo à Kansas City, Margaret (Emily Blunt) est saisie d'une crise inexplicable en direct à la télévision, crise qui lui fait soudain parler dans une langue inconnue. Rapidement, elle comprend alors qu'elle est désormais dotée de pouvoirs de télépathie, et qu'elle n'est pas seule dans cette siruation : elle est contactée par Hugo (Colman Domingo), qui tente d'organiser la fuite de Kellner (Josh O'Connor), informaticien en possession d'archives improbables sur l'existence d'une vie extraterrestre sur Terre...

Le Spielberg le plus récent, et un retour à l'ufologie pour le réalisateur, avec malheureusement un scénario de David Koepp, qui se montre de plus en plus inégal, surtout sur ce sujet (cf le Crâne de Crystal). Au programme, une structure alternée montrant le parcours parallèle de Margaret (une Emily Blunt un peu trop botoxée/collagénée, mais toujours efficace), poursuivie par les autorités, et celui de Kellner (Josh O'Connor, pas très marquant), qui tente de fuir avec ce qu'il a volé.

Le tout pour un thriller qui fait un peu daté, très années 90 et X-files, en fait, un peu longuet pour ce que ça raconte, et paradoxalement un peu mou dans certaines péripéties, alors que le film n'est qu'une grosse course-poursuite. Tout aussi daté, le moment de la révélation internationale de l'existence des aliens : daté sur un plan technique (on sent le film embêté par l'absence de modernité de son écriture, et qui est obligé de rajouter des répliques à droite et à gauche pour tenter de contrer les nouvelles technologies comme le Web, l'IA, etc), et au niveau de ses conséquences et des réactions du grand public.

C'est un film de believer, et ça se sent : Spielberg semble persuadé que la diffusion de telles vidéos sur des chaînes d'info aurait un impact transcendental et immédiat, et que toutes les religions en seraient instantanément bouleversées (quand le personnage de l'ex-nonne t'explique que "nous avons tous été élevés dans la croyance d'un être suprême", blablabla, on sent que le film est très américain à ce niveau). Je suis probablement trop cynique pour adhérer à ce point de vue un peu naïf, pas aidé par le fait que tout ça a, in fine, déjà été traité ailleurs, et qu'en adhérant à ce point aux clichés de l'ufologie (avec des Petits Gris très clichés), le film peine à imposer son identité.

Après, ça reste du Spielberg, donc c'est bien filmé, et certaines séquences ont de l'idée (j'aime bien la notion de l'abduction alien filmée comme un conte de fées enneigé avec des animaux magiques), mais dans l'ensemble, ça reste très moyen, et thématiquement assez vieillot.

3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires
Publicité

Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 > >>