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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Critique éclair #227 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - To Barcelona, With Love (2025)

Publié le 8 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Télévision, Hallmark, Review, USA, Canada, Espagne, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

To Barcelona, With Love (2025) : 

Erica (Alison Sweeney), américaine vivant à Barcelone, a traduit en espagnol le deuxième ouvrage d'Anna (Ashley Williams), et sous sa plume inspirée, a transformé le livre en succès d'édition en Espagne. Mais lorsqu'Anna arrive sur place pour une tournée publicitaire, elle tombe sous le charme de Nico (Alejandro Tous), libraire local... pour lequel Erica a déjà des sentiments.

Une relecture officieuse du film mexicain Book of Love de 2022, mais adouci à la sauce Hallmark, et avec une histoire de solidarité et d'amitié féminines à la place de la romance directe de l'original.

Le résultat propose ainsi deux personnages assez différents sur tous les plans : Alison Sweeney, au personnage tout en demi-mesure et en botox, et Ashley Williams, exubérante, ultra-souriante, voire frénétique, en autrice bizarrement baratineuse, ignorante et un peu égocentrique, fascinée par la nourriture espagnole et s'empiffrant constamment.

Des choix assez étranges au niveau de la caractérisation, et qui donnent un film pas totalement convaincant, entre la musique qui part dans des rythmes latinos çà et là, une vague inspiration de Cyrano de Bergerac, une continuité un peu bancale du maquillage des actrices entre les plans, et une fin qui ne fonctionne pas vraiment, puisque Anna avoue toute la vérité en lisant en public des extraits de son livre, et en expliquant qu'elle n'en est pas l'autrice, mais que sa traductrice les a écrits... alors qu'elle vient de lire un texte en anglais, et donc non traduit.

Quelque chose me dit qu'un premier jet du scénario (possiblement avant la transposition en Espagne) faisait d'Erica l'éditrice d'Anna (d'ailleurs, tout le début du film semble mettre en place cette situation, jusqu'à expliquer le succès du premier roman d'Anna en l'attribuant à sa première éditrice), mais que le tout a changé en cours de route, de manière un peu bancale.

Bof, en somme, et même Barcelone n'est pas particulièrement mis en valeur. Reste à voir si le deuxième volet de cette série To Barcelona sera plus intéressant.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #226 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - La Guerre des Rose (2025)

Publié le 7 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, UK, USA, St Valentin, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

La Guerre des Rose (The Roses - 2025) :

Architecte de renom, Theo Rose (Benedict Cumberbatch) est ravi de laisser son épouse Ivy (Olivia Colman), cheffe de talent préférant rester dans l'ombre, gérer comme bon lui semble son petit restaurant de bord de mer. Jusqu'au jour où la carrière de Theo implose, et il se retrouve à devoir s'occuper de leurs deux enfants, alors même qu'Ivy attire l'attention d'une critique culinaire qui la propulse dans la stratosphère. Progressivement, les rancœurs et la jalousie s'accumulent alors, jusqu'à ce que le couple ne se supporte plus et explose...

Nouvelle adaptation du roman de 1981, après le film mordant et noir de 1989, cette version plus internationale m'a paru nettement moins "méchante" et corrosive que le film de Danny DeVito (ce qui est pour beaucoup dans l'accueil assez tiède reçu par le métrage), mais pas forcément moins intéressante.

Il faut dire que tout repose beaucoup sur l'alchimie de Colman et Cumberbatch, qui s'amusent clairement beaucoup et proposent des personnages très british, flegmatiques et sarcastiques à souhait. Seulement voilà : derrière la camèra, c'est l'Américain Jay Roach (les Austin Powers, les Mon beau-père et moi, et d'autres comédies du même genre), et au scénario, c'est un dramaturge australien ayant écrit Cruella et Poor Things).

Des sensibilités bien différentes de la vibe anglaise des deux acteurs principaux, et l'on retrouve ce contraste dans les seconds rôles de ce métrage : les personnages américains (Kate McKinnon, Adam Snadberg, Zoe Chao, Alison Janney) sont étrangement caricaturaux, tranchant assez radicalement avec l'interprétation plus maîtrisée des deux leads.

Le résultat, c'est un film bancal, avec une bonne heure de comédie romantique retraçant l'évolution du couple Rose et de la famille, quelques digressions, et dix minutes d'affrontement entre Theo et Ivy : mais encore une fois, le film reste presque timide dans ce domaine, et ne va jamais très loin dans la méchanceté.

En fait, ce que l'on perd en noirceur et en hostilité, on le gagne en nuances et en finesse d'interprétation... ce qui plaira ou pas.

Personnellement, j'ai trouvé le tout intéressant, comme je le disais, et assez amusant tant que l'on se concentre sur les Rose et leur couple (et leurs enfants, sympathiques). J'ai moins accroché dès que les autres personnages entrent en jeu, cela dit, donc bilan mitigé au final.

3.5/6 

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Critique éclair #225 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Royal-ish (2025)

Publié le 6 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Romance, St Valentin, Cinéma, Hallmark, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Royal-ish (2025) :

Lacey (Nichole Sakura), princesse de parc d'attraction inquiète d'être remplacée par une comédienne plus jeune, sympathise avec Rose (Francesca Europa), véritable princesse d'un royaume européen, venue visiter le parc avec son père célibataire, le Prince Henry (William Moseley). Devant le lien qui se noue entre Rose et Lacey, Ce dernier invite alors Lacey à les accompagner dans leur royaume en tant que gouvernante provisoire, le temps des préparations d'un événement durant lequel Rose va devoir défiler en public à dos de cheval - ce qu'elle a peur de faire...

Aïe. Encore une de ces romances princières/royales basiques au possible, où les scénaristes répêtent systématiquement les mêmes rebondissements, les mêmes idées, les mêmes personnages, les mêmes... tout, en fait.

C'est d'autant plus dommage qu'à la base, le couple principal est plutôt sympathique, mais que le script ne les développe jamais assez pour qu'on s'y attache - Moseley (le grand frère dans les films de Narnia), notamment, ne convainc pas forcément en père de famille célibataire. Il paraît toujours trop jeune, et entre son accent forcé, son look et son interprétation raide, son Prince n'est pas vraiment charmant.

Mais en même temps, il n'y a pas grand chose qui fonctionne là-dedans : le montage est approximatif, il n'y a absolument aucune surprise, aucune énergie, Francesca Europa n'est pas très attachante, bref, de bout en bout, c'est générique et fade au possible, et je doute que Hallmark ait dépensé beaucoup d'argent pour financer ce projet en pilotage automatique.

2/6 (Nichole Sakura méritait mieux)

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Critique éclair #224 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Return to Office (2025)

Publié le 5 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Romance, Hallmark, St Valentin

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Return to Office (2025) :

Suite à la fusion de leurs deux sociétés et à la mise en place d'un ordre de retour au bureau, Liv (Janel Parrish) et Tom (Scott Michael Foster) doivent partager un espace de travail en alternance, un jour sur deux. Sans jamais se rencontrer, et sous les pseudonymes de Mr Lundi et Mme Mardi, les deux collègues commencent à se laisser des post-its de plus en plus personnels, et à nouer une relation à distance. En parallèle, Liv et Tom se rencontrent dans le cadre d'un projet, et découvrent qu'ils se plaisent mutuellement, mais leur relation virtuelle perturbe cette romance naissante...

Relecture de The Shop Around the Corner / Vous avez un message / Hanukkah on Rye et plein d'autres films similaires, Return to Office adopte une approche un peu plus moderne et contemporaine de la romance sur le lieu de travail (le télétravail, le retour au bureau, l'IA qui remplace tout) pour un récit pas désagréable, avec un duo principal sympathique.

Certes, le métrage tourne un peu à vide une fois que Liv comprend qui est qui, et qu'elle choisit de garder Tom dans le brouillard pendant la moitié du film, à grands renforts de mensonges par omission, et de refus de s'engager fermement (ou de dire non à son patron), mais globalement, ça se regarde, sans rien révolutionner.

3.75/6 

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Critique éclair #223 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Sisterhood, Inc. (2025)

Publié le 4 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Hallmark, Review, USA, St Valentin

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Sisterhood, Inc. (2025) :

Après avoir été remerciée de son poste de CEO d'une application de gestion, Megan Moore (Rachael Leigh Cook), cadre psychorigide et carriériste, se retrouve à ne savoir que faire de ses journées. Après une visite dans sa famille (Judy Kain, Adam Grupper), elle décide de prendre en charge la vie de sa sœur Izzy (Daniella Monet), vingtenaire chaotique et insouciante, en organisant un "conseil d'administration" pour remettre la vie d'Izzy sur le droit chemin, un think tank composé de personnes provenant de multiples horizons, notamment Dominic Hayes (Leonidas Gulaptis), un séduisant professeur de psychologie...

Un téléfilm Hallmark qui rentre à peine dans le cadre de la Saint Valentin/de la comédie romantique, puisque la romance de la protagoniste passe au second, voire au troisième plan, et n'est en réalité que très accessoire dans cette intrigue centrée sur la sororité et la famille.

Le reste est assez frustrant : pendant sa première moitié, Sisterhood Inc est assez amusant, un métrage délibérément axé comédie, avec un ton très sitcom, des personnages excentriques, et un humour plus prononcé que d'habitude. Et puis à mi-parcours, le focus du script revient sur Megan, sur sa carrière, sur ses relations avec sa famille, sur sa romance : aussitôt, un ventre mou se met en place, l'intérêt retombe notablement, et le métrage se termine alors en pilotage automatique.

Dommage, parce que la première partie était plus que sympathique, avec notamment une Daniella Monet qui injecte de l'expressivité et de la folie à l'ensemble. Mais alors que j'étais assez enthousiaste durant la première demi-heure, je me suis ensuite progressivement désintéressé du tout, jusqu'à être un peu agacé que le script n'ait pas su capitaliser sur l'énergie de sa première partie.

3/6

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Critique éclair #221 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - The Holiday Club (2024)

Publié le 2 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Romance, St Valentin, Critiques éclair, Review, USA, Cinéma

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The Holiday Club (2024) :

Informaticienne solitaire récemment installée dans une petite ville de l'Ohio, Sam (Makaela Shealy) commande un panier de pâtisseries pour la Saint Valentin, bien décidée à la passer seule. Mais elle fait alors la connaissance de Bailey (Alexandra Swarens), la propriétaire de la pâtisserie d'à côté, et rapidement, les deux femmes vont sympathiser, vant de se rapprocher au gré des célébrations festives qui rythment le calendrier...

Ne pas se fier au sapin de Noël sur l'affiche : cette comédie romantique LGBTQ écrite, dirigée et interprétée par Alexandra Swarens, n'est pas un film de Noël, mais se déroule durant une année entière, depuis la rencontre des deux protagonistes à l'occasion de la Saint Valentin, jusqu'à la Saint Valentin suivante : Noël n'y occupe que quelques minutes à peine, en coup de vent.

Le reste est une comédie romantique relativement lente et posée, voire même un peu mélancolique à l'image de Makaela Shealy, toute en retenue et en discrétion ; on n'est pas loin de la hangout comedy low energy, les deux héroïnes ont une relation naturelle et crédible (je me demande à quel point les dialogues ont été improvisés, tant les réactions et la répartie semblent authentiques), et si le rebondissement dramatique du dernier quart d'heure (un grand classique des comédies romantiques) arrive un peu ici de manière abrupte, dans l'ensemble, c'est plutôt agréable à suivre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre au niveau du rythme et de la tonalité globale du métrage, ainsi que de sa colorimétrie un peu bancale.

3.75/6 

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Critique éclair #220 - Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (2025)

Publié le 29 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, Science Fiction, Marvel, MCU, Review, USA, Disney

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Les Quatre Fantastiques : Premiers pas (The Fantastic Four : First Steps - 2025) :

Après avoir obtenu des pouvoirs lors d'un accident spatial, Reed Richards (Pedro Pascal), Sue Storm (Vanessa Kirby), Johnny Storm (Joseph Quinn) et Ben Grimm (Ebon Moss-Bachrach) sont devenus les héros de leur planète. Jusqu'à ce que Galactus (Ralph Ineson), forme de vie colossale venue du fond de l'espace et annoncée par Shalla-Bal (Julia Garner), décide de faire de la Terre son prochain repas. Mais les Fantastiques ont une chance de sauver leur planète : sacrifier le bébé à naître de Reed et Sue, en échange de la vie de tous les humains...

Dernier long-métrage Marvel en date, sorti en salles en juillet dernier face au Superman de James Gunn pour un duel semi-fratricide qui s'est soldé par un match nul, du moins à mes yeux, les deux films ayant des défauts et des qualités les empêchant de vraiment s'élever au dessus du stade de divertissement sympatoche, sans plus.

Les deux métrages sont en effet arrivés avec un passif assez chargé, celui de leur franchise respective : Superman de Gunn devait s'imposer après les films avec Christopher Reeve, le reboot de Bryan Singer, et la version musclée de Snyder ; First Steps devait faire oublier les deux volets médiocres de la Fox, tout en racontant une histoire assez similaire à ceux-ci.

Et si le film de DC était assez divertissant et bien casté et produit, il restait assez frustrant car trop marqué par les tics (notamment musicaux, avec un score abominable et toujours des morceaux éclectiques à gogo) de son réalisateur/scénariste, incapable de ne pas en faire un film collégial et bordélique, souffrant de quelques problèmes de rythme.

Pour les Quatre Fantastiques, c'est un peu le problème inverse : c'est tout aussi divertissant, bien casté (léger bémol sur les couleurs capillaires) et bien produit (tout le côté rétrofuturiste 60s est un régal), la bande originale de Giacchino est excellente, et le tout est totalement centré sur le quatuor principal et leur unité familiale... mais cela semble se faire au détriment des personnages secondaires, et le script semble tellement épuré qu'il en paraît parfois trop élagué.

C'est probablement aussi une conséquence de sa structure en trois grosses parties (présentation de la Terre 828 et de la position des 4 sur celle-ci/arrivée de la surfeuse et mission de premier contact auprès de Galactus/affrontement final sur Terre), le tout en moins de deux heures, qui font que certains événements sont un peu simplistes/précipités, notamment l'évasion des 4 du vaisseau de Galactus.

Reste qu'on se retrouve ainsi avec un film tout à fait agréable et divertissant, qui, à dessein, ne nécessite pas de "faire ses devoirs" sur le MCU et sa continuité, mais qui reste aussi un peu superficiel et prévisible. Rien de mauvais, mais rien d'exceptionnel non plus.

4/6 (même note que Superman, pour des défauts différents)

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #219 - Nuked (2024)

Publié le 27 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, USA, Review, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Nuked (2024) :

Influenceuse constamment connectée, Gill (Anna Camp) chronique son quotidien et ses tentatives de tomber enceinte avec son conjoint Jack (Justin Bartha). Pour leur 40e anniversaire, ils invitent chez eux leurs amis : Ishaan (Maulik Pancholy) et Damian (Stephen Guarino), couple gay, Penelope (Lucy Punch), jeune maman névrosée et son époux Sam (George Young), Logan (Ignacio Serricchio), musicien rebelle dont la carrière est au point mort, et Mo (Tawny Newsome), son ex, qui travaille pour le gouvernement. Sans oublier Sasha (Natasha Leggero), chef spécialiste en cuisine au cannabis, engagée pour préparer un banquet pour le groupe. Mais soudainement, alors que tous les invités ont délaissé leurs smartphones le temps de la soirée et sont dans un état euphorique, une alerte est émise, prévenant de l'arrivée imminente d'un missile : aussitôt, c'est la panique générale...

Mouais. Une comédie dramatique indépendante, avec de l'humour de stoner, des personnages assez peu sympathiques (le cast est attachant, les protagonistes nettement moins), une mise en place longuette (plus d'une demi-heure), et un virage immédiat dans une direction hystérique et criarde, qui cède la place à de longues séquences durant lesquelles le groupe se dispute, se dit ses quatre vérités, s'avoue ses secrets, etc.

Assez prévisible, pas forcément très intéressant sur la durée, pas très drôle, et Lucy Punch hérite d'un rôle vraiment ingrat. Bof.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - The Mighty Nein, saison 1 (2025)

Publié le 24 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Review, USA, Amazon, Drame, Comédie, Télévision

Parce qu'on ne change pas une formule qui gagne, et quand bien même cette formule serait celle de Vox Machina, qui à mes yeux n'a jamais vraiment réussi à s'extirper de son statut d'adaptation de JDR, voici que l'univers de la troupe Critical Role s'étend avec une nouvelle campagne et de nouveaux personnages, chapeautés pour Amazon Prime par Tasha Huo, scénariste sur The Witcher : Blood Origin, Red Sonja, et showrunneuse de l'adaptation animée de Tomb Raider pour Netflix...

The Mighty Nein, saison 1 (2025) :

Alors que le continent de Wildemount est en proie à des tensions croissantes entre les Kryn et l'Empire de Dwendal, des personnalités disparates convergent vers une fête foraine mystérieuse : Beau (Marisha Ray), moine soldat qui mène l'enquête sur les Volstruckers, des sorciers assassins menaçant de plonger le monde dans le chaos ; Caleb (Liam O'Brien), clochard magicien qui tente d'échapper à ces assassins, et se lie d'amitié avec Nott (Sam Riegel), une voleuse gobelin alcoolique ; Fjord (Travis Willingham), marin demi-orc qui obtient des pouvoirs lors d'un naufrage, et accompagne Jester (Laura Bailey), une jeune Tiefling enthousiaste ; et Molly (Taliesin Jaffe), diseur de bonne aventure au passé trouble...

Il serait assez facile de trouver des points communs entre tous les projets de la showrunneuse et cette adaptation de Mighty Nein : une certaine tendance aux personnages torturés et hantés par leur passé, aux femmes fortes au style très queer, une narration parfois un peu bordélique, etc... mais soyons francs : tout cela est en très grande partie hérité de la campagne originale, une campagne de plus de 500-600 heures ici partiellement synthétisée en huit épisodes de 45 minutes.

Et d'ailleurs, un peu comme pour Vox Machina, on n'évite pas les clichés mélodramatiques des JDR, notamment au niveau des personnages (jusqu'à la répétition, d'ailleurs, avec Molly et Fjord qui incarnent tous deux le trope du gentil qui devient incontrôlable et agressif lorsqu'il libère ses pouvoirs cachés obtenus d'une entité maléfique mystérieuse).

Ici, cependant, contrairement à Machina, la série consacre plus de la moitié de sa première saison à constituer le plus gros du groupe des Nein ; c'est probablement pour cela que les trois ou quatre premiers épisodes sont loin de convaincre.

Parfois, c'est dû à des choix artistiques fainéants (l'apparence de Beau, par exemple, très dérivative) ou étranges (la gobline qui se déguise en fillette mais garde ses oreilles de gobelin en évidence, et est doublée par un homme à la voix trafiquée), à des accents approximatifs, ou à des anachronismes dans les dialogues ; ailleurs, c'est parce que les scénaristes ont la main gentiment lourde sur le pathos ; ou encore, parce que le scénario sépare volontairement certains membres du groupe et personnages secondaires (la barbare, le drow qui assiste le méchant) jusqu'à la fin de la saison.

Pendant cette première moitié de saison (de la grosse mise en place), la série est tout à fait regardable, mais un peu bordélique et décousue. Et puis, à partir de la mi-saison, ça se recadre, pour le meilleur (un gros flashback sur Caleb) et pour le pire - enfin, pas vraiment le pire, c'est simplement que le récit retombe dans une adaptation basique de jeu de rôle au format "allez à tel endroit pour rencontrer telle personne, recevez votre mission, équipez-vous chez tel vendeur excentrique, et ramenez l'objet magique gardé dans tel donjon ou chez tel méchant"

Du DnD très (trop ?) classique, qui permet de placer des pièges (notamment un puzzle à base de constellations que l'on retrouve texto dans Sea of Thieves), Nathan Fillion en commanditaire, et une infiltration d'un bal mondain plein de grosses ficelles maladroites... avant de se conclure en cliffhanger pour la saison 2.

Dans l'ensemble, donc, une première saison structurellement discutable, et au format un peu laborieux (honnêtement, 8 x 45 minutes, ça fonctionne nettement moins bien que 10 ou 12 épisodes de 30 minutes), mais que j'ai probablement préféré à une grosse partie de Vox Machina

Ce n'est pas exceptionnel (contrairement à ce que la fanbase de Critical Role s'acharne à affirmer en ligne), et ça retombe toujours dans des clichés inhérents au genre, mais ça se regarde, et ça évite un peu le côté "acteurs de doublage qui veulent montrer l'étendue de leur talent dramatique", ce qui est toujours ça de pris. 

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #218 - Wicked, partie 2 (2025)

Publié le 22 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Comédie, Musique, USA, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Wicked, partie 2 (Wicked : For Good - 2025) :

Alors qu'Elphaba (Cynthia Erivo) est désormais ennemie publique n°1 aux yeux de tout le pays d'Oz, Glinda (Ariana Grande) tente de préparer ses fiançailles, et de gérer le pouvoir absolu dont elle dispose désormais...

À ma grande surprise, j'avais plutôt apprécié le premier Wicked, malgré sa durée abusive et sa caractérisation assez basique de certains personnages ; heureusement, une certaine flamboyance visuelle, et un second degré dans l'interprétation et l'approche de tous les personnages principaux rendait le tout plutôt agréable, à défaut d'être totalement mémorable musicalement parlant.

Là, pour cette suite... on donne dans le remplissage évident : la comédie musicale originelle durait moins de trois heures, et le premier film, lui frôlait la même durée.

Donc forcément, pour ce deuxième film de deux heures, il ne restait pas grand chose à raconter, ou du moins, pas grand chose d'intéressant.

On se retrouve ainsi avec deux bonnes heures de mélodrame (tout se prend beaucoup plus au sérieux, à l'exception d'un duel entre Glinda et Elphaba), où la caractérisation des personnages en prend un coup supplémentaire dans les dents (la sœur d'Elphaba devient insupportable, et connaît une fin ridicule, la plupart des personnages sont la maturité d'un ado de 14 ans), où les références au/les citations du Magicien d'Oz se multiplient (d'autant plus que le métrage rejoint les événements du film de la MGM, avec une Dorothy toujours gardée dans l'ombre ou hors-champ), où la fin est totalement laborieuse et forcée, et où il n'y a pas la moindre chanson mémorable et spectaculaire.

En même temps, le spectacle n'est pas forcément à l'ordre du jour, puisque la photographie, son étalonnage numérique, et les effets visuels semblent un peu trop ternes pour leur propre bien : au final, ce Wicked For Good finit par tomber à plat, jamais suffisamment dynamique pour éclipser ses chansons quelconques, jamais assez léger pour contrebalancer le mélodrame, et jamais assez sincère pour emporter l'adhésion.

Bof.

2.5/6 

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