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Prise au jeu (Players - 2024) :
Journaliste sportive et dragueuse invétérée, Mack (Gina Rodriguez) passe le plus clair de son temps à élaborer des plans drague improbables avec sa bande de collègues et amis (Damon Wayans Jr., Augustus Prew, Joel Courtney, Liza Koshy). Jusqu'à ce qu'elle croise le chemin de Nick (Tom Ellis), reporter de guerre et baroudeur dont elle tombe sous le charme : tout le monde se met sur le pied de guerre, avec pour objectif mettre Mack et Nick en couple pour de bon.
Pour la Saint Valentin 2024, Netflix nous avait proposé ce film : une sorte de Hitch, expert en séduction, si les experts en séduction étaient tous une bande de Barney Stintson manipulateurs et menteurs, avec des stratégies de drague toutes plus complexes les unes que les autres, aux noms improbables, répétées tous les soirs avec un mépris assez prononcé de leurs "victimes", uniquement des coups d'un soir vite oubliés.
Mais forcément, le personnage principal tombe réellement amoureux, blablabla, doit apprendre à oublier son cynisme et son détachement en matière de romance pour devenir sincère et s'ouvrir à un Tom Ellis dans le rôle du seul adulte digne de ce nom dans tout le métrage.
Ça surjoue beaucoup, c'est cousu de fil blanc, c'est assez mal rythmé, et les personnages sont tellement immatures et frustrants qu'on ne s'attache jamais vraiment à leur sort, surtout que celui-ci est particulièrement télégraphié.
En effet, forcément (bis), ça joue la carte émotion dans la dernière ligne droite du métrage, une carte émotion qui tombe totalement à plat et manque clairement de sincérité, surtout quand Mack plaque Nick parce que leur relation est bâtie sur des mensonges et parce qu'il n'a pas aimé l'article qu'elle lui a demandé de relire.
Le film semble alors présenter cette scène comme une victoire pour Mack, une prise de conscience qu'elle mérite mieux que ça (en l'occurrence, le personnage de Damon Wayans, ici en mode friendzoné), alors qu'en fait... bah, non. C'est Nick qui, pour le coup, mérite mieux que ça... et le film laisse donc un goût amer quand Nick est immédiatement kickbanné du récit pour que tous les autres personnages aient une happy end.
Vraiment pas fan de ce métrage, au point d'avoir presque décroché au bout d'une heure.
2/6
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