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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #143 - SEMAINE WALPURGIS - Smile 2 (2024)

Publié le 3 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Walpurgis, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Musique, Thriller

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Smile 2 (2024) :

Superstar de la pop tentant un comeback après un accident de voiture traumatisant, Skye Riley (Naomi Scott) assiste au suicide souriant de son dealer Lewis. Commence alors une descente aux enfers alors que l'esprit malin hantant Lewis prend possession d'elle et de son quotidien...

Après un premier volet regardable sans plus, mais qui m'avait un peu frustré, de par un ras-le-bol de l'horreur intelligente "transcendée" où tout est toujours une métaphore pour un traumatisme ou un autre, le réalisateur et scénariste du premier Smile remet le couvert, en s'attaquant cette fois-ci à une superstar de la pop qui tente de se reconstruire.

Et dans un premier temps, le changement d'univers fonctionne bien, Naomi Scott est très convaincante (et excellente), la mise en scène du tout fonctionne bien... mais rapidement, on retrouve toutes les scories du premier film, et quelques autres : la durée inutile, avec plein de digressions superflues ; les choix de réalisation et d'illustration musicale intrigants... jusqu'à ce qu'ils finissent par paraître gratuits et artificiels tant ils sont nombreux et systématiques ; pas mal de jump scares souvent téléphonés et d'éléments de scénario sous-développés ; une tendance à s'éparpiller entre réalité et visions ; une créature qui m'a semblé plus numérique (et donc moins convaincante) que dans le premier film ; et puis, il faut bien l'avouer, un côté répétitif clairement dû à la durée du film - voir une Naomi Scott terrifiée fixer la caméra et hurler des "Fuck !!!", ça va cinq minutes, mais ça devient vite répétitif.

Bref. J'ai préféré l'univers de ce second volet au premier, son personnage principal, mais je l'ai aussi trouvé de moins en moins efficace à mesure que les deux heures du film défilaient, avec quelques moments franchement ratés (les danseurs souriants qui apparaissent dans l'appartement de Skye et jouent à 1, 2, 3 soleil avec elle), jusqu'à avoir de fortes envies de faire avance rapide vers la fin.

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

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The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

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Critique éclair #141 - SEMAINE WALPURGIS - Borderline (2025)

Publié le 1 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Horreur, Thriller, USA, Walpurgis

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Borderline (2025) :

Dans le Los Angeles des années 90, un fan dérangé (Ray Nicholson) s'introduit avec une complice (Alba Baptista) dans la demeure de Sofia (Samara Weaving), une superstar de la pop, et l'enlève, bien décidé à l'épouser.

Le mari de Samara Weaving, par ailleurs scénariste de The Babysitter 2 (bof) et de Cocaine Bear (re-bof), écrit et réalise ce thriller/slasher volontairement outrancier, volontairement déglingué, bourré de musique décalée et produit par Margot Robbie.

Un thriller dans lequel tout le monde cabotine beaucoup (notamment Ray Nicholson, qui se tourne visiblement du côté de son père pour y puiser une certaine inspiration, mais aussi la "Française" qui lui sert de sbire), qui a fréquemment recours à des éléments totalement random pour créer une rupture comique (le flic en patrouille qui répète ses pas de danse pour réussir son audition dans une comédie musicale), et qui échoue à rendre sympathique ses protagonistes, quels qu'ils soient (Eric Dane est bien trop monolithique pour son propre bien).

Je n'ai pas du tout accroché, je dois dire, tout est bordélique et très forcé pour bien montrer que c'est excentrique, ça prend un temps certain à démarrer (comme The Babysitter 2 et Cocaine Bear, d'ailleurs), bref, un bon gros bof.

2/6 

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Critique éclair #140 - SEMAINE WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025)

Publié le 30 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Cinéma, USA, HBO, Review, Walpurgis

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Un week-end en enfer (The Parenting - 2025) :

Rohan (Nik Dodani) et Josh (Brandon Flynn) invitent leurs parents respectifs (Brian Cox, Edie Falco, Lisa Kudrow, Dean Norris), à passer un week-end avec eux dans une maison de campagne louée à l'excentrique Brenda (Parker Posey). Mais ils sont bientôt rejoints par Sarah (Vivian Bang), une amie, et ils découvrent que la bâtisse abrite aussi un esprit maléfique ancestral, qui va transformer ce week-end en enfer...

Une comédie horrifique HBO Max écrite par Kent Sublette (Saturday Night Live), et qui, honnêtement, se pense probablement bien plus drôle, excentrique, rythmée, corrosive et originale qu'elle ne l'est réellement.

Ce n'est pas désastreux, en soi, mais c'est assez inégal, un mélange bancal de Mon beau-père et moi, de Poltergeist, de l'Exorciste et d'Evil Dead, qui s'essouffle sur la durée, avec une esthétique et une écriture très télévisuelle, et un ton qui tente de concilier horreur premier degré, parodie, moments graveleux, sitcom et sincérité, sans réellement y parvenir.

Bof, en somme, même si Parker Posey et les autres acteurs semble bien s'amuser, et que l'atmosphère hivernale n'est pas désagréable.

2.75/5 

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Critique éclair #139 - SEMAINE WALPURGIS - Elevation (2024)

Publié le 29 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Science Fiction, Critiques éclair, Walpurgis, Review, USA

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Elevation (2024) :

Depuis 3 ans, l'humanité est menacée d'extinction par des formes de vie prédatrices sorties de nulle part. Seule échappatoire possible : se réfugier au dessus de 2500 m d'altitude, où les créatures ne peuvent survivre.  Parce que son fils malade a besoin de soins, Will (Anthony Mackie) part en chercher et quitte alors la zone de sécurité où il survit, accompagné de Katie (Maddie Hasson) et de Nina (Morena Baccarin), une scientifique à la recherche d'un moyen de vaincre l'envahisseur...

Le réalisateur de L'agence et de Spectral décide de nous faire une redite de Sans un bruit, en changeant vaguement un paramètre (à la place du silence, ici, c'est l'altitude), et nous propose donc ce thriller de science fiction/film de monstres assez médiocre, où dominent le gris, le marron, et la boue.

Un film assez terne où ne surnagent que quelques plans sur la nature montagnarde, le reste étant vu, revu et sans réelle inspiration.

Les dialogues, notamment, sont bourrés d'exposition maladroite et de répliques clichées, mais aussi le design de base des monstres (croisements hybrides entre un félin, un scorpion, un poulpe et un ankylosaure), les effets spéciaux (fréquemment approximatifs), le sound design (sans originalité) et la caractérisation des personnages, qui ont des réactions assez stupides (tirer au lance-grenade dans les tunnels d'une mine, voire même tirer tout court, tout le temps, alors qu'on nous répête encore et encore que les armes à feu ne font rien aux monstres) ou font tout pour attirer l'attention des prédateurs (mention spéciale à Mackie, qui passe son temps à se cogner dans tout ce qui bouge, que ce soit à pied ou en voiture).

Ajoutez à cela une dernière ligne droite générique au possible, avec un rebondissement télégraphié, et voilà, un thriller de SF ultra-dérivatif digne d'une production pour plateforme de streaming (à se demander, d'ailleurs, si ce n'était pas le but à l'origine).

2/6 

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

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Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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Critique éclair #137 - In The Lost Lands (2025)

Publié le 25 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Fantastique, USA, Review, Allemagne, Critiques éclair, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

In The Lost Lands (2025) : 

Dans un futur post-apocalyptique, Gray Alys (Milla Jovovich), sorcière exauçant les souhaits de ses clients, est persécutée par l'Église qui sert le gouvernement. Pour exaucer le souhait de la Reine (Amara Okereke), elle recrute alors Boyce (Dave Bautista), chasseur de primes, pour l'aider à trouver et tuer un lycanthrope mystérieux apppelé Sardor. Traqués par l'Église, Alys et Boyce traversent alors les Lost Lands à dos de cheval, à la recherche de leur cible...

Dave Bautista a beau répéter en interview qu'il veut être pris au sérieux en tant qu'acteur et qu'il ne veut plus faire de films d'action ou de blockbuster décérébré... le voilà dans un film produit par Constantin Film (toujours un gage de qualité (!)), du maître es nanards Paul WS Anderson, qui met une fois de plus sa femme Milla Jovovich en vedette dans ce qui est supposé être une adaptation d'une nouvelle de George R.R. Martin.

On se retrouve donc avec un mélange de western post-apocalyptique, de fantasy et d'horreur, et l'on ne va pas y aller par quatre chemins : c'est mauvais.

Visuellement, c'est laid, de l'étalonnage numérique immonde, gris, délavé, cache-misère, avec des ralentis Snyderiens un peu partout ; la musique est tiraillée entre western, nappes de synthétiseur façon Zimmer, techno, etc ; le scénario est bordélique, avec une charge contre la religion, des intrigues de Cour à la Trône de Fer, une quête, des manipulations, des révélations télégraphiées, etc, le tout avec une structure brouillonne et décousue ; le casting des seconds rôles est médiocre, et si Bautista semble s'amuser, Milla est mono-expressive, tout le haut de son visage étant figé (ce qui ne l'empêche pas de botter le cul de tout le monde, comme à la "grande" heure des Resident Evil) ; et puis le montage n'aide pas, avec un rythme ultra-cut dans les scènes d'action et les ralentis que je mentionnais plus haut.

Bref, il n'y a pas grand chose à sauver dans tout ça, ça s'inspire de plein de trucs à droite et à gauche (j'aurais pu citer Mad Max, aussi) et c'est globalement suffisamment mal rythmé pour que les 1h40 du tout en paraissent beaucoup plus (notamment tout ce qui tourne autour de la nature du personnage de Bautista, un rebondissement téléphoné, au suspense éventé par l'intro du film).

1.5/6

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Critique éclair #135 - Minecraft : le film (2025)

Publié le 21 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeu vidéo, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Minecraft : le film (A Minecraft Movie - 2025) :

Lorsqu'ils s'installent dans la ville de Chuglass, Idaho, au fin fond de l'Idaho, Henry (Sebastian Hansen) et sa sœur aînée Natalie (Emma Myers) ignorent qu'ils vont bientôt découvrir le monde de Minecraft, un monde merveilleux accessible par un portail. Henry finit en effet par découvrir, dans la boutique rétro de Garrett (Jason Momoa), la clef de ce portail, laissée derrière lui par Steve (Jack Black), explorateur disparu dans le monde de Minecraft. En compagnie de Dawn (Danielle Brooks), leur agente immobilière, Henry, Natalie et Garrett vont alors ouvrir la porte de ce monde étrange où tout est cubique.

Quel film bancal au possible.

Ça commence par un Jack Black survolté qui raconte, en voix off, une succession de flashbacks expliquant toutes ses aventures précédentes, comme un gros Précédemment dans... qui résumerait un premier film qui n'a jamais été tourné. Et puis pendant un moment, on se retrouve dans un film typique de son réalisateur, Jared Hess, déjà responsable de Nacho Libre et de Napoléon Dynamite : une comédie sur des losers paumés dans une Amérique profonde, notamment Jason Momoa, en ex-gloire des 80s devenu has been.

Et puis tous ces personnages se retrouvent aspirés dans le monde de Minecraft, où ils vivent des aventures pas très palpitantes, pas très drôles, pas très rythmées, où le script semble galérer à trouver des choses à faire à tout le monde (les personnages féminins disparaissent ainsi du film pendant un bon quart d'heure, sans raison), où l'on devine des coupes fréquentes au montage, et où la production bourre son récit très basique de fanservice à gogo.

Le tout, pendant que Momoa et (surtout) Jack Black cabotinent au possible, poussent la chansonnette (sans raison, encore une fois), sont victimes de slapstick, bref, il y a dans ce film une dissonance étrange, entre Momoa et Black qui forcent le trait, comme dans un film pour les plus petits, les deux actrices qui ne servent à rien, l'ado qui passe presque au second plan, et toutes les créatures et l'univers de Minecraft, plutôt réussis.

En fait, on a constamment l'impression que ce produit fini est le résultat de deux douzaines de scripts différents, tant en tonalité qu'en contenu, qui ont été fusionnés en cours de route, pour un résultat qui tient plus du patchwork que d'un film cohérent et digne de ce nom.

Mouais.

2.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Harley Quinn, saison 5 (2025)

Publié le 20 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Télévision, USA

Cinquième saison pour la série animée HBO Max, après une saison 4 un peu bordélique, et un changement complet de cadre, puisque l'action se déroule désormais à Métropolis : de quoi donner un léger sentiment de finalité, voire de spin off à cette cuvée 2025 en dix épisodes de 22 minutes, qui se termine d'une manière assez définitive, et qui, si la série continue, implique d'autres bouleversements déjà annoncés.

Harley Quinn, saison 5 (2025) :

Pour lutter contre le malaise qui s'installe dans leur couple, Harley Quinn (Kaley Cuoco) et Poison Ivy (Lake Bell) partent s'installer à Métropolis, où Lena Luthor (Aisha Tyler) les accueille à bras ouverts. Mais rapidement, il apparaît que Lena et Brainiac (Stephen Fry) travaillent de concert, et que Superman (James Wolk) n'est pas là pour les arrêter...

Une nouvelle saison à Métropolis, donc, mais qui n'a de cesse de ramener les figures incontournables de la série, et d'apporter une sorte de conclusion à leurs arcs respectifs (attention spoilers) : Bane est en couple et élève Boucle d'or ; Frank connaît un sort funeste et confie la garde de sa fille, Frankette, à Harley et Ivy ; Clayface passe toute la saison à se faire passer pour Perry White et à forcer le Daily Planet à chanter ses louanges, King Shark est père de famille nombreuse et utilise Harley et Ivy comme ses babysitters...

Et à côté de cela, les scénaristes utilisent un certain nombre de personnages secondaires issus de l'univers Superman : Superman, qui déprime parce que personne n'a besoin de lui et qui part se ressourcer ; Lois, qui lui en veut ; Lena Luthor, qui prend Harley et Ivy sous son aile et règne sur Métropolis ; Bruce Wayne, en couple avec Lena ; Brainiac, qui constitue ici la principale menace de la saison...

Car en effet, après un début de saison centré sur l'arrivée de Harley et Ivy à Métropolis, et leur couple au point mort, tout se concentre sur les manigances de Lena (qui veut en remontrer à son frère) et Brainiac (qui veut rendre Metropolis parfaite avant de la mettre sous verre), ce qui permet de mélanger un peu les personnages, leurs dynamiques, etc... et, paradoxalement, donne un tout un peu plus premier degré et moins trashouille qu'avant.

Harley Quinn (la série), s'assagit, et ça fonctionne : le show passe deux épisodes sur Jason Woodrue et sur l'origin story de Poison Ivy, consacre un épisode "dramatique" à l'origine de Brainiac (ici décrit comme un père de famille ayant perdu pied suite à la mort des siens alors qu'il était en mission, et qui s'imagine désormais parler au fantôme de son animal domestique), passe un épisode à raconter une murder party chez Bruce Wayne, avant d'entamer sa dernière ligne droite, consacrée au combat contre Brainiac et Lena.

Ça reste déjanté, décalé et amusant (la comédie musicale !), mais le fait d'avoir un fil directeur plus sérieux et moins puéril (le grand final est à ce titre très dramatique) et de ne pas rendre les "héros" DC totalement incompétents (Batman/Bruce passe certes une partie de la saison à avoir des problèmes de couple, mais il se reprend in extremis - avec l'aide du Joker (!) - et le sauvetage final de Superman est triomphal) est rafraîchissant. Sans compter que l'émotion n'est pas absente, même si elle est parfois forcée.

Si la série s'arrête sur cette cinquième saison, ce serait une fin plutôt convaincante. Si elle revient radicalement différente, comme les showrunners le laissent entendre... on verra bien.

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