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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Critique éclair #268 - Roommates (2026)

Publié le 4 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Roommates (2026) :

Peu de temps avant son entrée à l'université, Devon (Sadie Sandler), timide et naïve, croise le chemin de Celeste (Chloe East), confiante, assurée et forte tête. Ensemble, elles emménagent alors dans la même chambre de leur résidence universitaire, mais progressivement, la nonchalance et le jem'enfoutisme de Celeste commencent à peser sur la studieuse Devon...

Une nouvelle production Happy Madison pour Netflix, qui marche directement dans les traces de Tu peux oublier ma bat-mitsva ! (2023) : l'une des filles d'Adam Sandler tient le premier rôle, Sarah Sherman a un rôle secondaire excentrique pas forcément convaincant, et le tout est une teen comedy en mode coming of age, qui ici vire progressivement au JF partagerait appartement, mais en beaucoup plus soft.

Et un peu comme dans le cas du film de Sunny Sandler, ça fonctionne plutôt sympathiquement, ça ne se prend jamais trop au sérieux, et Sadie Sandler campe une protagoniste assez attachante et juste. Idem pour sa rivale, Chloe East, et pour toute la distribution secondaire, efficace et amusante.

Après, le tout fonctionne un peu moins bien dans l'ensemble que le film de 2023 : plus bordélique dans sa dernière ligne droite, Roommates tente un virage supposé faire passer le récit de la teen comedy cathartique (évoluant naturellement en direction d'une réconciliation des deux jeunes femmes), vers une comédie plus noire et caricaturale où tous les coups sont permis (avec visite en prison et caméo de Megan Thee Stallion), mais la transition est trop brusque et bancale pour vraiment fonctionner, et l'on se retrouve avec un métrage un peu bipolaire.

Ce n'est pas désagréable, mais ça s'éparpille trop pour son bien.

3.5/6

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Les bilans de Lurdo - DMV, saison 1 (2025)

Publié le 30 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, CBS, Romance, Sitcom, USA

Seule et unique saison de cette nouvelle série CBS, une workplace comedy de plus annulée par la chaîne avant même la diffusion complète de ses 20 épisodes.

DMV, saison 1 (2025) :

Le quotidien de Colette (Harriet Dyer) et de ses collègues, employés excentriques d'une branche du service des immatriculations de Californie, menacée de fermeture...

Et rapidement, on comprend où ça a pu coincer : lancer une nouvelle sitcom de bureau (genre surexposé s'il en est) avec un nombre d'épisodes "à l'ancienne" (alors que la majorité des nouvelles sitcoms débutent habituellement avec une saison d'une dizaine d'épisodes), un calendrier "à l'ancienne" imposant une pause de trois mois au programme en hiver (au bout de 9 épisodes), sous la supervision de producteurs "à l'ancienne" (le premier a fait ses armes sur HIMYM, la créatrice de DMV sur des épisodes de Friends et de nombreuses autres sitcoms annulées), c'est déjà partir avec un handicap.

D'autant que les personnages ne sont pas d'une originalité folle : Tim Meadows en employé cynique et désabusé, Tony Cavalero en sportif décérébré et misogyne, Gigi Zumbado en latina caractérielle et vaniteuse, Molly Kearney en responsable rondouillarde ultra-excentrique, ultra-naïve et ultra-positive (et ultra en surjeu), Alex Tarrant en beau gosse néozélandais, et Colette, névrosée, en manque d'affection et maladroite.

Des archétypes assez classiques, confrontés au quotidien à des "clients" insupportables, étranges ou récurrents (dont Mark Feuerstein, compagnon de la créatrice du show, en producteur hollywoodien irascible), pour un résultat... pas forcément désagréable, mais pas vraiment exceptionnel pour autant.

Malgré le compte à rebours intégré au récit (toute la saison tourne autour des efforts de Barbara, la cheffe, pour éviter que sa branche ne ferme, alors même que ses employés désabusés s'en contrefichent), malgré des inspirations évidentes (les micro-vignettes absurdes des "clients" en mode Superstore), et malgré des acteurs qui semblent s'amuser et parviennent à sortir du carcan de leurs personnages en cours de saison (le will they/won't they entre Colette et le beau néozélandais, par exemple, disparaît en cours de route, et c'est tant mieux), le tout reste un peu inégal.

Peut-être que dans un autre monde, où le créneau des workplace comedies ne serait pas aussi surchargé, DMV aurait trouvé sa place. En l'état, le show reste une comédie de bureau parmi tant d'autres, sympatoche, sans plus. 

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Critique éclair #267 - Avatar 3 : de feu et de cendres (2025)

Publié le 28 Mai 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Fantastique, Animation

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Avatar 3 : de feu et de cendres (Avatar : Fire and Ash - 2025) :

Toujours marqués par les événements ayant mené à la mort de leur fils, Jake (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) continuent de vivre avec leur famille au sein de la tribu aquatique des Metkayina. Mais Quaritch (Stephen Lang) et les humains n'en ont pas fini avec eux, ou avec les cétacés Tulkun, qu'ils chassent, et la RDA reçoit l'assistance des Mangkwan, une tribu Na'vi sanguinaire vénérant les flammes et la destruction, menée par la cruelle Varang (Oona Chaplin)...

Bon. Troisième volet de la franchise Avatar (après un second épisode dont je ne garde pas grand souvenir - les effets numériques aquatiques étaient jolis, cela dit - et une déclinaison vidéoludique dont je n'ai même pas passé la cinématique d'introduction), et... on prend les mêmes et on recommence, parfois même littéralement (c'est très répétitif, par rapport aux épisodes précédents : les méchants qui massacrent les baleines, les Na'vi qui passent leur temps à être enlevés par Quaritch et compagnie, la grosse bataille finale, le fils qui tente de prouver sa valeur au père, Quartich et Jake qui s'affrontent encore et encore, etc, etc, etc).

Alors oui, il y a quelques changements : le scénario se force à donner de l'action à Neytiri, se centre beaucoup sur les personnages féminins (notamment celui de Sigourney Weaver) et Varang campe une antagoniste très convaincante (même si, il faut bien l'avouer, les Mangkwan font très méchants de dessin animé, visuellement, et Varang disparaît totalement du film aux deux-tiers)... mais globalement, on est dans la droite lignée d'Avatar 2, avec les mêmes points forts (les effets visuels sont toujours plus aboutis) et les mêmes points faibles (c'est plus que naïf, bourré de digressions mollassonnes, de spiritualité simpliste, de manichéisme, de baleines sous-titrées en Papyrus, de deus ex machina animalier...), avec cependant nettement moins d'inspiration ou d'originalité.

Avatar se répête, Avatar intéresse de moins en moins, Avatar continue de rapporter de l'argent, mais moins qu'avant, et nul doute que sans le prestige associé au nom de James Cameron et les milliards investis par Disney & co dans les parcs d'attraction et tout le reste, la franchise aurait probablement été gentiment rangée au placard au terme de ce troisième volet : la boucle est bouclée, on va probablement arrêter là.

Ou pas.

2.5/6 

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Critique éclair #266 - Balls Up : mettez le paquet ! (2026)

Publié le 26 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Amazon, Sport, Aventure, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Balls Up : mettez le paquet ! (2026) :

Après avoir malencontreusement fait couler leur entreprise et provoqué un incident diplomatique lors de la finale de la Coupe du Monde entre le Brésil et l'Argentine, Brad (Mark Wahlberg) et Elijah (Paul Walter Hauser), deux employés d'une société de préservatifs, se retrouvent traqués par tout le Brésil, des passants aux trafiquants de drogue (Sacha Baron Cohen) en passant par la police et le gouvernement...

Oh la vache, quel étron filmique. On aurait pu croire qu'avec un des Farrelly aux commandes, le duo de scénaristes de Deadpool et de Zombieland à l'écriture, et deux acteurs qui, quand ils se lâchent, sont assez déjantés, Balls Up aurait pu être, au minimum, divertissant.

Mais même pas. Cette production Amazon est désespérément plate, inerte et fainéante, avec de la comédie reposant entièrement sur de l'humour Bigard faisandé et insipide, un rythme inexistant, des situations à la fois improbables et sous-développées (Sacha Baron Cohen en narcotrafiquant à l'accent incompréhensible, ça va 5 minutes, mais ça ne débouche sur rien de vraiment probant, l'humour de drogué dans le camp de hippies ne mène à rien non plus : à chaque fois, on a l'impression que les scénaristes se sont contentés de faire une liste d'idées saugrenues, mais ne les ont jamais développées plus avant), l'écriture est faible, l'interprétation manque de punch et d'énergie, et à moins d'être vraiment super bon public et de trouver la moindre vanne bite/couilles hilarante, il n'y a rien à sauver de tout ça.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - Animal Control, saison 4 (2026)

Publié le 23 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, Fox, Sitcom, USA, Romance

La sitcom Fox continue son petit bonhomme de chemin au cours de ces douze épisodes, sans rien d'exceptionnellement mémorable, si ce n'est une rivalité accrue entre l'équipe habituelle et l'équipe de Templeton, avec laquelle ils doivent désormais cohabiter suite à une fusion des deux services.

Animal Control, saison 4 (2025) :

Rien ne va plus à la brigade du service animalier lorsque ses employés apprennent qu'ils vont être fusionnés avec leur brigade rivale, celle du détestable Templeton (Gerry Dee), et que ce dernier a bien l'intention de remplacer Emily à la tête du service...

Malgré une saison ayant pour thème le changement (ou du moins, le risque d'un changement), la dynamique de la série est désormais bien établie, et le programme ronronne donc sans faire trop d'écarts.

Frank reste égal à lui-même, toujours fanfaron (y compris lorsqu'un acteur hollywoodien décide de s'inspirer de lui pour son prochain film), toujours en conflit avec le reste de sa famille (notamment son père, qui subit une crise cardiaque), le shipping concernant sa relation avec Victoria n'avance pas vraiment... à contrario de la relation de Shred et Emily, qui finit par se concrétiser mais s'avère assez tiède et oubliable une fois leur relation secrète éventée. 

Patel, lui, continue d'évoluer dans son coin, avec ses mésaventures de père de famille qui ne s'améliorent pas... et la série se permet quelques caméos, comme Gronk, Ken Jeong, ou encore Jim Rash.

Mais l'essentiel de la saison oppose Frank et Templeton, au point de frôler l'overdose au niveau de ce dernier et de son bras droit, Daisy (Kyla Pratt). Le souci, en réalité, c'est que Templeton est un antagoniste un peu trop caricatural et "maychant", qui mériterait d'être recalibré. D'autant que la fin de saison, plus que télégraphiée (un problème récurrent de la série, cf la saison précédente), n'augure pas forcément du meilleur pour la saison prochaine, sur ce front-là. 

Bref, une saison 4 toujours agréable à suivre, mais qui se perd un peu en cours de route et manque peut-être de substance, ou du moins, qui peine à vraiment amener des éléments mémorables et à trouver de quoi faire à tous ses personnages.

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Critique éclair #265 - Jumpers (2026)

Publié le 21 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Jeunesse, Critiques éclair, Disney, Pixar, Science Fiction, Review, USA, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Jumpers (Hoppers - 2026) : 

Jeune femme au tempérament de feu, Mabel (Piper Curda) est prête à tout pour sauver l'étang au bord duquel elle a grandi, et qui menace d'être remplacé par une autoroute. Elle découvre alors un projet scientifique top secret qui lui permet de transférer sa conscience dans le corps d'un castor robotique, et part aussitôt à la rencontre du monde animal, pour tenter de communiquer avec les animaux de la forêt et d'obtenir leur aide contre les projets du Maire, Jerry (Jon Hamm).

Le dernier Disney/Pixar en date, du créateur de la série animée Ours pour un et un pour t'ours, ce Hoppers assume très clairement sa filiation avec les autres Pixars récents (protagoniste à l'origine ethnique mixte, émotion liée à la mort d'une personnage âgée) en évoquant par ailleurs ouvertement Avatar (cité dans les dialogues) et tous les autres films animés dans lesquels le protagoniste humain se retrouve dans le corps d'un animal.

Rien de forcément ultra-original au programme, donc, mais un message écologique pas désagréable, des animaux mignons, des personnages amusants, une maîtrise technique désormais habituelle, et globalement, un bon moment à passer devant ce film qui, cependant, ne dépasse pas le stade du "sympa sans plus".

Il manque peut-être une bande originale plus forte (ici, c'est très oubliable), voire même une révision supplémentaire du script pour approfondir tout ça et vraiment donner quelque chose de mémorable.

3.75/6

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Critique éclair #264 - The Wrath of Becky (2023)

Publié le 19 Mai 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review

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The Wrath of Becky (2023) :

Trois ans après la mort de son père aux mains de néo-nazis, Becky (Lulu Wilson) est désormais vagabonde, avec son chien Diego, recueillie par Elena (Denise Burse), une personne âgée ravie d'avoir un peu de compagnie. Jusqu'à ce que des miliciens alt-right misogynes suivent Becky chez elle, tuent Elena et volent le chien de la jeune femme après l'avoir assommée. Lorsqu'elle reprend connaissance, Becky décide alors de se venger...

Après avoir revu Lulu Wilson dans le très réussi Pizza Movie, je me suis souvenu de sa participation dans le médiocre Becky, ainsi que de l'existence de cette suite... une suite, qui, in fine, n'est pas franchement plus convaincante que le premier métrage.

Certes, on quitte un peu le format home invasion pour se rapprocher de quelque chose d'un peu plus John Wickesque (on lui a piqué son chien, elle veut le récupérer), à deux doigts du rape and revenge (sauf que le scénario n'ose bizarrement pas aller jusque là, alors même que les méchants du film méprisent totalement les femmes et que Becky est inconsciente, à leur merci) mais entre le personnage de Becky qui devient une psychopathe surentraînée et sanguinaire paradoxalement assez incapable et poseuse, les antagonistes miliciens d'extrême droite misogynes assez cons et basiques (Seann William Scott est efficace en leader des méchants, mais pas autant que pouvait l'être Kevin James dans le premier volet), leurs motivations assez quelconques (ils veulent faire une mini-insurrection pour éliminer une sénatrice), et toutes ces tentatives assez vaines de rendre Becky relativement badass (avec des cadrages, des one-liners, des effets de montage), le tout tourne un peu à vide, et la mayonnaise ne prend pas franchement.

Et puis la fin qui voit Becky recrutée par la CIA sur un malentendu, mouais.

2/6

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Les bilans de Lurdo - Scrubs, saison 10 (2026)

Publié le 16 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Les bilans de Lurdo, Télévision, Sitcom, ABC, Hulu, Review, USA

16 ans après la fin officielle de la série au terme de sa neuvième saison (elle-même déjà un semi spin-off, la majorité du cast habituel en étant absente), Bill Lawrence revient (peu ou prou) aux commandes de Scrubs avec la distribution originale et une nouvelle showrunneuse (ex-actrice/scénariste/productrice sur la série originale), pour 9 épisodes d'une vingtaine de minutes, diffusés sur ABC depuis le mois de février.

Scrubs, saison 10 (2026) :

Désormais médecin privé pour de riches clients, JD (Zach Braff) renoue brièvement avec le personnel de Sacred Heart à l'occasion d'une visite : son ex-femme Elliot (Sarah Chalke), son meilleur ami Turk (Donald Faison), chirurgien en burnout, Carla (Judy Reyes), son épouse infirmière, et le Dr Cox (John C. McGinley), toujours à la tête du service Médecine. Mais Cox lui avoue être dépassé par la nouvelle génération d'internes et par le politiquement correct qui lui est imposé par les RH, et lui propose de revenir travailler à Sacred Heart... en remplaçant Cox à son poste.

On prend les mêmes et on recommence, donc (ou presque : certains des anciens de Scrubs ne sont plus, ou alors n'apparaissent que le temps d'un caméo), pour une saison 10 somme toute très... fidèle à elle-même et à ce que la série était devenue au fil du temps. Ce qui, selon le point de vue, est une bonne chose ou est un peu plus problématique.

On retrouve l'amitié de JD et Turk, la relation tendue avec Cox, Todd le gros lourd, la romance compliquée de JD et Elliot... le tout avec quelques années en plus, un peu de recul, mais toujours autant d'excentricité mêlée à des moments plus sérieux et sincères.

Et puis il y a tous ces nouveaux-venus, principalement une fournée de jeunes médecins un peu inégaux, et qui ont un peu de mal à être développés sur ces 9 épisodes, d'autant qu'en termes de sitcom médicale, il est compliqué de faire du neuf avec du vieux (y compris quand, en parallèle, est diffusée St. Denis Medical, qui exploite une partie des mêmes archétypes) : le Dr Park (Joel Kim Booster, qui rejoue la même partition que dans Loot) qui déteste JD, Danasha (Amanda Morrow), une jeune chirurgienne afroaméricaine, Amara (Layla Mohammadi), une jeune indienne un peu timide et coincée, le Dr Tosh (Ava Bunn), une influenceuse qui passe son temps sur les réseaux, le Dr Green (Jacob Dudman), anglais réservé, le Dr Lewis (David Gridley), interne séduisant et gay, l'infirmière Raymond (X Mayo, qui refait la même partition que dans Loot, là aussi), son collègue flamboyant, l'infirmier Dubois (Michael James Scott), sans oublier Sibby (Vanessa Bayer, qui rejoue toujours la même partition, elle aussi, avec perruques et mimiques sorties du SNL et de I Love That for You), responsable des RH...

Tout ce petit monde n'est pas désagréable, mais l'intérêt principal de ce revival est clairement dans le cast original, dans son évolution, sa maturité (enfin, ses tentatives de maturité), ses nouvelles responsabilités, et, vers la fin de la saison, le rapport de JD à la maladie et la mort quand il découvre que Cox est malade.

C'est là que ça coince un peu, en fait : tout au long de la saison, le spectateur attentif remarquera que la production de la série semble un peu brouillonne et approximative. Sous-intrigues un peu catapultées, erreurs de continuité, faux raccords, éclairage un peu inégal, post-synchro flagrante, écriture fluctuante en fonction des scénaristes... on se demande parfois si la production n'a pas été perturbée.

Et lorsqu'arrive le season finale, la série trébuche quelques instants : alors que l'objectif est clairement de rendre la maladie de Cox touchante et d'offrir une réflexion globale à la Scrubs, la série se répète un peu (l'épisode 8 et l'épisode 9 font double emploi), toutes les sous-intrigues trouvent une résolution catapultée (y compris le célibat de JD, qui rencontre et finit avec une femme parfaite pour lui - Rachel Bilson, totalement sous-développée), le Janitor fait un caméo éclair assez décevant, et tout se conclue de manière approximative.

Comme si les scénaristes n'avaient été informés du nombre d'épisodes de la saison qu'au dernier moment, ou que la production était tombée à court de budget en cours de route.

Cette saison 10 se finit donc sur une note décevante, alors qu'elle était très bien partie pour égaler certaines des saisons précédentes du show : rien de rédhibitoire, mais tout de même un peu frustrant, pour un revival ma foi assez sympathique et attachant, à défaut d'être vraiment indispensable.

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Critique éclair #263 - Beam Me Up, Sulu (2025)

Publié le 14 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Biographie, Science Fiction, Histoire, Télévision, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Beam Me Up, Sulu (2025) :

Un documentaire plein de bonnes intentions qui se sert du prétexte du tournage, en 1985, de Yorktown (un fanfilm auquel George Takei a, contre toute attente, gracieusement participé), pour partir dans des tangentes sur le manque de représentation des asiatiques dans l'industrie cinématographique, sur l'importance de la diversité au sein de la franchise Star Trek, sur l'importance de George Takei et de Mr Sulu à l'écran, sur l'ouverture d'esprit de la fanbase de Star Trek, etc.

Et c'est peut-être là que j'ai été déçu, parce que je m'attendais vraiment à un documentaire retraçant la genèse du fanfilm (qui n'a été finalisé qu'une trentaine d'années plus tard, par une autre équipe)... sauf qu'en fait, c'est simplement un fil conducteur en filigrane, et le documentaire semble plus intéressé par la franchise, ses fans et les valeurs communiquées par Star Trek. 

Pas forcément une mauvaise chose, en ces temps de radicalisation du débat et de polarisation de la fanbase par des grandes gueules pratiquant l'outrage à outrance, ça fait effet de piqure de rappel, mais il n'y a rien de vraiment bien neuf sous le soleil pour quiconque a un minimum de recul et de connaissances sur la franchise Trek.

Ce n'est pas désagréable à suivre, c'est feel-good, mais ça s'arrête là, malheureusement, en ce qui me concerne.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Malcolm : Rien n'a changé (2026)

Publié le 9 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Fox, Disney, Hulu, Sitcom

Pour être tout à fait franc, je n'ai jamais été un fan hardcore de Malcolm in the Middle - j'ai vu suffisamment d'épisodes de la série pour connaître les principaux personnages, leurs interactions, les ressorts comiques principaux du programme, son générique mémorable et pour trouver le tout sympathique sans plus, mais le programme ne m'a jamais séduit plus que ça, franchement, et donc, l'annonce de ce revival ne m'a fait ni chaud ni froid.

D'autant que des revivals de ce type, on en a eu plein ces dix dernières années (depuis Girls Meet World jusqu'au récent Scrubs, en passant par Fuller House et compagnie), que le résultat est souvent discutable, et que ce Malcolm : rien n'a changé a connu un développement compliqué, passant de téléfilm-réunion à série de 4 épisodes de 25 minutes, hésitant entre des retrouvailles du cast, une célébration du succès de Bryan Cranston, et un backdoor pilot de reboot façon Malcolm : the Next Generation...

Malcolm : Rien n'a changé (Malcolm : Life's still unfair - 2026) :

Après une enfance compliquée, Malcolm (Frankie Muniz) a coupé les ponts avec sa famille dysfonctionnelle et a enfin trouvé la paix intérieure, élevant seul sa fille Leah (Keeley Karsten) et coulant le parfait amour auprès de Tristan (Kiana Madeira), sa petite-amie. Mais les 40 ans de mariage de ses parents approchent, et Lois (Jane Kaczmarek) veut une célébration parfaite, avec tous ses enfants. De quoi réveiller les névroses de Malcolm au contact de ses proches (Bryan Cranston, Justin Berfield, Christopher Kennedy Masterson, Vaughan Murrae, Caleb Ellsworth-Clark, Anthony Timpano)...

D'ailleurs, ma mention de Girls Meet World, reboot Disney de la sitcom Boy Meets World (Incorrigible Cory, chez nous), mais avec des personnages féminins, et des caméos de tous les anciens acteurs, n'est pas innocente, tant on sent ici les restes d'une tentative de spin-off centré sur la fille de Malcolm et sur sa jeune tante LGBTQ+.

Tous les codes de la série originale sont en effet repris, et appliqués à l'identique à Leah, y compris la narration face caméra, et par bien des aspects, ce téléfilm réunion découpé en 4 ressemble fortement, au terme de ses (presque) deux heures, à un backdoor pilot centré sur les personnages adolescents (avec reprise moderne du thème principal original de They Might Be Giants, ici par un groupe féminin).

Le seul souci, c'est que le reste de cette mini-série n'est franchement pas très motivant ou engageant : pendant deux épisodes, on retrouve la famille de Malcolm, on fait rapidement le point sur le sort de chacun, on passe des uns aux autres, et tout de suite, ce qui frappe, c'est que ça cabotine beaucoup, probablement un peu plus qu'avant, que ça manque de rythme, et qu'en séparant constamment Malcolm de ses frères et de sa sœur (pour la plupart assez sous-développés), le show perd l'alchimie qui faisait la série originale.

Une impression qui se confirme d'autant plus lors de l'épisode 3, qui consacre une longue partie de sa durée à un one-man show de Cranston, dont le personnage ingère des hallucinogènes et fait un bad trip durant lequel il parle à son côté obscur et assume enfin son syndrome du nid vide. Ça part dans tous les sens, c'est rarement très drôle, ça fait beaucoup de bruit pour rien, etc.

Et puis l'épisode 4 réunit enfin tout le monde (mais vraiment tout le monde, jusqu'à l'overdose de caméos) à l'occasion de l'anniversaire de mariage, et là, les scénaristes ont la main très lourde sur l'émotion, au travers d'une vidéo à la gloire de Hal (une fois de plus) et d'un témoignage larmoyant de Kelly, la plus jeune, sur son coming-out non-binaire (un élément vraiment amené avec la finesse d'un tractopelle).

Heureusement, la toute fin de cet épisode (et donc de cette mini-série) retombe dans quelque chose de nettement plus chaotique et déglingué, ce qui permet de rester sur une bonne impression finale. Mais quelques heures après le visionnage, je dois bien admettre qu'il ne me reste pas grand chose en mémoire (voire rien du tout) de ce Life's still unfair : il n'y avait pas assez de matière pour faire quatre épisodes, les scénaristes ont clairement tenté d'avoir le beurre (un téléfilm réunion nostalgique bourré de fanservice dont je n'ai pas nécessairement saisi toutes les références, en tant que spectateur casual) et l'argent du beurre (un backdoor pilot pour une nouvelle série), et au final, c'est un peu creux et rapidement oubliable.

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