Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

cinema

Critique éclair #255 - SEMAINE WALPURGIS - We Bury the Dead (2026)

Publié le 27 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Halloween, Fantastique, Walpurgis, Review, USA, Australie, Critiques éclair, Drame, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

We Bury the Dead (2026) :

Après qu'une bombe américaine ait accidentellement explosé au large de la Tasmanie, y tuant instantanément toute forme de vie, les secours s'aperçoivent que certains des morts reviennent à la vie, coquilles vides et à peine animées. Ava (Daisy Ridley), américaine, se porte volontaire pour assister les services d'urgence, à la recherche de son époux Mitch (Matt Whelan), disparu lors de l'incident...

Un film de zombies américano-australien qui n'en est pas vraiment un, puisque les zombies (qui sont présents au compte-gouttes) servent ici de toile de fond à la crise existentielle de son héroïne (excellente Daisy Ridley), une héroïne qui tente de tourner la page - non pas de la mort de son mari durant l'incident qui déclenche l'apparition des zombies, mais de la crise de son couple avant cet incident.

Sous prétexte de nous narrer les conséquences de cet incident (un incident d'ailleurs assez intéressant, y compris dans son approche du zombies), le film nous raconte ainsi (SPOILERS), via des mini-flashbacks fréquents, comment ce couple incapable de procréer a fini par se déliter, comment Ava alors a trompé son époux, comment celui-ci l'a quitté, et pourquoi elle a rejoint les services de secours pour le retrouver.

Le problème, en fait, c'est que la caractérisation générale du personnage d'Ava ne la rend pas très intéressante ou attachante : c'est une femme meurtrie dans son amour propre, infidèle, qui fait des choix discutables durant le film - tout l'aparté chez Riley (Mark Coles Smith), un militaire éploré conservant le corps zombifié de sa femme enceinte, est le résultat de décisions improbables et manque de subtilité - et qui finit renforcée dans ses positions, puisque le scénario (SPOILERS AGAIN) finit par la récompenser et par lui permettre de faire son deuil, en révélant que son mari la trompait (post-séparation, cela dit), en lui offrant un nouveau compagnon charismatique (méconnaissable Brenton Thwaites), et un bébé (celui de Riley, qui nait du corps à peine conscient de son épouse zombie).

Happy end, donc, pour Ava, qui arrive au terme d'un métrage auquel je n'ai clairement pas accroché.

Certaines idées sont intéressantes (le concept de zombies revenus à la vie "pour terminer ce qu'ils n'ont pas pu terminer de leur vivant" comme de bons vieux fantômes ancrés au monde des vivants), le côté lent et mesuré, économe en action et en menaces, change un peu... mais globalement, je suis vraiment resté sur ma faim, sans particulièrement adhérer au ton, à l'illustration musicale, ou aux personnages et à leur parcours.

Mais bon, je suis clairement minoritaire dans mon opinion, donc... 

2.5/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #254 - SEMAINE WALPURGIS - Retour à Silent Hill (2026)

Publié le 26 Avril 2026 par Lurdo dans Horreur, Thriller, Walpurgis, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Retour à Silent Hill (Return to Silent HIll - 2026) :

Artiste-peintre, James (Jeremy Irvine) croise un jour le chemin de Mary (Hannah Emily Anderson), une jolie inconnue dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, ils vivent une romance idyllique dans la petite ville côtière de Silent Hill. Mais rapidement, le sinistre passé de la ville et de Mary bouleverse le couple, menant au décès de cette dernière. Lorsque James revient à Silent Hill, des années plus tard, il vit alors une véritable descente aux enfers...

En 2006, il y avait le premier Silent Hill de Gans et Avery, une adaptation libre et imparfaite du premier jeu, avec un rythme, des dialogues et une interprétation inégaux, une illustration musicale bordélique, mais aussi un vrai travail de réalisation ainsi qu'une direction artistique excellente, qui respectait totalement le poisseux rouillé et l'atmosphère pesante de la franchise (la sirène !).

En 2012, Silent Hill : Revelation 3D, adaptait platement et sans style Silent Hill 3, remplaçait Gans et Avery par M. J. Bassett derrière la caméra et à l'écriture, et tentait, en plus de jouer la carte du gimmick 3D, de s'imposer comme suite directe du premier, avec reprise de certains rôles par les acteurs originaux (mais pas Jodelle), de nouveaux personnages ratés (un Kit Harington insipide, une Carrie Ann Moss inutile, un Malcolm McDowell cabotin), et des kilomètres d'exposition balourde tirant le tout vers le bas.

Et donc, en 2026, Gans - dont la carrière est au point mort après le development hell de tous ses projets depuis La Belle et la bête de 2014 - remet le couvert, pour adapter en solo (avec le coscénariste du remake raté de The Crow, et la scénariste de La Belle et la bête) et très librement Silent Hill 2.

Ce qui implique, ici, une adaptation sans budget (les postiches et costumes sont fréquemment risibles, façon mauvais cosplay), totalement pataude et improbable (le symbolisme et les métaphores du récit original sont surlignés et surexpliqués, les dialogues sont laborieux et raides, et le tout se veut une relecture d'Orphée aux Enfers, comme le jeu original, mais sans avoir un dixième du talent nécessaire pour y parvenir), avec des rajouts wtf (toute l'histoire de la secte, développée plus que de mesure), une interprétation inégale, des passages obligés de Silent Hill qui ne sont plus là que pour faire du fanservice, et peut-être plus gênant, plus aucun sense du style ou de la mise en scène, et plus aucune tension ni atmosphère : Retour à Silent Hill semble être le fruit du travail d'un faiseur anonyme, et le tout ressemble, sans véritable surprise de la part du studio qui a produit le The Crow de 2024, à une simple exploitation des droits de la franchise, dépourvue d'ambition artistique.

Pas franchement meilleur que Revelation, et peut-être même pire.

1.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #252 - Super Mario Galaxy, le film (2026)

Publié le 21 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Fantastique, Science Fiction, Jeunesse, USA, Review, Animation, Jeu vidéo

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :

Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...

Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.

Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.

Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.

Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc). 

De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.

Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée. 

Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.

3/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #251 - Pizza Movie (2026)

Publié le 16 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Pizza Movie (2026) :

Après avoir ingéré une drogue expérimentale, deux étudiants losers, Jack (Gaten Matarazzo) et Montgomery (Sean Giambrone), paniquent lorsque les effets secondaires se succèdent, toujours plus absurdes. Avec Lizzy (Lulu Wilson), une amie elle aussi concernée, ils tentent alors de rejoindre le rez-de-chaussée de leur dortoir pour y récupérer une pizza, espérant ainsi atténuer les effets de la drogue, mais c'est précisément le moment que choisissent les RA du dortoir, commandés par Blake (Jack Martin), pour faire une rafle et déporter tous les étudiants vers un dortoir-prison éloigné...

Une excellente surprise que ce métrage Hulu/Disney+ réalisé et écrit par le duo BriTANicK, qui a fait ses armes sur le Web et au SNL, et qui ici, pour son premier long-métrage, nous propose une stoner comedy maîtrisée et totalement décomplexée, au trio principal efficace (Matarazzo de Stranger Things, Giambrone qui double habituellement Yumyulack dans Solar Opposites, et Lulu Wilson, de Becky et habituée des productions Flanagan) qui mélange les formats (animation, marionnettes...), est bourré d'idées absurdes (le papillon domestique doublé par Daniel Radcliffe, le destin de Snackatron, la fusion des trois protagonistes en Juan, le passage méta), est très rythmé (avec un montage à la Edgar Wright), et possède une illustration musicale très efficace, pour un tout pas si loin que ça d'un Bill et Ted.

Ce n'est pas forcément original au niveau du postulat de départ (Bill et Ted, mais aussi Harold et Kumar, ou encore Eh mec ! Elle est où ma caisse ? ont déjà abordé ces péripéties de stoners qui virent à la science-fiction et au fantastique), mais très inventif néanmoins, sûr de soi, et franchement inattendu. J'ai ouvertement pouffé de rire à plusieurs instants, ce qui devient assez rare de nos jours.

4.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #250 - Good Luck, Have Fun, Don't Die (2026)

Publié le 14 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Thriller, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Good Luck, Have Fun, Don't Die (2026) :

Dans un avenir proche, un homme échevelé (Sam Rockwell) apparaît dans un diner de Los Angeles, et se présente aux clients : c'est un voyageur temporel venu du futur, arrivé là pour empêcher l'avènement imminent d'une IA dévastatrice qui va exterminer la moitié de l'humanité. Il se constitue alors une équipe parmi les clients récalcitrants (Haley Lu Richardson, Michael Pena, Zazie Beetz, Asim Chaudry, Juno Temple, Daniel Barnett, Georgia Goodman), et les embarque dans une aventure improbable en ville, pour tenter de rejoindre la maison du créateur de l'IA avant que l'entité ne soit créée...

Mouais. Une comédie de science-fiction réalisée par Gore Verbinski et écrite par le scénariste de The Invention of Lying (avec Ricky Gervais), Dora l'exploratrice, et Love and Monsters, pour un résultat au format quasi-anthologique qui ressemble à des postulats d'épisodes de Black Mirror, sans le mordant british de Charlie Brooker.

Ici, on a donc un pamphlet anti-technologie et anti-IA, qui mélange critique des smartphones, de la réalité virtuelle, de l'IA, des publicités, du clonage, et tout et tout, sous la forme d'un fil conducteur (Rockwell et son équipe qui tentent d'empêcher l'avènement de Skynet de l'IA maléfique) qui dégénère progressivement au gré du film (la dernière ligne droite est un grand n'importe quoi random, avec un chat-centaure géant à l'appareil reproducteur énorme qui éjacule des paillettes, filmé plein cadre), et plusieurs apartés consacrés à l'un ou l'autre des membres du groupes, et à leur quotidien (Juno Temple en mère éplorée qui commande un clone de son fils suite à une énième fusillade scolaire, deux enseignants confrontés à leurs élèves lobotomisés par leurs smartphones et par les réseaux sociaux, Haley Lu Richardson en princesse de fêtes d'anniversaire allergique au Wi-fi qui se fait plaquer quand son mec découvre un monde virtuel, etc).

C'est bordélique, mal rythmé (le tout dure 2h15), ça se pense clairement beaucoup plus malin et radical que ça ne l'est vraiment, la moitié des personnages sont sous-développés et Rockwell fait du Rockwell. On peut ajouter à cela un propos anti-tech assez dérivatif (non seulement Black Mirror, mais aussi Terminator, L'armée des 12 singes, etc), et un script tellement éparpillé qu'il préfère botter en touche à plein de niveaux plutôt que de justifier une grosse partie de ses éléments....

En plus, pour ne rien arranger, visuellement parlant, c'est assez terne.

Je suis donc resté assez indifférent devant le produit fini, qui aurait pu être bien meilleur sur tous les plans (même si l'énergie rebelle et jemenfoutiste du tout n'est pas désagréable).

3/6 (en étant gentil)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #249 - War Machine (2026)

Publié le 9 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, Science Fiction, USA, Review, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

War Machine (2026) :

Traumatisé par la mort de son frère en Afghanistan, et son échec lorsqu'il a tenté de le sauver, un soldat (Alan Ritchson) tente désespérément d'intégrer les rangs des Rangers, et enchaîne les épreuves épuisantes... jusqu'à ce que sa mission finale tourne au cauchemar. Placé à la tête d'une unité pour une simulation sur le terrain, il assiste, impuissant, à l'attaque des futurs Rangers par un ennemi robotique venu des étoiles, et qui ne fait qu'une bouchée des soldats humains.

Un film d'action australo-américain diffusé sur Netflix et qui, soyons très clairs, n'est rien d'autre qu'une revisite de Predator avec un croisement d'AT-ST et d'ED-209 dans le rôle de l'antagoniste extraterrestre.

Rien de vraiment neuf sous le soleil, on est clairement en terrain ultra-balisé, les effets numériques sont assez inégaux (disons que c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre d'une production Lionsgate/Netflix), et la machine alien n'est pas forcément ultra probante (envoyer un robot bipède pour envahir une planète ne sera jamais un choix très judicieux, et globalement, niveau design et armement, la machine fait bien trop terrienne pour vraiment convaincre), mais le tout se regarde très bien, c'est dynamique, bourrin, et globalement assez efficace à défaut d'être très original dans le genre.

Après, les cinq/dix dernières minutes d'épilogue, maladroites au possibles, avec glorification de l'armée US, ouverture sur une suite, et musique ronflante (qui globalement lorgne beaucoup sur du sous Jablonsky mâtiné de Brian Tyler), m'ont étrangement refroidi, un peu comme si le film avait manqué sa sortie...

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #248 - In The Blink of an Eye (2026)

Publié le 7 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Disney, Hulu, Science Fiction, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

In The Blink of an Eye (2026) :

Il y a près de 47 000 ans, un couple de Néanderthaliens (Jorge Vargas, Tanaya Beatty) et leurs enfants tentent de survivre face à une nature hostile ; dans un futur très proche, Claire (Rashida Jones), anthropologue, doit faire face à la maladie de sa mère, et à sa relation naissante avec Greg (Daveed Diggs) ; dans un futur lointain, Coakley (Kate McKinnon), humaine à l'espérance de vie artificiellement prolongée, est la seule passagère à bord d'un vaisseau-arche qui emmène des embryons à l'autre bout de la galaxie, avec pour seule interlocutrice l'IA de bord.

Hum. Un récit de science-fiction suivant des personnages interconnectés vivant à plusieurs époques différentes, mais étant tout de même liés d'une manière ou d'une autre, avec une distribution composée de visages familiers, le tout sur fond de généralités philosophico-métaphysico-humanisto-pouet-pouet sur la vie, le destin, l'amour, la mortalité et l'immortalité, le deuil, le regret, le temps qui passe, la maternité, etc, ça rappelle tout de même beaucoup Cloud Atlas, le flop bordélique des Wachowskis... et sans surprise, ce Blink of an Eye, réalisé par Andrew Stanton (ancien de chez Pixar, réalisateur de Wall-E et de John Carter), est tout aussi peu satisfaisant.

En même temps, un script de la Black list d'il y a une dizaine d'années, mis en chantier pré-COVID, tourné il y a plus de 3 ans, et resté dans les cartons depuis, ça ne pouvait pas donner quelque chose d'exceptionnel.

On se retrouve donc avec un métrage assez court (95 minutes tout compris), qui s'efforce de toutélier ses trois périodes temporelles de manière assez évidente et télégraphiée, pour aboutir à la conclusion que l'humanité reste intrisèquement liée à son passé, quelle que soit l'époque, et qu'être vivant est une expérience que nous partageons tous et qui se répète depuis la nuit des temps, et que blablablabla gros violons, larmoiements, leçon de vie qui se veut profonde et tutti-quanti.

Voilà voilà. Alors formellement parlant, c'est compétent (à défaut d'être spectaculaire ou inspiré), mais c'est aussi ultra-générique et superficiel dans son propos et dans son fond, et la structure en constants allers-retours entre les intrigues et les périodes empêchent le moindre dynamisme ou la moindre immersion, donc...

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Blog Update ! - Mars 2026

Publié le 2 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Télévision, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review

Un mois de mars plus léger sur le blog du Téléphage Anonyme, avec des productions récentes au programme...

#239 - Anaconda (2025) - 2/6 

#240 - Because of Cupid (2026) - 3/6

#241 - Adulthood (2025) - 3.25/6

#242 - Rental Family - Dans la vie des autres (2025) - 4/6

#243 - SAINT PATRICK - The O'Briens (2013) - 3.5/6

#244 - Predator : Badlands (2025) - 4.25/6

#245 - Reconnu coupable (2026) - 3/6

#246 - Marche ou crève (2025) - 4/6

#247 - Afterburn (2025) - 3/6

---

# Film(s) du mois : 

Le dernier volet de la franchise Predator, toujours confié à Trachtenberg, fonctionne plutôt bien ; Marche ou crève, adapté de Stephen King par Francis Lawrence, est très compétent, bien que ne faisant pas dans la subtilité ; et Rental Family, un feel-good movie américano-japonais, permet de passer un bon moment avec Brendan Fraser...

 

# Flop(s) du mois : 

Un seul vrai flop, à mon sens : la parodie méta d'Anaconda, un projet qui ressemble vraiment à une lubie de producteur ou de scénariste obsédé par le film original, et qui a vendu le tout sur la seule promesse d'une parodie nombriliste au casting improbable.

Résultat : ça tombe souvent à plat, ça n'exploite jamais son potentiel, c'est mou, c'est creux... 

---

# Petit écran :

Quatre séries, ce mois-ci, à commencer par la suite de la saison 1 de Starfleet Academy : ce n'est pas exceptionnel, mais après le début de saison particulièrement agaçant, les épisodes 1x04 à 1x06 remontent un peu la pente. Il y a toujours énormément de scories inhérentes aux productions de Kurtzman, mais ça peut aller.

Au niveau des saisons 2, par contre, c'est moins probant. La saison 2 de Fallout est un peu fourre-tout et bordélique, ne parvenant que rarement à retrouver l'énergie et la direction de la première année ; et la seconde saison de Percy Jackson, elle, tourne gentiment à vide, dans la droite lignée de la première année : à la fois précipité et nonchalant, le programme continue de ménager énormément de place aux personnages secondaires, aux scènes inutiles et aux moments superflus, tout en baclant un peu d'autres moments plus importants.

Et puis, la bonne surprise du mois, la saison 1 de Wonder Man, l'une des dernières productions Marvel en date, une satire du monde du cinéma et d'Hollywood, mâtinée de superhéroïsme, le tout dans un programme évoquant fréquemment les dramédies du câble des années 2000-2010.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

---

# À venir :

En avril, le programme habituel continue sur le blog, avec des films et séries récents, et en fin de mois, la semaine Walpurgis consacrée à l'horreur et au fantastique...

 

------------

Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

commentaires

Critique éclair #247 - Afterburn (2025)

Publié le 31 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Science Fiction, Critiques éclair, Review, USA, Thriller, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Afterburn (2025) :

Dans un futur proche où la planète a été victime d'une éruption solaire ayant détruit la majeure partie des ressources technologiques, Jake (Dave Bautista), ex-chasseur de trésors, travaille pour le nouveau Roi d'Angleterre, August Valentine (Samuel L. Jackson), qui lui demande de retrouver et de lui ramener des antiquités. Sa dernière cible, la Mona Lisa, actuellement quelque part en France, sous le contrôle du Général Volkov (Kristofer Hivju)...

Un DTV du réalisateur de Day Shift et de The Killer's Game (d'ailleurs, on se demande si le personnage de résistante française d'Olga Kurylenko n'était pas initialement conçu pour Sofia Boutella), coécrit par Nimrod Antal (Predators) et adapté d'un comic-book de chez Red 5 Comics, en chantier depuis 2008 et passé entre de nombreuses mains avant d'être finalement tourné.

Le résultat, un film d'action post-apocalytique pas désagréable, ne casse pas forcément des briques, mais propose des éléments un peu WTF (le tout se déroule entre St Quentin et Amiens, tourné dans les pays de l'Est ; Batista passe tout le film dépassé par les événements et à jouer de manière plus comique que sérieuse, les méchants ont une esthétique nazie, il y a des tanks, des explosions spectaculaires, des cannibales yamakasi, des gerbes de sang caricaturales...) sur un fond de film d'action-aventure (le saut sur le train, la recherche de trésor) qui rend le tout regardable.

Ça ne transcende jamais son statut de DTV au budget limité, ça oublie des éléments en cours de route (le chien !) et ça reste globalement superficiel, mais je n'ai pas détesté.

Un petit 3/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #246 - Marche ou crève (2025)

Publié le 26 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Review, USA, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Marche ou crève (The Long Walk - 2025) :

Dans une Amérique dystopienne, chaque nouvelle année voit se tenir une nouvelle édition de La longue marche, retransmission télévisée de la marche forcée de multiples jeunes candidats provenant de tout le pays, dont l'objectif final est d'être l'ultime participant encore debout, afin de remporter une somme inimaginable, et de voir son souhait exaucé. Cette année, Ray (Cooper Hoffman), Pete (David Jonsson), Stebbins (Garrett Wareing), Art (Tut Nyuot) et Collie (Joshua Odjick) font partie de la compétition...

Une adaptation de Stephen King réalisée par Francis Lawrence, et qui repose intégralement sur l'interprétation convaincante de sa distribution, et sur la noirceur de son récit original.

À vrai dire, je n'ai pas énormément de choses à écrire sur le film, visionné il y a de cela plusieurs mois : formellement, c'est très classique, mais ça remplit son office ; le casting est excellent (même si le choix d'un Mark Hamill caricatural en Major ne m'a pas forcément convaincu) ; le rythme est un peu inégal, et les dialogues parfois surécrits... mais dans l'ensemble, le film parvient à captiver, et le tout est un thriller effiace, qui fonctionne plutôt bien.

4/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>