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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

cinema

Critique éclair #150 - Mickey 17 (2025)

Publié le 19 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Cinéma, Review, Drame, USA, Corée

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mickey 17 (2025) :

En 2050, pour échapper à ses dettes, Mickey Barnes (Robert Pattinson) accepte de se faire cloner et de devenir un Remplaçable dans le cadre d'une mission de colonisation de la planète Niflheim, mission menée par le politicien/gourou Kenneth Marshall (Mark Ruffalo) et son épouse (Toni Collette). Utilisé comme cobaye et envoyé dans toutes les missions les plus dangereuses, Mickey trouve ainsi régulièrement la mort, mais ses souvenirs sont alors immédiatement implantés dans le corps d'un clone numéroté. Jusqu'à ce que Mickey 17, réservé et névrosé, soit sauvé d'une mort atroce par un Rampant, une forme de vie originaire de Niflheim, que Marshall veut exterminer. De retour à sa base, Mickey découvre que son clone Mickey 18, agressif et violent, a déjà été activé, et que, désormais hors-la-loi, les deux Mickey doivent composer l'un avec l'autre... et avec le massacre des Rampants qui se prépare.

Mouais. Un film de science-fiction de Bong Joon-ho, réalisateur de The Host, Snowpiercer, Okja et Parasite, qui continue son approche très satirique de la société pour dénoncer plein de choses (lutte des classes, religion, autoritarisme, destruction de la planète), en adaptant un roman, pour un résultat de 137 minutes qui... m'a laissé de marbre.

Cela dit, je ne sais pas vraiment ce qui a été, à mes yeux, la goutte qui a fait déborder le vase : l'interprétation très particulière de Pattinson dans son double rôle (avec narration en voix off aux faux airs de Steve Buscemi), pourtant raccord avec le surjeu total et caricatural de tout le monde ? Son alchimie très moyenne avec Naomi Ackie ? La satire gentiment balourde et pataude de cet univers ? Le rythme mollasson du métrage ? Le côté antipathique et outrancier de tous les personnages ? Les multiples digressions bordéliques ?

Un peu tout ça, et son contraire, je suppose. Une chose est sûre : à part le côté visuel, les effets spéciaux, et les bestioles plutôt réussies, je n'ai pas accroché à ce métrage longuet, à sa narration, à son humour finalement pas très drôle et à son ton déglingué.

Dommage, les intentions semblaient bonnes.

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

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Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025)

Publié le 16 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse, USA, Review, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blanche-Neige (Snow White - 2025) :

Réduite au rang de servante par sa belle-mère la Reine (Gal Gadot) depuis la mort de son père le Roi, la jeune Blanche-Neige (Rachel Zegler) rêve de liberté et d'égalité pour son peuple opprimé. Après avoir croisé le chemin d'un voleur (Andrew Burnap), elle va alors s'enfuir dans la forêt, et tomber sur un groupe de sept nains mineurs qui vont l'aider à échapper à la Reine et à son chasseur (Ansu Kabia)...

Un remake en prises de vue réelles (enfin, pas vraiment, au vu de la quantité d'effets numériques) confié à Mark Webb (réalisateur des Spider-Man du MCU) et écrit par une scénariste de films à 250 kilomètres de l'univers Disney (Chloe et Secretary, deux métrages très portés cul, Fur, un biopic imaginaire avec Kidman, The Girl on the Train, un thriller, et Men Women & Children), qui a reçu l'assistance de Greta Gerwig (Barbie), et de deux scénaristes ayant travaillé sur les derniers Indiana Jones, clairement là pour des retouches scénaristiques.

Un film ni fait ni à faire, assez symptomatique de l'orientation actuelle de Disney en matière de remakes, une orientation qui, soyons francs, a aussi beaucoup contribué au retour de bâton anti-woke qui a envahi les médias ces dernières années - pas parce que la diversité, c'est mal, mais parce que systématiquement, Disney l'utilise de manière totalement artificielle et forcée, cochant les cases de son cahier des charges, et se félicitant ensuite d'avoir bien fait.

Ici, c'est peut-être même pire, puisque même en mettant de côté les controverses politiques Palestine/Israël autour du film, le caractère affirmé de Rachel Zegler (qui est tout à fait compétente dans le film, là n'est pas le problème), les aléas de production qui ont fait les gros titres, ainsi que tout le côté politiquement correct asséné à la truelle et à grands renforts d'explications bancales (Blanche-Neige est métisse mais s'appelle ainsi car elle est née durant une tempête de neige ; les villageois sont United Colors of Benetton ; le Chasseur ne remplace plus le cœur de BN par un cœur d'animal, mais par une pomme (parce que faire du mal à un animal ce n'est pas bien) ; BN est désormais une princesse militante, battante, volontaire, héroïque, en faveur de la redistribution des biens, menant une révolution populaire pour détrôner la Reine, et qui ne chante plus "Un jour mon Prince viendra" parce qu'elle est forte et indépendante ; le prince devient Jonathan, Prince des voleurs, qui vit caché dans les bois avec une bande de joyeux compagnons eux aussi très divers, et vole aux riches blablabla), le film est tout simplement raté.

On se retrouve ainsi avec un produit fini qui ressemble à un remake Disney + au budget inférieur à la norme : c'est assez laid (la direction artistique, les coiffures, etc), les effets numériques sont inaboutis (pas seulement les nains : les effets de fumée, la transformation de la Reine, ou même les animaux sauvages, pourtant très mignons, semblent tous souffrir d'un manque de finalisation et d'intégration à leur environnement), les costumes sont unanimement cheaps (mention spéciale à la robe de BN, et à la veste courte cintrée avec capuche de Jonathan - parce que capuche = hood = Robin Hood, tout ça), les nouvelles chansons sont insipides, Gal Gadot n'est pas bonne en Reine (son numéro musical est laborieux au possible) et sa sorcière est... risible.

Bref, les scénaristes ont tellement tenté de moderniser le récit pour faire de Blanche-Neige une Princesse Disney contemporaine™®© qu'ils ont perdu tout ce qui faisait l'intérêt de ce classique, et sans surprise, les scènes qui collent le plus à l'original restent celles qui fonctionnent le mieux (quelques visuels, les chansons de l'original...).

Ce qui reste amusant, cela dit, c'est qu'en tentant de moderniser l'histoire d'amour entre BN et son Prince, ils l'ont rendue encore plus clichée, avec un Jonathan fade au possible, et tous les passages obligés de la relation "ils se détestent, ils passent leur temps à s'envoyer des remarques cassantes, mais en fait ils s'aiment".

Encore une fois... ce n'était ni fait ni à faire.

1.75/6 (dont 0.25 pour le petit hérisson... même si là encore, pour je ne sais quelle raison, la production semble avoir opté pour un hérisson domestique/pygmée africain plutôt qu'un hérisson sauvage commun) 

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Critique éclair #148 - The Electric State (2025)

Publié le 14 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Aventure, Science Fiction, Action, USA, Review, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Electric State (2025) :

Dans une Amérique se remettant à peine d'une guerre civile contre les robots, Michelle (Millie Bobby Brown), une adolescente, découvre que son frère décédé est encore en vie, son esprit contrôlant à distance un petit robot traqué par les autorités. Elle part avec lui à l'aventure, à la recherche de l'enveloppe corporelle de son frère, aux mains de la corporation Sentre. En chemin, elle rencontre John Keats (Chris Pratt), ex-soldat devenu contrebandier, et elle part pour la zone d'exclusion, une réserve où sont parqués tous les robots survivants...

Après The Gray Man, nouveau film des frères Russo pour Netflix (qui retrouvent ici leurs scénaristes de Marvel et Alan Silvestri à la musique), nouveau gros budget, et nouveau flop, qui s'est fait massacrer par les critiques américains, trop contents de se payer la tête d'anciens de Marvel (il n'y a qu'à voir le nombre de critiques US qui profitent de l'occasion pour déverser tout leur mépris pour les films de superhéros et pour le travail précédent des Russo, de Pratt ou de Millie Bobby Brown, comme si, rétroactivement, ils avaient toujours détesté leurs films, ces mêmes films auxquels ils avaient pourtant donné des critiques positives à l'époque).

Après, indépendamment des préjugés et de la mauvaise foi des critiques, il faut bien avouer que cette nouvelle adaptation d'un livre de Simon Stålenhag (après Tales from the Loop, la série d'Amazon qui ne m'avait pas vraiment convaincu) est loin d'être réussie.

On est ici dans un blockbuster très générique, bourré d'effets spéciaux souvent gratuits et inutiles (oui, forcément, il fallait bien montrer des robots, mais fréquemment, on sent que les Russo avaient carte blanche au niveau budget/sfx, et qu'ils en ont mis partout, plus que nécessaire), où Pratt fait du Pratt, MBB du MBB, Stanley Tucci du Tucci, Giancarlo Esposito de l'Esposito, bref, c'est un peu en pilotage automatique, et ça peine à imposer un rythme quelconque.

On se retrouve donc avec un métrage d'aventure pas très palpitant, aux choix capillaires discutables, à l'illustration musicale juke-box, qui tente d'invoquer des notions de justice sociale, d'égalité, d'anti-racisme et anti-discrimination, mais le fait de manière assez pataude (à l'image du speech final de MBB, balourd et donneur de leçons, sur une version mélancolique de Wonderwall), et dont les rebondissements sont assez téléphonés.

Alors il y a quelques moments efficaces, notamment durant la bataille finale (les effets numériques sont réussis), et l'univers n'est pas désagréable, mais je dois dire que je suis resté très passif et indifférent à cette proposition trop souvent creuse et plate.

2.25/6 

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Critique éclair #147 - Tekken (2009)

Publié le 12 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Jeu vidéo, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tekken (2009) :

En 2039, après une guerre mondiale destructrice, 8 mégacorporations se sont partagé les ruines du monde libre. La plus puissante, Tekken Corp, est dirigée d'une main de fer par Heihachi Mishima (Cary-Hiroyuki Tagawa) et son fils (Ian Anthony Dale), qui ensemble, organisent le tournoi du King of Iron Fist, un tournoi dans lequel s'affrontent les représentants des 8 corporations. Mais lorsque la mère de Jin Kazama (Jon Foo), jeune contrebandier vivant dans les taudis de Tekken City, trouve la mort aux mains des sbires de Mishima, Jin décide de participer au tournoi pour se rapprocher de ce dernier et se venger...

Une adaptation vidéoludique dont j'ignorais même jusqu'à l'existence, confiée à Dwight Little (réalisateur de tv et de quelques métrages d'action pas parmi les meilleurs) et au scénariste de Spawn et de Détour Mortel... pour un résultat assez mauvais et fauché, ce qui ne surprendra personne.

Visuellement assez sombre, pas très bien filmé, avec des affrontements brefs et assez mal montés (pourtant, certains de ces personnages sont interprétés par des artistes martiaux tout à fait compétents... qui ne sont jamais mis en valeur), du nu-métal très daté à la musique, et un rythme global particulièrement mou, qui préfère se perdre dans des sous-intrigues et du mélodrame insipides (nan mais la romance entre Jin et Christie alors que la copine de Jin passe tout le film à le regarder sur des écrans, au secours) plutôt que de se limiter à un tournoi dynamique et efficace, ce Tekken peine à intéresser sur la durée.

Pourtant, un véritable effort est fait pour ressembler visuellement aux personnages principaux de la franchise (malgré des postiches et des maquillages un peu cheaps), et les acteurs s'en sortent honorablement (Luke Goss, notamment, y croit vraiment), mais le tout est vraiment typique de ces adaptations approximatives de jeux vidéos comme il y en avait tant dans les années 2000.

2/6

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Critique éclair #146 - Down Periscope (1996)

Publié le 9 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Review, USA, Critiques éclair, Guerre

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Down Periscope (1996) :

Parce que sa réputation de capitaine de sous-marin peu orthodoxe l'empêche d'avoir de l'avancement, Thomas Dodge (Kelsey Grammer) accepte de participer à une simulation navale : à bord d'un vieux sous-marin diesel brinquebalant, et avec un équipe excentrique et approximatif (Lauren Holly, Rob Schneider, Harry Dean Stanton, Ken Hudson Campbell , Toby Huss, Bradford Tatum, Harland Williams...), il va devoir batailler ferme et esquiver de nombreux navires américains à sa recherche...

Bien des années après le premier Police Academy, son co-scénariste et réalisateur passe à l'écriture de ce Down Periscope, qui s'avère ainsi un mélange de Police Academy (une bande de bras-cassés dans un cadre "militaire") et des films sportifs où un coach peu orthodoxe mais bienveillant s'occupe d'une équipe d'incapables et la mène à la victoire (soit peu ou prou Les Indians, du même réalisateur).

Le résultat est assez inégal, entre la romance forcée de Kelsey Grammer et de Lauren Holly, les nombreux stock shots approximatifs, les effets moyens, ou encore la caractérisation parfois sommaire... cela dit, il y a là une vraie tentative de créer de la tension narrative et du suspense, ce qui est tout à fait honorable, et finalement, ça se regarde.

Mais globalement, ça manque un peu de punch et d'énergie.

2.75/6 

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Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

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Critique éclair #144 - Cleaner (2025)

Publié le 5 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Review, UK, Cinéma, Critiques éclair, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Cleaner (2025) :

Ex-militaire au caractère bien trempé, Joey Locke (Daisy Ridley) travaille désormais comme laveuse de vitres dans un gratte-ciel londonien, où doit se tenir le grand gala annuel d'une multinationale énergétique. Mais lorsqu'un groupe d'écoterroristes menés par Marcus Blake (Clive Owen) prend les invités de ce gala en otage, Joey se retrouve coincée sur sa plateforme suspendue, à l'extérieur de l'immeuble... et elle devient vite la seule à pouvoir éviter un bain de sang.

Une pseudo-relecture de Die Hard par Martin Campbell (qui ne se foule pas trop) proposant une Rey Skywalker en laveuse de carreaux ex-militaire, avec un frère autiste fan du MCU, et des méchants écoterroristes qui s'en prennent à des méchants capitalistes.

À partir de là, que dire ? Que le film semble étrangement avoir peur de son action, laissant Daisy Ridley coincée sur sa plateforme pendant 70 minutes, et bouclant ensuite son récit en moins d'un quart d'heure ? Que le scénario est gentiment sous-développé, en plus de proposer des méchants terroristes très méchants qui s'en prennent à des capitalistes très méchants aussi (ce qui n'aide pas le spectateur à prendre parti pour l'un ou l'autre camp) ? Que le leader des écoterroristes manque de charisme (SPOILER Clive Owen n'est qu'une diversion rapidement évacuée et largement téléphonée) ? Que certains seconds rôles semblent tout droit sortir d'un DTV (les présentateurs tv qui lisent leur script de façon monotone, etc) ? Qu'il y a des trous dans le scénario, uniquement là pour compliquer artificiellement la tâche au personnage principal ?

Bref, c'est loin d'être convaincant, ça fait vraiment direct-to-video, et malgré les efforts de Ridley, c'est gentiment quelconque et très oubliable.

2.25/6

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Blog Update ! - Avril 2025

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Update, Les bilans de Lurdo, Review

Rien à signaler, ce mois-ci, sur le blog du Téléphage Anonyme, hormis sa semaine consacrée au petit écran, et son calendrier habituel de films et de séries télévisées...

#129 - Mon futur moi (2024) - 2.5/6

#130 - Long Distance (2024) - 3.75/6

#131 - Old Guy (2025) - 2/6

#132 - Role Play (2024) - 2/6

#133 - Jules (2023) - 4.25/6

#134 - Novocaïne (2025) - 3/6

#135 - Minecraft : le film (2025) - 2.5/6

#136 - Seize Them! (2024) - 2.5/6

#137 - In The Lost Lands (2025) - 1.5/6

#138 - WALPURGIS - Dark Match (2025) - 3/6

#139 - WALPURGIS - Elevation (2024) - 2/6

#140 - WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025) - 2.75/6

#141 - WALPURGIS - Borderline (2025) - 2/6

#142 - WALPURGIS - The Gorge (2025) - 2.5/6

#143 - WALPURGIS - Smile 2 (2024) - 2.75/6

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# Film(s) du mois : 

Pas grand chose à se mettre sous la dent et beaucoup de médiocrité, ce mois-ci. Se démarquent tout de même Jules, une comédie de science-fiction plutôt agréable et touchante avec Ben Kingsley ; et Long Distance, de la science-fiction mâtinée de monstres avec Naomi Scott, inégale, mais tout de même sympathique.

 

# Flop(s) du mois : 

In the Lost Lands, le dernier film de Paul Anderson et Milla Jovovich, particulièrement raté ; et, à égalité, Borderline, un thriller surjoué avec le fils de Jack Nicholson ; Elevation, un film de monstres dérivatif et peu inspiré avec Anthony Mackie ; Old Guy, une comédie de tueur à gages très générique et plate avec Christoph Waltz et Lucy Liu ; et Role Play, une autre comédie de tueur à gages avec Kaley Cuoco en hitwoman... guère plus intéressante.

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# Petit écran :

Beaucoup de séries ce mois-ci, en commençant par de l'animation : une saison 1 mitigée de Tomb Raider pour Netflix ; une saison 3 de Vox Machina, fidèle à elle-même dans ses qualités et ses défauts ; la saison 1 intrigante de Batman, le justicier masqué ; la saison 3 d'Invincible, toujours aussi bourrine ; et la saison 5 de Harley Quinn, avec son changement de cadre rafraîchissant.

En parallèle, des sitcoms : la première saison de la version australienne de The Office, pas totalement convaincante ; la saison 3 d'Animal Control, dans la droite continuité des précédentes ; la première saison de Going Dutch, sitcom militaire vieillotte et un peu clichée ; la saison 1 de The Z-Suite, amusante mais anecdotique et un peu caricaturale.

N'oublions pas la première saison de Dune : Prophecy, qui tente d'appliquer le modèle Game of Thrones à la franchise Dune, mais ne convainc pas totalement.

Et puis, dans le cadre de la semaine Walpurgis, la saison 1 de l'anthologie Tales from the Void, pas exceptionnelle et un peu fauchée. Et la saison 2 de Chair de Poule, toujours en demi-teinte et bourrée de digressions inutiles...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

 

En mai, fais ce qu'il te plait... ou presque. Sur le blog du Téléphage Anonyme, programme habituel, avec quelques films récents, d'autres un peu moins, et une poignée de séries, avant d'entamer, début juin, une semaine consacrée à ces dernières....

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Critique éclair #143 - SEMAINE WALPURGIS - Smile 2 (2024)

Publié le 3 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Walpurgis, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Musique, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Smile 2 (2024) :

Superstar de la pop tentant un comeback après un accident de voiture traumatisant, Skye Riley (Naomi Scott) assiste au suicide souriant de son dealer Lewis. Commence alors une descente aux enfers alors que l'esprit malin hantant Lewis prend possession d'elle et de son quotidien...

Après un premier volet regardable sans plus, mais qui m'avait un peu frustré, de par un ras-le-bol de l'horreur intelligente "transcendée" où tout est toujours une métaphore pour un traumatisme ou un autre, le réalisateur et scénariste du premier Smile remet le couvert, en s'attaquant cette fois-ci à une superstar de la pop qui tente de se reconstruire.

Et dans un premier temps, le changement d'univers fonctionne bien, Naomi Scott est très convaincante (et excellente), la mise en scène du tout fonctionne bien... mais rapidement, on retrouve toutes les scories du premier film, et quelques autres : la durée inutile, avec plein de digressions superflues ; les choix de réalisation et d'illustration musicale intrigants... jusqu'à ce qu'ils finissent par paraître gratuits et artificiels tant ils sont nombreux et systématiques ; pas mal de jump scares souvent téléphonés et d'éléments de scénario sous-développés ; une tendance à s'éparpiller entre réalité et visions ; une créature qui m'a semblé plus numérique (et donc moins convaincante) que dans le premier film ; et puis, il faut bien l'avouer, un côté répétitif clairement dû à la durée du film - voir une Naomi Scott terrifiée fixer la caméra et hurler des "Fuck !!!", ça va cinq minutes, mais ça devient vite répétitif.

Bref. J'ai préféré l'univers de ce second volet au premier, son personnage principal, mais je l'ai aussi trouvé de moins en moins efficace à mesure que les deux heures du film défilaient, avec quelques moments franchement ratés (les danseurs souriants qui apparaissent dans l'appartement de Skye et jouent à 1, 2, 3 soleil avec elle), jusqu'à avoir de fortes envies de faire avance rapide vers la fin.

2.75/6

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Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

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