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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

cinema

Critique éclair #161 - Queen of the Ring (2025)

Publié le 20 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Biographie, Histoire, Review, USA, Sport, Catch

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Queen of the Ring (2025) :

L'histoire « vraie » de Millie Burke (Emily Bett Rickards), serveuse et jeune mère célibataire dans les années 30, et qui, après avoir croisé le chemin du catcheur et promoteur Billy Wolfe (Josh Lucas), décide de tout plaquer pour devenir la meilleure femme catcheuse de l'histoire de la discipline. Un succès qui lui prendra plusieurs décennies, et qui mettra en péril sa vie privée...

Un biopic romancé adapté d'un livre et pas désagréable, mais très académique et basique, avec des personnages secondaires sous-développés, une chronologie bricolée et occasionnellement passée en avance rapide (surtout dans la dernière partie du film, avec de fréquents fondus au noir), et une forme très académique : on sent que le réalisateur/scénariste (par ailleurs patron de maison de disque, ce qui explique sans nul doute l'illustration musicale ici anachronique) a fait de son mieux pour résumer la carrière et la vie de Millie Burke, mais n'a pas forcément réussi à tout gérer de manière optimale en 2h15 (supposément, une heure de film a été coupée, et le projet était pensé comme une mini-série de streaming, mais bon).

Après, si l'on peut regretter le manque de subtilité dans tout ce qui est propos sur le féminisme, la violence conjugale, etc, les quelques private jokes sur Vince McMahon et sur le monde du catch, les faux raccords çà et là (notamment dans la dernière ligne droite), le côté mélo très appuyé et toute une fin en mode shoot match qui ne fonctionne pas réellement, reste l'interprétation, notamment de Rickards.

Une Rickards athlétique (on le savait déjà) qui tient très bien son rôle et s'y donne corps et âme, entourée de multiples visages familiers, de Walton Goggins à Deborah Woll, en passant par de nombreuses catcheuses (créditées ou non), et bien sûr Josh Lucas, plutôt bon lui aussi dans un rôle difficile.

La distribution est excellente, elle joue bien (y compris Kamille en antagoniste), le rendu visuel est crédible et de bonne facture, et cette histoire est loin d'être désagréable à suivre... mais voilà, ça ne dépasse jamais le fond, la forme et le budget (la perruque de Gorgeous George !!) d'un biopic tv, et donc ça reste assez moyen in fine.

3.25/6 (après, c'est amusant de voir Rickards s'essayer au monde du catch après que son compère d'Arrow, Stephen Amell, soit tombé dedans lui aussi, et de retrouver ici Kelli Berglund, qui était dans Heels)

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #160 - Summer of 69 (2025)

Publié le 18 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Romance, USA, Review, Hulu

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Summer of 69 : 

Abbie (Sam Morelos), streameuse, est sur le point d'avoir son bac, mais elle ne peut s'empêcher de rêver de Max (Matt Cornett), le séduisant joueur de football de sa classe. Vierge et désespérée, elle engage alors Santa Monica (Chloe Fineman), une stripteaseuse ayant besoin d'argent pour sauver son établissement de la faillite, afin que cette dernière lui apprenne tout des choses de l'amour et du sexe...

Une teen comedy Hulu en mode coming of age, sous l'influence très claire des années 80, et qui s'avère sympatoche, bien que très balisée.

Alors oui, par rapport aux teen comedies des 80s, ici, on suit un personnage féminin (attachant), et effectivement, rien de tout ça n'est particulièrement crédible, mais la comédienne Jillian Bell (ici réalisatrice et coscénariste) s'en sort plutôt bien, et met ici en images une amitié improbable entre une lycéenne et une strip-teaseuse, dans un film pas aussi graveleux et bas de plafond que le postulat de base pouvait le laisser entendre.

Après, ce n'est pas non plus exceptionnel : comme je le mentionnais, c'est très balisé, il y a un petit coup de mou à mi-parcours, et on retrouve le schéma de la grosse dispute et des quatre vérités qui sont dites entre les deux buddies dans la dernière ligne droite...

Mais dans l'ensemble, quand bien même certains personnages secondaires seraient sous-exploités (Charlie Day qui vient jouer les prêteur sur gages véreux dans deux scènes et demi, entre autres), le tout reste suffisamment excentrique, léger et décalé pour qu'on ne s'ennuie pas.

3.75/6

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Critique éclair #159 - Mountainhead (2025)

Publié le 16 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, HBO, Review, USA, Drame

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Mountainhead (2025) :

Randall Garrett (Steve Carell), Hugo « Souper » Van Yalk (Jason Schwartzman), Venis « Ven » Parish (Cory Michael Smith) et Jeffrey « Jeff » Abredazi (Ramy Youssef) sont quatre géants de la tech américaine, qui se retrouvent dans le luxueux chalet de Souper pour y passer un moment entre amis. Mais autour d'eux, alors que le reste du monde sombre dans le chaos suite aux actions dérégulées de Ven, rien ne va plus : dans leur bulle, les quatre sociopathes décident de profiter de la situation pour acquérir plus de pouvoir, et "aider" l'humanité à se transcender...

Une satire du monde de la tech et de ses "génies" comme Zuckerberg, Musk ou Bezos, Mountainhead est le fruit du travail du scénariste de Succession, série très à la mode outre-Atlantique, qui nous livre ici un métrage qui tourne un peu à vide.

Certes, le quatuor de tête retranscrit bien à l'écran la personnalité quasi-autiste et arriviste de toutes ces tech-bros qui contrôlent des technologies ahurissantes sans le moindre égard pour l'être humain (sauf celui qui est passionné par le transhumanisme - il y en a toujours un), et qui passent leur temps collés sur leur téléphone, à se vanner ou à faire des deals bancals... ce sont des clowns déshumanisés et cyniques, ni plus ni moins, et sur ce plan, la satire fonctionne bien, à grands renforts de buzzwords, de jargon creux, de rires méprisants, de tirades délirantes et mégalomaniaques, etc.

Mais sur la longueur, le film commence à se répéter un peu, la formule se fait rapidement soulante, et la deuxième moitié du métrage ronronne, à mesure que trahisons et manipulations se produisent entre les quatre compères incapables, qui tentent de trouver un moyen de se débarrasser du moins décidé d'entre eux.

Ce n'est pas désagréable en soi, c'est juste trop long pour ce que ça raconte. Et quelque part, quand on voit comment le monde (enfin, surtout l'Amérique) part en vrille depuis quelques mois, revoir la même chose mais sous forme fictive n'a pas forcément un attrait exceptionnel.

3/6 

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Critique éclair #158 - Maelstrom : The Odyssey of Waterworld (2018)

Publié le 13 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Histoire, Documentaire, Drame, Critiques éclair, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Maelstrom - The Odyssey of Waterworld (2018) :

Un documentaire (sorti en tant que bonus pour le dvd du film aux USA) de 90+ minutes qui retrace, au travers d'images d'archive, de production et d'interviews actuelles et passées, la genèse difficile de ce blockbuster à l'ancienne, au budget faramineux pour l'époque, et aux ambitions démesurées.

Et c'est très intéressant, tout ça, puisque tout le monde est interviewé... ou presque. Pas de trace des acteurs ou de Kevin Costner (hormis via des interviews de l'époque), ce qui n'est guère surprenant : inondé de mauvaise presse (le film était devenu le bouc émissaire de l'industrie et des journalistes, qui propageaient bon nombre de rumeurs non fondées), le métrage, initialement plus sombre et d'une durée de 3 heures, est passé sous les ciseaux des monteurs lorsque Kevin Costner a repris les rênes du projet, une fois Kevin Reynolds (le réalisateur) évacué.

On a donc ici le point de vue de l'équipe originale (y compris du compositeur original, Marc Isham, remplacé lui aussi par James Newton-Howard, pour un score très swashbuckling), mais pas celui de Costner, probablement rebuté par l'expérience et par le flop médiatique du film.

Incomplet, donc, mais intéressant néanmoins, notamment parce que ça rappelle la quantité astronomique d'efforts et de travail nécessaires pour donner vie à un tel projet avant l'essor du numérique.

4/6

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Critique éclair #157 - Predator : Killer of Killers (2025)

Publié le 11 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Science Fiction, Thriller, USA, Review, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Predator : Killer of Killers (2025) :

En 841, en Scandinavie, un Predator affonte la guerrière Ursa ; en 1609, au Japon, le combat fratricide de Kenji et Kiyoshi est interrompu par un Predator ; en 1942, Torres, un mécanicien/pilote, assiste à l'attaque d'un vaisseau Predator durant la Bataille de l'Atlantique. Trois destins qui vont finir par converger à l'autre bout de la galaxie...

Une mini-anthologie animée chapeautée par Dan Trachtenberg (réalisateur de Prey et désormais en charge de la franchise Predator), et qui prend la forme de trois segments consacrés chacun à une époque/un humain, avant de les confronter dans une arène sur la planète des Predators, à l'occasion d'un grand final.

Pas désagréable, malgré un style d'animation délibérément saccadé (à la Chat Potté 2/Spider-verse) qui demande un certain temps d'adaptation et ne sera pas du goût de tout le monde : c'est de l'action non-stop, ça bourrine, l'écriture se fait un peu plus faiblarde et clichée durant le troisième segment, mais ça se regarde tranquillement, et ça respecte le mythe, en proposant des Yautjas aux apparences distinctes et mémorables, et en liant le tout aux autres épisodes de la franchise.

Sympa, sans plus.

3.75/6

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Critique éclair #156 - Nightbitch (2024)

Publié le 9 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Fantastique, USA, Review, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Nightbitch (2024) : 

En plein post-partum et hypocondriaque, une mère de famille (Amy Adams) commence lentement à ne plus supporter sa vie de femme mariée, au mari trop absent, devant élever seule un bambin débordant d'énergie. Elle remarque alors que son comportement se fait de plus en plus animal, et que divers signes physiques étranges se manifestent chez elle : pilosité, apparitions de mammelles, etc. Et à mesure que le canin prend le pas sur l'humain, elle redécouvre le sens de la vie...

Mouais. Une comédie noire féministe qui parle de la dépression, des problèmes de couple, de la maternité, du besoin de s'échapper, tout ça, sous le couvert d'une grosse métaphore à base de pseudo-lycanthropie.

Et honnêtement, ça se limite à ça : Adams, délibérément jamais mise en valeur, est excellente comme toujours, sa relation avec son fils est attachante et naturelle, mais très rapidement, les tenants et les aboutissants de la métaphore apparaissent évidents, le côté lycanthropie devient un prétexte rapidement écarté et aseptisé, et le film commence à ronronner, avec son propos simpliste et cousu de fil blanc, martelé encore et encore, ses personnages secondaires sous-développés et caricaturaux, etc.

Décevant, je dois dire, jamais suffisamment mordant (sans mauvais jeu de mots) pour marquer, et jamais suffisamment original ou pointu dans son propos pour se démarquer.

2.5/6 

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Blog Update ! - Mai 2025

Publié le 31 Mai 2025 par Lurdo dans Update, Review, Critiques éclair, Cinéma, Télévision, Les bilans de Lurdo

Un mois exceptionnel sur le blog du Téléphage Anonyme, puisque, de tout son calendrier habituel de films et de séries télévisées, pas un long métrage n'a atteint le seuil du "ce film mérite le coup d'œil", à savoir 3.5/6...

 Critique éclair #144 - Cleaner (2025) - 2.25/6

Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024) - 2.5/6

Critique éclair #146 - Down Periscope (1996) - 2.75/6

Critique éclair #147 - Tekken (2009) - 2/6

Critique éclair #148 - The Electric State (2025) - 2.25/6

Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025) - 1.75/6

Critique éclair #150 - Mickey 17 (2025) - 2.75/6

Critique éclair #151 - The Witcher : Les sirènes des abysses (2025) - 2.25/6

Critique éclair #152 - One More Shot (2024) - 3/6

Critique éclair #153 - Welcome to the Jungle (2013) - 3/6

Critique éclair #154 - Vaiana 2 (2024) - 3.25/6

Critique éclair #155 - Woody Woodpecker : Alerte en Colo (2024) - 2.25/6

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# Film(s) du mois : 

Euh... on va plutôt parler des films les moins pires du mois, donc... Moana 2, qui reste très bien produit et spectaculaire visuellement, à défaut d'être autre chose qu'un patchwork rapiécé à partir d'épisodes d'une série ; Welcome to the Jungle, une comédie un peu bas de plafond mais pas désagréable, et qui va au bout de son idée, avec un JCVD amusant ; et One More Shot, un actioner en pseudo-plan séquence, qui fait toujours son petit effet sans être exceptionnel...

 

# Flop(s) du mois : 

Le remake de Blanche-Neige en prises de vue réelles, raté à tous les niveaux ; le film d'animation Witcher : les sirènes des abysses, qui se prend pour la Petite Sirène ; The Electric State, blockbuster Netflix assez quelconque sauvé par ses effets spéciaux... le choix est large. 

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# Petit écran :

Trois séries, ce mois-ci : Happy's Place, une sitcom assez générique et oubliable qui voit Reba McEntire revenir sur le devant de la scène ; la dernière et ultime saison de Mythic Quest, qui pour sa quatrième fournée, propose quelque chose de souvent frustrant, d'occasionnellement amusant, et de parfois inspiré.

Et le spin off de Mythic Quest, Side Quest, qui tente de feinter en ne proposant que des épisodes unitaires plus sérieux, semblables à ceux qui, une fois par saison, faisaient le succès de la série-mère... sauf que là, forcément, c'est un peu trop, et pas assez drôle à mon goût. 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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# À venir :

 

En juin, après une semaine séries, retour à un rythme plus normal jusqu'à la fin du mois, avant la quinzaine française de juillet...

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Critique éclair #155 - Woody Woodpecker : Alerte en Colo (2024)

Publié le 30 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Animation, Netflix, Jeunesse, USA, Review

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Woody Woodpecker : Alerte en Colo (Woody Woodpecker Goes to Camp - 2024) :

Renvoyé de sa forêt pour son manque d'esprit d'équipe, Woody Woodpecker trouve refuge au camp de vacances artistique Woo-Hoo, dirigé par Angie (Mary-Louise Parker). Mais juste à côté de ce camp se trouve un camp militaire rival, dirigé par Zane (Josh Lawson), le cousin d'Angie, et les deux camps de vacances doivent s'affronter dans une compétition, avec pour enjeu la survie du camp Woo-Hoo. Et pour ne rien arranger, le malfaisant Buzz le vautour tente de mettre la main sur un trésor de légende, enfoui quelque part sur le terrain partagé par les deux camps...

Suite indirecte du précédent Woody Woodpecker de 2017 (pas franchement une réussite), Alerte en colo est produit pour Netflix par la filiale DTV d'Universal, au catalogue plein de suites fauchées de titres connus, à la qualité très approximative.

Ici, cette qualité très approximative et ce manque de budget se remarquent immédiatement dans la qualité très relative des effets spéciaux, avec un Woody Woodpecker et un Buzz aux textures fluctuantes, des acteurs qui ne regardent que très rarement au bon endroit, des CGI pas totalement finalisés... bref, on est à un niveau DTV, et je mentirais en disant qu'on a fréquemment l'impression, ici, de regarder un film de colonie de vacances tout ce qu'il y a de plus classique (avec compétition entre le camps des nerds artistiques et celui des futurs militaires athlétiques et bourrins) entrecoupé de scénettes d'un sous-Bugs Bunny (Woody reste toujours particulièrement antipathique) que son ennemi juré tente de piéger à l'aide de gadgets Acme (qui ne sont pas Acme, ici, mais c'est tout comme).

Et honnêtement, le côté camp de vacances n'est pas désagréable, ou du moins, pas pire que la moyenne du genre dans les métrages à destination des plus jeunes : le message est positif, les jeunes acteurs sympathiques, Mary-Louise Parker cachetonne, Josh Lawson fait du sous-Joel McHale, mais ça passe.

Par contre, du côté de Woody, ça rame : c'est laborieux, rarement drôle, rarement abouti visuellement, et l'on en vient à espérer que toutes les scènes des personnages numériques soient expédiées le plus vite possible, pour passer à autre chose.

Ce qui fait que dans l'ensemble, c'est mieux que le premier, mais ça reste très faible.

2.25/6

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Critique éclair #154 - Vaiana 2 (2024)

Publié le 28 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Critiques éclair, Jeunesse, Disney, USA, Review, Musique, Aventure

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Vaiana 2 (Moana 2 - 2024) :

Toujours à la recherche d'autres habitants des îles, Moana (Auliʻi Cravalho) reçoit une vision de ses ancêtres, qui lui révèlent l'existence de Motufetu, une île mythique située au carrefour de tous les courants marins, mais submergée par la colère du dieu Nalo. Avec un équipage de membres de sa tribu, Moana part alors à l'aventure pour tenter de retrouver l'île, mais en chemin, elle tombe sur Maui (Dwayne Johnson), qui lui aussi cherche Nalo pour régler ses comptes avec lui...

Très divertissant, le premier Moana n'en était pas moins frustrant, narrativement un peu faible, bourré de chansons dans son premier tiers, et avec un Lin Manuel Miranda laissé en roue libre (ce qui, forcément, si l'on n'est pas totalement fan de son style, comme moi, n'aide pas vraiment).

Pour cette suite, on ne reprend pas les mêmes, mais on recommence néanmoins... et les défauts restent étrangement similaires : sur un scénario très linéaire et sans fioritures, plein d'éléments étrangement sous-développés (la déesse chauve-souris, les compères de Moana), le film reste bourré d'aventures dynamiques, mais semble étrangement superficiel, un peu comme une suite DTV de la grande époque.

Et ce n'est pas forcément surprenant : Moana 2 était en effet initialement conçu pour être "Moana, la série tv", un programme Disney + en 5 épisodes, qui a été rebricolé en long-métrage moins d'un an avant sa sortie.

Ce qui explique clairement tous les manques du produit fini, y compris au niveau musical : Lin Manuel n'est plus là, le nombre de chansons est nettement plus faible, et malheureusement, l'équipe en charge de ce second volet peine à marquer les esprits, avec des mélodies peu probantes.

Bref, si ce Moana 2 reste sympatoche, et est visuellement toujours très joli, on sent quand même bien ses origines télévisuelles, ainsi que les coupes effectuées pour reformater le tout en mode cinéma, ce qui tire clairement le tout vers le bas.

3.25/6 

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Critique éclair #153 - Welcome to the Jungle (2013)

Publié le 26 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, USA, Review

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Welcome to the Jungle (2013) :

Envoyés par leur patron (Dennis Haysbert) passer deux jours en stage de survie dans une jungle hostile, en compagnie d'un guide excentrique (Jean-Claude Van Damme), des employés d'une agence de marketing se trouvent bientôt divisés en deux camps, avec d'un côté les disciples drogués de Phil (Rob Huebel), publicitaire arrogant, menteur et manipulateur, et de l'autre, les amis de Chris (Adam Brody), jeune cadre timide et discret...

Un film au croisement de Sa Majesté des mouches, de Survivor/Koh Lanta et d'Office Space, qui a été particulièrement mal reçu par la critique... et pourtant, je n'ai pas trouvé ça désastreux.

Probablement parce que je n'en attendais rien : en effet, ce n'est pas ultra-inspiré, l'humour est un peu bas de plafond, ça semble souvent improvisé, les personnages secondaires sont un peu inégaux (Kristen Schaal fait du Kristen Schaal, Eric Edelstein fait un peu du Seth Rogen, ici), ça manque un peu de rythme, et ça cabotine aussi énormément dans la dernière ligne droite... mais j'ai trouvé que Van Damme s'amusait bien, j'ai ri à plusieurs moments, et dans l'ensemble, le cast est sympatoche et je ne me suis pas ennuyé.

Pas exceptionnel, mais pas non plus le désastre annoncé.

3/6 (en étant généreux) 

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