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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

review

Critique éclair #218 - Wicked, partie 2 (2025)

Publié le 22 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Comédie, Musique, USA, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Wicked, partie 2 (Wicked : For Good - 2025) :

Alors qu'Elphaba (Cynthia Erivo) est désormais ennemie publique n°1 aux yeux de tout le pays d'Oz, Glinda (Ariana Grande) tente de préparer ses fiançailles, et de gérer le pouvoir absolu dont elle dispose désormais...

À ma grande surprise, j'avais plutôt apprécié le premier Wicked, malgré sa durée abusive et sa caractérisation assez basique de certains personnages ; heureusement, une certaine flamboyance visuelle, et un second degré dans l'interprétation et l'approche de tous les personnages principaux rendait le tout plutôt agréable, à défaut d'être totalement mémorable musicalement parlant.

Là, pour cette suite... on donne dans le remplissage évident : la comédie musicale originelle durait moins de trois heures, et le premier film, lui frôlait la même durée.

Donc forcément, pour ce deuxième film de deux heures, il ne restait pas grand chose à raconter, ou du moins, pas grand chose d'intéressant.

On se retrouve ainsi avec deux bonnes heures de mélodrame (tout se prend beaucoup plus au sérieux, à l'exception d'un duel entre Glinda et Elphaba), où la caractérisation des personnages en prend un coup supplémentaire dans les dents (la sœur d'Elphaba devient insupportable, et connaît une fin ridicule, la plupart des personnages sont la maturité d'un ado de 14 ans), où les références au/les citations du Magicien d'Oz se multiplient (d'autant plus que le métrage rejoint les événements du film de la MGM, avec une Dorothy toujours gardée dans l'ombre ou hors-champ), où la fin est totalement laborieuse et forcée, et où il n'y a pas la moindre chanson mémorable et spectaculaire.

En même temps, le spectacle n'est pas forcément à l'ordre du jour, puisque la photographie, son étalonnage numérique, et les effets visuels semblent un peu trop ternes pour leur propre bien : au final, ce Wicked For Good finit par tomber à plat, jamais suffisamment dynamique pour éclipser ses chansons quelconques, jamais assez léger pour contrebalancer le mélodrame, et jamais assez sincère pour emporter l'adhésion.

Bof.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #217 - The Smashing Machine (2025)

Publié le 20 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Biographie, USA, Review, A24, Sport, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Smashing Machine (The Smashing Machine - 2025) :

La carrière de Mike Kerr (Dwayne Johnson), pionnier des MMA aux États-Unis, ainsi que sa relation toxique avec sa compagne Dawn (Emily Blunt), son amitié avec son rival Mark Coleman (Ryan Bader), et sa dépendance aux opioïdes...

Un biopic à Oscars®™© produit par A24 et réalisé/écrit par un des frères Safdie à partir du documentaire du même nom (de John Hyams, 2002), en mode Rise and Fall (and Rise again and Fall again) d'une des premières stars américaines de l'UFC et du Pride ; un combattant à la personnalité addictive, à la relation explosive avec sa compagne, aux failles psychologiques évidentes, etc, etc, etc...

De quoi donner à Dwayne Johnson l'occasion de composer quelque chose de plus travaillé et de moins cliché que d'habitude (même s'il n'y a pas forcément non plus de quoi crier à l'Oscar immédiat), et à Emily Blunt de jouer une petite amie tour à tour possessive, hystérique et distante... paradoxalement assez clichée.

Je dis paradoxalement, parce que l'intention de Safdie semble clairement être d'éviter tous les clichés et les figures imposées du biopic sportif, pour proposer une version cinéma indépendant de ce type de métrage... mais le résultat est étrangement plat et superficiel, narrativement parlant.

À l'image de ces combats, qui manquent d'impact et refusent le spectaculaire, filmés comme le reste du film à l'épaule, et aux bruitages étrangement en retrait. À l'image de cette fin de film, qui refuse là encore le climax de rigueur et bascule subitement sur le vrai Mark Kerr qui fait ses courses en 2025. À l'image de l'illustration musicale, délibérément différente et atmosphérique.

Bref, au final, quand bien même le film reste intéressant et bien mené, on se demande un peu quel est l'intérêt réel de tout ça, quand le documentaire existe en parallèle.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Loot, saison 3 (2025)

Publié le 17 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Sitcom, Romance, Apple, Review, USA

Troisième fournée pour la série Apple menée par Maya Rudolph, après une première saison amusante, sans plus, et une saison 2 similaire, mais toujours inégale ; au programme, 10 épisodes de 25 minutes, chapeautés par Matt Hubbard, le créateur de la série, et par une équipe de scénaristes partiellement renouvelée...

Loot, saison 3 (2025) : 

Alors que la relation de Molly et d'Arthur connaît des turbulences, la milliardaire découvre que son ex-mari va épouser Luciana (D'Arcy Carden), une arnaqueuse qui n'a d'autre intérêt que l'argent de John ; Nicholas continue de repousser ses rêves d'être un acteur à succès ; et Sofia doit gérer la présence de sa sœur Destiny, envahissante...

Une saison qui commence sur un ton très décomplexé et excentrique, à la limite de la parodie, puisque l'épisode d'ouverture (coécrit par Rudolph et une scénariste de SNL) envoie Molly sur une île peuplée de nudistes, réunis sous l'égide d'un Henry Winkler très entreprenant : de quoi s'amuser, même si dès l'épisode 2, on retombe dans quelque chose de plus normal et formaté.

Voyage en Angleterre pour recevoir une récompense, rencontre de Luciana, épisode centré sur la relation codépendante de Molly et Nicholas, la première moitié de la saison fonctionne assez bien, et laisse deviner un certain changement.

Et puis à mi-parcours, à partir de l'épisode du camping, ça se délite un peu. L'écriture se fait un peu plus caricaturale, Molly régresse subitement, elle part aussitôt pour la Corée pour récupérer Nicholas, elle se trouve un nouveau mec tout en muscles (ce qui donne lieu à plein de clichés sur la différence d'âge et de génération), Destiny se barre, et le tout se finit par une réconciliation express avec Luciana, et entre Molly et Arthur.

Je ne sais pas s'il faut voir là une conséquence du retour de Maya Rudolph à SNL, qui a entraîné une pause de la production de cette saison 3 de Loot, avec une reprise en main de l'écriture par les scénaristes établis de la série à partir de la deuxième moitié de la saison, mais le changement est perceptible.

Et le focus accru sur la romance Arthur/Molly, au détriment de la Fondation et des autres personnages (Sofia fait parfois presque de la figuration) n'est pas forcément un choix judicieux. Ça ne fait pas forcément de la saison 3 de Loot une mauvaise saison, mais elle est, in fine, toujours très inégale et relativement frustrante, manquant de direction autre que "plus de shipping"...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #216 - Fackham Hall (2025)

Publié le 15 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Histoire, Review, Critiques éclair, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Fackham Hall (2025) :

Propriétaires ancestraux de Fackham Hall, la famille Davenport se retrouve en difficultés financières lorsque la fille aînée des Davenport (Emma Laird) s'enfuit avec son amant. Il n'y a plus d'héritier mâle, et seul le mariage de Rose (Thomasin McKenzie), la cadette, au détestable Archibald (Tom Felton), permettrait d'assurer l'avenir du manoir et de la lignée. Mais lorsque Eric Noone (Ben Radcliffe), jeune voleur orphelin, arrive au manoir pour y porter un message important, il se retrouve recruté par le majordome, et tombe sous le charme de Rose...

Une comédie anglaise co-écrite par le comédien Jimmy Carr et par des scénaristes anglais d'émissions comiques, et qui se veut une parodie de Downton Abbey en mode ZAZ. Soit.

Le problème, à vrai dire, c'est que c'est une parodie au ratio de 3 ou 4 contre 1. Comprendre que pour 3 ou 4 gags apparaissant dans le film, 1 seul fonctionne réellement, tandis que le reste tombe totalement à plat.

En partie parce que le rythme est insuffisant, ce qui télégraphie bon nombre de gags, qu'ils soient visuels ou dans les dialogues (le spectateur a souvent une grosse longueur d'avance sur les chutes des gags, alors que le métrage les met en place de manière bien trop surlignée), mais aussi parce que la structure même du film l'handicape un peu : en cours de route, le tout devient une parodie d'Hercule Poirot et compagnie, mais cette parodie reste constamment sous-développée, et très anecdotique.

Et puis, il faut bien l'avouer, l'humour est très aléatoire et inégal, entre slapstick balourd et téléphoné par la mise en scène, jeux de mots et répliques à la ZAZ (parfois littéralement repris de films de Leslie Nielsen), gags graveleux à base de pets, d'érections et de vélo dans le cul, satire du genre et gags évidents que n'importe qui aurait pu trouver en réfléchissant quelques instants...

Les scénaristes ont clairement fait leurs devoirs, mais plutôt que de nous offrir un simili-ZAZ de la grande époque, on est plus près des innombrables parodies que Leslie Nielsen a tournées dans les 90-00s, sans les ZAZ.

(cela dit, il reste un savoir-faire anglais dans les décors et les costumes, et il faut bien avouer que niveau direction artistique, ça donne un joli cachet à la production)

2.25/6 

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Critique éclair #215 - Trap House (2025)

Publié le 13 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Jeunesse, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Trap House (2025) :

Lorsque le père de l'un d'entre eux est abattu lors d'un raid sur une planque d'un cartel de la drogue, des lycéens (Blu Del Barrio, Jack Champion, Sophia Lillis, Whitney Peak, Zaire Adams) enfants des agents de la DEA impliqués (Dave Bautista, Bobby Cannavale...) décide de mettre à profit leurs connaissances du métier de leurs parents et l'équipement de ces derniers pour braquer certaines des autres planques des trafiquants, et leur voler leur argent...

Un thriller sorti en salles mais ressemblant vraiment beaucoup à un DTV, fruit du travail du réalisateur de Stuber, et qui demande énormément de suspension d'incrédulité : rien dans cette histoire d'ados braqueurs n'est vraiment plausible, les rebondissements sont évidents, et dans l'ensemble, l'écriture est assez médiocre, même si ça se regarde sans trop de difficultés, principalement parce que les acteurs adultes sont compétents et impliqués.

Reste qu'il est probable que bon nombre de spectateurs décrocheront au bout de 25 minutes, quand les ados idiots décident de s'improviser justiciers et que les trafiquants endurcis et sanguinaires se font avoir comme des amateurs. 

(et puis la fin, qui appelle une suite éventuelle... non)

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025)

Publié le 10 Janvier 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review

Après une saison 1 assez moyenne, qui se voulait suite directe des jeux post-reboot et proposait une Lara Croft traumatisée et émotive, entourée d'un groupe d'amis proches, dans une aventure au sein de la mythologie asiatique, la série revient, et semble vouloir redresser un peu la barre, pour se rapprocher de la Lara impassible et distante des anciens jeux...

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025) :

Contactée par l'organisation PITHOS, dirigée par Mila (Tricia Helfer), Lara Croft (Hayley Atwell) reçoit pour mission de récupérer un masque orisha antique. Elle découvre cependant que Mila a pour but de réunir divers masques appartenant aux dieux orishas, afin de s'accaparer leurs pouvoirs, et de sauver le monde d'une destruction inévitable à long terme...

Au programme, toujours 8 épisodes de 20-25 minutes pour Netflix, toujours la même showrunneuse, toujours Hayley Atwell au doublage de Lara, et une plongée dans les mythes et la diaspora africaine... vues par l'Amérique.

Parce qu'il faut bien l'avouer, la série ne convainc pas plus que précédemment, cette saison.

Elle applique en effet une structure à la Avengers (la méchante qui a des intentions "pures" et qui collectionne un à un les gemmes masques de pouvoir, avant d'affronter une armée de superhéros dieux et de guerriers wakandais africains équipés d'armures boostées aux météorites, le tout sur fond de multitudes de portails circulaires magiques qui s'ouvrent et permettent à tout le monde d'arriver sur le champ de bataille au dernier moment) sur la mythologie orisha, et saupoudre le tout d'un propos très afrocentriste, façon "réhabilitons l'Afrique, ce merveilleux pays pillé par les colons occidentaux et ravagé par les Blancs qui, comme Lara Croft, devraient avoir honte des actes de leurs ancêtres".

Sans oublier une bonne dose de queerbaiting, avec Sam, qui accompagne Lara pendant toute l'aventure sans jamais servir à rien si ce n'est à adresser des regards alanguis à celle-ci.

On se retrouve donc avec un récit qui avance par à-coups, avec des ellipses bancales trahissant un scénario largement dégraissé avant production, des leçons de morale maladroites, et, peut-être plus embêtant, une Lara qui passe totalement au second plan, impassible, et qui fait presque de la figuration dans sa propre série, baladée de pays en pays par les événements (d'ailleurs, c'est amusant, mais Lara et Sam traversent la planète en long, en large et en travers pendant des jours et des jours sans jamais changer de vêtements, ça coûte moins cher à animer) et totalement impuissante face aux forces en sa présence.

Tout au plus se bat-elle contre les sbires humains de l'antagoniste, des sbires qui, unanimement, ont des chara designs ridicules, avec des coupes et couleurs de cheveux improbables, des tatouages, des cicatrices, etc, semblant sortis de l'imagination d'un ado de 13 ans (ou plutôt, à en juger par les réactions enthousiastes de certains coins du Web, "de l'imagination d'une ado queer de 13 ans qui a les hormones en ébullition").

Bref. Visuellement, c'est dans la droite continuité de la saison précédente (ça fait parfois illusion, mais c'est inégal), narrativement, c'est faiblard, et dans l'ensemble, si ça se regarde rapidement grâce au format court, ça reste assez oubliable.

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Critique éclair #214 - Insaisissables 3 (2025)

Publié le 6 Janvier 2026 par Lurdo dans Thriller, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Insaisissables 3 (Now You See Me, Now You Don't - 2025) :

Dix ans après la dernière prestation des Horsemen, un trio de jeunes illusionnistes (Justice Smith, Dominic Sessa, Ariana Greenblatt) utilise leur image et leur aura pour arnaquer des crypto-bros, lorsqu'ils sont recrutés par J. D. Atlas (Jesse Eisenberg) pour une mission spectaculaire : dérober un énorme diamant appartenant à Veronika Vanderberg (Rosamund Pike), riche héritière d'Anvers finançant le monde du crime. Pour les aider, les autres Horsemen (Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fisher, Lizzy Caplan), qui reprennent du service pour l'occasion...

Troisième volet de la série des Insaisissables, après un premier volet frustrant, et un second volet encore plus décevant, en 2016... ici, le réalisateur des Zombieland et des Venom prend le relais, sur un script de quatre scénaristes (dont ceux des Deadpool), et le résultat, bien que très imparfait et toujours très superficiel (c'est beaucoup d'esbrouffe, forcément), s'avère étrangement sympathique.

Un capital sympathie clairement dû au retour de tous les acteurs établis, mais aussi aux nouveaux personnages agréables (à défaut d'être mémorables - Greenblatt n'apporte pas grand chose au film), et à un récit dynamique qui évite de tomber trop fortement dans la science-fiction la plus improbable.

Rien d'extraordinaire ou de forcément très bien mené, mais c'est divertissant et Rosamund Pike semble bien s'amuser en méchante digne d'un James Bond.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - English Teacher, saison 1 et 2 (2024-2025)

Publié le 4 Janvier 2026 par Lurdo dans Comédie, Sitcom, Télévision, Les bilans de Lurdo, Review, USA, Critiques éclair, Romance, Hulu, FX, Disney

Sitcom FX/Hulu en deux saisons de 8 et 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, English Teacher a été créée, écrite et interprétée par Brian Jordan Alvarez et ses compères... ce qui a valu au programme une annulation au terme de la seconde saison, suite à des audiences en berne, mais aussi et surtout à des accusations d'agression sexuelle portées à l'encontre d'Alvarez.

English Teacher, saison 1 (2024) : Le quotidien d'Evan Marquez (B.J. Alvarez), enseignant d'anglais ouvertement gay dans un lycée texan où il tente de concilier son métier, son engagement politique, ses amis et collègues, et l'hostilité des franges les plus rétrogrades de la société américaine...

Une première saison assez formulaïque, mais comme la formule fonctionne, ça ne pose pas de problème : une esthétique 80s (musicalement et au niveau de la police du titre), une série au ton très FX/Showtime d'il y a 15 ans, des problématiques contemporaines abordées avec humour et décalage (Evan s'indigne de tout et de rien, de l'interdiction de livres à ChatGPT en passant par le gun club local, et plein d'autres sujets), des personnages secondaires amusants et décalés (les élèves ultra-wokes, Enrico Colantoni en proviseur las et fatigué, Sean Patton en prof de sport très Ron Swanson, etc), et des épisodes plutôt amusants, entre celui où les joueurs de foot du lycée apprennent à se produire dans un numéro de drag sous la direction d'une drag queen kleptomane, la sortie en forêt, les manipulations de Linda la mère de famille richissime...

Le tout avec, en parallèle, un focus sur la vie amoureuse compliquée d'Evan (Alvarez aime se mettre en valeur et montrer son physique, mais il n'hésite pas aussi à se rendre ridicule, donc ça passe) et sur son amitié avec ses collègues. C'est positif, c'est sympathique, c'est suffisamment décalé et rythmé pour emporter l'adhésion.

English Teacher, saison 2 (2025) : Alors qu'Evan est désormais revenu en couple avec son petit ami Malcolm (Jordan Firstman), Markie (Patton), lui, s'éprend de sa collègue Gwen (Stephanie Koenig)...

Une saison 2 de 10 épisodes qui continue sur la même lancée... tout en changeant un peu subtilement, d'une manière pas toujours probante. La série poursuit en effet son exploration comique des thèmes de société à la mode (le recyclage, la diversité/DEI, l'armée, la prière à l'école), mais botte régulièrement en touche sur ces sujets, avec un Evan qui, plus que jamais, change d'avis comme de chemise, et un programme qui ne se mouille plus trop.

Et puis, avec deux épisodes supplémentaires au programme, le show prend davantage son temps, pour évoluer en une hangout comedy où il ne se passe pas forcément grand chose de mémorable, et où les péripéties se font plus caricaturales et sitcomesques (la visite de la mère d'Evan, les vacances, la fin d'année, la poubelle robotique).

Ça reste sympathique, ça reste amusant, mais on appréciera ou pas l'évolution, qui donne à la saison 2 d'English Teacher un côté moins frontal/moins punchy que la première année.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Blog Update ! - Décembre 2025

Publié le 1 Janvier 2026 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review

Mini bilan pour le blog du Téléphage Anonyme, avec seulement une poignée de films et séries critiqués depuis le 16 novembre, alors même que la Christmas Yulefest 2025 des films de Noël battait son plein sur le blog parallèle.

#207 - Tron : Ares (2025) - 2.25/6

#208 - Spinal Tap II : The End Continues (2025) - 3.25/6

#209 - Dragons (2025) - 3.75/6

#210 - Elio (2025) - 3.75/6

#211 - Une Journée incontrôlable (2025) - 1.5/6

#212 - Good Fortune (2025) - 2.5/6

#213 - The Running Man (2025) - 2.25/6

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# Film(s) du mois : 

Elio, le dernier Pixar en date, et Dragons, l'adaptation live-action de la série de films animés Dreamworks, une adaptation totalement inutile, mais qui fonctionne néanmoins en collant de très près au film original.

 

# Flop(s) du mois : 

Tron : Ares, un blockbuster mou au possible et jamais à la hauteur de ses modèles, malgré des effets numériques réussis ; The Running Man, une vraie déception terne, générique et impersonnelle pour une réalisation d'Edgar Wright ; et Playdate, une comédie d'action Amazon en pilotage automatique, périmée et frustrante.

 

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# Petit écran :

La première saison du reboot de Dexter "post-décès", plutôt une bonne surprise, malgré la disparition totale de ce qui faisait l'ambiance si particulière de la série ; la saison 2 de Gen V, qui me convainc de moins en moins ; la saison 6 de Solar Opposites, ultime saison de la série, une ultime saison un peu fourre-tout et bordélique, phagocytée par ses sous-intrigues récurrentes ; la saison 1 de The Paper, spin-off de The Office, honorable, mais pas indispensable ; et la troisième saison de Star Trek Strange New Worlds, une saison bourrée de problèmes d'écriture inhérents à une production compliquée, et qui peine à équilibrer humour et sérieux...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

Retour progressif à la normale sur le blog en janvier, avec pour l'instant quelques critiques cinéma et une critique tv par semaine, jusqu'à la fin du mois...

Et n'oublions pas que la Christmas Yulefest 2025 continue, sur le blog parallèle, jusqu'à l'Épiphanie, ce 6 janvier.

 

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Critique éclair #213 - The Running Man (2025)

Publié le 30 Décembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Science Fiction, USA, Review, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Running Man (2025) :

Parce qu'il a désespérément besoin d'argent pour sauver sa fille malade, Ben Richards (Glen Powell) accepte de participer au jeu télévisé Running Man du producteur Dan Killian (Josh Brolin) : il doit survivre pendant 30 jours à une traque à l'échelle du pays, aux chasseurs payés par l'émission, et aux citoyens lambdas tentant de décrocher une récompense. Mais ce faisant, il devient un symbole pour tous les opprimés et les défavorisés du pays...

Nouvelle adaptation de la nouvelle de Stephen King, plus fidèle que la version très 80s avec Schwarzenegger, ce Running Man 2025 a été confié à Edgar Wright, à la filmographie plus qu'éclectique.

Seulement voilà : depuis qu'il a délaissé la bande de Simon Pegg, et qu'il s'est brouillé avec Marvel pendant la conception d'Ant-Man, Wright semble décidé à prouver qu'il peut être un réalisateur indépendant, malgré une réussite assez discutable dans ce domaine : Baby Driver était dynamique, mais un peu vide et Last Night in Soho était un thriller fantastique polarisant, les deux films souffrant de problèmes d'écriture et de caractérisation récurrents chez Wright.

Ici, il en va largement de même : dans ce film d'action dystopien mâtiné de satire du monde des médias et de la télévision, les personnages sont en carton-pâte, parfois délibérément, parfois involontairement. Le héros, notamment, n'est pas très intéressant, en partie à cause de son interprète : Glen Powell est compétent, mais il est difficile de voir un ouvrier épuisé, sans le sou et à bout, constamment sur le point d'exploser, dans ce Powell à la musculature hollywoodienne sortant tout droit de la salle de gym (comme en témoigne cette scène à rallonge où il se promène vêtu d'une simple serviette).

On ne croit donc pas vraiment à ce personnage, à sa colère, à ses déguisements cheaps, à son statut, et c'est parfois à cause de l'écriture (ou de la sous-écriture des autres personnages), du ton global du film (visuellement délavé et moche, pour bien faire thriller dystopien, mais partant ponctuellement dans des one-liners forcés et des vannes malvenues), de la direction des acteurs, du scénario... et d'un cruel manque de personnalité et d'identité du film.

Ce qui est assez paradoxal, vu le réalisateur, qui a fait son nom sur son style visuel et son énergie.

Mais non, ce Running Man est longuet, mollasson, sans inspiration, sans style, sans tension, c'est anonyme et passe-partout, et dans le dernier acte, ça se délite notablement, comme si Wright et son collège scénariste n'avaient pas su comment conclure tout ça.

2.25/6

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