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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

review

Critique éclair #190 - Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025)

Publié le 18 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, NotZAZ, Action, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (The Naked Gunn - 2025) :

Après son intervention un peu trop musclée lors un braquage de banque, Frank Drebin Jr. (Liam Neeson), de la police de Los Angeles, est affecté aux accidents de circulation, et croise le chemin de la séduisante Miss Davenport (Pamela Anderson), dont le mari est récemment décédé dans des circonstances mystérieuses. Il ouvre alors une enquête sur Richard Cane (Danny Huston), un génie de la tech et des véhicules électriques...

Longtemps confié à Seth MacFarlane, ce reboot de la franchise Y a-t-il un flic... ? a fini entre les mains de l'un des membres de Lonely Island (le réalisateur de Tic et Tac, les Rangers du Risque), ce qui laissait augurer de quelque chose de plus absurde et décalé que ne l'aurait été la version MacFarlane.

Et effectivement, çà et là, Naked Gun '25 propose des idées amusantes, des gags rappelant l'humour ZAZ (voire même directement repris de l'époque), des séquences absurdes qui fonctionnent (le montage romantique qui vire en Jack Frost bis), des jeux de mots foireux, etc.

Malheureusement, en cours de route (aux deux tiers, environ), le film s'essouffle clairement, il y a un ventre mou et le nombre de gags à la minute ralentit progressivement, tout comme leur qualité (le gag sur le Tivo et Buffy tombe totalement à plat), qui se rapproche de plus en plus des films de Nielsen post-ZAZ, plus que des films originaux (déjà que la trilogie originale avait un coup de mou dans le troisième volet).

Cela dit, ce Naked Gun 2025 se regarde sans problème, notamment parce que Liam Neeson s'amuse vraiment beaucoup (Pam Anderson aussi, d'ailleurs) ; je ne partagerai pas l'enthousiasme critique débridé qui a entouré la sortie du film, par contre, et qui affirmait sans broncher que la cuvée 2025 est aussi bonne que le film original (ou sa suite) : en l'état, c'est sympatoche, sans plus, et ça tente tellement d'appliquer à la lettre la formule ZAZ que le film semble parfois gêné aux entournures.

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - Chronique arctique, saison 1 (2025)

Publié le 17 Août 2025 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Netflix, CBC, Comédie, Sitcom, Romance, Télévision

Une série inuit canadienne, diffusée simultanément sur CBC et sur Netflix en 2025, et qui propose 8 épisodes de 25 minutes environ, pour un résultat léger et plein de charme...

Chronique arctique, saison 1 (North of North, season 1 - 2025) :

Après des années passées dans un mariage étouffant avec le vaniteux et autoritaire Ting (Kelly William), Siaja (Anna Lambe) décide de le quitter, pour s'installer, avec sa fille, chez sa mère Neevee (Maika Harper), ex-alcoolique au fort tempérament. Mais il est difficile de se reconstruire dans une petite bourgade comme Ice Cove, où tout le monde se connaît et tout le monde vénère Ting...

Un format court et dynamique, des reprises inuits de chansons connues et des sonorités traditionnelles en guide d'illustration musicale, des acteurs quasiment tous autochtones (sauf Mary Lynn Rajskub, en responsable municipale locale plus inuit que les vrais inuits) et attachants, des dialogues principalement en anglais mais occasionnellement en dialecte inuit, North of North est dépaysant, et c'est ce qui fait là l'essentiel de son charme.

Parce qu'il faut être franc : sur le fond, la série ne révolutionne rien. Une histoire de femme au foyer malheureuse qui s'émancipe et tente de se reconstruire, c'est du déjà vu, et c'est le postulat de départ de pléthore de séries, aussi bien comiques que dramatiques.

Mais la touche arctique qui distingue cette série de ses semblables fonctionne bien, avec quelques excentricités amusantes (le Québécois obsédé par les chiens), et rend le visionnage de cette comédie des plus agréables. Tout au plus, on pourra reprocher au programme une certaine précipitation en fin de saison, avec un ou deux épisodes donnant l'impression d'avoir été un peu condensés à l'arrache.

Quoiqu'il en soit, le programme est très sympathique, une deuxième saison a déjà été commandée, donc je serai au rendez-vous.

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Critique éclair #189 - The Killer (2024)

Publié le 15 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, France, Review, Peacock, Policier

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Killer (2024) :

Tueuse à gages, Zee (Nathalie Emmanuel) est involontairement responsable, lors d'une mission dans un night-club, de l'aveuglement d'une jeune chanteuse, Jenn (Diana Silvers). Sey (Omar Sy), policier parisien, enquête justement sur ce meurtre, et sur ses liens avec un trafic d'héroïne colossal que ses supérieurs veulent enterrer. Les chemins de la tueuse et du policier vont alors se croiser autour de Jenn, dans une alliance improbable...

Remake par John Woo de son film de 1989, après 35 ans de development hell, de nombreux changements de réalisateur, d'acteurs, de scénaristes, etc, pour aboutir à un métrage sorti exclusivement sur la plateforme Peacock aux USA, et qui ne convainc guère.

Je ne vais même pas comparer à l'original, dont je n'ai aucun souvenir depuis son unique visionnage il y a des décennies, mais ici, la mayonnaise ne prend pas, tant le film est à mi-chemin entre clichés assumés et DTV assez plat.

Déjà, en plaçant l'action à Paris, Woo recrute tous les acteurs francophones vaguement connus à l'international, mais pas trop chers : outre Omar Sy, qui fait de son mieux dans un rôle plein d'action, mais ne semble à l'aise que vers la fin du film (quand il peut utiliser sa carrure et sa taille pour balancer ses adversaires à droite et à gauche), on a Tcheky Karyo, Eric Cantona et Said Taghmaoui qui déboulent tous dans le métrage (ne manquait que Lambert Wilson).

Un métrage qui semble gêné aux entournures par le style habituel de Woo, du moins pendant sa première heure, jusqu'à ce que ses deux personnages principaux interagissent enfin : symbolique lourdingue désormais presque périmée, ralentis, colombes, illustration musicale datée et très particulière...

Niveau formel, on peut noter des dialogues pas très naturels, beaucoup de split-screens pour les flashbacks, des décors cheapouilles (le cimetière de pacotille dans lequel se déroule la première partie de l'affrontement final) et une Nathalie Emmanuel (qui remplace Lupita Nyong'o dans le rôle titre) un peu transparente, pas aidée par des personnages sous-développés à tous les niveaux.

Alors ça se regarde, et tout le monde semble investi dans le projet, mais c'est loin (très loin) d'être exceptionnel, et de justifier son existence.

2.5/6

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Critique éclair #188 - The Old Guard 2 (2025)

Publié le 13 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, USA, Netflix, Review, Action

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The Old Guard 2 (2025) :

Lorsque Discord (Uma Thurman), la première immortelle, retrouve Quỳnh (Veronica Ngô) au milieu de l'océan, les choses se compliquent pour Andy (Charlize Theron) et son équipe : car Discord a découvert que Nile (KiKi Layne) était la dernière immortelle, et qu'elle possèdait le pouvoir de rendre leur mortalité aux immortels qu'elle blesse...

Bon, cette critique, je vais la faire directe et brève : malgré un accueil critique enthousiaste porté par le côté "c'est un film d'action girl power avec des personnages féminins forts, de la représentativité LGBTQ+ et raciale, de la sensibilité, et c'est une femme noire qui réalise !" et par un confinement covidien exacerbant la moindre réaction critique, The Old Guard, sorti en 2020, était un métrage Netflix médiocre, sorte de Highlander du pauvre à la distribution fade, sans alchimie, et qui ressemblait plus à un pilote de série qu'à un blockbuster digne de ce nom.

Pour cette suite, coincée en development hell pendant quelques années, avec une réalisatrice différente... c'est la même chose, en pire. Insipide de bout en bout, avec des scènes d'action faiblardes, quelques duels à l'épée qui renforcent encore l'impression d'un succédané de Highlander, du world building qui ressemble beaucoup à du bouche-trou, et un script qui se contente de faire monter la sauce avant de botter en touche pour un troisième volet éventuel, The Old Guard 2 cumule tous les défauts du premier volet, sans en avoir les quelques qualités (à l'image de la nouvelle coupe de cheveux ratée de Charlize Theron).

Résultat, j'ai peiné à finir le film (qui ne dure pourtant que 95-100 minutes, tout compris), et je n'ai aucune envie de me montrer indulgent.

1.5/6 

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Critique éclair #187 - Jurassic World : Renaissance (2025)

Publié le 11 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Review, Science Fiction, USA, Thriller

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Jurassic World : Renaissance (Jurassic World : Rebirth - 2025) :

Engagés par Martin Krebs (Rupert Friend), représentant d'une société pharmaceutique, pour aller recueillir des échantillons de sang de dinosaures sur l'île de Saint Hubert, Zora Bennett (Scarlett Johansson), mercenaire, Henry Loomis (Jonathan Bailey), paléontologue, et l'équipage du bateau de Duncan Kincaid (Mahershala Ali), recueillent en route la famille de Reuben (Manuel Garcia-Rulfo) - Teresa (Luna Blaise), Isabella (Audrina Miranda) et Xavier (David Iacano), le petit-ami slacker de Teresa - dont le voilier a été attaqué par un mosasaure. Mais ce dernier les traque toujours, et finit par forcer l'équipe de Bennett à s'échouer sur St Hubert... qui s'avère être un laboratoire abandonné renfermant les pires expériences d'InGen.

En 2022 j'avais conclu ma critique de Jurassic World Dominion par un "il est temps de mettre un terme à la franchise" assez lapidaire. En 2025, avec ce Rebirth assez anémique, cette phrase n'a jamais été plus d'actualité.

En même temps, entre Gareth Edwards à la réalisation (un Godzilla bof, un Rogue One sauvé en post-prod par les reshoots de Tony Gilroy, un The Creator insipide au possible) qui sait faire de belles images et maîtrise les effets numériques, au détriment de l'écriture, de l'histoire, des personnages et de la direction d'acteurs ; David Koepp au script (un David Koepp très productif et avec une longue carrière, notamment le Jurassic Park de 1993, mais qui, avec les années, a besoin d'un réalisateur inspiré pour transcender ses scripts de moins en moins probants), Alexandre Desplat à la musique (toujours techniquement impeccable, mais toujours aussi peu capable de créer des thèmes mémorables et de composer des bandes originales marquantes) ainsi qu'une franchise à bout de souffle, il ne fallait pas s'attendre à des miracles.

Là, dès les premiers instants, on a droit à un pseudo commentaire méta sur l'état de la franchise, qui nous dit que trente ans après Jurassic Park et le retour des dinosaures sur notre Terre, le monde s'en contrefout désormais, que tous les dinosaures en liberté à la fin de Dominion sont morts à cause du climat actuel, et qu'il n'en reste qu'une poignée qui survit dans les zones tropicales de notre globe.

En somme, on fait table rase des épisodes précédents, on oublie les personnages de ces films, on repart sur des bases plus simples (assez similaires à celles du Monsters de Edwards), et... euh... on raconte une histoire générique et assez insipide, avec une équipe de mercenaires (menés par une ScarJo sarcastique qui injecte un peu de nonchalance dans le film, pour le meilleur et pour le pire) qui part sur une île perdue (et y arrive au bout d'une heure de film) pour récupérer des échantillons de sang de dinos, pour le compte d'un méchant calqué sur le Burke de Aliens. Et on rajoute une famille de touristes paumés et un bébé dino pour faire vendre des produits dérivés.

Sur ce scénario très mécanique se greffent donc les mésaventures de la famille de latinos, qui croisent le chemin d'un T-Rex, en réchappent de justesse, et sont globalement uniquement là pour permettre au film d'alterner entre les mercenaires en mission et la famille.

Malheureusement, les uns comme les autres sont sous-développés, les personnages ont une fâcheuse tendance à systématiquement réagir de la manière la plus stupide possible (mention spéciale à l'une des latinas qui ne trouve rien de mieux que de trainer lourdement et bruyamment un canot gonflable sous le nez d'un T-Rex assoupi), et face à eux, on retrouve des dinosaures à géométrie variable, entre les dinos habituels, plus ou moins bien intégrés à l'image, et les nouveaux mutants, des petits dinos ("Mutadons") ressemblant à des Skekses de Dark Crystal, et le gros D-Rex, une sorte de Rancor mâtiné de mutant d'Alien 4, et qui, selon les plans, est de la taille d'un kaiju, ou d'un T-Rex basique.  

Pas de miracle, comme je le disais : c'est globalement assez médiocre, j'ai un peu décroché dans la dernière ligne droite tant je n'avais rien à faire de ces protagonistes, et si c'est peut-être un peu mieux que Dominion - et encore, pas sûr -, l'utilisation timide, agaçante et un peu aléatoire des thèmes de John Williams par Desplat (façon "je vais en utiliser les quelques premières mesures, histoire de faire jouer la nostalgie, mais au moment crucial de chaque thème, je vais repartir dans mes compositions à moi") a achevé de me frustrer.

2/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Hello Tomorrow!, saison 1 (2023)

Publié le 10 Août 2025 par Lurdo dans Update, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Comédie, Drame, Critiques éclair, Apple, Télévision, Review, USA

Série rétrofuturiste en 10 épisodes d'une petite demi-heure, Hello Tomorrow! fait partie de ces comédies dramatiques ambitieuses de la plateforme Apple Tv : un programme qui mêle le format dramédie court du câble à un budget effets spéciaux conséquents, et à une distribution assez prestigieuse. Le résultat, malheureusement, n'est pas totalement à la hauteur des promesses...

Hello Tomorrow !, saison 1 (2023) :

Le parcours de Jack Billings (Billy Crudup), magouilleur à la tête d'une société de vente de propriétés sur la Lune, et de son équipe de démarcheurs à domicile : Eddie (Hank Azaria), endetté par des paris sportifs, amant de Shirley (Haneefah Wood), bras droit de Billings, Herb (Dewshane Williams), vendeur hésitant à la femme enceinte, et Joey (Nicholas Podany), le fils caché de Jack, qui ignore tout de ses origines et vient de rejoindre l'équipe pour tenter de payer les soins médicaux de sa mère dans le coma. Mais Myrtle (Alison Pill), cliente mécontente, et Lester (Matthew Maher), un agent gouvernemental très à cheval sur les règles, s'opposent à eux...

Un monde rétrofuturiste présentant des années 40-50 où l'homme est bien établi sur la Lune, où les robots sont nos hommes à tout faire, où les voitures flottent au dessus du sol, etc, c'est toujours une proposition sympathique. Donc sur le papier, Hello Tomorrow avait de quoi me plaire.

Malheureusement, on sent que ce cadre intéressant n'est guère plus qu'un prétexte : les scénaristes auraient aussi bien pu échanger la Lune pour une île tropicale lointaine, et le résultat aurait été exactement le même, le gimmick rétrofuturiste en moins. Parce que oui, finalement, la série est un portait de mythomanes et de menteurs qui cherchent le bonheur et la richesse, quitte à arnaquer plus pauvre et plus désespéré que soi : le rêve américain, en somme.

À partir de là, tout l'argument lunaire devient (délibérément) secondaire. Ce qui intéresse la production, c'est Jack Billings, ses mensonges, ses arnaques, ses relations avec ses subordonnés, sa mère, son fils, ses désillusions, etc. De quoi donner à Crudup de quoi faire, mais aussi de quoi créer une rupture de ton assez flagrante : d'un côté, les scènes de Crudup, souvent mélodramatiques et de l'autre, les scènes du reste de l'équipe, avec des personnages sous-développés, fréquemment limités à un ou deux traits de caractère, à l'interprétation un peu caricaturale, et saupoudrées d'un fond de satire assez superficielle...

Par exemple, Alison Pill est excellente en Myrtle, femme au foyer névrosée et malheureuse voyant dans une propriété lunaire un moyen de s'émanciper, d'échapper à son époux et à sa vie d'épouse parfaite, etc... mais ses scènes (et sa relation avec Lester le dyslexique) semblent fréquemment appartenir à une autre série, plus comique et décomplexée (idem pour Herb et sa femme).

C'est un peu ce qui finit par plomber la série : les ruptures de ton, le contraste entre une comédie pas très assurée et un mélodrame qui évoque parfois Don Draper et ses Mad Men, et un manque de maîtrise globale de l'écriture, avec des scènes un peu abruptes, des moments qui auraient pu être retravaillés, des facilités, des éléments jamais expliqués, etc, qui font que le programme finit un peu par tourner en rond.

Peut-être qu'avec une saison 2, la série aurait trouvé ses marques. En l'état, c'est visuellement convaincant, mais globalement plus frustrant qu'autre chose.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - How I Met Your Father, saison 1 et saison 2 (2022-2023)

Publié le 9 Août 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Sitcom, Romance, Review, USA, Hulu, Disney, Les bilans de Lurdo

Tentative vaine de relancer la "franchise" How I Met Your Mother, HIMYF a connu deux saisons avant son annulation, en 2023, pour 30 épisodes au total diffusés sur Hulu/Disney+ et chapeautés par un duo de scénaristes spécialisés dans les comédies romantiques et les sitcoms rapidement annulées.

How I Met Your Father, saison 1 (2022) : 

Le quotidien et les amours d'un groupe de jeunes trentenaires new-yorkais, centré autour de Sophie (Hilary Duff), photographe romantique à la recherche de l'âme sœur. Autour d'elle, Jesse (Christopher Lowell), musicien désabusé suite à une rupture ; Valentina (Francia Raisa), la meilleure amie de Sophie, dans une relation avec Charlie (Tom Ainsley), aristocrate anglais ayant tout plaqué pour Valentina ; Ellen (Tien Tran), la sœur adoptive lesbienne de Jesse ; et Sid (Suraj Sharma), meilleur ami de Jesse, propriétaire d'un bar, et fiancé à Hannah (Ashley Reyes), qui travaille à l'autre bout du pays...

Et à vrai dire, la série ne commence pas sous les meilleures auspices, avec dix premiers épisodes assez médiocres. Pas forcément la faute à la distribution, une distribution très dans l'air du temps (représentativité mécanique des séries de streaming oblige), et pas forcément désagréable (Duff est toujours efficace) mais plus à un tout assez quelconque, pas particulièrement drôle, pas particulièrement inspiré, et qui s'efforce un peu trop de "moderniser" la formule HIMYM, pour la rendre plus crue, plus contemporaine, et que sais-je encore.

Autre artifice qui ne fonctionne pas vraiment : la narration en flashback, depuis le futur. Dans l'original, on avait droit à une voix off qui racontait la série à des ados face caméra ; ici, on inverse la donne, et on a Kim Cattrall, seule chez elle, qui raconte ses romances face caméra à un fils dont on ne voit rien (histoire de cacher son ethnicité éventuelle). Et très vite, il apparaît clairement que toutes ces scènes de Cattrall n'apportent rien, en plus de n'avoir pas une once du charme ou du mystère de celles de la série originale.

Pas grand chose à retenir de cette première fournée d'épisodes, donc : Ian (Daniel Augustin), le premier prétendant de Sophie présenté dans le pilote et ramené dans le final, est assez transparent, Josh Peck n'est guère plus marquant, et la série bascule très rapidement dans de l'émotion facile et du triangle amoureux appuyé, au détriment de l'humour.

Il y a bien un caméo de Robin (Cobie Smulders) dans le dernier épisode de la saison, ainsi qu'une brève apparition du Capitaine (Kyle MacLachlan)... mais ça ne fait que renforcer l'impression de pâle copie qui émane de cette première saison.

How I Met Your Father, saison 2 (2023) : 

La saison 2 du programme, avec 20 épisodes au compteur, continue dans la droite lignée de la première, mais progressivement, on sent que la distribution et les scénaristes commencent à trouver leurs marques : ces derniers mélangent les cartes, associant en binôme tous les personnages les uns avec les autres pour des sous-intrigues variées - évitant ainsi l'écueil de nombreuses sitcoms, qui finissent par isoler et privilégier certaines associations de personnages au détriment des autres.

Après, il reste tout de même des scories évidentes dans l'écriture et le casting : en tirant toutes ses cartouches trop tôt en saison 1 en ce qui concerne la relation Jesse/Sophie, la série se retrouve bien embarrassée.

Pour tenter de préserver une sorte de tension narrative et romantique, le programme force alors le trait sur la relation de Jesse et Meredith (Leighton Meester), cette dernière étant tout simplement détestable et égocentrique ; même problème du côté de Sophie, qui enchaîne les prétendants insipides (toute la relation avec le chef plus âgé est notamment un beau flop), et se trouve flanderisée dès cette seconde saison - sa version adulte, jouée par Cattrall, n'est guère plus qu'une wine mom clichée et égocentrique, et la version trentenaire de Duff finit par être immature, narcissique, menteuse,  agaçante, superficielle et un peu bête, ne voyant le monde que par le petit bout de sa lorgnette et de son égo (mention spéciale à l'épisode dans lequel Eden Sher fait un caméo, et qui voit Sophie et Val se comporter en mean-girls bitchy).

À partir de là, la série reposant intégralement sur cette romance principale en filigrane, difficile de vraiment adhérer à une grosse partie du show. D'autant que les scénaristes lorgnent fortement sur la série-mère pour leurs intrigues et leurs gags, ce qui a un peu tendance à étouffer les personnages secondaires.

Le caméo de Neil Patrick Harris, notamment, n'est là que pour rejouer la partition d'un personnage qui cherche son père biologique (ici joué par Clark Gregg), et la fin de saison (avec rupture de Sid et Hannah, tandis que Jesse et Sophie s'avouent leurs sentiments sous la pluie), fait vraiment redite de la fin de saison 1 de HIMYM, avec la rupture de Lily et Marshall, pendant que Robin et Ted s'avouaient leurs sentiments sous la pluie.

Malgré cela, HIMYF saison 2 se regarde tranquillement : le rythme est meilleur, les acteurs sont plus à l'aise et commencent à développer une certaine alchimie, les épisodes sont plus amusants... mais la série continue de se chercher, et l'on est encore loin de ce qui avait fait le succès rapide de HIMYM. Ce qui explique probablement pourquoi le programme a été annulé.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Squid Game, saison 3 (2025)

Publié le 8 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, Corée, Review, Critiques éclair, Netflix, Drame

On ne peut pas dire que j'avais été particulièrement convaincu par la saison 2 de Squid Game, comme peut en attester ma critique en ces pages : personnages pas toujours convaincants, astuces de scénario éventées, rebondissements prévisibles... heureusement que la mécanique principale du jeu fonctionnait toujours bien et permettait de faire passer la pilule.

On remet donc le couvert, pour une ultime saison... sans grand optimisme.

Squid Game, saison 3 (2025) :

La tentative de révolte de Seong Gi-hun (Lee Jung-jae) et d'une partie des candidats a échoué, et le Squid Game se poursuit : brisé et déprimé, Seong Gi-hun doit désormais continuer la partie, malgré ses réticences et la mort de son ami Jung-bae (Lee Seo-hwan)...

Ouhlà, que j'en ai eu du mal avec cette troisième saison de Squid Game, en réalité les six épisodes de la seconde moitié d'une saison 2 artificiellement coupée en deux par Netflix lors de la production.

J'ai eu du mal, au point d'avoir fortement lutté contre une envie de faire avance rapide sur tout ce qui se déroulait hors du jeu à proprement parler : l'enquête policière, la nord-coréenne qui aide le père de la petite malade à s'échapper, et surtout, les VIP caucasiens qui regardent le spectacle. Des VIP à la post-synchro pitoyable, à l'écriture laborieuse, et qui n'apportent absolument rien à la série/saison.

Et dans le jeu en lui-même, ce n'est pas forcément meilleur : malgré ses six épisodes, la saison s'articule principalement autour de trois jeux - un grand jeu de cache-cache dans un labyrinthe, un jeu de saut à la corde au dessus du vide, et finalement, un jeu d'élimination par étapes, où les survivants doivent convenir d'un éliminé après être parvenus à un consensus.

Des jeux malheureusement présentés systématiquement de manière très prévisible, au point d'affaiblir considérablement la charge émotionnelle des différentes éliminations (ou même le message que le scénariste veut faire passer çà ou là) ; et déjà que la majorité des personnages secondaires ne sont pas forcément très attachants, quand en plus le scénariste succombe à la facilité du "j'ai prévu de tuer ce personnage à la fin de l'épisode, donnons-lui un monologue émouvant ou deux pour qu'il parte en beauté", on en vient à pousser de gros soupirs à chaque rebondissement télégraphié de manière trop balourde.

C'est probablement ça qui m'a le plus frustré dans cette saison : tout est cousu de fil blanc, ça se termine exactement comme on pouvait le deviner lorsqu'un certain nouveau participant (numérico-animatronique) est intégré de force au jeu, les antagonistes continuent d'être des caricatures ambulantes, et ça traine en long, en large et en travers, pour aboutir à des décisions ou des morts évidentes depuis le début.

Pourtant, le programme a globalement été très bien accueilli par la presse, ravie du nihilisme et des thématiques de la série. Le problème avec ça, c'est que ces mêmes thématiques, et ce même nihilisme, étaient déjà là en saison 1, et se suffisaient alors à eux-mêmes.

Tout ce qui a suivi, en fin de compte, n'a été que redondance, une redondance qui, forcément, ne fait pas du tout avancer le schmilblick.

(et puis cerise sur le gâteau, le caméo de Cate Blanchett à la toute fin... potentiellement pour un spin-off américain... je dis non. Tout simplement non.)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - FUBAR, saison 2 (2025)

Publié le 7 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Netflix, Science Fiction, Romance, Télévision, Les bilans de Lurdo

Retour de la série d'action-comédie d'Arnold Schwarzenegger pour Netflix, une série qui-n'est-pas-vraiment-une-suite-de-True-Lies-mais-s'en-inspire beaucoup, et showrunnée par le responsable de Reacher pour Amazon...

FUBAR, saison 2 (2025) :

Alors qu'il est caché dans une maison sécurisée avec sa famille et son équipe, à l'abri de tous ceux qui veulent leur mort, Luke Brunner (Arnold Schwarzenegger) apprend qu'un dangereux terroriste a pour but d'éradiquer 90 % de la population humaine en commençant par détruire le réseau électrique américain. Pour cela, il a requis les services de Greta Nelso (Carrie-Anne Moss), super-espionne et ex-amante de Luke, et de Chips (Guy Burnet), son bras droit...

Et honnêtement, la première saison de FUBAR ne m'avait pas forcément laissé un souvenir impérissable, une sorte de série d'action de network très approximative à l'écriture assez faiblarde, qui n'avait d'intérêt que par sa dimension de fanservice pour fans de Schwarzie, et qui peinait à s'élever au-delà d'une certaine médiocrité inhérente aux séries de Netflix.

Un gros DTV d'action délayé sur huit épisodes d'une heure, en somme... et il en va de même pour cette saison 2. Techniquement, c'est même peut-être pire, puisque le show reprend tous les personnages de la saison 1 (sauf la directrice de la branche régionale de la CIA, remplacée cette saison par ce bon vieux Enrico Colantoni), et leur rajoute de multiples nouveaux personnages, avec en tête Carrie-Anne Moss (en ex-espionne est-allemande autrefois dans une relation torride avec Arnold - sauf que les deux acteurs n'ont pas la moindre alchimie), et Guy Burnet (qui s'est fait un look d'Hans Gruber du pauvre pour incarner un espion rival au lourd passé).

La série se plie donc en quatre pour trouver de la place pour tout ce petit monde (la sous-intrigue du cochon, les moments comic-relief de Baruchel et d'Andy Buckley), et ça donne une saison assez bordélique, qui, autour d'une intrigue de base assez simple - quatre centrale électriques menacées -, part dans tous les sens, envoie ses personnages dans l'espace, dans le sous-marin de James Cameron, tente d'utiliser Schwarzie comme s'il avait 20-30 ans de moins, de créer une romance torride avec CAM, multiplie les clins d'œil à la filmo d'Arnold (la roue de la souffrance m'a arraché un sourire), fait du placement produit bien honteux face caméra (et ce dès le premier épisode de la saison), propose des scènes d'action improbables sans en avoir le budget ni le rythme, etc.

Et pourtant... je n'ai pas détesté. Probablement parce que tout le monde semble s'amuser, et avoir conscience qu'ils ne font pas de l'Art, mais simplement une série d'action et d'espionnage de streaming : ce qui leur permet de s'amuser avec des idées idiotes (les hallucinations dans le sous-marin, le photoshoot du cochon), de ne pas s'embarrasser de subtilités ou de standards d'écriture, et de faire leur truc dans leur coin.

Ce n'est pas bon, c'est bourré de problèmes, c'est trop long pour ce que ça raconte, et les rebondissements du scénario sont absolument tous téléphonés et prévisibles, mais ça reste suffisamment second degré pour être regardable, en arrière-plan, pendant qu'on fait autre chose... 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Ironheart, saison 1 (2025)

Publié le 6 Août 2025 par Lurdo dans Comédie, Action, Critiques éclair, Drame, Fantastique, Science Fiction, USA, Review, Disney, MCU, Jeunesse, Les bilans de Lurdo, Télévision

Je crois qu'on peut maintenant le dire : l'introduction de Riri Williams dans le MCU, via Black Panther 2, n'était pas vraiment un succès. Guère plus qu'un MacGuffin au service d'un scrip patchwork, son identité de jeune femme black génie de la tech faisait double emploi avec le personnage de Shuri et, à cause des choix visuels et de photographie de Ryan Coogler, l'armure de Riri n'était jamais mise en valeur à l'écran, ou alors dans une bataille tout numérique dans laquelle elle évoluait à la marge.

Autant dire que personne n'attendait grand chose de la série consacrée à Ironheart, d'autant que le programme a connu une gestation complexe et brouillonne, et a été liquidé par Disney au rythme de trois épisodes par semaine.

Ironheart, saison 1 (2025) :

Pour se renflouer et continuer ses recherches après avoir été mise à la porte de son université, Riri Williams (Dominique Thorne) rejoint l'équipe de Parker Robbins (Anthony Ramos), dit "The Hood" pour la cape qu'il porte constamment et lui confère des pouvoirs étranges. Avec lui et ses sbires (Zoe Terakes, Shakira Barrera, Shea CouleéSonia Denis), Riri utilise son armure pour détrousser des géans de la tech... jusqu'à ce que la situation dégénère : avec l'aide de Zeke Stane (Alden Ehrenreich), trafiquant d'armes aux origines troubles, et de Natalie (Lyric Ross), sa nouvelle IA embarquée, Riri va alors tenter de se tirer d'affaire...

Six épisodes de moins d'une heure, donc, pour une mini-série qui se termine en cliffhanger appelant clairement une suite, chapeautée par Ryan Coogler et showrunnée par une scénariste de The Midnight Club : un programme très axé sur la communauté afroaméricaine de Chicago, et qui dès le début, part avec un handicap.

Je ne parle pas ici des facteurs raciaux et de diversité, qui ont instantanément, avant même la diffusion du show, rameuté tous les Néanderthals du web, trop contents de plomber les notes critiques de la série sur la base d'une héroïne noire ou de l'équipe LGBTQ du Hood. Je ne parle pas non plus ici du look un peu ridicule d'Anthony Ramos, avec sa cape un peu cheap et mal taillée, ni même du fait que la série soit restée dans les cartons de Disney + depuis la fin de son tournage, en 2022. Non, le vrai premier handicap de la série, c'est le personnage de Riri.

Une Riri arrogante, abrasive, immature, clairement égocentrique et marquée par un traumatisme qui lui déclenche des crises d'anxiété - Riri marche clairement dans l'ombre de Tony Stark, sans en avoir les millions ou la gouaille, et elle paraît donc assez antipathique dès les premiers épisodes. Ce qui n'aide pas à adhérer à la série, pour peu que l'on ait déjà un à priori négatif sur celle-ci.

Et pourtant, à mesure que l'on avance dans la saison, on s'aperçoit que cette caractérisation est délibérée, et explique tous les choix que fait le personnage, l'entraînant dans une spirale littéralement infernale.

Parce que oui, SPOILER, la série oppose magie et technologie, révélant au fil de son intrigue que le Hood a fait un pacte avec Mephisto (Sacha Baron Cohen) pour se venger de son père qui l'a abandonné. Un retournement de situation assez télégraphié (très tôt dans la saison, les personnages discutent notamment devant de multiples affiches pour une représentation de FAUST), que la série tente de camoufler avec la fausse piste de Dormammu, et qui aboutit sur la signature d'un pacte entre Mephisto et Riri, à la toute fin de la série, pour récupérer sa meilleure amie Natalie.

On réalise alors que tous les défauts de Riri menaient à cela : de la même manière qu'elle était prête à vendre métaphoriquement son âme au diable et à se compromettre avec Hood et des criminels pour gagner de l'argent facile, elle est prête à vendre littéralement son âme au diable pour obtenir ce qu'elle veut. Ce qui, au final, compte tenu de son absence totale de considération envers l'opinion et les sentiments d'autrui, la place au même niveau que Hood.

À partir de là, guère surprenant de voir un certain rejet du personnage parmi les spectateurs, surtout parmi ceux qui n'ont pas été plus loin que les premiers épisodes. C'est dommage, parce que Riri, qui est presque une anti-héroïne dans cette série, est entourée de personnages secondaires sympathiques : Natalie est amusante, Ehrenreich parvient à composer un Stane excentrique et divertissant, Zelma (Regan Aliyah) la petite sorcière est attachante, et le gang de Hood s'avère intéressant, malgré son côté "cochons toutes les cases du cahier des charges de la diversité made in Disney+".

À l'identique, les effets spéciaux sont plutôt réussis, les épisodes pas trop mal rythmés, et dans l'ensemble, la série est plutôt intrigante dans son déroulement et dans ce qu'elle amène au MCU.

J'ai donc été plutôt agréablement surpris par cet Ironheart, et par cette protagoniste aux nombreux défauts. Je n'en attendais absolument rien, voire même je craignais le pire suite à Black Panther 2, mais finalement, j'ai plutôt apprécié le tout, et je ne dirais pas non à une saison 2.

Malheureusement, il est peu probable que celle-ci se concrétise, à la fois à cause des délais de production, mais aussi de l'accueil public assez compliqué. Dommage, mais ce n'est pas la première fois ou la dernière fois qu'une des séries du MCU ne rencontre pas son public.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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