Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet...##
100 millions ! (2025) :
Représentant syndical dans une imprimerie, Patrick (Kad Merad) découvre un beau jour qu'il vient d'hériter de 100 millions d'euros. Aussitôt, sa vie est bouleversée, ses convictions ébranlées, ses collègues le voient d'un autre œil, et l'attitude de ses proches change : sa femme (Michèle Laroque) décide de profiter de cette fortune, sa fille altermondialiste (Jade-Rose Parker) finit par accepter une partie de cette fortune à contre-cœur, et son fils entrepreneur (Martin Karmann) investit tout dans un projet...
Blablabla, "l'argent ne fait pas le bonheur", blablabla, comédie sociale très française cousue de fil blanc, avec un postulat de départ évident, des personnages peu attachants (l'écriture des personnages féminins ne leur fait pas de cadeau, entre la fille hypocrite aux fausses dreads et le personnage de Michèle Laroque qui semble pensé pour la rendre antipathique, alors que Patrick devient dépressif et neurasthénique par la faute des autres, et que le fils a bon fond mais est trop naïf et se fait arnaquer), des rebondissements évidents, et une morale finale télégraphiée dès la lecture du pitch.
Tout le monde fait donc son truc en pilotage automatique, sans réserver la moindre surprise, ce n'est pas très inspiré, et quand le métrage se termine sur Bella Ciao (chant partisan italien désormais surexploité depuis LaCasa De Papel, histoire d'enfoncer un peu plus le clou d'une lutte des classes et d'un message assez banal et évident sur les valeurs morales plus importantes que l'argent ou le bénéfice personnel), on se dit qu'il y aurait eu bien mieux (et bien plus mordant) à faire sur le sujet.
1.5/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
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Jamais sans mon psy (2024) :
Lorsqu'il découvre que son patient le plus névrosé et envahissant, Damien (Baptiste Lecaplain), est le nouveau fiancé de sa fille Alice (Claire Chust), le Dr Olivier Béranger (Christian Clavier) va alors rapidement tout faire, à l'occasion de son anniversaire de mariage, pour changer cette situation.
Une comédie française assez générique, avec un Clavier qui fait du Clavier, des éléments forcés et sous-développés (les amis de Clavier), un Lecaplain qui évoque parfois Pierre Richard (pas directement, mais tout le film a un côté comédie française un peu vieillotte, en fait) et un tout qui se résoud bien trop facilement.
Après, le caméo de Rayane Bensetti est amusant, et le cast n'est pas désagréable, mais ça reste globalement trop calibré et prévisible.
2/6
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Des pannes d'internet, des pannes informatiques, une canicule : le mois de juin a été compliqué pour le blog du Téléphage Anonyme, mais je persévère, bon gré mal gré...
Le sympathiqueProjet Dernière Chance, sans être un chef d'œuvre absolu, s'en sort avec les honneurs... et c'est à peu près tout, même si Roommates s'avère assez agréable dans le genre.
# Flop(s) du mois :
Mortal Kombat 2, assez faible ; Ladies First, une comédie périmée et clichée au possible ; et mention spéciale au film Mandalorien et Grogu, pas forcément mauvais, mais particulièrement générique et inutile.
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# Petit écran :
Beaucoup de comédies, ce mois-ci : la saison 2 de St. Denis Medical, dans la droite lignée de la première, à savoir pas forcément hilarante ou remarquable, mais regardable ; la saison 1 de The Fall and Rise of Reggie Dinkins, agréable à suivre pour peu que l'on ait de la sympathie pour le style 30 Rock/Kimmy Schmidt ; la saison 1 de la dramédie Rooster, qui m'a laissé un peu mitigé malgré Bill Lawrence à la barre et Steve Carrell en personnage principal ; la saison 2 de l'adaptation Netflix de One Piece, toujours réussie et enjouée - il faut adhérer à la vibe très particulière du tout, mais ça continue d'être attachant : et la seule et unique saison de Stumble, un vrai coup de cœur pour une sitcom déjantée sur une équipe de cheerleaders incompétents...
Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.
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# À venir :
En juillet, place à la Quinzaine Comédie Française, suivie d'une poignée de films et d'une semaine consacrée aux séries...
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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.
En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne :
- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.
- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.
- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...
- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.
L'affiche de la série le proclame bien fort : par l'équipe à l'origine de 30 Rock. En l'occurrence Robert Carlock, Sam Means, et Tina Fey à la production... soit exactement la même équipe que 30 Rock, Kimmy Schmidt, Great News, Girls5Eva.
Nous sommes donc ici en terrain très familier, tant au niveau du casting que de l'écriture, du type d'humour, et même de la musique (cf le générique de début), pour 10 épisodes de 25 minutes diffusés sur NBC (forcément).
The Fall and Rise of Reggie Dinkins, saison 1 (2026) :
Ancien joueur de football US de légende, Reggie Dinkins (Tracy Morgan) est désormais au fond du trou, mais, entouré de Monica (Erika Alexander), son agente et ex-épouse, de leur fils Carmelo (Jalyn Hall), de Rusty (Bobby Moynihan), le meilleur ami de toujours de Reggie, et de Brina (Precious Way), la nouvelle compagne de Reggie, influenceuse jeune et sexy, il tente de faire son grand retour via un documentaire tourné par Arthur Tobin (Daniel Radcliffe), réalisateur oscarisé essayant lui aussi de remonter la pente...
Reggie Dinkins, c'est avant tout l'histoire de deux comebacks improbables, portés par un duo d'acteurs tout aussi inattendu : Tracy Morgan, dont la carrière a connu un coup de frein en 2015 suite à un accident de voiture, et qui depuis s'est fait plus discret, et Daniel Radcliffe, qui depuis Harry Potter a pris du muscle, et s'est constitué une carrière intéressante dans la comédie, notamment sur le petit écran.
Au programme, donc, une sitcom qui a bon fond, sur un footballeur américain un peu bête et vieillissant et son entourage qui, dans leur quête de réhabilitation de l'image de Reggie, finissent par reconstituer une famille de substitution à laquelle Arthur vient se greffer, malgré son désir d'être un simple documentariste observateur et passif.
Dans l'ensemble, sans être indispensable, c'est amusant, parfois absurde, occasionnellement mordant, souvent bien vu, et si la familiarité de "l'emballage" peut de temps à autre atténuer l'impact des vannes, Reggie Dinkins est une bonne surprise, surtout si l'on est amateur du sens de l'humour des productions de Tina Fey et Robert Carlock.
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Mufasa : le Roi lion (2024) :
Séparé de sa famille par une inondation, le jeune Mufasa (Aaron Pierre) trouve refuge dans la meute d'Obasi (Lennie James), lion fainéant père de Taka (Kelvin Harrison Jr.), dont Mufasa devient le frère d'adoption. Il rève alors de trouver Milele, terre promise d'abondance dont Rafiki (John Kani) connaît le chemin, et où Mufasa espère retrouver les siens... jusqu'à l'arrivée de Kiros et de sa meute de lions blancs, qui traquent Mufasa, Taka et leur amie Sarabi (Tiffany Boone).
Le remake du Roi Lion en images photoréalistes, par John Favreau, ne m'avait pas vraiment convaincu à sa sortie en 2019 : si le côté technique était assez bluffant, la redite du film original n'apportait pas grand chose (voire rien du tout), et les ajouts étaient, au mieux, insipides, un peu à l'image de la réorchestration de la bande originale par Zimmer.
Là, c'est pire : Mufasa a tout d'une suite direct-to-video comme Disney aimait les faire à une époque, avec tout ce que cela comprend d'éléments fades, dérivatifs et inutiles.
Artifice de narration permettant de placer les personnages favoris de la franchise même s'ils n'ont rien à faire là (on a un prélude mettant en scène Simba et compagnie, Pumba, Timon, et Rafiki qui "raconte une histoire"), nouvelles chansons qui n'arrivent pas à la cheville des originales (il faut arrêter de caser Lin-Manuel Miranda dans tous les films du studio, ça ne marche plus), nouvelle bande originale générique qui se repose entièrement sur les thèmes de Zimmer pour susciter un peu d'adhésion, récit dérivatif et télégraphié qui tente d'humaniser un peu Scar et en fait un incel vexé que Mufasa lui ai piqué l'élue de son cœur, recyclage superficiel des phrases emblématiques du Roi Lion original pour expliquer d'où elles viennent, effets spéciaux un bon cran en dessous (jamais le photoréalisme n'a été plus inégal), doubleurs remplacés...
Ce Mufasa sent fortement le DTV à tous les niveaux, et son scénario semble étrangement précipité et inabouti, malgré les deux heures du métrage.
Énorme bof, donc, pour un film d'animation qui ne convainc jamais vraiment totalement, et qui échoue à prouver son utilité en tant que préquelle.
2.5/6
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Décidément, Bill Lawrence est un homme occupé, avec pas moins de 5 séries en production (Shrinking, le revival de Scrubs, Ted Lasso, Bad Monkey, et ce Rooster) et même s'il délègue beaucoup, il n'en reste pas moins qu'il a le vent en poupe.
Rooster, saison 1 (2026) :
À l'occasion d'un passage à l'université où travaille sa fille Katie (Charly Clive), récemment séparée de son compagnon infidèle, Archie (Phil Dunster), Greg Russo (Steve Carrell), auteur de romans de gare à succès décroche un poste de conférencier dans ce même établissement. Alors qu'il n'a jamais enseigné et qu'il n'a jamais fait d'études supérieures, Greg découvre la vie universitaire, ses particularités et ses excès, tout en tentant de gérer les tourments amoureux de sa fille, sa propre vie de divorcé, et les exigences de ses collègues et supérieurs, dont Walter Mann (John C. McGinley), le président excentrique de l'université...
Ici, Lawrence s'attaque à la midlife crisis d'un auteur de romans de gare, catapulté professeur de littérature dans une grande université américaine, le tout sur fond de satire du milieu de l'enseignement, et de crise du couple de sa fille. Un projet pour HBO Max, au format dramédie de 10 épisodes de 30 minutes, à l'ancienne, et reposant en grande partie sur les épaules de Steve Carrell... pour un résultat mitigé.
Déjà, premier point négatif : la photographie de cette série très automnale (voire hivernale) et douce-amère. Peut-être pour mieux coller au sujet ou à l'ambiance particulière du projet, Lawrence et son équipe ont opté pour une colorimétrie numérique très stylisée, tentant de restituer une image "cinématographique" sombre, avec beaucoup d'arrière-plans flous, et une teinte globale tirant sur le verdâtre. Le résultat est assez moche, je dois dire, même s'il a ses fans.
Ensuite, si Lawrence et ses scénaristes restent doués pour créer des personnages aux relations attachantes (Rooster et tout le monde, en fait, mais aussi le Président de l'université - ce bon vieux Docteur Cox - et Sunny, qu'il prend sous son aile), ils ne font pas forcément des miracles. Si Carrell est en effet excellent et porte la série sur son dos, je ne peux pas en dire autant des histoires de cœur et de cul de sa fille avec son mari infidèle qu'elle ne parvient pas à quitter.
Ces deux personnages finissent en effet par occuper une place démesurée dans la série, tirant le tout vers le bas - encore que le personnage de Phil Dunster, anciennement dans Ted Lasso, s'en sort mieux : le personnage est une tête à claques arrogante, mais les scénaristes lui donnent plus de répliques et de situations drôles ; Katie, elle, paraît fréquemment versatile, voire antipathique et abrasive, alors même que les scénaristes cherchent clairement à montrer en elle une femme blessée que le spectateur est supposé trouver vulnérable, touchante et attachante.
D'autant que le ton du programme peut être très inégal selon les scénaristes : ici un coté pince sans rire et des répliques cinglantes, ailleurs de l'humour de sitcom très prononcé (le flic décalé qui perd toujours son arme), de la satire universitaire, des running gags inoffensifs (Carrell qui bruite à la bouche tous ses déplacements en scooter électrique tout-terrain) ou encore de l'émotion et du mélodrame qui se veulent sincères et émouvants.
La mayonnaise prend ponctuellement, principalement lorsque Carrell, toujours très attachant, est le sujet de la scène, de la sous-intrigue ou de l'épisode, mais je n'ai donc pas été très convaincu par l'ensemble : une grosse partie de la distribution est efficace, et le message optimiste est très similaire à celui de Ted Lasso (bien que les deux shows ne jouent pas dans la même catégorie) mais le tout n'a pas su me séduire totalement, que ce soit formellement, ou par son écriture.
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Projet Dernière chance (Project Hail Mary - 2026) :
Dans un futur proche, le Soleil se meurt, lentement mais sûrement dévoré, comme d'autres étoiles, par une forme de vie microscopique inconnue. Pour tenter de trouver une solution et sauver la Terre, le Projet Hail Mary est mis en chantier, afin d'envoyer un vaisseau spatial à l'autre bout de la galaxie, et d'essayer de comprendre pourquoi un seul astre semble échapper à ce phénomène qui se propage d'étoile en étoile. En 2032, lorsqu'il est réveillé par les systèmes du vaisseau, Ryland Grace (Ryan Gosling), ancien biologiste et instituteur, découvre que le reste de l'équipage est décédé pendant le voyage. Partiellement amnésique, il tente alors de survivre et d'accomplir sa mission... ce qui va se compliquer lorsqu'à destination, il rencontre une forme de vie extraterrestre, surnommée Rocky, envoyée par son peuple pour tenter de trouver une solution au même problème.
Après un certain temps passé plus en retrait, à des postes de producteurs sur de nombreux longs-métrages, Lord et Miller repassent devant la caméra, avec Drew Goddard (un ancien de chez Whedon et Abrams) à l'écriture, pour une adaptation d'un roman de l'auteur de The Martian... et sans surprise, ça donne un résultat assez enjoué et déconneur, plus en tout cas que ce que l'on aurait pu attendre sur la base d'un tel postulat aux enjeux dramatiques.
On accroche ou pas au ton assez léger, donc, avec un Ryan Gosling pas très doué, astronaute malgré lui, une structure en flashbacks à mesure que Grace retrouve ses souvenirs, et un récit qui devient une buddy comedy lorsque Rocky entre en jeu, alors que Rylad doit apprendre à communiquer et faire équipe avec l'alien rocheux.
Assez casse-gueule, mais globalement, j'ai plutôt apprécié le tout, je dois dire. Certes, narrativement, c'est parfois un peu cousu de fil blanc, et pas forcément très plausible, mais les effets numériques et pratiques et l'interprétation sarcastique-mais-pas-trop de Gosling font que l'on croit à cette amitié improbable, et au résultat de cette mission suicide.
Tout au plus mettrais-je un bémol sur l'illustration musicale, parfois un peu envahissante, et sur des effets de style et de réalisation pas forcément utiles, mais bon : dans l'ensemble, Project Hail Mary est plutôt maîtrisé et compétent, et même si ça s'essouffle un peu sur la fin, ça tient assez bien la distance.
4.25/6
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Star Wars - The Mandalorian and Grogu (2026) :
Mandaté par la Nouvelle-République, Din Djarin (Pedro Pascal) et son protégé Grogu tentent de retrouver le mystérieux seigneur de guerre impérial Janu Coin (Jonny Coyne), mais pour cela, le Mandalorien doit négocier avec les jumeaux Hutt et leur syndicat, qui les envoient sur Shakari, où leur neveu, Rotta (Jeremy Allen White), est maintenu prisonnier, se battant en tant que gladiateur dans les arènes appartenant à Coin...
Non, ce n'est pas le film attendu et promis par Filoni depuis des années, supposé réunir tous les personnages des séries Star Wars live-action (du Mandalorien à Ahsoka, etc). Et oui, la campagne promo timorée de ce métrage-ci, avec ses bandes-annonces qui ne montraient rien de particulièrement inédit ou enthousiasmant, ne laissait pas beaucoup de possibilités : soit Filoni et Favreau gardaient la moitié du film dans l'ombre, pour révéler des surprises de taille, soit ce Mandalorien et Grogu n'était rien de plus que trois ou quatre épisodes de la série mis bout à bout et diffusés au cinéma au lieu de Disney +.
Difficile, donc, de s'indigner devant le produit fini, une compilation assez mécanique de péripéties jamais totalement palpitantes, rythmées par des interruptions narratives/fins d'épisode toutes les demi-heures, et qui sont clairement du fanservice par un fanboy pour les fanboys : plus que jamais, Filoni écrit pour se faire plaisir, ressort ses vieilles obsessions (heureusement, on échappe aux rites mandaloriens, et c'est tant mieux), ressort ses références obscures, ses personnages animés de Rebels, Clone Wars et autres, rejoue le best-of de George Lucas (une planète enneigée avec des AT-AT, un affrontement dans l'arène, un combat contre un monstre dans un puits chez les Hutts, un trench run 2.0 où des X-wings esquivent des tourelles et bombardent une cible, avec compte à rebours, etc), demande à Ludwig Göransson d'éviter John Williams et de décliner le thème principal du Mandalorien à toutes les sauces, et semble persuadé que c'est suffisant pour composer un long-métrage indépendant.
Ce n'est pas vraiment le cas, et très fréquemment, devant l'absence d'enjeux ou de développements importants de ce métrage, on en vient à se dire que Disney a tenté de renflouer les caisses en recyclant des épisodes déjà écrits d'une nouvelle saison du Mandalorian, ou que le studio a simplement décidé de rentabiliser au maximum ce qui était à la base conçu pour être un téléfilm en streaming.
Mais tout n'est pas négatif : les effets numériques sont globalement efficaces (même si, soyons clairs, les Hutts numériques ne fonctionneront jamais vraiment, notamment lors des déplacements et combats), on n'a pas trop le temps de s'ennuyer malgré un gros gros épisode passage contemplatif quand Grogu doit soigner Mando, et si tout reste vraiment cousu de fil blanc, ça se regarde effectivement facilement, à défaut de passionner.
Bref, pour un retour de la franchise sur le grand-écran, c'est faiblard et ça ne m'a pas vraiment convaincu (un peu comme la saison 3 de la série, en fait), malgré quelques moments mignons/spectaculaires/inspirés.
Un petit 3/6
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Après sa saison 1 sympatoche, sans plus, et très influencée par ce qui s'était fait dans le genre de la workplace comedy, du mockumentaire télévisuel et des sitcoms médicales, SDM revient pour une nouvelle saison de 18 épisodes, toujours chapeautée par Justin Spitzer, une deuxième saison qui... reste sympathique, sans plus.
St. Denis Medical, saison 2 (2025) :
L'équipe du St. Denis Regional Medical Center continue de se battre au quotidien pour la santé de ses patients, alors même que Joyce (Wendi McLendon-Covey) poursuit son projet d'ouvrir une maison de naissance au sein de l'hôpital...
Difficile de trouver grand chose à dire sur la série, en fait, tant ses mécaniques sont bien huilées.
Ici, un peu d'absurde, là, une Joyce qui cabotine et fait des conneries en mode Michael Scott, ailleurs du shipping impossible qui finit par se concrétiser entre Serena et Matt, sans oublier des cas médicaux excentriques... il y a un peu d'évolution au niveau des personnages et de leur caractère (Bruce, notamment, qui réalise, à l'occasion d'une offre de recrutement par un hôpital rival, qu'il n'est un médecin-star qu'à St. Denis, et qui, en parallèle, développe une autre facette de sa personnalité, moins arrogante et plus protectrice envers ses collègues), et le tout se déroule tranquillement, jusqu'à une fin de saison plus sérieuse et sincère, lorsque ce bon vieux Ron découvre qu'il a un problème cardiaque nécessitant une opération urgente.
La série joue alors la carte de l'émotion, mais pas de chance pour elle, c'est tombé exactement en même temps que la maladie du Dr Cox dans le revival de Scrubs, sans en avoir forcément la même charge émotionnelle.
M'enfin bref. La saison 2 de SDM se regarde tranquillement, mais à l'instar de la première année, ça s'arrête là. Enfin, non, ça continue, puisque le programme a été renouvelé pour une saison 3... même si très honnêtement, j'aurais préféré que Stumble ait droit à ce renouvellement plutôt que SDM, qui me laisse souvent indifférent.
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Ladies First (2026) :
Cadre publicitaire arrogant et machiste, Damien Sachs (Sacha Baron Cohen) est pressenti pour le poste de nouveau PDG de son agence, lorsqu'il fait une mauvaise chute et heurte sa tête. À son réveil, il se retrouve dans un monde où les valeurs sont inversées, et où les femmes sont au pouvoir, tandis que les hommes ne sont que des objets de désir. Rapidement, avec l'aide d'un sdf dans la même situation que lui (Richard E. Grant), il réalise qu'il va devoir prendre la place de PDG ici promise à Alex Fox (Rosamund Pike), une cadre aux dents longues, s'il veut retourner dans son univers...
Une comédie satirique Netflix librement adaptée à la sauce anglo-américaine à partir du film français Je ne suis pas un homme facile, pour un résultat... vieillot, à mi-chemin entre une comédie de Ricky Gervais (sans le mordant), un sketch fatigué du SNL et un Ce que veulent les femmes.
En effet, on comprend très vite (le quart d'heure de mise en place, très caricatural, semble en durer le double, et le film ne fait que 80 minutes environ !) que l'écriture ne va pas être à la hauteur, avec un script qui s'avère laborieux au possible : l'idée de base, à peine digne d'un sketch, est déclinée mécaniquement de la manière la plus basique et simpliste possible (le summum de l'humour, dans ce film, c'est "fatherfucker" au lieu de "motherfucker", et "a-women" au lieu de "amen" dans une prière), le plus gros du budget semble passé dans la bande originale, et le tout tombe à plat dans sa dernière ligne droite, quand la romance s'invite, et que Sachs a droit à son réveil à la Scrooge cousu de fil blanc.
Après, les acteurs semblent s'amuser, mais bon... ça ne suffit pas à sauver cette comédie générique et sans inspiration.
2/6
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