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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

critiques eclair

Critique éclair #287 - Little Brother (2026)

Publié le 25 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Little Brother (2026) :

Agent immobilier à qui tout réussit et sur le point d'être l'un des participants d'une émission de télé-réalité immobilière, Rudd (John Cena) reçoit soudain la visite de Marcus (Eric André), échappé d'un asile psychiatrique qui, pendant des années, a été son "petit frère" dans le cadre d'un programme de mentorat. Mais Marcus est incontrôlable, vulgaire et sans inhibitions, ce qui met en péril la vie professionnelle et personnelle de Rudd...

Une comédie Netflix comme on en a déjà vu des dizaines, en mode "buddy movie où un personnage est coincé et l'autre excentrique", avec un John Cena qui fait du John Cena, un Eric André qui fait du Eric André (je ne suis pas fan), une Michelle Monaghan qui n'est là que pour jouer l'épouse frustrée (et parler d'analingus), un Chris Meloni qui s'amuse en grand frère biologique de Cena et un casting secondaire inégal (les deux fils de Rudd sont transparents et inutilisés).

Ce n'est jamais particulièrement drôle, c'est cousu de fil blanc de bout en bout, plat, vulgaire, graveleux, bref, c'est du film en pilotage automatique, écrit par les showrunners/scénaristes de Huge in France, la sitcom de et avec Gad Elmaleh. Forcément.

1.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #286 - Supergirl (2026)

Publié le 23 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Aventure, Science Fiction, Critiques éclair, DC, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Supergirl (2026) :

Lorsqu'elle est approchée par Ruthye Marye Knoll (Eve Ridley), en quête de vengeance, Kara (Milly Alcock), en pleine tournée des pubs spatiaux, refuse d'aider la jeune fille. Mais quand Krypto, son chien, est empoisonné par Krem (Matthias Schoenaerts), le brigand que Ruthye veut retrouver, Kara ne rigole plus, et part aux trousses du mercenaire, avec la jeune fille sur les talons... et Lobo (Jason Momoa), le chasseur de primes intergalactique, non loin derrière.

Deuxième grosse production de l'ère James Gunn au sein de DC, Supergirl - réalisé par Craig Gillespie (Fright Night, Moi, Tonya et Cruella - mwébof à tous les niveaux) et écrit par Ana Nogueira (une scénariste dont c'est le premier film, et que Gunn a prise sous son aile sur plusieurs projets DC) - voulait frapper fort, redonner un coup de jeune et une dose de rebellion au personnage de Supergirl aperçu dans le sympathique mais inégal Superman de Gunn.

"She's a mess" semble être le mot d'ordre de cette nouvelle adaptation, qui s'inspire par ailleurs du run de Tom King sur Supergirl - Woman of tomorrow, et enrobe le tout de chansons et d'un rendu très James Gunn, pour le meilleur et pour le pire (niveau musique, notamment, on se retrouve avec des needle drops assez hors sujet, enrobés dans un score générique au possible sans le moindre moment mémorable, donc paglop).

Néanmoins, même si l'on sent très fréquemment son influence à l'écran, je pense que j'aurais probablement préféré avoir James Gunn 100 % aux commandes du film : ça aurait probablement donné quelque chose d'un peu plus franc du collier.

En l'état, ce Supergirl m'a semblé sous-écrit et un peu inabouti sur de nombreux plans : relecture superhéroïque de True Grit mâtinée de Gardiens de la Galaxie et de Mad Max, ce Supergirl peine à imposer son identité à l'écran, et ce souci vient directement de la direction artistique ET de l'écriture.

Milly Alcock est très bien dans le rôle principal, pas de souci, mais autour d'elle, c'est assez insipide : les pirates sklariennes qui dérobent de la technologie dans le bus, les méchants Brigands piercés et qui kidnappent des femmes pour les réduire en esclavave (on sent qu'il y avait là un propos un peu plus féministe et affirmé, qui a disparu en cours de route, tant cet élément n'apporte rien au récit), le big bad que les héroïnes passent tout le film à courser, et même les aliens, tout semble dérivatif, assez générique, et rarement mis en valeur par la photographie qui ne connaît que deux modes - boueuse et terne, ou néons et éclairages façon synth-wave.

Le film semble manquer d'ambition visuelle, ne pas savoir comment mettre en valeur une partie de ses éléments (Lobo, notamment, fait vraiment pièce rapportée dans le script, mais aussi à l'image, avec ce Momoa engoncé dans un muscle suit peu flatteur, sur une moto de l'espace qui fait toc), et donc, souffre d'un scénario assez cousu de fil blanc, parsemé de flashbacks pas forcément utiles sur Argos et sur Clark qui donne des conseils à Kara à son arrivée sur Terre.

Je suis embêté, parce que je n'ai pas forcément détesté le film, mais il est tout de même très passable. Milly est très bien dans le rôle-titre, le personnage est désormais intégré naturellement à l'univers, et ses futures apparitions devraient être plus enjouées, mais en l'état, bof.

Un petit 3/6, et encore...

 

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #285 - Jackass 5 : Best and Last (2026)

Publié le 21 Juillet 2026 par Lurdo dans Comédie, Action, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Documentaire

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Jackass 5 : Best and Last (2026) :

J'ai déjà dit en ces pages ce que je pensais de la franchise Jackass, notamment ses deux derniers opus officiels, Jackass Forever, pas désagréable, mais un peu inégal, et Jackass 4.5, qui servait de gros bonus/making of à Forever : la franchise reste sympathique, autant par le masochisme ambiant que par la nostalgie que suscite la petite bande de Knoxville... mais ça commence à tourner en rond, et très honnêtement, les nouveaux visages ajoutés à la bande restent très peu marquants.

Pas surprenant de constater, donc, que pour ce 5e et ultime volet, Knoxville & co continuent sur la même lancée, proposant ici un mélange un peu bancal de best of rediffusant certains des sketches les plus connus du groupe, y ajoutant quelques inédits (soit sortis des cartons, soit tournés pour l'occasion), et parsemant le tout de commentaires face caméra trop anecdotiques pour vraiment convaincre.

Pas grand chose à se mettre sous la dent au cours de ce film assez court, donc, qui n'exploite jamais ses nouveaux membres (Poopies morfle, mais la fille et Shark ne servent ni ne participent à rien), et au final, à part le générique de début toujours très travaillé, on finit par se dire que ce cinquième film ressemble plus à une compil VHS des meilleurs moments de Jackass qu'à un métrage méritant une sortie en salles.

2.75/6 

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Critique éclair #284 - QUINZAINE FRANÇAISE - Les K' d'Or (2026)

Publié le 19 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Aventure, Action, France, Review, Comédie

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##     

Les K' d'Or (2026) : 

Depuis toujours présenté par sa mère comme étant le fils caché de Kadhafi, Noé (Jeremy Ferrari) est devenu mercenaire et chasseur de trésors, à la recherche de l'or caché du dictateur libyen. Pour suivre sa nouvelle piste, il décide d'infiltrer le Marathon des sables, au milieu du désert, et recrute pour cela deux compagnons de voyage improbables : Zoulika (Laura Felpin), délinquante banlieusarde fichée S dont le cousin est un chef djihadiste, et Ryan (Éric Judor), malvoyant qui leur servira d'alibi pour participer à la course.

Premier long-métrage de Jeremy Ferrari, et un résultat mitigé : structurellement un peu bancal et brouillon, avec une mise en place un peu longuette, pas mal de place laissée aux impros de chacun (surtout Laura Felpin, qui a droit ici à un personnage inspiré de l'une de ses créations en spectacle), un argument trésor de Khadafi à moitié oublié en cours de route, et un grand final mélodramatique qui ne fonctionne pas tellement.

Il faut dire que le tout n'est pas aidé par un ton paradoxalement pas assez cassant, et par un Ferrari qui n'a pas su éviter l'écueil de se mettre en valeur plus que de mesure : il joue un personnage de badass impassible et tourmenté, qui se bastonne, qui montre ses muscles, et a tout d'un protagoniste assez classique d'un certain genre de film d'action : ça manque de la méchanceté que l'on aime pourtant chez le comique, et ça frustre.

Après, entre l'illustration musicale atypique, Eric Judor qui remplace clairement feu Guillaume Bats dans le rôle de l'handicapé de service, une Laure Felpin qui fait son numéro, un Fred Testot amusant en djihadiste râleur, il y a à boire et à manger dans ce K D'or en demi-teinte, pas désagréable à regarder, mais pas aussi convaincant qu'on aurait pu espérer.

Premier essai pas transformé, donc, pour Ferrari.

2.75/6 

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Critique éclair #283 - QUINZAINE FRANÇAISE - Gérald le conquérant (2025)

Publié le 17 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, France, Documentaire

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##     

Gérald le conquérant (2025) :

Fasciné par sa région, la Normandie, Gérald (Fabrice Éboué) n'a qu'un but dans la vie : bâtir et ouvrir un parc d'attractions historique 100 % normand, à la gloire de Guillaume le conquérant. Car Gérald a peur du Grand Remplacement : celui qui voit la Normandie envahie par les Américains et les Parisiens indignes de la grandeur normande. Filmé par une équipe documentaire, Gérald va alors lentement entamer une spirale funeste dans l'extrémisme identitaire... normand.

Une comédie noire de et avec Fabrice Éboué, en Normand obsédé par le viol de sa grand-mère par un afroaméricain lors du Débarquement, et qui devient prêt à tout pour venger cet affront, entouré de paysans locaux pas très motivés, de son beau-fils un peu teubé qui flingue les taupes, explose les vaches, et correspond avec des Djihadistes pour découvrir tous leurs trucs et astuces, de Frank Dubosc qui fait un passage éclair...

... et ça ne fonctionne que très partiellement sur la durée. Ce n'est pas désagréable, il y a des scènes et des idées joyeusement absurdes, mais comme souvent chez Éboué, ça tourne un peu à vide au bout d'un moment.

Dommage, parce que la satire d'une certaine droite identitaire régressive vénérant Jeanne d'Arc et compagnie était pertinente, mais bon.

2.5/6 

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Critique éclair #282 - QUINZAINE FRANÇAISE - Un p'tit truc en plus (2024)

Publié le 15 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, France

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##     

Un p'tit truc en plus (2024) :

Poursuivis par la police, Paulo (Artus) et son père La Fraise (Clovis Cornillac) se réfugient dans le bus d'une colonie de vacances pour handicapés, menés par Alice (Alice Belaïdi), éducatrice spécialisée. Ils finissent par se faire passer pour l'un des pensionnaires et son éducateur, et par se dissimuler dans le chalet rural où la colonie de vacances s'installe...

La France adore ses comédies sociales feel good sur les handicapés, moi nettement moins, donc j'ai abordé ce carton au box-office avec une grosse prudence, voire même avec méfiance, malgré la présence devant et derrière la caméra d'Artus (qui par le passé a su se montrer mordant avec les sujets de certains de ses sketches).

Et au final, ce Un p'tit truc en plus est pile ce à quoi je m'attendais : une comédie gentillette et bienveillante, bon enfant, qui ne se moque pas de ses handicapés, mais ne surprend pas non plus le moins du monde dans son déroulement et sa structure.

Il y a bien quelques running gags amusants (un des handicapés toujours oublié par les autres, le fan de Sarkozy, celle qui passe son temps à se prendre des balles perdues) mais dans l'ensemble, c'est globalement assez prévisible et safe.

3.25/6

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Critique éclair #281 - QUINZAINE FRANÇAISE - Chasse gardée 2 (2025)

Publié le 14 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, France, Action

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##    

Chasse gardée 2 (2025) :

Paisiblement installés depuis deux ans dans leur petit village campagnard, Simon (Hakim Jemili) et Adélaïde (Camille Lou) déchantent soudain lorsque Stanislas (Maxime Gasteuil), le fils de Bernard (Dider Bourdon), s'installe à Saint Hubert avec sa famille. Car Stanislas et sa compagne Benedicte (Eden Ducourant), de haute extraction, sont très aisés... et décident de remettre la chasse à courre au goût du jour.

Le premier Chasse Gardée, des mêmes scénaristes/réalisateurs et avec les mêmes acteurs, s'était avéré une assez bonne surprise, relativement excentrique et décalée pour éviter bon nombre d'écueils du genre de la comédie franchouillarde.

Ici, on prend donc les mêmes et on recommence, mais on oppose aux habitants de la bourgade des bourgeois à l'ancienne, qui tentent de transforme le petit village en réserve pour chasseurs aux poches débordant d'argent : un récit assez bordélique, fréquemment criard, et pas tout à fait maîtrisé, qui débouche sur une bataille rangée pas si éloignée que ça d'un Astérix, avec un Élie Semoun en chasseur à courre pédant.

Ça part dans tous les sens, donc, avec heureusement toujours des éléments WTF comme la relation de Benjamin et de la sœur de Benedicte, ou encore la façon très cartoon dont les animaux sont traités et réagissent.

Sans oublier la bande originale toujours enjouée et primesautière d'Erwann Chandon.

Un poil en dessous du premier, mais ça reste sympatoche.

3.5/6

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Critique éclair #280 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le Secret de Kheops (2025)

Publié le 13 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Histoire, Review, France

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Le Secret de Kheops (2025) :

Archéologue obsédé par le trésor perdu du pharaon Kheops, Christian Robinson (Fabrice Luchini) découvre que celui-ci a peut-être été ramené en France à l'époque de Napoléon, et dissimulé à Paris. De retour en France, Robinson tente alors de renouer avec sa fille Isis (Julia Piaton), avec qui il est brouillé, sans se douter qu'il attire sur eux la convoitise de traficants d'antiquités...

Première réalisation de l'actrice Barbara Schulz, Le Secret de Kheops se veut une comédie d'aventures façon chasse au trésor à Paris, sur fond de relation père/fille qui se renoue.

Pas forcément désagréable à regarder, avec un script fait sur mesure pour Luchini (son personnage archéologue passe son temps à débiter des faits historiques et des anecdotes) heureusement assez calme et mesuré (toutes proportions gardées, il y a tout de même quelques débordements), un récit bon enfant, mais aussi un côté thriller/polar moyennement convaincant, et un récit qui, dans sa dernière ligne droite, devient bourré de grosses ficelles bordéliques.

Pas grand chose à dire de plus : c'est assez improbable, mais ça fait à peu près illusion jusqu'aux 20 dernières minutes, et dans l'ensemble, ça n'ose peut-être pas aller suffisamment soit dans l'aventure soit dans la comédie pour marquer les esprits.

Un petit 3/6  

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Critique éclair #279 - QUINZAINE FRANÇAISE - Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025)

Publié le 12 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Aventure, France, Review, Policier

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##    

Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025) :

Dans les années 60, prête à tout pour devenir hôtesse de l'air, Natacha (Camille Lou) se retrouve embarquée malgré elle dans une sombre histoire de vol de tableau lorsque la Joconde est dérobée devant ses yeux sur le tarmac. Avec Walter (Vincent Dedienne), steward un peu idiot, la voilà traquée à travers l'Europe par les autorités, notamment lancées à ses trousses par André Molrat (Didier Bourdon), ministre français de la Culture ayant mis en scène le vol du tableau pour pouvoir ensuite tirer toute la gloire de sa restitution...

Adaption libre de la bande dessinée francobelge (pas très mémorable) Natacha par la créatrice de Connasse, ce Natacha (presque) hôtesse de l'air opte pour un ton semi-parodique, à mi-chemin entre OSS 117 (la mise en avant du sexisme ambiant, la reconstitution historique générale) et du Chabat (anachronismes, moments méta - Natacha se dispute avec la voix off de Luchini - et autres références, comme le conspirationniste "BFM"). Le tout porté par une bande originale du toujours très efficace Erwann Chandon, et par l'interprétation dynamique de Camille Lou.

Et ça fonctionne mieux que prévu, même si le film accuse un certain coup de mou à mi-parcours. C'est enjoué, tout le monde s'amuse (notamment Elsa Zylberstein et Isabelle Adjani), et le tout s'avère plutôt divertissant, à défaut d'être toujours suffisamment rythmé ou nerveux pour fonctionner jusqu'au bout.

3.25/6 

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Critique éclair #278 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le grand déplacement (2025)

Publié le 10 Juillet 2026 par Lurdo dans Comédie, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Thriller, Science Fiction, France, Review, Belgique

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##    

Le grand déplacement (2025) :

Suite à la redécouverte d'une source énergétique oubliée, l'Afrique est sur le point de conquérir les étoiles, et prépare, en secret, une mission jusqu'à la planète Nardal, une planète habitable qui pourrait bien sauver l'humanité. Mais le voyage va être long, la concurrence avec les Américains est rude, et Pierre Blé (Jean-Pascal Zadi), pilote français, est assez gaffeur et incompétent...

Mwébof.

C'est dommage, en découvrant le pitch de cette conquête spatiale parodique à la sauce africaine, écrite et réalisée par Zadi, je partais plutôt enthousiaste.

Et puis, après une mise en place sympatoche, sans plus, non sans maladresses (les échanges sur l'esclavage, etc, arrivent comme un cheveu sur la soupe), mais avec suffisamment d'éléments rigolos (Judor en r2-d2 cassant), la deuxième moitié du métrage tourne à vide une fois que le lancement a eu lieu : ça récite souvent son texte, ça se veut un peu trop sérieux et dramatique pour son propre bien, tout l'humour noir et politique est assez mal amené, et si les images spatiales sont jolies, ça n'est tout simplement pas bien rythmé ou ni maîtrisé.

Ponctuellement amusant, mais ça s'arrête là. Dommage.

2/6

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