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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

oktorrorfest

Halloween Oktorrorfest 2026 - Exit 8 (2025)

Publié le 6 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Japon, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Thriller, Halloween, Oktorrorfest

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Exit 8 (2025) :

Asthmatique, un homme japonais (Kazunari Ninomiya) prend le métro pour rejoindre sa compagne, qui vient de lui annoncer qu'elle est enceinte. Mais rapidement, encore bouleversé par la nouvelle, il réalise qu'il est pris au piège dans une boucle surnaturelle, et que pour atteindre la sortie 8, il doit obéir à des règles étranges, qui lui imposent de traverser encore et encore le même couloir de métro à la recherche d'anomalies visuelles...

Adaptation japonaise du jeu du même nom, Exit 8 assume totalement sa nature vidéoludique, et ce dès ses premières images, puisque le film s'ouvre en vue subjective, avant de basculer à la troisième personne pour le reste du métrage.

Et franchement, même sans avoir joué au jeu, on se retrouve ici devant un récit efficace, direct et assez court (90 minutes environ - plus long, le film aurait commencé à être redondant), qui exploite bien le gimmick du jeu, sait ménager ses effets, et s'avère plutôt maîtrisé, avec notamment un changement de protagoniste/de point de vue en cours de route, qui permet d'éviter la monotonie.

Après, Exit 8 est, de par sa nature, forcément répétitif, et plutôt léger, narrativement parlant, d'autant que tout le propos, en filigrane, sur la routine du quotidien, mais aussi sur la paternité et la responsabilité, ne sont pas suffisamment développés pour convaincre.

Reste que le film est tout de même assez réussi et ludique.

4/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Obsession (2026)

Publié le 5 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, USA, Review, Romance

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Obsession (2026) :

Timide et hésitant, Bear (Michael Johnston) n'a jamais avoué à son amie Nikki (Inde Navarrette) qu'il éprouvait des sentiments à son égard. Un jour, alors qu'il vient de perdre son chat, Bear passe par une boutique new age et achète une breloque sensée exaucer un souhait : il souhaite que Nikki l'aime plus que tout au monde, et aussitôt, ce souhait se réalise. Mais rapidement, l'amour de la jeune femme tourne à l'obsession et à la possessivité, et la situation dégénère...

Encore une fois, un peu comme avec Backrooms, voici "le film d'horreur de l'année", encensé par la critique et les spectateurs (le précédent était chez A24, celui-ci a failli l'être aussi, mais a fini distribué par Blumhouse), et encore une fois... j'ai trouvé ça très moyen.

Il faut dire que pour l'essentiel de sa durée, Obsession n'est guère plus qu'un épisode des Contes de la Crypte qui se prendrait un peu trop au sérieux. Parce qu'au final, cette relation toxique entre un mec introverti et pathétique, limite incel, et sa copine bipolaire ultra-jalouse, codépendante et possessive, aurait pu être un thriller tout ce qu'il y a de plus classique, sans l'argument fantastique du souhait façon Patte de singe.

Mais le scénariste/réalisateur a donc ajouté cette touche de fantastique, avec suffisamment de zones d'ombre sur les mécanismes exacts du souhait (la hotline, le côté maléfique/malveillant/inhumain de la Nikki 2.0 à deux doigts de la possession, la boutique où tout le monde semble au courant du produit qui exauce un souhait) pour que Reddit se fasse un plaisir de débattre encore et encore du pourquoi et du comment ("preuve du génie incontestable du métrage"), sans pour autant vraiment bien la doser. 

Dès la première partie du film, dès la première nuit du souhait, Nikki a ainsi des réactions bipolaires et WTF (d'ailleurs, tout ce qui tourne autour du chat est très discutable), s'excuse immédiatement, et ce schéma se répète encore et encore, de manière assez mécanique, pendant le reste du métrage. Là où d'autres parlent de "malaise profond" ressenti en salles, de "terreur", j'ai plutôt ressenti de l'agacement et de la lassitude, d'autant que les quelques moments de vraie tension sont globalement prévisibles.

Après, je reconnais que c'est bien interprété par Navarrette, et que formellement parlant, c'est plutôt maîtrisé pour ce qui est un premier film au budget limité. Mais entre les personnages secondaires fonctions, les éléments superflus, et la forme répétitive du script, je n'ai pas trouvé le tout très probant, à quelques moments près.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - The Boroughs, saison 1 (2026)

Publié le 4 Octobre 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Action, Science Fiction, Fantastique

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The Boroughs : retraite rebelle, saison 1 (The Boroughs, season 1 - 2026) :

Veuf depuis peu, Sam (Alfred Molina), ingénieur à la retraite, s'installe à contrecœur dans une communauté de retraités, The Boroughs, gérée par Blaine (Seth Numrich) et sa compagne (Alice Kremelberg). Là, il rencontre ses nouveaux voisins : le couple composé de Art (Clarke Peters) et Judy (Alfre Woodard) ; l'amant de Judy, Jack (Bill Pullman) ; Wally (Denis O'Hare), ancien médecin malade ; Renee (Geena Davis), ex-manager dans le monde de la musique... Mais lorsque des morts mystérieuses se succèdent et que des événements surnaturels surviennent dans la communauté, Sam et ses compères décident de mener l'enquête.

Après Stranger Things, nouvelle production des frères Duffer pour Netflix, avec cette série qui, à nouveau, fleure bon les années 80, tant sur le plan de la musique (la bande originale lorgne beaucoup sur Silvestri, Williams, etc) que du concept même (le groupe de personnes du troisième âge confronté à des événements surnaturels, c'est assez typique de l'époque, très Amblin et Cocoon), sans même parler du générique lorgnant sur la Quatrième dimension et sur The Outer Limits...

Bref, les intentions sont évidentes, la distribution a fait ses preuves, les thématiques coulent de source (mortalité, vieillesse, maladie, abandon, inutilité, deuil, acceptation, etc), et ces huit épisodes de moins d'une heure se regardent assez facilement, même s'il faut bien le reconnaître, il n'y aura pas d'énorme surprise pour le spectateur aguerri.

De manière assez évidente, les monstres très laids et menaçants ne sont pas aussi méchants qu'il semblent l'être, et les véritables monstres sont forcément des humains refusant de vieillir : les rebondissements du programme restent assez évidents, y compris lorsque Wallie (atteint d'un cancer) se joint à l'ennemi en échange d'une guérison (ce heel turn n'est jamais très prononcé et est rapidement annulé).

Qui plus est, la dernière ligne droite de la série se fait plus cahotante, avec des tunnels d'exposition maladroits et de grosses ficelles narratives un peu trop télégraphiées, histoire de tout simplifier et de tout bien expliquer en temps et en heure à temps pour la fin de saison : un peu plus de subtilité dans l'écriture aurait été une bonne chose, mais bon, on est chez Netflix.

Ce qui frustre un peu plus, c'est ce cliffhanger final, qui arrive après un happy end assez clair et définitif, et n'aura jamais aucune résolution (la série a été annulée au terme de cette saison 1) : ce n'était pas nécessaire de laisser une telle porte ouverte, le récit conclu se suffisait à lui-même.

Bref. Une seule et unique saison sympathique (principalement grâce au capital sympathie des interprètes et à l'atmosphère du tout), sans plus, pas dénuée de défauts d'écriture, mais assez bien produite néanmoins. 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Le Dernier refuge (2026)

Publié le 3 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween, Critiques éclair, Horreur, Netflix, Review, USA

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Le Dernier refuge (The Last House - 2026) :

La vie de famille paisible de Jason Delgado (Wagner Moura), son épouse Ann (Greta Lee) et leurs deux enfants Graham (Noah Alexander Sosnowski/Gabriel Chung) et Ruth (Riley Chung/Emma Ho/Arden Cho) est soudain bouleversée lorsqu'une force surnaturelle s'abat sur leur domicile et les confine aux quatre murs de la maison. Bientôt, ils réalisent que toute l'humanité est affectée, et que lorsque tombe la pluie, des créatures agressives rodent autour des habitations. Mais il y a plus pressant : sans réserves de vivres ou médicaments, la survie de chacun est des plus précaires, alors que ce confinement forcé se prolonge encore et encore...

Une bonne grosse métaphore du confinement et de la pandémie de la COVID-19, qui a très clairement fait beaucoup de dégâts psychologiques chez certains scénaristes, puisque ce Dernier refuge, production Netflix réalisée par Louis Leterrier, passe une bonne moitié de sa durée à nous retracer le quotidien bouleversé de cette famille parfaite confrontée à un confinement qui lui est imposé.

Pendant près d'une heure, on a droit ainsi à toutes les réactions et grosses ficelles de ce genre de récit, avec des personnages au comportement un peu outré, énormément de renvois et d'évocation de la COVID-19, et la mise en place de plein d'éléments qui reviennent ensuite, comme autant d'obstacles télégraphiés auxquels les personnages sont ensuite confrontés (la maladie du chien, la fissure de la cheminée, etc).

Malgré cela, malgré une écriture inégale (la narration en voix-off bourrée de platitudes de Ruth adulte, certaines réactions assez artificielles) et malgré une tendance à la cruauté animale facile (la famille subsiste en installant un piège devant chez eux, et visiblement, ils ont toute la faune de la planète qui se précipite dedans chaque jour), ça se regarde plutôt bien, ou du moins, c'est suffisamment intrigant pour conserver l'attention du spectateur.

Et puis, dans la deuxième moitié du métrage, le film change de ton, pour devenir un survival confrontant la famille aux créatures de dehors (des poulpes cthulhuesques assez réussis). Alors qu'ils sont à bout, malnourris depuis 5 ans, épuisés et dépressifs, les membres de la famille Delgado se transforment soudain en McGyvers dynamiques qui se fabriquent des armes, piègent la maison façon Home Alone, et ont même droit à un montage façon Agence Tous Risques : la dernière ligne droite du film enchaîne les facilités, les moments bancals, et la résolution finale, en un claquement de doigt, déçoit notablement, à la fois naïve et trop facile. 

Le film botte ainsi en touche avec une fin ouverte attendue, et laisse le spectateur sur une note décevante, tirant ainsi toute l'expérience vers le bas. Dommage, il y avait de l'idée, c'est globalement bien interprété, et formellement, c'est convaincant.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Backrooms (2026)

Publié le 2 Octobre 2026 par Lurdo dans A24, Cinéma, Horreur, Critiques éclair, Halloween, Review, USA, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest

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Backrooms (2026) :

Clark (Chiwetel Ejiofor), vendeur de meubles en difficultés financières, découvre dans le sous-sol de sa boutique un passage interdimensionnel qui l'emmène dans les Backrooms, un espace désert et labyrintique ressemblant à des bureaux anonymes et génériques. Il se confie rapidement à sa psychiatre Mary Kline (Renate Reinsve), avant de partir explorer les Backrooms avec deux de ses employés. Mais lorsqu'il ne revient pas, c'est à Mary de pénétrer dans cette dimension incompréhensible...

Espaces liminaux + creepypastas + A24 + réalisateur Youtubeur de 21 ans = combo gagnant dans la presse et sur le Web pour ce film qui, très clairement, coche toutes les cases de ce qui est à la mode dans le genre en ce moment.

Malheureusement, je dois bien dire que je suis clairement resté insensible à cette proposition. Il faut dire que le côté malaise de l'horreur liminale ne me touche pas du tout, que toute la mise en place est assez longue (plus de 25 minutes avant d'entrer dans les backrooms), que je suis revenu depuis bien longtemps du genre found footage qui constitue une partie du métrage, et que la seconde moitié du film m'a paru globalement assez maladroite, avec un semblant d'explication et de métaphore psychologique (mais pas trop) et un rythme assez bancal.

Je suis donc resté totalement à la porte du métrage, malgré des décors assez réussis et quelques créatures intéressantes (mais jamais malsaines ou effrayantes). 

2.75/6 (pas surpris que le public relativement jeune fasciné par le lore des backrooms ait adoré, cela dit)

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Forbidden Fruits (2026)

Publié le 1 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, USA, Review, Oktorrorfest, Thriller, Jeunesse

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Forbidden Fruits (2026) :

Vendeuses glamour au magasin de mode Free Eden, Apple (Lili Reinhart), froide, cassante et autoritaire, Fig (Alexandra Shipp), rebelle et intelligente, et Cherry (Victoria Pedretti), blonde pas très vive d'esprit, sont les reines du mall texan où elles travaillent. Jusqu'à l'arrivée de Pumpkin (Lola Tung), une vendeuse ambitieuse qui rejoint rapidement leur équipe, et découvre alors que les trois jeunes femmes forment un coven de sorcières, qui acceptent d'accepter l'arrivante dans leurs rangs...

Encore un de ces scénarios de la Black List dont la réputation dépasse clairement la qualité réelle, et qui a tapé dans l'œil d'un certain type d'exécutifs (ici, le film est produit par Diablo Cody), pour finir tourné contre toute attente et diffusé sur Shudder.

Bon, je vais être clair : je n'ai pas du tout accroché à ce film qui tente très fort d'accéder à un statut culte, entre sa vibe années 80/mall girls, son ton ouvertement kitsch et campy, ses influences évidentes (Jawbreaker, Mean Girls, Clueless, et bien sûr Dangereuse Alliance), son illustration musicale très particulière, et sa nature de teen movie lorgnant sur la comédie et l'horreur.

Seul souci : le film n'est que rarement amusant, souvent forcé, et l'horreur très peu présente (tout comme le surnaturel, à vrai dire, puisque le tout finit par plus lorgner sur du thriller que sur de l'horreur pure et dure).

L'ensemble m'a fortement donné envie de faire avance rapide, et à part Victoria Pedretti (totalement méconnaissable par rapport aux mini-séries de Mike Flanagan, et plutôt rigolote ici), le tout n'est jamais vraiment convaincant, que ce soit dans le ton général ou dans l'écriture. 

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Hive (2026)

Publié le 30 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Jeunesse, Review, Tubi, Canada

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Hive (2026) :

Jeune babysitter d'origine mexicaine, Sasha (Xochitl Gomez) découvre rapidement que le comportement des enfants de la banlieue cossue où elle travaille est étrange : ils sont en réalité sous l'influence d'une entité souterraine maléfique qui se nourrit du personnel de maison des habitants du quartier, et possède des "bouches" dans chaque terrain de jeu pour enfants du secteur. Avec son frère aîné (Aaron Dominguez), Marco va alors tenter de mettre fin à la menace...

Long-métrage canadien adapté de son propre court par Felipe Vargas, ce Hive a été produit pour la plateforme Tubi, et tout cela explique probablement pourquoi on a fréquemment l'impression de regarder une version XXL d'un épisode de Fais-moi peur, qui reprendrait Ça, mais sans Pennywise, sans le budget, et avec une grosse dose supplémentaire de propos sur l'immigration, l'intégration, les sacrifices que les immigrants doivent faire pour s'intégrer, etc.

Ce n'est pas forcément désagréable, Xochitl est toujours sympathique, mais ça n'évite pas quelques moments trop ambitieux pour le budget (le terrain de jeu qui disparaît, absorbé dans le sol), et lorsque le récit bascule à mi-parcours sur le personnage du frangin, c'est immédiatement plus quelconque.

Ajoutez à cela une résolution un peu trop évidente, des possédés contortionnistes un peu trop chorégraphiés, et voilà, un métrage assez oubliable, qui ne parvient pas à s'élever au dessus du niveau télévisuel de base.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Send Help (2026)

Publié le 29 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA

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Send Help (2026) :

Experte comptable timide et complexée, Linda Liddle (Rachel McAdams) déchante lorsque la promotion qui lui avait été promise est attribuée à un collègue incompétent par Bradley Preston (Dylan O'Brien), le nouveau patron de son entreprise, jeune, beau, et particulièrement méprisant. Aussi, lorsque Linda et la haute direction de l'entreprise subissent un crash d'avion sur une île déserte, ne laissant en vie que Linda et Bradley, la passionnée de Koh-Lanta y voit là une occasion de repartir à zéro, et peut-être, de se rapprocher de Bradley, qui lui plaît beaucoup malgré ses défauts...

Une comédie noire signée Sam Raimi, et qui ne fait pas forcément dans la finesse (le relookage de Rachel McAdams en mode bibliothécaire maladroite et névrosée est très caricatural), mais qui se laisse regarder tranquillement, sans atteindre forcément des sommets (contrairement à ce que l'internet s'est empressé de le dire).

Bizarrement, on se retrouve en effet devant un scénario un peu épisodique et mécanique dans sa progression, avec des moments très exubérants (la première chasse au sanglier, l'affrontement final), une interprétation volontairement outrée çà et là, et d'autres passages guère palpitants.

Tout le monde semble s'amuser, mais je pense que j'aurais préféré quelque chose de plus court et de plus dynamique, au final, notamment au niveau de la fin, qui joue un peu trop avec le 4e mur.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - The Empty Man (2020)

Publié le 28 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Religion

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The Empty Man (2020) :

En deuil, l'ex-policier James Lasombra (James Badge Dale) est informé par son amie Nora (Marin Ireland) qu'Amanda (Sasha Frolova), la fille adolescente de cette dernière, a mystérieusement. Il commence alors son enquête, une enquête qui tourne autour du mystérieux Empty Man, figure inquiétante vénérée par certains jeunes, et autour de laquelle est centrée un sinistre mouvement sectaire, l'Institut Pontifex, dirigé par Arthur Parsons (Stephen Root)...

Premier long-métrage de David Prior, adapté d'un comic book, qui nous propose ici un film de plus de 2 heures aux tendances lovecraftiennes (avec cultistes, sentiment d'horreur cosmique et caméo de Nyarlathotep vers la fin), métrage qui aurait probablement mérité d'être un peu raccourci.

Il faut dire qu'après une introduction assez intrigante au fin fond de l'Himalaya, le métrage revient assez rapidement à quelque chose qui ressemble à du creepypasta assez générique, avec Slenderman l'Empty Man qui se manifeste au bout de trois jours pour t'emporter après que tu aies effectué tel geste anodin en l'invoquant, blablabla.

Cette partie enquête n'est ainsi pas très convaincante, et il faut attendre que le protagoniste commence à enquêter sur la Scientologie secte étrange au cœur de tout ça pour que le métrage retrouve une direction intéressante (le rituel nocturne, avec flammes touchant les cieux, est notamment visuellement très réussi).

Après, ça reste inégal à divers niveaux, notamment la narration, puisque le rebondissement final sur la nature de Lasombra (en même temps, avec un nom comme ça...) est plus que prévisible, et que la conclusion arrive donc sans grande surprise au terme d'une exposition un peu maladroite.

Mais pour un premier film dans le genre, The Empty Man reste plus qu'honorable, même si certains éléments sont vraiment de trop et auraient dû être retirés du scénario (et d'autres, comme l'utilisation de Stephen Root, auraient mérité plus de temps).

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (2026)

Publié le 27 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, USA, Review, Jeunesse

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Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (Tales of '85 - 2026) :

En plein hiver 1985, à Hawkins, la bande de Mike, Dustin et les autres doit se mesurer à une nouvelle menace : des créatures végétales sorties de l'Upside Down s'attaquent aux habitants de la ville, et mutent, devenant toujours plus dangereuses et meurtrières. Pour les aider, Nikki, une nouvelle élève débrouillarde et rebelle, fille de la professeure de sciences remplaçante...

L'équivalent de Jurassic World : Camp Cretaceous/Chaos Theory pour la franchise Stranger Things, Tales of '85 se veut une série d'aventures secondaires produite pour Netflix, à destination de la jeunesse, et se plaçant, chronologiquement, entre la saison 2 et la saison 3 de la série originale.

Au programme, une aventure parallèle dérivée du combat des jeunes de Hawkins contre les créatures de l'Upside Down, avec ici des monstroplantes qui mutent et s'adaptent progressivement à leur nouvel environnement, et un nouveau membre de la bande en la personne de Nikki, une jeune punkette rebelle visuellement codée butch, et qui colle au mandat "plus de personnages féminins doués en science" des plateformes de streaming d'il y a quelques années", et qui repartira clairement de son côté à la fin de la série, histoire de ne pas impacter la continuité de la série-mère.

On se retrouve donc avec une série animée visuellement plutôt réussie (la patte graphique est intéressante, les personnages identifiables et sympathiques, les fumées, flammes et liquides apparemment animées en imitation 2d ajoutent du style) mais qui, in fine, ne parvient jamais vraiment à se défaire de son statut de quête secondaire pour la bande de Stranger Things, aux enjeux contenus et limités, et sans réel impact.

Chroniques de 1985 propose donc 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, qui ne sont pas doublés par les acteurs originaux (ce qui n'est pas bien grave au final) et qui se destinent tellement à la jeunesse que le récit est simplifié au possible, les rebondissements sont assez évidents, et le happy end est sans surprise.

Ça reste néanmoins une extension agréable de l'univers Stranger Things (ici en mode hivernal et dans les tempêtes de neige, ce qui apporte un peu de dépaysement), avec des épisodes divertissants (les citrouilles), des personnages attachants, mais une Eleven qui m'a semblé un peu trop surpuissante pour le bien du programme. 

Rien d'exceptionnel, rien de désastreux, et ça arrive un peu après la bataille, mais ça se regarde.

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