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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

oktorrorfest

Halloween Oktorrorfest 2025 - George A. Romero's Resident Evil (2025)

Publié le 6 Octobre 2025 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

George A. Romero's Resident Evil (2025) :

Un documentaire de près de deux heures qui se veut un retour sur le projet d'adaptation avorté de la franchise Resident Evil au cinéma par George Romero, le papa du genre zombieque... mais qui en réalité, ressemble fortement à ces documentaires de fans financés par Kickstarter, comme il y en a de plus en plus depuis 10-15 ans.

Par cela, j'entends que ce métrage est longuet (près de deux heures), probablement trop pour ce que ça raconte réellement (le documentaire passe l'essentiel de sa première heure à présenter Romero, à présenter la franchise Resident Evil, à expliquer le tournage de la publicité de Resident Evil 2 par Romero, et à couvrir ce dernier de louanges à la moindre occasion), et qu'il déroule son récit sur la base de scripts variés, narrés et décrits en voix off par des podcasteurs, et/ou reconstitué approximativement via des montages d'images de jeux, de films et de fanfilms.

On se retrouve donc devant un documentaire qui se consacre plus au "génie" de Romero (c'est notamment très perceptible dans la manière dont les intervenants se pâment devant le commentaire social de toutes les œuvres du réalisateur, au point de faire plein d'hypothèses sur le commentaire social de ce Resident Evil dont on ne sait pas grand chose, mais qui aurait forcément été génial et profond) qu'à une véritable analyse du projet.

Ce qui est compréhensible, vu qu'il n'existe de ce projet que des scripts et quelques études de monstres... mais ça reste tout de même frustrant : les détails du projet Resident Evil de Romero sont intéressants (il avait prévu un film ultra-gore, ce qui, forcément, n'allait pas dans la direction rentable souhaitée par Constantin Films, détenteurs des droits), mais au final, le propos du documentaire aurait pu être résumé en moins d'une heure.

3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Stereoscope (2024)

Publié le 4 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, USA, Review, Jeunesse

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Stereoscope (2024) :

Lorsque Callie (Bree Winslow) retrouve, parmi les possessions de son père disparu, une petite visionneuse artisanale, elle réalise bien vite que l'objet permet de percer le voile séparant les dimensions parallèles, et de voir ce qui se déroule dans d'autres réalités. Mais alors qu'elle utilise la visionneuse pour tenter de retrouver son père, elle découvre que le Reek, une créature sanguinaire vivant entre les dimensions, les traque, elle et ses proches...

Un long-métrage produit pour Crypt.tv, plateforme de streaming en ligne créée par Eli Roth et Blumhouse (entre autres), adapté d'un court métrage de 3 minutes de 2017, et diffusé en 2020 sous forme d'une série d'une dizaine d'épisodes de 7-10 minutes sur Facebook... ce qui explique probablement pourquoi le produit fini, une fois compacté sous forme de long-métrage, souffre d'un rythme aussi inégal et de moments redondants.

C'est dommage, parce que le concept n'est pas désagréable (même si, honnêtement, ça fait très épisode de Fais-moi peur ou Chair de Poule artificiellement rallongé) et que Bree Winslow fait une protagoniste sympathique. Mais entre le format hoquetant, la caractérisation et l'interprétation inégales (les deux facteurs manquent clairement de subtilité, notamment au niveau de la mère dépressive de Callie, interprétée par Prema Cruz), et le budget clairement limité, c'est globalement assez oubliable.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Kryptic (2024)

Publié le 3 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, Thriller

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Kryptic (2024) :

Barb Valentine (Chloe Pirrie), cyptozoologue, disparait un jour dans les bois en traquant le Sooka, une créature de légende réputée pour perturber l'espace-temps et la mémoire de quiconque entre en contact avec elle. Des années plus tard, Kay Hall (Chloe Pirrie), une jeune femme hésitante, se joint à un groupe de touristes pour visiter ces mêmes bois, et aperçoit le Sooka, mais revient totalement amnésique de cette expérience. Les deux femmes se ressemblent cependant comme deux gouttes d'eau, et tandis que Kay tente de comprendre qui elle est réellement, elle embarque dans un road trip improbable...

Je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment satisfait de ce résumé, qui est à peu près aussi clair que ne l'est le métrage : un mélange de creature feature et de grosse métaphore à usages multiples (sur l'autonomie, la place de la femme, la sexualité, la découverte de soi, etc), menée par une interprétation décalée et fragile de Chloe Pirrie dans un double rôle compliqué, et qui plonge le spectateur dans un récit abscons à la temporalité déstructurée, aux multiples micro-flashbacks pleins de latex et de substances visqueuses, à la sexualité assumée, avec des images très bien filmées, et un renvoi plus qu'évident à une imagerie évoquant le Petit Chaperon Rouge.

Difficile à critiquer, peut-être trop vague et éparpillé pour son propre bien (une grosse partie du film consiste en des rencontres de la protagoniste avec d'autres personnages paumés), mais intéressant néanmoins : c'est un premier film, la réalisatrice a beaucoup à dire, et ce métrage, bien qu'imparfait, est prometteur.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ash (2025)

Publié le 2 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Review, USA, Thriller

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Ash (2025) :

Lorsqu'elle revient à elle, amnésique, Riya Ortis (Eiza González) réalise qu'elle se trouve sur une planète éloignée, dans une base spatiale dont tous les autres occupants sont morts dans d'atroces souffrances. Et alors que de multiples souvenirs grotesques ressurgissent et la hantent, Brion (Aaron Paul), un inconnu, arrive sur place, après avoir supposément reçu un message de détresse de la base alors qu'il était en orbite... 

Pas grand chose à en dire, de ce Ash pourtant assez bien accueilli par la critique.

Un film d'horreur/SF Shudder réalisé par Flying Lotus, un rappeur/producteur de musique/DJ, Ash lorgne sur beaucoup de choses familières (de Alien à Dead Space en passant par Event Horizon et autres The Thing) et propose un métrage assez mollasson qui se repose entièrement sur ses images (très stylisées et monochromes), son montage (déconstruit et bourré de flashbacks/jump scares) et sa musique (très Vangelis/Carpenter).

Le reste ? Mwébof. Gonzalez passe le plus clair de son temps dans un état fébrile et apeuré, le scénario ressemble à un jeu vidéo où le protagoniste retrouve ses souvenirs en collectant des journaux de bord, et la fin laisse de marbre.

Je suppose qu'on appréciera plus ou moins selon que l'on accroche ou pas à la vision artistique du réalisateur : je suis resté à la porte, et je me suis bien ennuyé.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Terrifier 3 (2024)

Publié le 1 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Critiques éclair, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Christmas, Noël, Review, USA

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Terrifier 3 (2024) :

Revenu à la vie, Art (David Howard Thornton) s'installe dans une demeure abandonnée avec Victoria (Samantha Scaffidi), alors même que Sienna (Lauren LaVera), qui avait vaincu le clown maléfique, quitte l'hôpital psychiatrique où elle était enfermée pour passer les fêtes de Noël en famille. Là, elle retrouve sa tante Jessica (Margaret Ann Florence), le mari de celle-ci, Greg (Bryce Johnson), leur fille Gabbie (Antonella Rose), et son frère Jonathan (Elliott Fullam), qui peine à se remettre des événements traumatisants l'ayant éprouvé. Et quand Art le clown décide de repasser à l'acte, tout s'écroule autour de Sienna et de ses proches.

Troisième volet de la saga sanglante des Terrifier, après un premier épisode inégal et une suite bigger louder avec plus de moyens, mais aussi inutilement longue et parfois un peu cheesy : ici, on prend les mêmes et on continue, cette fois-ci au moment des fêtes de Noël. 

Ça dure deux heures, c'est toujours joyeusement sanglant (même si, très honnêtement, les meurtres sont parfois très/trop grotesques et difficiles à prendre au sérieux), et le mélange horreur/fêtes de Noël fonctionne toujours très bien... mais je dois dire que le métrage continuant directement dans la lignée de Terrifier 2, avec sa mythologie discutable, je n'ai pas été totalement convaincu.

D'autant que le tout a un rythme en dents de scie, multipliant les digressions et les séquences décousues. Heureusement, David Howard Thornton est toujours exceptionnel dans le rôle titre (même si Damien Leone, le réalisateur, ne peut s'empêcher de lui associer un personnage féminin bavard et inutile), et les effets physiques sont plutôt réussis.

Mais dans l'ensemble, si l'on excepte le côté festif, je ne suis pas certain qu'il reste beaucoup de choses à dire et à faire avec Art le clown, maintenant qu'il est peu ou prou un démon immortel qui revient non-stop... si ce n'est aller toujours plus loin dans l'extrême, mais même là, les limites techniques sont ce qu'elles sont.

3/6 (pour l'ambiance, les caméos et Thornton) 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Dead Talents Society (2024)

Publié le 30 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Review, Taïwan

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Dead Talents Society (2024) :

À Taïwan, une jeune femme décédée (Gingle Wang) et sa meilleure amie Camilla (Bai Bai) tentent de subsister et rejoignent l'écurie de Makoto (Chen Bolin), un manager de fantômes à la recherche de nouveaux poulains pour accompagner Catherine (Sandrine Pinna), ex-diva de l'au-delà désormais détrônée par Jessica (Eleven Yao), son ancienne protégée...

Une comédie taïwanaise très sympathique présentant un au-delà laborieux et administratif et évoquant BeetleJuice, avec ces fantômes qui doivent apprendre à hanter les vivants pour espérer gagner leur "vie" et ne pas disparaître à jamais.

Rivalités, concours, remises de prix, réseaux sociaux, apprentissage laborieux, bruitages caricaturaux, etc, mais aussi une certaine mélancolie qui imprègne tout le métrage, et qui l'élève au dessus d'une simple comédie surnaturelle sans profondeur.

Une vraie bonne surprise, avec des gags amusants, des personnages attachants, et un univers très inventif.

4.5/6  

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Baby in the Basket (2025)

Publié le 29 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Religion, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, UK, Review

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The Baby in the Basket (2025) : 

En 1942, alors que la Seconde Guerre Mondiale bat son plein, un bébé est déposé sur les marches d'un couvent reculé en Écosse. La Mère Supérieure (Maryam d'Abo) et les Sœurs (Elle O’Hara, Amber Doig-Thorne, Michaela Longden...) recueillent aussitôt le nourrisson, mais rapidement, celui-ci semble avoir une influence maléfique sur les religieuses, et notamment sur Sœur Agnes (Doig-Thorne), qui y voit là l'œuvre du Diable. Une à une, les Sœurs commencent à sombrer dans la folie, et pour ne rien arranger, la présence de Daniel (Nathan Shepka), ex-militaire et homme à tout faire, en trouble plus d'une.

Un film de couvent britannique qui évoque, par son ton grandiloquent et ses moyens assez réduit, un certain cinéma anglais des années 70. Ce n'est pas très bon (le film met 30 minutes à poser ses personnages avant que le bébé n'apparaisse), c'est assez fauché (le bébé démon à la fin) et c'est parfois très inégal dans l'interprétation et les effets, mais ça se regarde étrangement, principalement parce que ça a un certain charme rétro. Mais ça s'arrête là.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Bondsman, saison 1 (2025)

Publié le 28 Septembre 2025 par Lurdo dans Action, Horreur, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Télévision, USA, Review, Musique

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The Bondsman, saison 1 (2025) :

Lorsque Hub Halloran (Kevin Bacon), chasseur de primes, est tué par les sbires de son pire ennemi Lucky (Damon Herriman), criminel désormais en couple avec l'ex-femme de Hub, il revient à la vie : l'Enfer l'a choisi pour qu'il renvoie, d'une balle dans la tête, plusieurs démons qui se sont évadés des Enfers et qui tentent de ramener Lilith, leur maîtresse, sur Terre. Hub devient alors chasseur de démons, son contrat avec le Diable - ou du moins, avec la représentante de celui-ci, Midge (Jolene Purdy) - apparaissant d'un tatouage sur sa chair, et tente par la même occasion de reconquérir son ex-épouse en se vengeant de Lucky...

En 1993, sur la Fox, dans le créneau horaire funeste du vendredi soir, est diffusée Brimstone, où Ezekiel Stone (Peter Horton), policier, finit en Enfer après avoir vengé le viol de sa femme en tuant sadiquement le criminel responsable. Là, le Diable (John Glover) lui offre une chance de revenir sur Terre et de retrouver son épouse, s'il accepte de jouer les chasseurs de prime pour le compte de Satan, et de capturer 113 âmes infernales qui se sont évadées de l'Enfer à l'initiative d'une prêtresse démoniaque. Des âmes damnées marqués dans la chair de Stone sous forme de tatouages, et qui ne peuvent être renvoyées en Enfer que si Ezekiel leur crève les yeux.

La série ne dure que 13 épisodes, mais l'interprétation de Glover et son atmosphère marquent les esprits et font beaucoup d'émules : Reaper, en mode stoner ; Wynnona Earp, en mode western ; et maintenant The Bondsman, pour Amazon, en mode... country familiale.

Parce qu'il faut bien l'avouer, The Bondsman, une production Blumhouse, c'est un peu comme si quelqu'un avait pris Brimstone, limé les numéros de série, mélangé le tout à une pincée d'Ash vs The Evil Dead (un épisode voit même Kevin Bacon, en slip, couvert de sang, une main inutilisable, utiliser un fusil à pompe et une tronçonneuse pour éliminer un démon), un soupçon de Supernatural, une once de Justified, une grosse dose de musique country (Kevin Bacon chante, Jennifer Nettles chante, Maxwell Jenkins chante, tout le monde chante), et n'avait gardé que le jus restant de toute cette concoction : ça n'a pas beaucoup de goût, c'est dérivatif, anecdotique, assez fauché, et c'est déjà annulé par Amazon au terme d'une saison.

Le problème de ce qui ressemble fortement à une pâle copie de ses modèles, c'est que le show est plein de contradictions : il a pour ambition de raconter une histoire de chasse aux démons, mâtinée de drama familial et de vengeance, mais il n'a que 20-25 minutes par épisode pour tout ça (résultat : la chasse aux démons prend 2 ou 3 minutes, apparaît souvent bâclée et est phagocytée par tout le reste) ; il force le personnage principal à jouer les chasseurs de primes pour l'Enfer, sans rien lui offrir en échange (contrairement à Brimstone, ici, aucune promesse de rédemption et de retour sur Terre au terme de sa mission) ; il tente de développer un ton plus léger, mais n'ose pas y aller franchement (quelques scènes ouvertement comiques, mais tout le reste est bien trop sérieux pour fonctionner pleinement) ; il tente aussi de jouer la carte du pathos, çà et là, mais les interactions familiales (avec son ex-femme, son fils, sa mère, etc) et la vibe country empêchent la moins noirceur de prendre racine, etc, etc, etc

Rarement drôle, rarement surprenant, pas très bien rythmé, pas particulièrement fun, le postérieur constamment entre plusieurs chaises, et avec une fin en cliffhanger qui n'aura aucune résolution, le show se regarde assez facilement grâce à son format court, mais frustre beaucoup. Bof. 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Wolf Man (2025)

Publié le 27 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review

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Wolf Man (2025) :

Blake (Christopher Abbott), père de famille aimant marié à Charlotte (Julia Garner), journaliste surbookée, et papa de Ginger (Matilda Frith), emmène ses proches au fin fond de l'Oregon, pour y effectuer la liquidation de la maison du père de Blake, déclaré officiellement mort après sa disparition dans les bois. Mais peu de temps après leur arrivée, ils ont un accident de la route lorsqu'une figure hirsute surgit devant leur camion de déménagement. Désormais seuls dans la forêt, ils doivent survivre contre une créature mi-homme mi-loup qui les traque... 

Relecture Blumhouse du mythe du loup-garou réalisée par Leigh Whannell (L'homme Invisible, Upgrade), ce Wolf Man a été plutôt fraîchement reçu par la presse anglosaxonne, après une genèse compliquée (le film était initialement supposé appartenir au Dark Universe, puis mettre en vedette Ryan Gosling et Whannell est revenu sur le projet peu de temps avant le début du tournage, après avoir cédé la place à un autre réalisateur).

Au final, et alors que l'étiquette Blumhouse et quelques dires du réalisateur/scénariste sur les thématiques du film (maladies dégénératives héréditaires, cycle de la violence, parentalité, etc) me laissaient craindre une énième tentative d'elevated horror, ce Wolf Man s'avère un récit assez direct et classique, qui fonctionne assez bien... du moins, pendant une grosse heure.

Ensuite, une fois la transformation de Blake entérinée (parce que oui, il est griffé et se transforme à son tour) et son affrontement contre l'autre garou evacué, le film tourne un peu à vide, retournant Blake contre ses proches, jusqu'à une fin pseudo-symbolique qui n'émeut pas.

En fait, le film se trouve le postérieur entre deux chaises : il n'appuie pas assez sur ses métaphores et son symbolisme pour être vraiment de l'elevated horror, pour plaire aux critiques qui n'attendaient que cela, et pour justifier sa dernière ligne droite... et paradoxalement, ces éléments sont encore trop présents pour que le film puisse prétendre être simplement un divertissement horrifique de base, aux effets tout à fait honorables et aux visions lupines intéressantes.

Whannell semblait avoir plein de choses à dire, mais pour une raison ou une autre, tout a été trop dilué dans le produit fini, notamment la caractérisation des personnages secondaires (Julia Garner semble absente, n'ayant rien d'autre à jouer que l'horreur).

Bilan très mitigé, donc, pas forcément le désastre annoncé par la presse, mais pas non plus un succès. Je n'ai pas détesté la première heure, donc...

3/6 

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