Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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Obsession (2026) :
Timide et hésitant, Bear (Michael Johnston) n'a jamais avoué à son amie Nikki (Inde Navarrette) qu'il éprouvait des sentiments à son égard. Un jour, alors qu'il vient de perdre son chat, Bear passe par une boutique new age et achète une breloque sensée exaucer un souhait : il souhaite que Nikki l'aime plus que tout au monde, et aussitôt, ce souhait se réalise. Mais rapidement, l'amour de la jeune femme tourne à l'obsession et à la possessivité, et la situation dégénère...
Encore une fois, un peu comme avec Backrooms, voici "le film d'horreur de l'année", encensé par la critique et les spectateurs (le précédent était chez A24, celui-ci a failli l'être aussi, mais a fini distribué par Blumhouse), et encore une fois... j'ai trouvé ça très moyen.
Il faut dire que pour l'essentiel de sa durée, Obsession n'est guère plus qu'un épisode des Contes de la Crypte qui se prendrait un peu trop au sérieux. Parce qu'au final, cette relation toxique entre un mec introverti et pathétique, limite incel, et sa copine bipolaire ultra-jalouse, codépendante et possessive, aurait pu être un thriller tout ce qu'il y a de plus classique, sans l'argument fantastique du souhait façon Patte de singe.
Mais le scénariste/réalisateur a donc ajouté cette touche de fantastique, avec suffisamment de zones d'ombre sur les mécanismes exacts du souhait (la hotline, le côté maléfique/malveillant/inhumain de la Nikki 2.0 à deux doigts de la possession, la boutique où tout le monde semble au courant du produit qui exauce un souhait) pour que Reddit se fasse un plaisir de débattre encore et encore du pourquoi et du comment ("preuve du génie incontestable du métrage"), sans pour autant vraiment bien la doser.
Dès la première partie du film, dès la première nuit du souhait, Nikki a ainsi des réactions bipolaires et WTF (d'ailleurs, tout ce qui tourne autour du chat est très discutable), s'excuse immédiatement, et ce schéma se répète encore et encore, de manière assez mécanique, pendant le reste du métrage. Là où d'autres parlent de "malaise profond" ressenti en salles, de "terreur", j'ai plutôt ressenti de l'agacement et de la lassitude, d'autant que les quelques moments de vraie tension sont globalement prévisibles.
Après, je reconnais que c'est bien interprété par Navarrette, et que formellement parlant, c'est plutôt maîtrisé pour ce qui est un premier film au budget limité. Mais entre les personnages secondaires fonctions, les éléments superflus, et la forme répétitive du script, je n'ai pas trouvé le tout très probant, à quelques moments près.
3/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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