Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Flow (2024) :
Lorsqu'une crue cataclysmique recouvre la Terre d'eau, un chat solitaire, un capybara, un golden retriever, un lémurien et un oiseau secrétaire trouvent refuge sur un bateau abandonné, et tentent de cohabiter tout en trouvant un lieu où débarquer...
Un adorable film d'animation franco-belgo-letton, sans le moindre dialogue, avec des animaux expressifs et attachants (pour peu qu'on accroche au style très particulier du métrage et que l'on ne soit pas allergique aux chats) et un ton touchant, à mi-chemin entre la fable poétique, le conte contemplatif et le récit écologique aux valeurs de partage, de communauté, de tolérance, etc.
C'est globalement assez mélancolique, avec quelques touches de mysticisme çà et là, laissées ouvertes à l'interprétation de chacun (probablement un peu trop, à vrai dire, vu le nombre de commentaires en ligne qui passent totalement à côté du récit et surinterprètent le moindre élément dans des directions WTF), et c'est plutôt réussi, tout ça.
4.5/6
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The Pickup (2025) :
Travis (Pete Davidson), un conducteur de camion blindé glandeur et incapable, est associé à Russell (Eddie Murphy), un vétéran sur le point de prendre sa retraite, pour faire une dernière tournée de ramassage... mais lors du transport, ils sont attaqués par un groupe de criminels qui tente de prendre d'assaut le camion blindé. Ils finissent ainsi à la merci de Zoe (Keke Palmer), leader des criminels, qui s'avère être la jeune femme avec laquelle Travis a passé la nuit précédente...
Une comédie Amazon réalisée par Tim Story, ça n'allait pas être un chef d'œuvre, ni un summum de rythme et d'action vraisemblable. Sans surprise, donc, cette comédie d'action des scénaristes de The Package se traine mollement une fois la première demi-heure passée, et s'essouffle alors considérablement, pas aidée par un Eddie Murphy en pilotage automatique, une Eva Longoria inexistante et un Andrew Dice Clay insipide.
Les personnages sont globalement assez bêtes (le nombre de fois où, en tant que spectateur, on se dit "mais ils sont idiots de faire ça !" est impressionnant, et ce tant du côté des braqueurs que des agents de sécurité), Keke Palmer et Pete Davidson font leur truc dans leur coin (on appréciera ou non, selon que l'on supporte ou non le numéro habituel de Davidson), le caméo de Roman Reigns est rapide et oubliable, et globalement, à part la première demi-heure (mise en place + une course-poursuite efficace sur l'autoroute, qui bénéficie de cascades réelles - bien qu'improbables), un gros ventre mou se met en place, et on s'ennuie rapidement.
Bof.
2.25/6
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The Donor Party (2023) :
Depuis peu célibataire, Jaclyn (Malin Åkerman) veut un enfant, mais ne veut pas d'un homme dans sa vie, et n'a pas les moyens de payer une FIV. Ses amies (Erinn Hayes, Bria Henderson) décident de profiter d'une grande fête d'anniversaire pour que Jaclyn rencontre et couche le plus grand nombre d'invités possible (Jerry O’Connell, Dan Ahdoot, Jeff Torres, Ryan Hansen), afin d'être sûre de tomber enceinte sans que le père ne soit impliqué ensuite...
Un film qui donne l'impression d'avoir été conçu sur la base du jeu de mots du titre (The Donner/Donor Party) et que j'ai eu énormément de mal à ne pas passer en avance rapide, tant rien ne fonctionne réellement là-dedans.
Pourtant, une partie de la distribution de Childrens Hospital répond présente, de Rob Corddry à Malin Akerman, en passant par Hayes et compagnie. Mais non, c'est plat, graveleux, trashouille, ça semble très improvisé, c'est insipide, et honnêtement, ce n'est pas très drôle.
1.5/6
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Dernière saison de Reacher à ce jour, après une saison 2 assez quelconque, et toujours 8 épisodes de 40-50 minutes, pour un résultat plus sympathique que ce à quoi je m'attendais...
Reacher, saison 3 (2025) :
Lorsque Reacher (Alan Ritchson) réalise que Quinn (Brian Tee), un traître sadique vendant des secrets militaires, laissé pour mort des années plus tôt par Reacher, est toujours en vie, il s'associe avec des agents de la DEA, menés par Duffy (Sonya Cassidy), pour infiltrer le gang de Beck (Anthony Michael Hall), trafiquant d'armes travaillant pour Quinn. Rapidement, cependant, la mission se complique, car Reacher est surveillé de près dans son rôle de garde du corps du fils de Beck (Johnny Berchtold)...
Alors soyons clairs : cette saison 3 de Reacher ne réinvente pas la roue, et ne corrige pas vraiment les défauts inhérents à la série. Il y a toujours de grosses ficelles narratives honteuses, des problèmes de logique interne, des dialogues maladroits, de l'exposition laborieuse, des choix d'interprétation discutables (la caractérisation et l'accent de Boston de Sonya Cassidy ont beaucoup déplu, outre-Atlantique) et des choix de casting faiblards (Brian Tee ne fait pas grande impression en bad guy sadique).
La série Reacher reste donc fidèle à elle-même... mais en comparaison de la saison 2, il y a du mieux : l'intrigue est plus intéressante (et se permet même une introduction en mode in media res) malgré de nombreuses facilités et approximations, les catchphrases (répétées à l'infini en saison 2) sont nettement moins présentes, et l'on retrouve un peu de Reacher seul contre tous, même s'il reçoit toujours l'aide de Neagley et des agents de la DEA (des agents qui, cela dit, passent une grosse partie de leur temps bloqués dans un chalet avec un otage, une sous-intrigue insipide et répétitive qui ne débouche sur rien de probant).
Reacher lui-même semble plus dynamique, cette année : physiquement, Ritchson semble mieux préparé, moins bouffi, plus nerveux, son Reacher court, tue et se bat de manière plus efficace... et ça se sent, d'autant qu'il est opposé à un colosse de 2 m 20 qui le domine de bout en bout, et que le montage et la réalisation mettent Ritchson un peu plus en valeur dans l'action.
Anthony Michael Hall, lui, assure dans son rôle de semi-antagoniste, et de manière générale, pour peu que l'on ferme les yeux sur certains problèmes d'écriture mentionnés plus haut, toute la mission de Reacher, infiltré dans le manoir de Beck et devant donner le change aux autres criminels, fonctionne assez bien, changeant la dynamique de la série et son cadre.
Bien sûr, on n'échappe pas au toutéliage reliant cette histoire au passé de Reacher : Quinn est un überméchant qui a torturé et tué la protégée de Reacher quand il était dans l'armée, Reacher veut se venger, blablabla... pas forcément super original ni super passionnant, mais bon, c'est la formule Reacher qui veut ça. Peut-être qu'avec un bad guy plus charismatique, ça aurait fonctionné.
Quoi qu'il en soit, la saison se regarde assez facilement, contrairement à la 2 et à son côté répétitif, et dans l'ensemble, le tout est plutôt agréable à suivre. Et la toute fin renforce encore plus la filiation de Reacher avec des séries comme Le Rebelle et autres...
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Alain Chabat qui revient aux commandes d'un projet Astérix 24 ans après Mission Cléopatre, ça se fête, même sous forme animée et sur Netflix : retour sur ces cinq épisodes d'une vingtaine/trentaine de minutes, co-réalisés avec un ancien d'Illumination, et qui adaptent librement le livre Le Combat des chefs, pour un résultat qui aurait probablement eu sa place dans la Quinzaine française de juillet dernier... si seulement j'avais été au courant à temps de l'existence du projet.
Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025) :
Lorsqu'Obélix (Gilles Lellouche) assomme Panoramix (Thierry Lhermitte) d'un coup de menhir malencontreux, le druide perd la mémoire... et la formule de la potion magique. Les Romains y voient là une occasion rêvée pour se débarrasser du problème gaulois, en organisant un grand Combat des chefs pour César, opposant Abraracourcix (Grégoire Ludig) et le musculeux Aplubégalix (Grégory Gadebois), chef d'un village gallo-romain sympathisant avec l'envahisseur. L'enjeu : le contrôle du village d'Astérix (Alain Chabat), et de l'avenir de ses habitants...
Une jolie réussite que cette nouvelle adaptation d'Astérix par Chabat et toute sa bande (on retrouve énormément de voix familières au doublage, de Jérôme Commandeur à Jean-Pascal Zadi en passant par Fred Testot, Gérard Darmon, Chantal Lauby et, oui, AlexandreAstier), une adaptation à la fois fidèle à l'esprit de la bande dessinée et à l'humour de Chabat.
Cinq épisodes, donc, qui commencent par réinventer l'origin story d'Obélix et de la potion magique (un premier épisode d'ailleurs très bien doublé par les enfants jouant les rôles d'Astérix et Obélix) et qui place un carton d'avertissement aux sangliers sensibles en plein milieu de l'épisode, un Romain transformé en R2D2 et une vanne sur Omar et Fred : le ton est donné, et le reste de la série sera à l'identique.
À savoir, un mélange de fidélité à l'histoire originale, d'humour méta, de références jamais trop appuyées et de moments absurdes comme Chabat les manie si bien : en vrac, on peut citer l'ouverture d'épisode façon show pour enfants, les bruitages de Burger Quiz, le Général de Gaulle, le 49.3, la version romaine du Small World, le gag sur la romanisation du nom de certains Gaulois, ou encore tout l'affrontement final en mode Avengers Endgame...
Tout au plus pourra-t-on reprocher à cette mini-série une petite baisse de rythme sur la fin, quand se prépare le grand final, mais c'est somme toute une broutille.
Chabat et ses acolytes réussissent une fois de plus à parfaitement retranscrire la bande-dessinée Astérix, son ton si particulier, les disputes de ses deux héros, leur amitié indéfectible, sans jamais sacrifier pour cela l'accessibilité du récit, son humour, ou la qualité du travail fini (le rendu visuel est inventif et impeccable).
Ça fait plaisir (et le petit cartoon à l'ancienne, en post-générique final, fait lui aussi plaisir)
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Alors que le programme est créativement clairement sous respirateur artificiel depuis au moins la fin de la saison 2, Upload continue de survivre envers et contre tout sur Amazon, pour une quatrième et ultime saison diffusée en août.
Enfin, peut-on vraiment parler de saison alors que le tout ne consiste qu'en quatre épisodes d'une petite demi-heure à peine, sorte d'épilogue catapulté à l'ensemble du programme...
Upload, saison 4 (2025) :
Après leurs actions militantes, le Nathan (Robbie Amell) de Nora (Andy Allo) est décédé, et la jeune femme peine à se remettre de cette tragédie. D'autant qu'en parallèle, Ingrid (Allegra Edwards) va épouser sa version numérique de Nathan, ce qui n'a de cesse de perturber Nora...
Difficile de réaliser grand chose ou de dire grand chose en à peine plus de deux heures lorsqu'en parallèle d'une fin de show imposée, on doit gérer le destin des deux couples principaux, celui des personnages secondaires, tout en bouclant la boucle sur les principaux concepts du show, et ce en restant drôle et pertinent.
Forcément, ça coince un peu, surtout quand déjà, à la base, la série peinait à gérer tout ça quand elle avait 10 épisodes par saison. On se retrouve donc ici avec quatre épisodes assez inégaux, qui peinent à vraiment conclure la série de manière autre que larmoyante et mélodramatique : dans le premier épisode, coécrit par le fils du showrunner Greg Daniels, on a donc droit à la déprime de Nora, qui se perd dans une réalité virtuelle avec ses souvenirs de Nathan-réel, pendant qu'en parallèle, Nathan-virtuel et Ingrid célèbrent respectivement l'enterrement de vie de garçon du premier et l'enterrement de vie de jeune fille de la seconde.
De quoi continuer d'insister sur l'idée que la production et les scénaristes se sont vraiment pris d'affection pour Allegra Edwards/Ingrid, pour laquelle ils continuent de se démener et à laquelle ils ménagent beaucoup de place, alors qu'Andy Allo est coincée dans une romance peu probante et statique (ou plutôt, ça tourne en rond, puisqu'on retombe cette saison dans un cycle "Nathan est perdu à jamais/non, il y a un moyen de le sauver/sauf que ses jours sont comptés/non, il y a un moyen de le sauver" déjà vu dans la série).
Puis vient le second épisode, où l'on apprend que Horizen développe une nouvelle technologie de backup non destructif - avec ce que ça implique de chômage pour les employés actuels, de nouveau marché, d'esclavage des clients actuels de l'entreprise, etc... Comme précédemment, tout ce qui tourne autour de l'entreprise et de ses magouilles est bien trop sérieux pour son propre bien, avec notamment une Aleesha en mode espionnage industriel, pas très intéressante. Et puis globalement, la satire est faiblarde et survolée, ce qui n'aide pas du tout.
L'épisode 03 règle le compte des grands méchants cadres de Horizen, qui sont arrêtés (très facilement) par la police, et permet à Nathan et Nora de renouer, juste à temps pour l'épisode final de la série, un peu plus long, qui pousse à fond les curseurs du mélodrame (SPOILERS), entre la mort larmoyante de Nathan, le sacrifice héroïque de Luke (globalement ignorée par tout le monde tant la série n'a pas le temps de s'attarder dessus), et toute la menace d'une AI ayant atteint la singularité, et tentant de s'échapper de Lakeview après y avoir tout exterminé (on frôle Matrix, mais sans le budget et sans l'action).
Assez approximatif, tout ça, même si les spectateurs particulièrement attachés à la romance principale y trouveront probablement leur compte. De mon côté, entre les ressorts dramatiques évidents, les références datées des dialogues (Veronica Mars, vraiment, dans une série qui se déroule en 2033 ?), les personnages superflus reliquats des saisons précédentes (la supérieure hiérarchique, le colocataire, etc) et l'humour en demi-teinte, j'ai trouvé le tout assez bancal.
Il faut dire que je ne partage pas vraiment l'affection de la production pour le personnage d'Allegra, qui finit par avoir tout ce qu'elle voulait, et qu'on sent vraiment que Daniels et son équipe voulaient tout boucler en quatre épisodes, alors qu'ils n'ont jamais totalement réussi à maîtriser leur programme en temps normal.
Résultat : le show botte en touche, revient à un status-quo très familier (grosso modo, on revient aux débuts de la série), se permet quelques platitudes sur la vie, la mort, la solitude, l'amour, etc, et se termine mollement.
Une série vraiment pas indispensable, et une occasion manquée qui aurait probablement été annulée dès la fin de la saison 2 si elle avait été diffusée sur une chaîne de télévision plus classique.
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Quatre épisodes de 25-30 minutes pour cette anthologie Disney + chapeautée par Ryan Coogler et Todd Harris, et qui se veut un regard sur les activités du Wakanda au travers des époques, en parallèle de l'histoire humaine connue...
Eyes of Wakanda (2025) :
- 1x01 - "Into the Lion's Den" :Noni (Winnie Harlow), une ex Dora Milaje trop rebelle et indépendante pour rester intégrée à cette unité, est envoyée par Akeya (Patricia Belger), l'actuelle commandante des Milaje, pour tenter d'arrête le Lion (Cress Williams), un ancien agent wakandais qui a dérobé des armes et les a utilisées pour se créer un empire et réduire ses ennemis en esclavage...
Un épisode qui prend place en pleine Antiquité, avec l'introduction des War Dogs, ces agents wakandais qui agissent en secret dans le monde extérieur et tentent de récupérer des objets et du vibranium volés au Wakanda. Plutôt dynamique et intéressant, sans être exceptionnel.
- 1x02 - "Legends and Lies" :en plein siège de Troie, Memnon (Larry Herron) tente de concilier son amitié avec Achille (Adam Gold) et sa loyauté envers le Wakanda, qui l'a chargé de récupérer un médaillon en vibranium détenu par Hélène de Troie (Joanna Kalafatis)...
Résultat un peu plus mitigé pour cet épisode, malgré quelques images somptueuses : il faut dire que toute la première partie de l'épisode, qui narre de nouveau le siège de Troie, le Cheval, etc, ne passionne guère pour peu qu'on soit familier avec cette histoire. Le duel entre Memnon et un Achille trahi, par contre, était plus probant, notamment pour la charge émotionnelle du tout.
- 1x03 - "Lost and Found" : dans la Chine des années 1400, après avoir dérobé une statue sacrée de dragon pour en récupérer la langue fabriquée en vibranium, Basha (Jacques Colimon), un War Dog wakandais nonchalant et arrogant, doit faire face à l'Iron Fist (Jona Xiao), qui veut récupérer son bien...
Un épisode plein d'action, avec un duel Iron Fist/Basha, et un côté buddy comedy avec Ebo (Isaac Robinson-Smith), le capitaine incompétent en charge de la sécurité des antiquités récupérées par les War Dogs.
Après, j'ai envie de dire que le côté arrogant et confiant de Basha est un peu agaçant, car symptomatique de la culture wakandaise, et l'écriture est un peu trop moderne (ça parle de cafeteria, ça utilise des tournures de phrase contemporaines) pour totalement convaincre. Mais visuellement, il y a un joli travail de mise en images de l'action.
- 1x04 - "The Last Panther' :en 1896, alors que l'Italie envahit l'Éthiopie, et que le Prince wakandais (Zeke Alton) et son garde du corps (Steve Toussaint), en mission pour retrouver une hache en vibranium, s'interrogent sur une intervention potentielle pour aider le pays, une Panthère noire (Anika Noni Rose) arrive du futur pour tenter de sauver le Wakanda de son isolationniste, qui finira par détruire le pays quand une menace supérieure en nombre et en puissance s'attaquera à lui..
Cette mini-anthologie joue la carte du touéliage pour conclure la saison, un peu comme What If...? en son temps, en compliquant un peu plus ici la manière dont le voyage temporel fonctionne dans le MCU, et en optant pour un ultime montage parallèle alternant 1896 avec un futur lointain, où le Wakanda affronte la Vague d'annihilation Horde.
Pas ultra palpitant, à vrai dire, notamment parce que le combat de la Reine contre les monstres extraterrestres n'a pas vraiment d'enjeux (malgré le caméo du Watcher plus tôt dans l'épisode)... cela dit, la critique implicite du Wakanda en tant que nation isolationniste n'est pas désagréable.
-- Bilan --
Une saison tout à fait regardable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu. Il faut dire que la caractérisation globale des Wakandais, leur complexe de supériorité et leur exceptionnalisme sont assez fatigants... notamment parce qu'il n'y a que peu de tension à regarder les aventures de personnages disposant de tous les atouts technologiques modernes, voire futuristes, alors que le reste de l'humanité en est encore à l'Antiquité ou au 15e siècle.
Cela dit, par la même occasion, en montrant que finalement, depuis 2000 ans, le Wakanda n'a pas tant progressé que ça, et disposait déjà de tout son équipement à l'époque, la série souligne à quel point le pays est stagnant, et finalement, il valide son propos final selon lequel le Wakanda ne peut continuer à s'isoler et à se reposer sur ses lauriers, sous peine de s'éteindre.
Ce qui est, peu ou prou, la morale de Civil War et du premier Black Panther. On tourne un peu en rond, donc, et le fait de toutélier toute la saison au personnage de Killmonger (désormais clairement identifié comme un personnage clé et indispensable de l'histoire du Wakanda), renforce encore cette impression de répéter des éléments déjà vus ou entendus.
Heureusement, EOW est visuellement très compétente et techniquement aboutie. C'est toujours ça de pris.
La revoilà enfin : Andor, la meilleure série de tout l'univers Star Wars, voire même la meilleure production de toute la franchise Star Wars selon les critiques et les fans, un programme sombre, réaliste, subtil et épique à la fois, avec des personnages ambigus et profonds, tout en nuances de gris ; une série dramatique de guerre et d'espionnage, qui ose montrer la réalité de la résistance à une force d'occupation et à un gouvernement tyrannique, qui se passe de la magie immature de la Force et des Jedis pour illustrer le vrai coût de la guerre et le sens du sacrifice, un triomphe d'écriture palpitant et tendu, bref, un chef d'œuvre incontesté du petit écran !
Ou pas.
Andor, saison 2 (2025) :
Je me suis en effet déjà exprimé sur la première saison d'Andor, qui m'avait laissé d'autant plus mitigé que j'avais visionné le programme tardivement, en ayant conscience de la pluie de louanges et des critiques extatiques et dithyrambiques... là, on reprend les mêmes et on recommence, pour une seconde et ultime fournée, avec 12 épisodes de 45-60 minutes, divisés et diffusés en quatre arcs narratifs de trois épisodes, narrant (entre autres) la progression de la "carrière" de rebelle de Cassian Andor.
- Un an après les événements de Ferrix, Cassian Andor (Diego Luna) se fait passer pour un pilote impérial et dérobe un prototype de Tie Avenger, mais s'écrase sur Yavin et tombe aux mains de rebelles belliqueux ; dans une ferme de Mina-Rau, Bix (Adria Arjona) craint l'arrivée d'une patrouille impériale venue faire l'inventaire, et traquer d'éventuels employés sans papiers ; Mon Mothma (Genevieve O'Reilly) prépare le mariage de sa fille ; Dedra (Denise Gough) est affectée à un projet secret visant à exploiter les minérais rares de la planète Ghorman...
Premier arc... et ce n'est pas très intéressant, tout ça. Hormis le vol de l'Avenger, la sous-intrigue de Cassian l'embourbe pendant un épisode et demi dans des conflits intestins entre des rebelles incompétents et stupides (une constante, dans cette saison - l'incompétence de tout le monde) : il reste à la marge, attend son moment, et s'évade, très (trop) simplement.
La sous-intrigue de Bix a étrangement généré chez moi des réminiscences de Rebel Moon, heureusement très passagères (encore que le viol, sérieusement, bonjour le cliché) ; les mondanités et tergiversations de Mothma, le mariage à rallonge, et le bal en mode trance ringarde n'aident pas et le côté "routine du quotidien" des Impériaux ne m'a pas passionné.
Ça se décoince un peu sur tous les fronts à la fin du troisième épisode, mais le reste du temps, on est dans de la reprise mollassonne, et l'on ne m'enlèvera pas de l'idée que ces 2 h 30-3 h de métrage auraient facilement pu être divisées par deux par un scénariste plus concis. "People fail."... ouép.
- Un an plus tard, envoyé sur Ghorman pour y rencontrer la résistance locale, Cassian laisse derrière lui Bix, qui sombre dans la drogue et souffre des séquelles de ce qu'elle a subi... en parallèle, Dedra, Syril (Kyle Soller) et les Impériaux tendent un piège à la résistance de Ghorman.
Jamais le ressenti "Tony Gilroy, son frère et leur équipe se contentent d'écrire des scripts d'une série historique sur la Seconde Guerre Mondiale, en changeant les noms et les lieux" n'aura été aussi évident et présent que dans cet arc narratif sur Ghorman, sa haute-couture, sa résistance incompétente et râleuse à bérets, et ses accents français. Une majorité des critiques et des spectateurs a trouvé ce parallèle avec la Résistance française génial et inspiré, j'ai trouvé le tout pataud et évident. Mais bon.
Trois épisodes qui, encore une fois, auraient pu être résumés en 90 minutes, avec une utilisation là aussi télégraphiée du cliché "bury your gays" (qui voit Varada Sethu revenir pour une scène de dialogues et d'émotion, avant d'être tuée d'une manière assez piteuse sur la lancée), et une sous-intrigue sur Saw Guerrera sans grand intérêt, si ce n'est de donner à Forrest Whitaker un monologue déglingué totalement gratuit.
À nouveau, dans tout ça, Cassian fait presque de la figuration, Diego Luna n'ayant l'occasion d'exister que dans une poignée de scènes, lors d'une confrontation ou deux avec Luthen (Stellan Skarsgard)... et malgré toutes les critiques parlant d'une tension extrème et constante, j'ai au contraire trouvé le tout relativement plat dans son rythme et sa mise en images.
- Un an plus tard, le retour de Wilmon (Muhannad Ben Amor)sur Yavin incite Cassian à retourner sur Ghorman pour y assassiner Dedra, alors même que la situation y est de plus en plus tendue entre la Résistance locale et l'Empire, qui pousse les autochtones à la faute. Et lorsque tout dégénère, il reçoit pour mission de faciliter l'extraction de Mon Mothma après un discours controversé au Sénat...
C'est compliqué, tout ça. Progressivement, on sent que Tony Gilroy et son équipe tentent de rattacher les wagons à Rogue One, de faire de Cassian un héros réticent au destin unique (tout le passage avec la soigneuse mystique qui lui prédit un destin héroïque) tout en appliquant des parallèles évidents avec notre monde contemporain (le speech balourd de Mothma sur les fake news, la post-vérité, etc, qui se veut grandiose et percutant, mais manque fortement de subtilité et a déjà été fait de nombreuses fois), mais il y a toujours un vrai problème de rythme, d'écriture des personnages secondaires et de tension.
Des problèmes intrinsèquement liés, à vrai dire : c'est bien gentil de passer autant de temps à nous refaire la France résistante, avec ses grèves, ses manifestations, ses toits si parisiens, etc, mais jamais les scénaristes ne parviennent à rendre le moindre de ces résistants incompétents un tant soit peu intéressants ou caractérisés.
Ce qui fait que, lorsque la tension est supposée monter, et que la manifestation vire au massacre, on s'en tape un peu, à vrai dire (quand bien même ce serait assez réussi à l'écran). Tout au plus s'intéresse-t-on à Syril, qui semble soudain réaliser qu'il fait partie des méchants... mais comme (un peu comme dans le cas de Cinta Kaz) il est immédiatement éliminé de manière très prévisible, on se dit "tout ça pour ça".
Et puis ensuite, on a droit au grand discours de Mothma au Sénat, à nouveau un épisode qui tente de faire monter la tension... mais n'y parvient pas réellement, faute d'une mise en images vraiment dynamique (l'extraction de Mothma manque vraiment de nervosité). Cassian, lui, refuse toujours de s'engager dans la Rebellion et se fait plaquer - pas grand intérêt, en soi, que ce soit à cause du développement bancal de Bix, du manque d'alchimie entre elle et Cassian, ou encore du fait que tout ça est inévitable pour que Cassian soit en solo dans Rogue One, etc.
- Un an plus tard, Luthen reçoit des informations capitales sur la nature réelle des projets de l'Empire : la création d'une arme titanesque, l'Étoile Noire. Mais alors qu'il tente de transmettre ses informations à la Rebellion, l'étau se resserre soudain autour de lui.
Trois épisodes nettement plus courts (40-45 minutes) pour boucler la boucler, éliminer tous les personnages superflus, et toutélier le tout à Rogue One... et le résultat n'est pas désagréable, mais reste mitigé.
Ces épisodes restent en effet malheureusement tributaires de la saison qui les précède, et de cette caractérisation si particulière qui fait que tous les personnages sont fréquemment incompétents (parce que "people fail"). Une grosse partie de cet arc repose ainsi sur Luthen et son "assistante" Kleyla (Elizabeth Dulau), et sur leurs liens quasi-familiaux narrés en flashback - ça se veut dramatique et touchant, avec Luthen en ex-soldat impérial dégoûté par les exactions de ses semblables, et ayant pris Kleyla l'orpheline sous son aile pour en faire une Rebelle, mais un peu comme pour le reste, ça arrive trop tard pour vraiment convaincre.
Le "sacrifice" de Luthen paraît ainsi mal conçu (que ce soit la destruction avortée de sa boutique, son hara-kiri maladroit, etc, on se dit que c'est très amateur), la mission de Kleyla pour l'achever repose entièrement sur l'incompétence des Impériaux et du personnel hospitalier, leur relation n'émeut pas vraiment (mais encore une fois, je ne me suis pas attaché à un seul personnage secondaire de la série, donc...), le sauvetage de Kleyla par Cassian et son compère est tout aussi mal organisé, les querelles intestines des Rebelles restent agaçantes et le tout se termine de manière un peu ronflante, par un montage au ralenti quelques instants avant que ne débute Rogue One. Ah, et il y a un bébé surprise qui n'apporte rien.
Mouais.
--- Bilan ---
Je reste donc sur toutes mes impressions de la saison 1 : Andor, c'est trop. Trop de digressions en tous genres, trop de remplissage, trop de personnages secondaires mal développés ou inutiles au récit, trop de quotidien sans intérêt, un personnage principal trop peu présent, et surtout trop de tentatives de faire une œuvre adulte, sérieuse et dramatique aux allures de drame historique convenu.
C'est forcé, voilà. Je conçois totalement que l'on accroche à cette approche, surtout quand, comme de nombreux fans, on cherche à grapiller de la respectabilité et à convaincre autrui qu'être fan de Star Wars, ce n'est pas (plus) être un geek maniant un sabre laser en plastique en parlant de la Force, mais c'est désormais regarder des séries de prestige comme les meilleurs programmes du câble.
Mais en ce qui me concerne, l'ensemble n'aura eu de cesse de me décevoir, et aurait pu très bien tenir en deux ou trois longs-métrages de deux heures, compacts et sans fioritures, qui auraient été mille fois plus efficaces et dynamiques.
Après, encore une fois, j'ai totalement conscience d'aller à contre-courant du consensus général, qui a trouvé tout ça bouleversant et inspirant, mais bon...
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10 épisodes de 20-30 minutes chapeautés par les frères Weitz (American Pie, Mozart in the Jungle, Pour un garçon, beaucoup de comédies et de comédies romantiques), et adaptant les nouvelles de Martha Wells, pour un résultat un peu passé sous le radar, mais qui a déjà été renouvelé pour une saison 2 par Apple...
Murderbot - Journal d'un AssaSynth, saison 1 (2025) :
Le quotidien de "Murderbot" (Alexander Skarsgard), un androïde de sécurité qui accompagne un groupe de chercheurs incapables, naïfs et très très peace & love (Noma Dumezweni, David Dastmalchian, Sabrina Wu, Akshay Khanna, Tamara Podemski, Tattiawna Jones) sur une planète aux nombreux dangers ; mais ce que les humains ignorent, c'est que Murderbot a réussi à se libérer du joug de la Corporation qui le contrôle, et que, désormais autonome, il méprise cordialement le genre humain, tout en passant le plus clair de son temps absorbé par le visionnage des épisodes de la série The Rise and Fall of Sanctuary Moon...
Une série plutôt légère au programme, donc, avec un Murderbot qui narre l'essentiel de ses états d'âme, de ses observations et de ses réactions en voix off, sur un ton sardonique, un peu comme un Dexter cybernétique, tandis qu'évoluent autour de lui des humains ultra-sensibles, issus d'une communauté hippie, et qui ne sont pas très doués.
La structure de la saison ne révolutionne rien : Murderbot méprise ses "clients", ils ont peur de lui, et progressivement, alors que l'androïde découvre le libre-arbitre et son humanité, les chercheurs s'attachent à lui et font tout pour le sauver quand vient le moment de le faire. À partir de là, tout repose sur les personnages, et les acteurs qui les interprètent.
Là, globalement, pas de souci, les trois points forts de la série sont clairement Skarsgard (impeccable), Dastmalchian (toujours très juste en chercheur méfiant au passé trouble, sorte de miroir humain du Murderbot), et Dumezweni (la leader du groupe, victime de troubles anxieux) : trois acteurs solides pour les personnages les mieux écrits du lots.
Le reste des scientifiques, malheureusement, est bien trop caricatural pour vraiment être aussi efficace qu'il l'aurait fallu : entre les problèmes du throuple, la survivante de l'attaque du ver, ou même le bref passage dans la série d'Anna Konkle dans le rôle d'une rescapée issue d'un autre groupe, tout est souvent trop appuyé, faisant vraiment de ces humains une bande de bras-cassés aux réactions improbablement bêtes (idem pour les antagonistes qui arrivent en fin de saison).
Ajoutez à cela The Rise and Fall of Sanctuary Moon, la série dans la série, une sorte de mauvais soap très Star Trekien clairement tourné dans un esprit parodique (avec Clark Gregg, Jack McBrayer, John Cho, etc... tous avec des looks improbables), et l'on se retrouve avec un Murderbot aux ruptures de ton assez brusques, avec d'un côté un show parodique et très caricatural, et de l'autre, des moments plus sérieux et dramatiques, qui cherchent à dire quelque chose sur la condition humaine, sur l'indépendance, sur le libre-arbitre, etc.
Le contraste est parfois sévère, et l'on ne peut s'empêcher de se dire qu'avec un format différent, ou un ton plus subtil (franchement, les problèmes du throuple lassent rapidement), la série aurait été plus efficace et intéressante.
En l'état, Murderbot est bien interprétée, bien produite, mais aussi relativement anecdotique et prévisible : un peu frustrant, donc, et avec une conclusion qui joue la carte émotion d'une manière qui fonctionne presque... mais qui s'avère un peu affaiblie par le renouvellement de la série pour une nouvelle année.
À regarder en connaissance de cause, en somme.
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Après les 11 premiers épisodes de sa saison 1, diffusée en 2022 sur Netflix, retour de la série de Neil Gaiman... sans Neil Gaiman, plus ou moins embourbé dans des histoires de frasques sexuelles et désormais mis au ban par le public, les médias et le monde de l'audiovisuel.
Toujours 11 épisodes au programme (+ 1 épisode de conclusion), 11 épisodes divisés en deux parties, axées autour de la relation entre Dream et les autres membres de sa famille - parents, frères et sœurs, enfants - pour un tout qui continue dans la droite lignée de la saison 1...
The Sandman, saison 2 (2025) :
Alors qu'il s'attend à devoir affronter la colère de Lucifer (Gwendoline Christie), Dream (Tom Sturridge) se retrouve en possession des clefs de l'Enfer, avec pour responsabilité de trouver à ce dernier un nouveau responsable. Il part ensuite à la recherche de Destruction (Barry Sloane), son frère perdu, sans savoir que cette quête va le mener à sa propre destruction... et à sa renaissance.
Une saison qui commence en douceur, par un mini-arc sur l'Enfer, avec un Lucifer démissionnaire et un Dream qui se retrouve à devoir décider parmi de multiples candidats (fées, dieux nordiques, forces de l'ordre et du chaos, etc) qui va hériter des clefs de l'Enfer.
Pas désagréable, en soi, malgré une résolution faiblarde, et même si les limites budgétaires se font ressentir, notamment dans le nombre de candidats potentiels à la succession de Lucifer, et dans certains maquillages : globalement, cet arc narratif est surtout là pour mettre en place quelques éléments nécessaires à la suite de la saison - Loki (Freddie Fox) et Puck (Jack Gleeson), transformés ici en petit couple gay, Nuala (Ann Skelly), la fée qui s'attache à Dream - et pour boucler de manière un peu molle la sous-intrigue de Nada (Umulisa Gahiga), la reine des premiers humains envoyée en Enfer par Dream.
La série embraye alors aussitôt sur une autre quête pour Dream : à l'initiative de Delirium (Esmé Creed-Miles), sa sœur (je n'ai pas été très convaincu par la représentation à l'écran de cette dernière, ni par certains choix d'interprétation), il part pour la Terre à la recherche d'un oracle pour trouver son frère Destruction (pas très mémorable non plus).
De quoi ramener Dream à ses obligations de père absent, de le confronter à Orphée, son fils (désormais rien de plus qu'une tête décapitée immortelle), de ramener Johanna Constantine (Jenna Coleman), de placer quelques digressions LGBTQ et de finir la première moitié de la saison sur l'euthanasie d'Orphée par son père.
Ce qui lance la suite et fin du programme (la deuxième partie de la saison), autour de la mort de Dream : en tuant l'un des siens, Dream a commis l'irréparable, et les Furies sont bien décidées à le punir pour ce geste, en envoyant à ses trousses Hippolyte, la mère du seul bébé né dans le Monde des rêves.
Voilà ce qui occupe le plus clair des 5 derniers épisodes de la série : Morpheus déprime, Morpheus fait ses adieux à tout le monde, Morpheus tente de trouver une échappatoire, Morpheus se cherche un remplaçant - le fils d'Hippolyte, rapidement enlevé par Puck et Loki, sur la trace desquels Dream envoie Constantine et un nouveau Corinthien (Boyd Holbrook) plus calme (avec en prime une romance totalement ratée entre ces deux personnages), Morpheus se résigne, Morpheus meurt... et Morpheus revient sous une nouvelle apparence (Jacob Anderson), dans un épisode de funérailles un peu inégal car se voulant très mélodramatique et profond, alors que finalement, bof.
Une fin de saison que vient conclure un épisode unitaire sur la Mort, arrivant comme un cheveu sur la soupe, et uniquement là parce que c'est l'un des récits les plus populaires de la bd.
Alors certes, c'est toujours globalement bien filmé (la série a appris de son erreur en saison 1, et le format de l'image n'est plus étiré verticalement sans raison), assez travaillé visuellement (sauf lorsque le budget impose des raccourcis ou des restrictions flagrantes), la bande originale est toujours très compétente... mais au terme de cette seconde saison, je suis retourné lire mon avis sur la saison 1, et rien n'a changé, si ce n'est un focus accru sur Dream (alors qu'il faisait presque de la figuration, par moments, en s1), plus humanisé (au point de perdre occasionnellement son aura surnaturelle).
En saison 2, l'adaptation est toujours scolaire et appliquée, la structure globale est toujours décousue avec beaucoup trop de personnages secondaires, de digressions inutiles et d'épisodes qui sautent du coq à l'âne, la représentativité est toujours mécanique, Dream passe toujours son temps à être blamé de ses actions par tous ses interlocuteurs, tout ce qui tourne autour de Johanna Constantine est toujours forcé au possible, et il manque toujours trop souvent un certain recul, un second degré british, ce qui donne au final une série se prenant très (trop) souvent au sérieux, comme un gothique cliché des années 80-90, trop torturé et déprimé pour son propre bien...
Après, la série a été bien reçue par la critique et le public, donc je suis clairement dans la minorité, mais bon : à chaque fois que le programme tentait d'être touchant, mélodramatique et triste, je suis resté de marbre.
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