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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

review

Critique éclair #123 - SAINT PATRICK - Quintessentially Irish (2024)

Publié le 17 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Documentaire, Irlande, Review, Histoire

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Quintessentially Irish (2024) :

Un documentaire de plus de deux heures sur l'Irlande et tout ce qui touche de près ou de loin à la culture irlandaise et aux Irlandais : leur nature ludique et festive, leur hospitalité, leur scène musicale, leur lien avec la nature, leur sens de l'humour et de l'absurde, les liens très forts qui unissent ce peuple, son histoire, ses liens avec l'Europe, l'Angleterre, les États-Unis, les arts, la puissance économique de l'Irlande, l'histoire de la marque Guinness, la politique compliquée, le racisme, la religion, la langue irlandaise, etc, etc, etc.

On est clairement dans un métrage louant l'Irlande sous tous ses aspects, que n'aurait pas renié l'office du tourisme du pays, et si ça reste intéressant et sympathique, on sent tout de même passer les deux heures du film - par exemple, toute l'ouverture sur Pierce Brosnan qui raconte en long, en large et en travers sa carrière, n'était pas forcément indispensable.

Après, ça reste instructif sur certains points, et les Irlandais restent, eux, tout à fait attachants.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #122 - SAINT PATRICK - Love of the Irish (2025)

Publié le 17 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Irlande, USA, Review, Télévision, Hallmark, St Patrick

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Love of the Irish (2025) :

Malheureuse en amour comme dans sa carrière de danseuse, Fiona (Shenae Grimes-Beech) part avec sa mère Helen (Moira Kelly) pour un séjour en Irlande, espérant retrouver là sa grand-mère biologique, qu'Helen, adoptée, n'a jamais connue. Suivant la trace d'une lettre, elle arrive alors dans une petite bourgade où, pendant que sa mère renoue avec sa génitrice, elle fait la connaissance de Liam (Stephen Hagan), un père célibataire au caractère bien trempé.

Mwébof. En soi, rien de particulièrement mauvais dans cette déclinaison irlandaise de la romcom basique made in Hallmark, ici réalisée par Ali Liebert (qui a un petit caméo au passage), mais le tout est tellement générique et déjà vu (le père célibataire, les disputes du couple principal, les clichés locaux) qu'on n'en retient pas grand chose, la faute à une écriture peu inspirée.

Il n'y a vraiment que la sous-intrigue d'Helen et de sa mère biologique qui fonctionne réellement et parvient à générer un peu d'émotion : le reste est en pilotage automatique, même si les décors et paysages irlandais sont très jolis.

2.75 + 0.25 pour l'Irlande = 3/6

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Les bilans de Lurdo - Star Wars : Skeleton Crew, saison 1 (2024)

Publié le 16 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Disney, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Star Wars, Télévision, Review, USA, Science Fiction, Jeunesse

Les critiques et le Web ont tranché : à part Andor (que je trouve toujours relativement surestimée, une série d'espionnage et de résistance très classique, sur un personnage insipide, le tout avec une skin Star Wars) et peut-être les deux premières saisons du Mandalorien, Skeleton Crew serait la meilleure production Star Wars depuis la trilogie originelle.

Un refrain que l'on commence à connaître par cœur et qui ne veut plus rien dire, mais qui intrigue. D'autant que Skeleton Crew, écrite et produite par Jon Watts (les Spider-Man de Marvel) se présente ouvertement comme une production ultra-nostalgique, un film d'aventure jeunesse Amblin façon Goonies avec une skin Star Wars : pas forcément une œuvre particulièrement révolutionnaire, sur le papier. Mais peut-être qu'au terme des huit épisodes de 25-50 minutes de la série, mon opinion va changer...

Star Wars - Skeleton Crew, saison 1 (2024) :

Cinq ans après la chute de l'Empire galactique, quatre enfants d'une planète reculée et cachée découvrent, enfoui sous terre, l'épave d'un vaisseau inconnu, qui se réactive et les emmène dans une folle course au trésor à l'autre bout de la galaxie. Wim (Ravi Cabot-Conyers), Fern (Ryan Kiera Armstrong), KB (Kyriana Kratter) et Neel (Robert Timothy Smith) vont alors faire la connaissance de Jod (Jude Law), un pirate de l'espace aux mystérieux pouvoirs...

Et dans l'ensemble, c'est tout à fait regardable, je dois dire. Particulièrement référentiel, régressif et nostalgique, au point d'en être un temps particulièrement agaçant - tout y passe : outre la franchise Star Wars (y compris les téléfilms des Ewoks et le Holiday Special), Skeleton Crew repompe à droite et à gauche, dans les Goonies, Explorers, Pirates des Caraïbes, Peter Pan, L'île au trésor/la Planète au trésor, Le Vol du Navigator, Indiana Jones, voire même le récent Star Trek Prodigy -, Skeleton Crew prend progressivement de la vitesse, porté par un Jude Law impeccable en ex-Padawan devenu pirate manipulateur, et finit par être même assez spectaculaire.

Il faut dire que visuellement, ça tient vraiment bien la route, probablement mieux que bon nombre d'autres productions Disney +, et cela est à la fois dû aux réalisateurs présents sur le projet (outre Watts, on peut citer Bryce Dallas Howard, le duo derrière Everything Everywhere All at Once, ou encore le réalisateur de Twisters), à la direction artistique efficace (même si parfois très "on a pris un film Amblin et on a remplacé les vélos par des speeders") et à l'excellent travail d'ILM sur le projet.

Le tout se regarde donc assez agréablement, le casting secondaire est amusant (Nick Frost en robot-pirate, Matthieu Kassovitz en chef de guerre, Kelly McDonald en chasseuse de primes, mais aussi Alfred Molina ou encore Stephen Fry au doublage de certains personnages), mais ce n'est pas sans défauts.

Parfois, ces défauts sont issus de l'écriture : à trop coller au moule Amblin, Skeleton Crew semble occasionnellement être une pâle copie plutôt qu'un hommage ; il y a beaucoup de grosses ficelles et de raccourcis maladroits qui sont uniquement là pour permettre aux épisodes de rester sous la barre de la demi-heure à peine ; certaines idées sont vraiment assez ratées (la planète de Kassovitz, dont la "fille" est un enfant soldat à l'accent français approximatif, et qui forcément fait des cabrioles en mode Parkour) et, plus problématique, les quatre enfants principaux sont sous-développés, et réduits à des traits de caractère basiques (et un peu à des quotas de diversité, aussi).

Il y a ainsi Wim, le petit métis impulsif qui rêve d'aventure ; Fern, la caucasienne de bonne famille qui se rebelle et s'autoproclame leader du groupe ; KB, asiatique handicapée depuis un accident et porteuse de prothèses cybernétiques ; et Neel, l'extraterrestre petit gros de service. Quatre personnages qui ne convainquent que partiellement, Wim et Fern s'avérant assez peu sympathiques (j'ai énormément de mal avec Fern, très clichée, et à l'interprétation que je qualifierai de "Cara Delevingnesque"), alors que KB et Neel restent souvent sous-exploités (ce n'est pas une surprise si ce sont ces deux derniers personnages qui, lorsque la série prend quelques instants pour respirer, se démarquent du reste).

Et puis je n'ai pas été particulièrement séduit par la bande originale du fils de Michael Giacchino, un peu trop éparpillée : ici, c'est de la musique de pirates, là, quelque chose de trop subtil pour marquer les esprits, ailleurs, on retrouve le souffle Star Wars, bref, c'est un peu inégal (du moins, tel que présenté à l'écran).

À l'image de la série, en fait, pleine de bonne volonté et de bonnes intentions, mais parfois maladroite, et fréquemment précipitée. Skeleton Crew, c'est sympathique, les plus jeunes adoreront probablement, mais je suis resté sur ma faim pendant les deux premiers tiers de la saison.

Cela dit, ça reste honorable, et plus homogène et/ou qualitatif que les dernières séries Star Wars comme The Acolyte...

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Critique éclair #121 - Casa Bonita Mi Amor ! (2024)

Publié le 14 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Documentaire

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Casa Bonita Mi Amor ! (2024) :

Un documentaire sur le projet assez improbable de Matt Stone et Trey Parker, les créateurs de South Park, qui ont décidé, un beau jour, d'investir des millions de dollars (au début une poignée de millions, au final plus d'une quarantaine) et de sauver la Casa Bonita, un restaurant thématique/parc d'attraction en intérieur tombé en désuétude et pourtant particulièrement connu et apprécié au Colorado (plus pour son ambiance que pour sa nourriture, cela dit).

On suit ici les débuts du projet de rénovation, les innombrables difficultés d'un bâtiment totalement abandonné (et déjà, à la base, pas du tout aux normes), les frustrations, les coups de gueule avec les entrepreneurs, l'enthousiasme de tous les habitants de la région, et tout un côté créatif qui pose une problématique assez intéressante : comment rénover et remettre au goût du jour un lieu à ce point lié à une époque et à la nostalgie de ceux qui ont grandi avec l'établissement depuis les années 70 ?

Une problématique que tous les parcs d'attraction ont connu un jour ou l'autre, et qui trouve ici une réponse plutôt convaincante, le résultat de cette Casa Bonita 2.0, mâtinée d'humour South Park, s'avérant plutôt convaincant.

4.5/6 

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Critique éclair #120 - Baby Bluff (2025)

Publié le 12 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, Netflix, Romance, USA

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Baby Bluff (Kinda Pregnant - 2025) :

Plaquée par son compagnon, Lainey (Amy Schumer) remarque un beau jour que les femmes enceintes sont nettement mieux traitées par la société que les quadragénaires célibataires et sarcastiques, comme elle. Elle décide alors de se faire passer pour enceinte à l'aide d'un faux ventre, ce qui l'entraine dans une spirale de mensonges et, accessoirement, va lui faire trouver l'amour auprès de Josh (Will Forte)...

Une production Happy Madison, réalisée par le neveu d'Adam Sandler, avec la femme et la fille de ce dernier dans de petits rôles, pour une comédie co-écrite par Amy Schumer, qui tente là de retrouver le succès en solo avec un film parlant de grossesse et de romance, dans la droite lignée de En Cloque mais pas trop, téléfilm ABC Family de 2009 avec Lindsay Lohan.

Le problème étant que ce métrage tente très maladroitement d'être à la fois une comédie trashouille à la Schumer avec un personnage principal détestable et égocentrique, une comédie romantique sirupeuse, un film bourré de slapstick, un film féministe montrant la grossesse féminine dans ce qu'elle a de moins glamour et de plus éprouvant psychologiquement, etc... le tout avec la "sensibilité" d'un Sandler et d'Amy Schumer.

Ce qui ne fonctionne pas, forcément. D'autant plus si l'on a déjà une patience limité vis à vis du numéro habituel de Schumer : les ruptures de ton sont brutales et affaiblissent le tout, ça gueule beaucoup, Schumer en fait trois tonnes (sans mauvais jeu de mots lié à sa prise de poids), la romance paraît fréquemment forcée, les personnages sont trop peu attachants et sympathiques, l'évolution de la relation de Lainey et de sa BFF est clichée au possible, bref... on s'ennuie un peu, malgré une durée de 90 minutes environ.

Bof.

2/6 

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Critique éclair #119 - Joker : Folie à deux (2024)

Publié le 10 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Musique, Critiques éclair, USA, Review, DC, Thriller, Romance

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Joker : Folie à deux (2024) :

Désormais emprisonné à l'asile, Arthur Fleck (Joaquin Phoenix), neurasthénique, est sur le point de passer au tribunal pour tous ses crimes, lorsqu'il rencontre Lee Quinzel (Lady Gaga), une autre détenue, pyromane, dont il s'éprend soudain. Ensemble, le couple va alors connaître une romance intense et compliquée, qui va amener Fleck à faire le point sur son identité réelle...

Mouais. Une suite inutile à un film qui l'était déjà fortement (tout en étant relativement regardable pris comme un DC Elseworlds ou un hommage pataud à Scorsese), ce Joker II décide, sans réelle justification narrative, de s'improviser comédie musicale (du moins, dans la mesure où un film où les personnages murmurent/chuchotent leurs chansons en étant à peu près justes peut s'appeler une comédie musicale...), et de se poser comme une sorte de réponse à une certaine catégorie de fans du premier film, qui se sont reconnus dans le personnage du Joker et l'ont célébré.

Ici, le Joker/Arthur est clairement (et plus que jamais) présenté comme un malade mentale pathétique et maladif, dont les fans sont probablement plus atteints et dangereux que lui. À l'image de Lee, une relecture d'Harley Quinn en mode "fille de bonne famille fangirl qui pousse Arthur pour qu'il soit le Joker qui a su capturer son imagination et son cœur", mais qui finit par le lâcher totalement dès lors qu'Arthur assume publiquement que le Joker n'est qu'un déguisement, et qu'il est bien un loser incel fragile tant mentalement que physiquement, voire une victime (une "prise de conscience" qui intervient après qu'il se soit fait violer et tabasser par les gardes à l'asile... mouais).

On se retrouve donc avec, pendant la première heure, une romance bancale qui redonne espoir à Arthur peu de temps avant son procès, une romance parsemée de chansons peu probantes ; et puis, dans la deuxième heure, on a un film de procès mollasson et terne, pas très convaincant non plus, qui propose peut-être la séquence musicale la plus travaillée du film, dans le tribunal. Mais constamment, on a l'impression que le métrage n'ose paradoxalement rien : il ne va pas à fond dans les séquences musicales, il reste toujours trop timide, et finit par botter en touche, lorsque Fleck se fait poignarder par un autre patient d'Arkham après que ce dernier lui ait raconté une blague. Fleck se vide de son sang et décède, pendant que l'autre patient, en arrière-plan, éclate de rire et se fait un sourire de Glasgow au couteau, à la Heath Ledger.

Un peu comme un message de Todd Phillips destiné aux fans de comics frustrés, et qui enterre un peu plus le premier film : "c'est bon, vous êtes contents, Fleck n'était pas le vrai Joker, vous pouvez vous calmer".

Mouais. Pas surprenant de voir que le film a fait un flop, et que les fanboys du premier Joker, au protagoniste perçu comme un symbole anarchiste, révolutionnaire et anti-système, ont vite fait de se détourner de ce second volet.

2/6 

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Les bilans de Lurdo - Kite Man, saison 1 (2024)

Publié le 9 Mars 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, DC, HBO, Comédie, USA, Review, Fantastique, Science Fiction, Télévision

Spin-off en 10 épisodes de la série d'animation Harley Quinn (qui commence à gentiment tourner à vide) ce Kite Man : Hell Yeah ! n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la formule de la série d'origine : un couple principal amoureux et déjanté, un groupe de seconds couteaux éclectiques et pas très futés, des références et clins d'œil moqueurs, et des antagonistes menaçants... sans oublier le gimmick ambulant Bane, qui est abonné à des sous-intrigues soulignant toujours plus son incompétence.

Kite Man, saison 1 (Kite Man : Hell Yeah ! , season 1 - 2024) :

Amoureux et désireux de s'établir ensemble, Kite Man (Matt Oberg) et sa compagne Golden Glider (Stephanie Hsu) finissent par racheter Noonan's, bar miteux pour super-méchants, qu'ils gèrent tant bien que mal, entourés de leurs habitués Bane (James Adomian), la Reine des Fables (Janelle James), les Dubelz (Michael Imperioli), etc, sans oublier le personnel du bar, Sean Noonan (Jonathan Banks) et Malice Wundabar (Natasia Demetriou)... Mais l'Équation d'anti-vie de Darkseid (Keith David) finit entre leurs mains, et Lex Luthor (Lance Reddick/Amuche Chukudebelu) et Helen Villigan (Judith Light) sont prêts à tout pour l'obtenir.

Les scénaristes (tous issus de Harley Quinn) ne s'en cachent pas, et le titre original de la série (Noonan's) était assez clair à ce sujet : Kite Man a été conçue comme une version animée et superhéroïque de Cheers, avec ce que ça implique de format sitcom et de personnages secondaires.

Et effectivement, la série s'avère assez agréable à regarder, pour peu que l'on n'en attende pas plus qu'un contenu léger et parodique. Pour tenter d'impressionner son père, Kite Man tente d'obtenir un vrai pouvoir, et se transforme un temps en Beast Mode (une sorte de super bro super connard) ; Glider tente de contrôler ses pouvoirs et d'assumer ses mommy issues ; Bane remonte le temps via des toilettes magiques (visiblement, un des scénaristes a récemment revu Hot Tub Time Machine) et tombe amoureux de la mère de Glider, dans les années 80 ; une poule s'empare de l'Équation et devient un kaiju géant et destructeur ; l'élection du Méchant célibataire le plus sexy déchire la communauté des super-méchants ; Darkseid finit par arriver ; et toute la saison se conclut par de la baston générale entre les habitués de Noonan's et les sbires de Luthor... entre autres.

Et pendant tout ce temps, le couple Kite Man/Glider reste toujours sympathique et attachant, jamais trop criminel, vulgaire ou sarcastique pour agacer le spectateur, et les épisodes s'enchaînent, toujours rythmés et amusants, avec quelques caméos rigolos (Richard Kind en inspecteur de l'hygiène, Clayface, Frank la plante carnivore...) et une écriture qui n'a toujours que faire de la censure... ou presque, puisque comme d'habitude, à l'Américaine, on peut montrer tous les démembrements et les litres de gore imaginables, mais la nudité, c'est verboten.

Pas forcément surprenant, en soi, mais quand les scénaristes font exprès de placer toute une scène de combats dans un spa, avec une Glider totalement nue (mais stratégiquement floutée) qui tue tout le monde en faisant des pirouettes, on se demande bien quel intérêt ils y trouvent... (d'autant que ce n'est même pas fait sur un ton comique, à la Austin Powers).

Mais peu importe. En conclusion, Kite Man, c'est tout à fait honorable et regardable, mais il faut bien avouer que le programme ne parvient pas forcément à justifier l'existence de ce spin-off anecdotique, au delà du gimmick memesque "Kite Man c'est un loser, et ça, c'est drôle".

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Critique éclair #118 - Vice-Versa 2 (2024)

Publié le 7 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Pixar, Disney, Critiques éclair, Drame, USA, Review, Jeunesse

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Vice-Versa 2 (Inside Out 2 - 2024) :

Désormais sur le point de devenir adolescente, Riley (Kensington Tallman) est invitée à prendre part à un camp d'entraînement de hockey avec ses deux meilleures amies Bree (Sumayyah Nuriddin-Green) et Grace (Grace Lu). Mais tout se complique lorsque Bree et Grace lui annoncent qu'elles ne vont plus se voir à la rentrer, et la pression à l'idée de rencontrer son idole Val (Lilimar), joueuse de renom, déclenche un torrent de nouvelles émotions dans son organisme : Anxiété (Maya Hawke), Envie (Ayo Edebiri), Ennui (Adèle Exarchopoulos) et Embarras (Paul Walter Hauser), qui vont prendre le contrôle de Riley, au grand dam de Joie (Amy Poehler) et de ses collègues...

Le premier Inside Out, s'il souffrait un peu du symptôme Pixar du film qui commence par une idée de court-métrage très forte et se poursuit sous la forme d'un récit d'aventures sympathique mais pas au même niveau, restait globalement un excellent divertissement, drôle et touchant.

Neuf ans plus tard, cette suite fait sens, puisque Riley a grandi, et qu'elle fait désormais l'expérience de nouvelles émotions. Et ça reste réussi, bien qu'un cran en dessous du premier volet (ce qui n'est pas forcément très surprenant, en soi).

Alors si j'étais aussi cynique qu'une bonne partie des critiques américains, je dirais que ce film pue l'exploitation de franchise, que Pixar n'a plus d'inspiration depuis que c'est une succursale Disney, que les disparités salariales qui ont mené au remplacement de Mindy Kaling et de Bill Hader par Liza Lapira et Tony Hale sont honteuses, que le scénario aurait dû développer le grand secret de Riley et le lier à son admiration pour Val dans une sorte de crush amoureux LGBTQ non assumé, et que sais-je encore...

Mais non : tous ces arguments frôlent en réalité bien souvent le putaclic, et Inside Out 2 reste un film tout à fait charmant et sympathique, bien qu'un peu prévisible, notamment parce qu'il ne bénéficie plus de l'effet de surprise du premier.

Les nouvelles émotions sont efficaces, leur impact sur Riley sonne juste, et le message reste cohérent avec celui du premier film : ça fonctionne, même si, effectivement, ça n'atteint pas les sommets du premier (notamment en termes d'émotion, mais aussi de musique, Giacchino ne revenant pas pour cette suite).

4/6

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Critique éclair #117 - Wicked (2024)

Publié le 5 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Musique, Fantastique, USA, Review

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Wicked (2024) :

L'origine d'Elphaba (Cynthia Erivo), la mythique Sorcière de l'ouest d'Oz, et de son amitié avec Glinda (Ariana Grande), la bienveillante Sorcière du sud, avant qu'Elphaba ne soit crainte dans tout le royaume...

Adaptation de la comédie musicale elle-même librement adaptée du roman Wicked (précurseur de cette vague d'adaptations déconstruisant des oeuvres et des contes de fées classiques en présentant le point de vue du méchant et en tentant de le nuancer) et qui s'attaquait en l'occurrence au Magicien d'Oz de L. Frank Baum, Wicked arrive après un development hell conséquent, filmé par John M. Chu, et proposant, au premier abord, un métrage clinquant et sirupeux, guère engageant pour le non-fan que je suis.

Et si, effectivement, la facette musicale du métrage n'a guère convaincu le novice de Wicked que je suis (je ne connaissais que les deux grosses chansons titres, effectivement accrocheuses, mais la bande originale est, au mieux, passable), le reste de cette comédie musicale décomplexée m'a agréablement surpris.

On est en terrain assez familier : Harry Potter x Galavant x Le Magicien d'Oz (sans citer les films influencés par le succès de Wicked sur scène, comme Maléfique et compagnie), mâtiné d'un propos sur les différences et les inégalités - propos auquel je ne m'attendais pas, je dois dire, notamment en ce qui concerne les animaux qui parlent, et qui malheureusement finit par faire d'Elphaba une défenseuse incomprise des opprimés, une social justice warrior qui s'indigne, défend l'égalité des droits, se révolte pour la cause animale, et devient une terroriste aux yeux du monde - pas forcément une caractérisation très subtile ou intéressante, du moins en ce qui me concerne.

Heureusement, il existe, en filigrane et pendant tout le film, un côté slapstick et comique qui m'a agréablement surpris, avec en particulier une Galinda/Ariana Grande renouant totalement avec ses années sitcom, toute en mimiques, en poses improbables, en gestes exagérés, etc. Alors j'ignore quelle part provient de la comédie musicale, de l'écriture de l'une des deux coscénaristes venue du milieu des sitcoms, ou de l'interprétation des actrices, mais ça fonctionne, et ça évite que Wicked ne soit pompeux ou trop sérieux pour son propre bien.

Ça n'évite cependant pas les passages musicaux insipides qui s'enchaînent, mais ça les fait plutôt bien passer, d'autant que la direction artistique et les décors offrent suffisamment de visuels spectaculaires et intéressants pour que le spectateur ait toujours de quoi rester intéressé (merci les effets spéciaux made in ILM).

Comme je le disais, donc, je n'attendais absolument rien de ce Wicked sur la base de sa bande-annonce ou de sa réputation... et je mentirais en disant que je vois là le classique absolu que ses fans et les médias encensent régulièrement. Mais pour peu qu'on ne soit pas réfractaire aux comédies musicales, ça passe plutôt bien (même si j'ai de gros doutes sur la pertinence d'une suite...)

3.75/6 

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Critique éclair #116 - Kraven the hunter (2024)

Publié le 3 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Fantastique, Sony, Marvel, USA, Review, Science Fiction

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Kraven the hunter (2024) :

Les origines de Kraven (Aaron Taylor-Johnson), fils du cruel mafieux Nikolaï Kravinoff (Russell Crowe), qui, après un accident de chasse dans la savane, se voit doté de capacités physiques extraordinaires et surhumaines. Il devient alors "Le Chasseur", tueur à gages chassant les pires criminels de la planète... Il attire alors l'attention du Rhino (Alessandro Nivola), un mercenaire bien décidé à prendre la place de Nikolaï à la tête de la pègre russe, et qui kidnappe Dmitri (Fred Hechinger), le frère de Kraven, pour tendre un piège à ce dernier...

Énième tentative de Sony d'exploiter l'univers étendu de Spider-man sans utiliser le personnage principal, après une trilogie Venom médiocre, Morbius et le récent (et incompétent) Madame Web, Kraven tente de faire de l'un des antagonistes du Tisseur un anti-héros bodybuildé et sympathique, mais ne parvient jamais à le rendre intéressant ou dynamique.

Il faut dire qu'avec près de deux heures au compteur, avec une distribution secondaire unanimement insipide et transparente (le Rhino, l'Étranger, le Caméléon, Calypso... hormis Kraven et Russell Crowe, pas de salut) et avec des effets numériques très inégaux (le duel final contre le Rhino est... immonde), il n'y a pas forcément grand chose à sauver de ce long-métrage souvent inerte, qui aura passé plus de temps en development hell qu'en salles. et qui se contortionne in extremis (en vain) pour tenter d'amener une fin alignée sur le comics.

Quelques scènes d'action surnagent (quand elles ne sont pas tirées vers le bas par des doublures numériques caoutchouteuses), la post-synchro est approximative mais passable, et dans l'ensemble, c'est assez terne et mollasson. Espérons que ce Kraven signera la fin de l'ère Marvel-Sony dans cette incarnation frustrante... mais bon, je ne me fais pas trop d'illusions.

2.25 - 0.25 pour la reprise intégrale (et bien fainéante) du thème d'Octobre Rouge de Poledouris durant toute l'introduction, parce que "hey, ça se passe en Russie, trouvez-moi un truc qui sonne vaguement russe, même si ça n'a rien à voir avec le film" = 2/6

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