Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
/image%2F7070347%2F20250531%2Fob_f98cc0_snnrs-vert-ensemble-2764x4096-do.jpg)
Sinners (2025) :
En 1932, dans le Mississippi, Smoke and Stack Moore (Michael B. Jordan), deux petites frappes ayant travaillé pour Al Capone, reviennent dans leur ville natale pour y ouvrir un juke joint, où célébrer la culture afroaméricaine et vendre de l'alcool. Rapidement, cependant, le club et sa musique attirent l'attention des forces du Mal, et les jumeux et leurs proches doivent faire face à des vampires sanguinaires prêts à tout leur prendre.
Un long-métrage de Ryan Coogler qui a été particulièrement bien accueilli par la critique US pour de multiples raisons évidentes (le réal et l'acteur principal ont les faveurs de la critique et du public, c'est un film de genre sur le passé des afroaméricains, sur leur culture, sur l'oppression, sur la musique, c'est de l'horreur "transcendée" où les méchants vampires blancs du KKK qui tentent de voler la musique et la culture des noirs sont une grosse métaphore, avec en prime un propos survolé sur la religion, c'est un projet aux partis pris techniques très affirmés, avec photo sous-exposée, tournage pellicule, etc...) mais qui, au final, s'avère plutôt inégal.
Déjà, parce que Sinners prend bien son temps, consacrant sa première heure à de la mise en place et à la présentation des personnages - en soi, pourquoi pas (et cette première heure propose quelques jolies séquences, notamment le plan séquence qui voit le club se peupler de musiciens noirs de toutes les époques dans un grand melting pot intemporel), pour peu que la suite du film soit à la hauteur.
Mais c'est là que le bât blesse un peu : quand tout commence à partir en vrille, comme dans Une Nuit en Enfer (un grosse influence évidente du film), Coogler semble se désintéresser progressivement du genre de son métrage : la partie siège manque de tension, l'assaut des vampires est assez mou et parfois filmée de manière très basique, l'affrontement final entre les deux frères (et de manière générale tout ce qui est thématique sur la dualité) est sous-exploité, et la fin de cette intrigue arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, suivi de plusieurs épilogues pas forcément très probants formellement (Smoke qui défourraille le KKK au ralenti sur fond de riffs métal avec une sulfateuse ; Sammie, devenu star du blues, qui reçoit la visite, dans ses vieilles années, de Stack et d'Annie, vampires toujours vivants).
On en vient presque à regretter que Coogler soit parti dans un film de vampires, et pas dans quelque chose de plus sérieux et/ou historique.
Une expérience assez mitigée, donc, mais... je suis caucasien, et je suis français. Si je dois en croire toutes les suranalyses et autres commentaires énervés laissés sur le web outre-atlantique en réponse à la moindre critique un tant soit peu tiède, cela me disqualifie donc de pouvoir donner mon avis sur le film, car je ne suis pas capable de comprendre celui-ci et toutes ses subtilités ultra-profondes, ses messages, etc : le bon vieux "un film trop intelligent pour toi, réservé à ceux qui ont un cerveau", qui devient ici "réservé à ceux qui ont un cerveau afroaméricain"...
3.75/6
--
Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
/image%2F7070347%2F20241211%2Fob_135e0f_ob-71ee5e-mmm.jpg)
/image%2F7070347%2F20250528%2Fob_eea849_mv5bzwu4ndy0odktogi3oc00nwe1lwiw.jpg)
/image%2F7070347%2F20250727%2Fob_6dced8_6ovx9jcjyphvumyyofr7bylo24k.jpg)
/image%2F7070347%2F20250728%2Fob_be533b_vx9jhavp8rkgtmrh4baizaqaii8.jpg)
/image%2F7070347%2F20250728%2Fob_4cc7c5_1bdcda75-ee35-4e45-a643-afe5cb97e719.jpg)
/image%2F7070347%2F20250728%2Fob_8e41fb_hysteria-group-shot-h-2024.jpg)
/image%2F7070347%2F20250728%2Fob_fbc519_ntguchsvr3nneljrb8vgztir7ok.jpg)
/image%2F7070347%2F20250528%2Fob_5d7797_new-poster-for-fear-street-prom.jpg)
/image%2F7070347%2F20250521%2Fob_adf3dd_mv5bzdayzddjzgetnmzkzc00nzzilwjh.jpg)
/image%2F7070347%2F20250520%2Fob_c07dd7_final-destination-bloodlines-ver2.jpg)
/image%2F7070347%2F20250515%2Fob_6b2ce6_mv5bmjjlntk1odqtm2fhzs00odm3lwiw.jpg)
/image%2F7070347%2F20250513%2Fob_0c4b44_mv5botc3nda5odqtyjqzys00nwe3lwe1yjytnj.jpg)
/image%2F7070347%2F20250511%2Fob_c05005_ems-chjklwvtcy1hc3nldhmvbw92awvz.jpg)
/image%2F7070347%2F20250604%2Fob_b0104c_latest.jpg)
/image%2F7070347%2F20250607%2Fob_82748e_cas-102-unit-00689r3.jpg)
/image%2F7070347%2F20250607%2Fob_ee383f_4yjkghllmqpaxqko8sri2p83f8l.jpg)
/image%2F7070347%2F20250607%2Fob_f14776_kaetw67jouu1kwegajbkhlociyb.jpg)
/image%2F7070347%2F20250607%2Fob_aa663d_tki5uqh7wrzzknpzbjdgnf62gk7.jpg)
/image%2F7070347%2F20250607%2Fob_0db474_udp96cu3xx6kyxduznd5guowbn7.jpg)
/image%2F7070347%2F20250607%2Fob_fed981_sabrina-midwinter10.jpg)