Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Spin-off en 10 épisodes de la série d'animation Harley Quinn (qui commence à gentiment tourner à vide) ce Kite Man : Hell Yeah ! n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la formule de la série d'origine : un couple principal amoureux et déjanté, un groupe de seconds couteaux éclectiques et pas très futés, des références et clins d'œil moqueurs, et des antagonistes menaçants... sans oublier le gimmick ambulant Bane, qui est abonné à des sous-intrigues soulignant toujours plus son incompétence.
Kite Man, saison 1 (Kite Man : Hell Yeah ! , season 1 - 2024) :
Amoureux et désireux de s'établir ensemble, Kite Man (Matt Oberg) et sa compagne Golden Glider (Stephanie Hsu) finissent par racheter Noonan's, bar miteux pour super-méchants, qu'ils gèrent tant bien que mal, entourés de leurs habitués Bane (James Adomian), la Reine des Fables (Janelle James), les Dubelz (Michael Imperioli), etc, sans oublier le personnel du bar, Sean Noonan (Jonathan Banks) et Malice Wundabar (Natasia Demetriou)... Mais l'Équation d'anti-vie de Darkseid (Keith David) finit entre leurs mains, et Lex Luthor (Lance Reddick/Amuche Chukudebelu) et Helen Villigan (Judith Light) sont prêts à tout pour l'obtenir.
Les scénaristes (tous issus de Harley Quinn) ne s'en cachent pas, et le titre original de la série (Noonan's) était assez clair à ce sujet : Kite Man a été conçue comme une version animée et superhéroïque de Cheers, avec ce que ça implique de format sitcom et de personnages secondaires.
Et effectivement, la série s'avère assez agréable à regarder, pour peu que l'on n'en attende pas plus qu'un contenu léger et parodique. Pour tenter d'impressionner son père, Kite Man tente d'obtenir un vrai pouvoir, et se transforme un temps en Beast Mode (une sorte de super bro super connard) ; Glider tente de contrôler ses pouvoirs et d'assumer ses mommy issues ; Bane remonte le temps via des toilettes magiques (visiblement, un des scénaristes a récemment revu Hot Tub Time Machine) et tombe amoureux de la mère de Glider, dans les années 80 ; une poule s'empare de l'Équation et devient un kaiju géant et destructeur ; l'élection du Méchant célibataire le plus sexy déchire la communauté des super-méchants ; Darkseid finit par arriver ; et toute la saison se conclut par de la baston générale entre les habitués de Noonan's et les sbires de Luthor... entre autres.
Et pendant tout ce temps, le couple Kite Man/Glider reste toujours sympathique et attachant, jamais trop criminel, vulgaire ou sarcastique pour agacer le spectateur, et les épisodes s'enchaînent, toujours rythmés et amusants, avec quelques caméos rigolos (Richard Kind en inspecteur de l'hygiène, Clayface, Frank la plante carnivore...) et une écriture qui n'a toujours que faire de la censure... ou presque, puisque comme d'habitude, à l'Américaine, on peut montrer tous les démembrements et les litres de gore imaginables, mais la nudité, c'est verboten.
Pas forcément surprenant, en soi, mais quand les scénaristes font exprès de placer toute une scène de combats dans un spa, avec une Glider totalement nue (mais stratégiquement floutée) qui tue tout le monde en faisant des pirouettes, on se demande bien quel intérêt ils y trouvent... (d'autant que ce n'est même pas fait sur un ton comique, à la Austin Powers).
Mais peu importe. En conclusion, Kite Man, c'est tout à fait honorable et regardable, mais il faut bien avouer que le programme ne parvient pas forcément à justifier l'existence de ce spin-off anecdotique, au delà du gimmick memesque "Kite Man c'est un loser, et ça, c'est drôle".
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Vice-Versa 2 (Inside Out 2 - 2024) :
Désormais sur le point de devenir adolescente, Riley (Kensington Tallman) est invitée à prendre part à un camp d'entraînement de hockey avec ses deux meilleures amies Bree (Sumayyah Nuriddin-Green) et Grace (Grace Lu). Mais tout se complique lorsque Bree et Grace lui annoncent qu'elles ne vont plus se voir à la rentrer, et la pression à l'idée de rencontrer son idole Val (Lilimar), joueuse de renom, déclenche un torrent de nouvelles émotions dans son organisme : Anxiété (Maya Hawke), Envie (Ayo Edebiri), Ennui (Adèle Exarchopoulos) et Embarras (Paul Walter Hauser), qui vont prendre le contrôle de Riley, au grand dam de Joie (Amy Poehler) et de ses collègues...
Le premier Inside Out, s'il souffrait un peu du symptôme Pixar du film qui commence par une idée de court-métrage très forte et se poursuit sous la forme d'un récit d'aventures sympathique mais pas au même niveau, restait globalement un excellent divertissement, drôle et touchant.
Neuf ans plus tard, cette suite fait sens, puisque Riley a grandi, et qu'elle fait désormais l'expérience de nouvelles émotions. Et ça reste réussi, bien qu'un cran en dessous du premier volet (ce qui n'est pas forcément très surprenant, en soi).
Alors si j'étais aussi cynique qu'une bonne partie des critiques américains, je dirais que ce film pue l'exploitation de franchise, que Pixar n'a plus d'inspiration depuis que c'est une succursale Disney, que les disparités salariales qui ont mené au remplacement de Mindy Kaling et de Bill Hader par Liza Lapira et Tony Hale sont honteuses, que le scénario aurait dû développer le grand secret de Riley et le lier à son admiration pour Val dans une sorte de crush amoureux LGBTQ non assumé, et que sais-je encore...
Mais non : tous ces arguments frôlent en réalité bien souvent le putaclic, et Inside Out 2 reste un film tout à fait charmant et sympathique, bien qu'un peu prévisible, notamment parce qu'il ne bénéficie plus de l'effet de surprise du premier.
Les nouvelles émotions sont efficaces, leur impact sur Riley sonne juste, et le message reste cohérent avec celui du premier film : ça fonctionne, même si, effectivement, ça n'atteint pas les sommets du premier (notamment en termes d'émotion, mais aussi de musique, Giacchino ne revenant pas pour cette suite).
4/6
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Les deux premières saisons de What If...? étaient de bonnes surprises, des anthologies souvent légères et amusantes, parfois un peu plus sérieuses, qui présentaient des scénarios alternatifs aux événements du MCU.
Certes, la saison 2 était tout de même un cran en dessous, victime de scénaristes ayant confondu la popularité du personnage de Capitaine Carter avec un besoin impérieux de la faire figurer dans la moitié des épisodes de la saison, et paradoxalement, la sérialisation de l'anthologie était ainsi devenue inutilement trop prononcée... mais ce n'était pas rédhibitoire pour autant.
Pour cette saison 3, annoncée comme l'ultime saison de la série par un Marvel qui freine un peu sur son calendrier et resserre ses budgets, peu de changement (la showrunneuse a passé la main à son bras droit des deux premières saisons, mais tout de même a écrit deux épisodes), mais une réception étrangement hostile de la part des critiques qui, pour beaucoup, semblent tout juste découvrir le concept et le ton général de la série après trois saisons, reprochant soudain à ce programme (diffusé à Noël, rappelons-le) de ne pas être plus profond, plus sombre et plus dramatique... ou tout l'inverse.
What If...?, saison 3 (2024) :
- 3x01 : "What If... the Hulk Fought the Mech Avengers?" : Après qu'une transformation incontrôlable de Hulk ait donné naissance à l'Apex, un kaiju indestructible accompagné de Gamma Beasts innombrables, la Guerre Gamma a ravagé la Terre, et les Avengers survivants ont vaincu les monstres à bord de leurs Mecha-Avengers. Mais l'Apex est de retour, et Captain America (Anthony Mackie) doit partir à la recherche de Bruce Banner (Mark Ruffalo), en exil...
Un mélange de Godzilla, de Pacific Rim, des Avengers, de Voltron, de Macross, etc, avec un gros casting vocal, des plans plutôt jolis, et des inspirations assumées (la version finale de Hulk), pour un tout qui se regarde, sans plus. Il faut dire que je ne suis pas forcément fan du genre "méchas vs monstres", donc...
- 3x02 : "What If... Agatha Went to Hollywood?" : Parce qu'elle veut s'emparer des pouvoirs du Céleste Tiamut, Agatha Harkness (Kathryn Hahn), star du Hollywood des années 30, décide de recourir aux services de Kingo (Kumail Nanjiani), l'ultime Éternel, pour réaliser un dernier rituel. Mais le maître de Kingo, Arishem, ne l'entend pas de cette oreille...
Un épisode années 30 et comédie musicale très divertissant, et visuellement assez spectaculaire. Les acteurs s'amusent clairement au doublage, le numéro de danse virevolte dans tous les sens, et il est amusant de constater que le MCU animé gère mieux l'existence des Éternels que le MCU cinématographique.
- 3x03 : "What If... the Red Guardian Stopped the Winter Soldier?" : Au début des années 90, le Red Guardian (David Harbour) part pour les USA, afin de prouver qu'il a plus de valeur que le Soldat de l'hiver (Sebastian Stan), envoyé tuer les Stark. S'en suit un road trip avec les deux hommes, des soldats aux caractères radicalement différents, traqués par Bill Foster (Laurence Fishburne)...
À nouveau, un épisode plutôt comique, en mode buddy comedy, dont on sent que les acteurs (Harbour en tête) s'en donnent à cœur joie en forçant le trait. C'est rythmé, plein d'action, c'est assez drôle, bref, c'est réussi, avec en prime une référence sortie de nulle part à Thelma et Louise.
- 3x04 : "What If... Howard the Duck Got Hitched?" : Lorsqu'ils se rencontrent durant une fête donnée par Thor, c'est le coup de foudre entre Howard le canard (Seth Green) et Darcy (Kat Dennings), qui finissent par se marier et par donner naissance à un œuf. Mais bien vite, toutes les forces du mal de l'univers tentent de mettre la main sur cet œuf au destin unique...
Troisième épisode à la suite dans le registre de la comédie, avec ici un gros, gros casting vocal (presque tout le monde reprend son rôle), une chanson de KISS et une animation décomplexée, en mode course poursuite à la Benny Hill aux quatre coins de la galaxie, avec une fin façon Arche d'alliance. Ça n'a pas dû être économique à produire, mais c'était rigolo.
- 3x05 : "What If... the Emergence Destroyed the Earth?" : Le Watcher observe un monde où, après la destruction de la Terre au cours de l'Émergence de Tiamut, Mysterio (Alejandro Saab) a pris le contrôle des ruines à l'aide de ses illusions et de son armée de robots. Avec une poignée de survivants, Riri Williams (Dominique Thorne) tente de vaincre Vision et son maître...
Mwébof, celui-là, une version post-apocalyptique pleine de seconds couteaux d'un univers improbable, avec en tête d'affiche une Riri Williams qui déjà ne convainquait pas particulièrement dans Black Panther 2. Quant à la toute fin, à savoir lorsque le Watcher cesse de se contenter de regarder et intervient semi-directement, mouais... c'est la suite logique de ce qui a été amené jusque là dans la série, mais je n'ai pas trop envie que ça fasse toute la fin de la série là-dessus.
- 3x06 : "What If... 1872?" : Justicier au Far West, Shang Chi (Simu Liu) et sa coéquipière Kate Bishop (Hailee Steinfeld) partent sur les traces du malfaisant Hood, qui enlève et exploite les immigrants chinois, et est responsable de la disparition de Xi (Meng'er Zhang), la sœur de Shang Chi...
Une sorte de Shang Chi 2 en version western (avec une confrontation finale entre Schang Chi et sa sœur qui ressemble probablement à ce qu'aurait donné le final d'un SC 2 ou 3), plutôt bien mené, même si au final, tout reste très prévisible. Uatu continue d'intervenir, ce qui débouche sur un double épisode final qui lui est consacré...
- 3x07/08 : "What If... the Watcher Disappeared?"/"What If... What If?" : Lorsqu'elles réalisent que Uatu est en danger, Captain Carter (Hailey Atwell), Kahhori (Devery Jacobs), Storm (Alison Sealy-Smith) et Byrdie (Natasha Lyonne) cherchent à accéder à la Cinquième dimension, et ont recours pour cela à un Infinity Ultron pacifiste (Ross Marquand). Mais les Watchers ont déjà décidé du sort de Uatu (Jeffrey Wright) et une ultime bataille débute alors pour sauver ce dernier...
Un double épisode final assez bof, en partie parce qu'à nouveau centré sur la team Girl power de Captain Carter (je ne suis pas du tout fan du personnage de Byrdie, façon rock chick/riot grrrl au doublage très... spécial), mais aussi parce que la deuxième moitié dégénère dans de la baston à la DBZ avec des personnages surpuissants, une fusion, une absence totale de véritables conséquences (tout le monde se passe à tabac, mais même pas un bleu), un transfert de pouvoirs bien trop facile, et un sacrifice de Carter (encore une fois) assez attendu.
Ça se regarde sur le plan du spectacle pur et simple, mais je n'ai pas trouvé tout ça particulièrement intéressant, à une scène ou deux près.
(et puis la manière dont Storm-Thor est introduite à l'arrache, juste histoire d'utiliser la doubleuse, mwébof)
Bilan saisonnier :
Une ultime saison frustrante, car proposant quelque chose de ludique et de léger dans sa première partie, avant de rebasculer dans ses travers habituels et de tout centrer sur Captain Carter vers la fin. Ce qui est un exemple assez typique de surexposition : j'aime bien le personnage de Carter en tant qu'homologue interdimensionnel de Rogers, mais entre la saison précédente et cette fin de saison, là, c'est trop.
D'autant plus que le show reste assez maladroit dans sa manière de cocher les cases du cahier des charges de représentativité habituel chez Marvel TV et Disney (on place un maximum de personnages secondaires féminins et/ou issus de la diversité, mais ils font à peine plus que de la figuration) ou de rendre OP ses personnages inventés, comme Byrdie, Storm-Thor ou Kahhori.
Bref, un peu déçu par la dernière ligne droite du programme, qui se termine (de manière assez appropriée) par un monologue d'Uatu bouclant la boucle... mais qui passe par de la baston à gogo et des facilités frustrantes pour en arriver là.
Après, est-ce que cela fait rétroactivement de la série "la pire production Marvel", comme beaucoup de commentateurs en ligne et certains critiques "pro" l'ont affirmé ? Ces mêmes critiques qui sont incapables de se mettre d'accord sur ce qu'ils auraient voulu de la série (Encore plus de postulats improbables ? Au contraire, plus de What if sérieux et développés ? Des fusions décalées de personnages, comme Thanos-Wolverine ? Ou bien moins de ça, parce que c'est trop enfantin et immature ? Tout le monde semble avoir un avis différent sur la question...) ?
Loin de là. What If...? reste une série animée sympatoche mais anecdotique, dont la saison 1 reste la plus intéressante, et qui a décliné un peu au fil des épisodes, mais rien de dramatique, et on trouve toujours, chaque saison, de quoi se mettre sous la dent.
Ultime saison de Lower Decks, et une reprise en demi-teinte, avec cinq premiers épisodes pas forcément mauvais, mais guère passionnants. Le show semble un peu s'essouffler, avec pour thématique un peu défraîchie le multivers...
Star Trek Lower Decks, saison 5 - suite et fin (2024) :
- 5x06 :Alors que deux espèces hostiles (les sphères et les cubes) sont à bord pour négocier un traité de paix, et que Mariner doit s'occuper d'Olly, une enseigne de navire difficile à gérer (et accessoirement fille de "Zeus"), le fils d'un cube disparaît, ce qui débouche sur une enquête pour meurtre...
Là, je comprends bien que l'intention était de montrer une Mariner plus mature, confrontée à une Olly qui la renvoie directement à l'époque où elle était elle-même incontrôlable, sur fond de parodie de The Outrageous Okona ou de Roméo et Juliette (ce qui revient peu ou prou au même). Et ça fonctionne à peu près, je dois bien l'avouer (Boimler et le médecin, nettement moins, du moins en ce qui me concerne).
Mais ça reste assez quelconque, au final, le genre d'épisode qui aurait pu prendre place plus tôt dans la vie de la série, sans que rien ne change. Mwé.
- 5x07 :Durant une mission d'infiltration visant à retrouver les restes d'un vaisseau fédéral provenant d'un univers parallèle, Mariner, Tendi et T'lyn se retrouvent coincées sur une planète où le temps s'écoule différemment, et elles doivent s'adapter à leur vie sur place, alors même que Tendi sombre peu à peu dans la paranoïa...
C'est dérivatif (mais ça l'assume), ça profite beaucoup d'un caméo à rallonge de Brent Spiner dans le rôle de la tête de Data, mais ça se regarde, même s'il ne faut pas y regarder de trop près au niveau de la temporalité, des clins d'œil à répétition, ou même de la sous-intrigue de Boimler et Rutherford qui lèchent la console de téléportation pour la réparer. Un peu meilleur que le début de saison, mais ça ne casse pas trois pattes à un Targ amputé.
- 5x08 :Le quotidien des officiers supérieurs du Cerritos : le Capitaine assiste poliment à des concerts, Shax lutte contre ses démons intérieurs, Ransom supervise ses subordonnés, T'ana révèle ses penchants masochistes lorsqu'elle réévalue l'échelle de douleur des patients, etc... Jusqu'à ce que les Clickets, une race insectoïde, tentent de prendre d'assaut le navire.
Pas grand chose à dire sur cet épisode, honnêtement, qui se contente de recycler à la fois le schéma Lower Decks, en l'inversant pour s'intéresser aux Upper Deckers, et le fil narratif de base d'innombrables épisodes façon "le vaisseau est envahi par des ennemis, l'équipage se défend."
Pas désagréable, parfois même amusant, mais rien de transcendant.
- 5x09 :Les aventures du double de Boimler né d'un incident de téléportation et qui, aux commandes d'un vaisseau fédéral d'une autre dimension, et à la tête d'un équipage composé de versions alternatives de T'Pol, Curzon Dax, Garak, son mari Holo-Bashir et de nombreux Kim, tente de percer à jour le mystère des fissures interdimensionnelles, en traquant le vaisseau responsable...
Énormément de fanservice facile (Superspy Garak et son mari, en particulier), des personnages qui se plaignent (très facilement) du multivers et de sa sur-utilisation, des guests parfois sous-exploités, mais aussi un tout plein d'action et dynamique, qui prépare une fin de saison pétaradante, comme d'habitude. Et puis la révolte des Kim est amusante.
- 5x10 :Lorsqu'une Klingonne décide de venger ses proches en tuant Ma'ha, le Cerritos se retrouve impliqué, d'autant que le conflit se déroule au beau milieu de l'ultime fissure interdimensionnelle encore en activité, qui transforme tous ceux qui s'en approchent en versions alternatives...
Un final un peu bordélique, qui utilise le gimmick des transformations non-stop pour susciter des réactions de "oh, j'ai reconnu cette référence/ce vaisseau/etc !!!" chez le spectateur, a recours à des Klingons bas de plafond pour provoquer un conflit peu probant, et sous-développe des sous-intrigues pour certains personnages, comme Rutherford... et pourtant, ça fonctionne à peu près, tout ça.
Il faut dire que la conclusion optimiste et appropriée du tout, le message d'unité et de confiance, et tout ce qui entoure cette fin de saison et de série jouent sur la corde sensible, et apportent une fin (définitive ?) assez satisfaisante à tout ce petit monde.
Reste que la saison, dans son ensemble, était assez passable : les scénaristes semblaient fréquemment peu inspirés, le fil conducteur n'était pas très probant, et comme trop souvent, il a fallu attendre les 2 ou 3 derniers épisodes pour que le tout se crystallise enfin, retrouvant par là-même un peu d'énergie et de direction.
Dommage : malgré ses qualités, Lower Decks n'aura jamais totalement su se défaire de ses influences Rick et Mortiennes et de son utilisation systématique des memberberries pour fanboys. Le programme reste cependant le dessus du panier des séries Trek actuelles, avec Strange New Worlds... et ce n'est pas l'éventuelle Starfleet Academy ou le téléfilm Section 31 qui vont y changer quoi que ce soit...
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Pour cette saison 5, Lower Decks continue d'adhérer au schéma entériné l'année dernière : une majorité d'épisodes sympathiques-sans-plus et unitaires, liés par un vague fil conducteur débouchant sur un grand final pétaradant. Seule différence : cette saison 5 est l'ultime et dernière fournée d'épisodes de la série, et elle est donc attendue au tournant...
Star Trek Lower Decks, saison 5 - première partie (2024) :
- 5x01 : Alors que Tendi, redevenue pirate, se trouve embarquée dans un conflit entre sa maison et des Orions azurs, le reste de l'équipage du Cerritos rencontre une version alternative de son vaisseau, après avoir traversé l'une des failles interdimensionnelles qui se multiplient récemment.
Une reprise saisonnière en mode multivers, pas désagréable, et qui confronte, séparément, l'équipage et Tendi à des destins qui ne sont pas les leurs... mais ça s'arrête là. Rien de vraiment exceptionnel dans ce premier épisode, en tout cas.
- 5x02 :Pour régler leur conflit avec les Orions azurs, Tendi et sa sœur doivent prendre part à une course de voiliers solaires contre ceux-ci... mais Tendi découvre que sa sœur est enceinte, et devient trop protectrice envers elle ; Mariner et Boimler sont en mission sur une planète sur le point de délaisser le capitalisme ; et T'lyn et Rutherford tentent de collaborer sur des réparations.
Mouais. Pas grand chose à se mettre sous la dent, dans cet épisode, un épisode relativement anecdotique et jamais particulièrement efficace. Bof.
- 5x03 :Alors que Boimler part en mission avec Ransom et Billups dans un centre de vacances paradisiaque pour y retrouver un amiral déserteur, Mariner et compagnie doivent y faire face à une entité composée de nanites qui dévorent tout sur leur passage...
Mouais (bis). Un épisode plus léger sur le fond, avec beaucoup de slapstick (Mariner et co. contre le D20 géant qui détruit tout comme dans Bad Boys 2, Boimler qui se persuade d'être uniquement là en mission pour attirer à lui tous les problèmes, et qui s'en prend plein la tête), un peu de développement pas forcément probant (Mariner et sa copine) et un toutéliage final avec l'histoire des fissures interdimensionnelles.
Ça se regarde, mais sans plus.
- 5x04 :Mariner est bien décidée à aider Ma'ah, Klingon redevenu simple fermier, à retrouver son poste de capitaine de navire, et pour cela, elle, Boimler et le frère de Ma'ah doivent passer à ses côtés des épreuves brutales ; à bord du Cerritos, deux critiques culinaires appartenant à l'espèce du Dr. Migleemo se montrent particulièrement coriaces...
Assez inégal, tout ça : ce qui tourne autour de Ma'ah sert de sympathique conclusion à l'un des arcs des Lower Decks des autres races de la galaxie, mais tout ce qui tourne autour des critiques culinaires est totalement plat et raté. Peut-être le meilleur épisode de la saison jusqu'à présent, ou du moins le plus efficace... mais ça ne veut pas dire grand chose.
- 5x05 :Pour réparer une panne, le Cerritos doit faire un arrêt à la station 80, la pire station fédérale de toute la galaxie ; et rapidement, alors que Mariner prévient tout le monde que cette station est maudite, les membres de l'équipage du Cerritos commencent à se transformer en zombies balbutiants...
Un épisode en mode maison hantée rétro (la station 80 l'est justement, 80s, avec une arcade, un vendeur de corn-dogs, des gangs de punks en cuir), pas mal de fanservice Trek, une possession, pour un tout sympathique, mais qui ne restera pas forcément en mémoire (d'autant que finalement, la station 80 est plutôt tranquille et que Mariner aurait dû s'y trouver à son aise).
(à suivre...)
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