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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

documentaire

Halloween Oktorrorfest 2025 - Satan Wants You (2023)

Publié le 16 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Religion, Histoire, USA, Review, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, Canada

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Satan Wants You (2023) :

Un documentaire diffusé sur Tubi et qui s'associe bien à un visionnage de la série Hysteria!, puisqu'il revient sur la "panique satanique  qui a brièvement traversé les USA dans les années 80, suite à la publication d'un livre sensationnaliste, Michelle Remembers, dans lequel un psychiatre canadien affirmait que ses séances de régression hypnotique effectuée sur Michelle, une patiente dépressive, prouvaient qu'elle avait été victime de satanistes malveillants et pédophiles (dont sa mère), pendant toute son enfance.

Des affirmations peu probantes, mais pourtant aussitôt prises pour argent comptant par une certaine droite américaine conservatrice, renforcées par l'Église, les talk-shows et rapidement propagées un peu partout dans le monde.

Sauf que... en fait, ce Satan Wants You ne rentre pas tant que ça dans les détails de la satanic panic, gardant toujours au centre de ses préoccupations le livre et le couple à l'origine de celui-ci : la panique reste en arrière-plan, son histoire reste sommairement décrite, jusqu'à aboutir à aujourd'hui, avec le pizzagate, QAnon et les fake news, héritiers directs des années 80 et de l'hystérie collective de l'époque.

Ce qui intéresse plus le documentaire, c'est le livre, son témoignage, et la romance problématique entre Michelle et son psychiatre, lui en quête de gloire et marqué par des images de rites africains qu'il avait filmés sur place, et elle totalement à sa botte, incapable de discerner la réalité du fantasme dans ses transes hypnotiques.

Et ce cher psychiatre de franchir le pas et de coucher avec sa patiente, avant de divorcer précipitamment de sa femme, d'épouser Michelle, et de se lancer dans une tournée mondiale de promotion de leur livre, un livre partiellement financé par l'Église catholique, plein de problèmes chronologiques et de cohérence interne, et qui a déclenché une folie collective outre-atlantique et ailleurs.

Malheureusement, à mes yeux, cette liaison (ainsi que les témoignages de leurs proches, etc) a tendance à un peu trop occuper d'espace dans ce métrage, au détriment du contexte global et d'une plongée plus approfondie dans le phénomène.

En l'état, le documentaire est intéressant, mais un peu frustrant.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - George A. Romero's Resident Evil (2025)

Publié le 6 Octobre 2025 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, USA, Review

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

George A. Romero's Resident Evil (2025) :

Un documentaire de près de deux heures qui se veut un retour sur le projet d'adaptation avorté de la franchise Resident Evil au cinéma par George Romero, le papa du genre zombieque... mais qui en réalité, ressemble fortement à ces documentaires de fans financés par Kickstarter, comme il y en a de plus en plus depuis 10-15 ans.

Par cela, j'entends que ce métrage est longuet (près de deux heures), probablement trop pour ce que ça raconte réellement (le documentaire passe l'essentiel de sa première heure à présenter Romero, à présenter la franchise Resident Evil, à expliquer le tournage de la publicité de Resident Evil 2 par Romero, et à couvrir ce dernier de louanges à la moindre occasion), et qu'il déroule son récit sur la base de scripts variés, narrés et décrits en voix off par des podcasteurs, et/ou reconstitué approximativement via des montages d'images de jeux, de films et de fanfilms.

On se retrouve donc devant un documentaire qui se consacre plus au "génie" de Romero (c'est notamment très perceptible dans la manière dont les intervenants se pâment devant le commentaire social de toutes les œuvres du réalisateur, au point de faire plein d'hypothèses sur le commentaire social de ce Resident Evil dont on ne sait pas grand chose, mais qui aurait forcément été génial et profond) qu'à une véritable analyse du projet.

Ce qui est compréhensible, vu qu'il n'existe de ce projet que des scripts et quelques études de monstres... mais ça reste tout de même frustrant : les détails du projet Resident Evil de Romero sont intéressants (il avait prévu un film ultra-gore, ce qui, forcément, n'allait pas dans la direction rentable souhaitée par Constantin Films, détenteurs des droits), mais au final, le propos du documentaire aurait pu être résumé en moins d'une heure.

3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Fiasco, saison 1 (2024)

Publié le 6 Juillet 2025 par Lurdo dans Comédie, Documentaire, Critiques éclair, Cinéma, Les bilans de Lurdo, France, Review, Netflix, Romance, Télévision

Mockumentaire en 7 épisodes de 30-40 minutes, Fiasco lorgne fortement sur une production à la The Office, et met en vedette son co-scénariste/co-créateur Pierre Niney, qui a décidément le vent en poupe ces dernières années.

Fiasco, saison 1 (2024) :

Une équipe documentaire suit le tournage chaotique d'Une femme résistante, un biopic fantaisiste du jeune réalisateur Raphaël Valande (Pierre Niney), adapté de la vie de la grand-mère, ex-résistante ayant sauvé des centaines de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais entre la famille de Raphaël qui le déteste, le financement du film qui bat de l'aile, l'attirance de Raphaël pour Ingrid (Leslie Medina), son actrice principale, et un mystérieux corbeau qui sabote la production et fait chanter Jean-Marc (Pascal Demolon), le producteur, le tournage s'avère des plus compliqués...

J'avoue, j'ai eu un peu peur en commençant la série, notamment parce que le programme est alors assez chargé en témoignages face caméra pas très naturels et un peu trop écrits, et en exposition un peu maladroite.

C'est un risque que prennent toutes les séries (ou films) jouant la carte du mockumentaire : il faut que tout le monde soit naturel et crédible, que ce soit lors des scènes prises sur le vif, ou lors des interviews en studio en mode "confessionnal".

Heureusement, rapidement, la série trouve son ton et son rythme de croisière : ce n'est pas parfait, les épisodes sont parfois un peu bordéliques, sortes de compilation d'idées et de gags cringe sans unité thématique, et c'est très caricatural, mais dans l'ensemble, une fois que le moteur tourne à plein régime, on ne s'ennuie pas.

On regrettera néanmoins que le show téléphone un peu trop les chutes de certains gags (que ce soit des jeux de mots foireux - le quiproquo sur "Amadou et Marianne" - ou la découverte du passage secret de la grand-mère et ce qu'il renferme), qu'il soit si gentil avec le milieu du cinéma français, qu'il s'éparpille un peu çà et là, ou encore que les tentatives de pathos et d'émotion arrivent parfois comme un cheveu sur la soupe.

Cela dit, je m'attendais à bien pire, Niney s'amuse vraiment à se prendre des gadins à répétition, et finalement, ça se regarde plutôt sympathiquement.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #165 - Fucking Kassovitz (2011)

Publié le 30 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Documentaire, Science Fiction, Review, France, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Fucking Kassovitz (2011) :

Retour sur le fameux making-of d'une heure du long-métrage Babylon AD, de Kassovitz, un making-of longtemps resté controversé car faisant la lumière sur un tournage catastrophique, plombé tant par l'incompétence d'une partie de la production des pays de l'Est que par l'égo surdimensionné de Vin Diesel, et le tempérament de Kassovitz.

Après, on peut le comprendre, ce Kassovitz, que l'on voit maigrir et s'enfouir de plus en plus dans sa doudoune à capuche à mesure que l'ampleur du désastre de ce tournage devient claire : face à des départements artistiques tous à la traine et ne lui proposant rien de ce qu'il avait demandé des semaines plus tôt, victime d'une sécurité défaillante (explosion qui se déclenche trop tôt, projecteurs qui tombent à deux centimètres de la tête d'une membre de l'équipe), confronté aux caprices d'un Baboulinet immature, bloqué par des financiers américains qui lui coupent son budget déjà limité et prennent le contrôle du film, Kasso décroche progressivement. 

Et comme il n'a pas un caractère facile, ça coince. 

Un documentaire intéressant et, semble-t-il, assez objectif (Mélanie Thierry est là pour exprimer un point de vue relativement neutre, mais sincère), Fucking Kassovitz évoque Lost in la Mancha, et d'autres making-ofs similaires, rappellant à quel point un film, quel qu'il soit, n'est qu'un chateau de cartes en équilibre précaire, et qu'il en faut peu pour que tout s'écroule.

4.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #158 - Maelstrom : The Odyssey of Waterworld (2018)

Publié le 13 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Histoire, Documentaire, Drame, Critiques éclair, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Maelstrom - The Odyssey of Waterworld (2018) :

Un documentaire (sorti en tant que bonus pour le dvd du film aux USA) de 90+ minutes qui retrace, au travers d'images d'archive, de production et d'interviews actuelles et passées, la genèse difficile de ce blockbuster à l'ancienne, au budget faramineux pour l'époque, et aux ambitions démesurées.

Et c'est très intéressant, tout ça, puisque tout le monde est interviewé... ou presque. Pas de trace des acteurs ou de Kevin Costner (hormis via des interviews de l'époque), ce qui n'est guère surprenant : inondé de mauvaise presse (le film était devenu le bouc émissaire de l'industrie et des journalistes, qui propageaient bon nombre de rumeurs non fondées), le métrage, initialement plus sombre et d'une durée de 3 heures, est passé sous les ciseaux des monteurs lorsque Kevin Costner a repris les rênes du projet, une fois Kevin Reynolds (le réalisateur) évacué.

On a donc ici le point de vue de l'équipe originale (y compris du compositeur original, Marc Isham, remplacé lui aussi par James Newton-Howard, pour un score très swashbuckling), mais pas celui de Costner, probablement rebuté par l'expérience et par le flop médiatique du film.

Incomplet, donc, mais intéressant néanmoins, notamment parce que ça rappelle la quantité astronomique d'efforts et de travail nécessaires pour donner vie à un tel projet avant l'essor du numérique.

4/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - The Office, saison 1 (2024)

Publié le 13 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Documentaire, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Série, Télévision, Review, Australie, Amazon

Nouvelle adaptation de la série britannique de Ricky Gervais, cette déclinaison australienne en 8 épisodes de 15-20 minutes transpose The Office à Sydney, et est plus ou moins sortie sur Amazon dans l'indifférence la plus totale. Était-ce bien mérité ?

The Office, saison 1 (2024) :

Parce que la pandémie a bouleversé les habitudes de travail, la succursale de Flinley Craddick, entreprise de packaging, gérée par l'excentrique Hannah Howard (Felicity Ward), va devoir passer en télétravail complet et fermer ses locaux. Ce qui terrorise Hannah, bien décidée à conserver son équipe en présentiel : elle a désormais un mois pour décrocher 300 000 $ de vente, et prouver ainsi à la maison-mère la valeur de sa succursale...

De mémoire, la première saison de The Office (US) était assez mollassonne, une adaptation un peu trop fidèle de la version anglaise, qui n'avait pas encore trouvé son rythme de croisière ou son identité. Ici, pour cette version australienne signée Julie De Fina et Jackie Van Beek, c'est un peu la même chose, voire pire, puisque la série doit réussir à se démarquer de la version US et de la version UK, ce qui complique d'autant la tâche à la production.

Adaptation oblige, les personnages sont ainsi très (trop) similaires : la patronne excentrique prête à tout pour sauver son entreprise, son bras droit autoritaire et sadique, les deux employés qui jouent des tours à cette dernière tout en ne s'avouant pas mutuellement leurs sentiments, le responsable des RH stoïque, le stagiaire, etc, etc... on est en terrain très familier, et malheureusement, pendant une bonne moitié de la saison, on a simplement l'impression d'un programme déjà vu, ou qui tente très fort de se démarquer de l'original en poussant les curseurs un peu trop haut.

Parce que pour le coup, Hannah Howard/Felicity Ward est gentiment fatigante, et très caricaturale, peut-être plus proche de David Brent que de Michael Scott. À deux doigts d'un personnage de sketch du SNL, avec une énergie sur laquelle le reste du show peine un peu à s'aligner.

Alors certes, cette version de The Office modernise un peu son contenu, abordant le télétravail et les licenciements qui en découlent, et à mesure que cette micro-saison avance, on sent que les scénaristes comme les comédiens trouvent un peu leurs marques, mais dans l'ensemble, on reste en terrain très familier, probablement trop pour que le show connaisse l'illustre destin de ses prédécesseurs.

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Critique éclair #123 - SAINT PATRICK - Quintessentially Irish (2024)

Publié le 17 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Documentaire, Irlande, Review, Histoire

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Quintessentially Irish (2024) :

Un documentaire de plus de deux heures sur l'Irlande et tout ce qui touche de près ou de loin à la culture irlandaise et aux Irlandais : leur nature ludique et festive, leur hospitalité, leur scène musicale, leur lien avec la nature, leur sens de l'humour et de l'absurde, les liens très forts qui unissent ce peuple, son histoire, ses liens avec l'Europe, l'Angleterre, les États-Unis, les arts, la puissance économique de l'Irlande, l'histoire de la marque Guinness, la politique compliquée, le racisme, la religion, la langue irlandaise, etc, etc, etc.

On est clairement dans un métrage louant l'Irlande sous tous ses aspects, que n'aurait pas renié l'office du tourisme du pays, et si ça reste intéressant et sympathique, on sent tout de même passer les deux heures du film - par exemple, toute l'ouverture sur Pierce Brosnan qui raconte en long, en large et en travers sa carrière, n'était pas forcément indispensable.

Après, ça reste instructif sur certains points, et les Irlandais restent, eux, tout à fait attachants.

3.5/6 

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Critique éclair #121 - Casa Bonita Mi Amor ! (2024)

Publié le 14 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Documentaire

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Casa Bonita Mi Amor ! (2024) :

Un documentaire sur le projet assez improbable de Matt Stone et Trey Parker, les créateurs de South Park, qui ont décidé, un beau jour, d'investir des millions de dollars (au début une poignée de millions, au final plus d'une quarantaine) et de sauver la Casa Bonita, un restaurant thématique/parc d'attraction en intérieur tombé en désuétude et pourtant particulièrement connu et apprécié au Colorado (plus pour son ambiance que pour sa nourriture, cela dit).

On suit ici les débuts du projet de rénovation, les innombrables difficultés d'un bâtiment totalement abandonné (et déjà, à la base, pas du tout aux normes), les frustrations, les coups de gueule avec les entrepreneurs, l'enthousiasme de tous les habitants de la région, et tout un côté créatif qui pose une problématique assez intéressante : comment rénover et remettre au goût du jour un lieu à ce point lié à une époque et à la nostalgie de ceux qui ont grandi avec l'établissement depuis les années 70 ?

Une problématique que tous les parcs d'attraction ont connu un jour ou l'autre, et qui trouve ici une réponse plutôt convaincante, le résultat de cette Casa Bonita 2.0, mâtinée d'humour South Park, s'avérant plutôt convaincant.

4.5/6 

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