Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

sitcom

Les bilans de Lurdo - The Paper, saison 1 (2025)

Publié le 28 Décembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Peacock, NBC, Télévision, Documentaire, Romance, Sitcom, USA

Spin-off de The Office par le créateur de la série originelle (et par le mari d'Ellie Kemper), pour NBC/Peacock, The Paper a diffusé les 10 épisodes de sa première saison sur la plateforme de streaming début septembre dernier, avec des résultats un peu inégaux...

The Paper, saison 1 (2025) :

Le quotidien du Toledo Truth Teller, journal en pleine décomposition, tel que filmé par l'équipe documentaire qui avait chroniqué la vie des employés de Dunder Mifflin...

Il ne faut pas s'en étonner : après un remake australien récemment diffusé sur Amazon, et d'innombrables workplace comedies ayant repris les gimmicks et les tropes de The Office, NBC a décidé de reprendre en partie en main la franchise, et de produire un spin-off officiel... qui est en réalité uniquement liée à la série d'origine par la présence d'Oscar (Oscar Nunez), ex-comptable de Dunder Mifflin et désormais comptable du journal en perdition.

Du moins, en ce qui concerne le fond. Parce qu'au niveau de la forme, The Paper est dans la directe continuité de la série-mère : musique du générique, réalisation et écriture très similaires, ressorts narratifs familiers, et personnages assez classiques.

On a ainsi Ned (Domnall Gleeson), le nouveau rédac-chef idéaliste qui en pince pour Mare (Chelsea Frei), responsable de la mise en page, et qui, à mi-saison, se flanderise et passe progressivement de clown blanc à Michael Scott-bis, maladroit, caractériel et un peu idiot ; Barry (Duane Shepard), le journaliste vétéran et sénile ; Adelola (Gbemisola Ikumelo), comptable jeune et woke qui s'improvise journaliste ; Detrick (Melvin Gregg), commercial qui en pince pour Nicole Lee (Ramona Young) ; et quelques autres personnages membres de la rédaction (certains interprétés par les scénaristes de la série)...

Sans oublier Ken (Tim Key), l'un des cadres de l'entreprise de vente de papier à qui appartient le journal, un lèche-bottes corporate et incompétent... et last but not least, Esmeralda (Sabrina Impacciatore), l'antagoniste principale de tout ce petit monde, rédactrice en chef de la version numérique du journal, fan d'articles people et creux, de clickbait et de publirédactionnels.

Et c'est au niveau d'Esmeralda que ça passera ou cassera probablement pour de nombreux spectateurs. Parce qu'autant la majeure partie de la série s'avère sympathique, et dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre d'une série de ce genre (même si les scénaristes ont fortement tendance à oublier d'apporter des conclusions à leurs intrigues hebdomadaires, laissant certains épisodes en flottement), autant Esmeralda est une caricature sur pattes, un cartoon vivant qui manigance, qui manipule et qui sabote par pur égocentrisme, par vanité et par mesquinerie.

Ce qui peut fonctionner dans une série où tout le monde est au diapason. Ce n'est pas vraiment le cas de The Paper, qui continue de tenter de mettre l'accent sur le shipping, sur l'émotion, et sur les valeurs du vrai journalisme, alors qu'à côté, on a Esmeralda qui complote comme le Coyote dans un Tex Avery. Et même lorsque les scénaristes tentent de rendre le personnage un peu pathétique et sympathique, c'est tellement forcé que ça ne fonctionne pas.

Du moins, sur moi. J'ai bien conscience que d'autres spectateurs adoreront probablement cette méchante italienne de soap qui en fait trois tonnes dans un environnement de travail "normal". En ce qui me concerne, le personnage est too much à mon goût, et ça m'a empêché de pleinement apprécier ce qui est de toute façon, au final, un spin-off honorable mais très loin de réinventer la roue.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Solar Opposites, saison 6 (2025)

Publié le 7 Décembre 2025 par Lurdo dans Amazon, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hulu, USA, Télévision, Sitcom, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Solar

Ultime saison pour Solar Opposites, annulée par Hulu, une saison en forme de bilan voulant boucler la boucle de toutes les intrigues et sous-intrigues de la série en 10 épisodes à peine, quitte à proposer quelque chose de précipité et d'un peu brouillon...

Solar Opposites, saison 6 (2025) :

Désormais sans le sou, les Opposites tentent de trouver une nouvelle source d'argent pour financer leur quotidien... et accessoirement conclure leur mission sur Terre ; dans le Mur, Cherie tente d'imposer un nouvel ordre sociétal, et finit par organiser une mission suicide pour récupérer le rayon agrandissant de Yumyulack, laissé sans surveillance... 

Si l'on ressent bien quelque chose dans cette nouvelle fournée d'épisodes, c'est que les scénaristes sont bien décidés à tout boucler avant la fin du show, pour le meilleur et pour le pire. Une fois la menace de l'ancien capitaine des Opposites évacuée manu militari dès la reprise, la saison se retrouve ainsi à avancer de manière assez désordonnée, alternant des sous-intrigues pas très marquantes ou inspirées pour les Opposites, avec l'intrigue du Mur, qui prend toujours plus de place et est toujours trop sérieuse pour son propre bien.

Le tout étant toutélié, en toute fin de saison, avec les Silver Cops, pour une conclusion clairement précipitée et approximative, qui ne satisfera pas forcément grand monde.

Dans l'intervalle, on retourne à Wooden City, on revoit brièvement le Red Goobler, Korvo devient un père digne de ce nom, Terry devient un auteur à succès de romances médiévales-fantastiques, et le Pupa évolue jusqu'à son stade ultime...

Ponctuellement, c'est amusant, mais encore une fois, il subsiste cette impression que le programme s'est un peu laissé dévorer par ses sous-intrigues (le Mur et les Silver Cops), au point de paraître plus inspiré ou motivé par celles-ci que par les mésaventures des Opposites.

Pas forcément problématique, surtout si l'on apprécie ces arcs narratifs, mais plus embêtant si l'on a déjà, à la base, des réserves conséquentes concernant ces éléments.

Et puis on ne va pas le nier : la série a eu du mal à se remettre totalement du kickban de Justin Roiland en 2023, tentant depuis ce moment de retrouver un équilibre, pas tant au niveau vocal qu'au niveau créatif.

Bref, une ultime saison qui m'a laissé mitigé : les fans aimeront, ça reste amusant à suivre, mais j'ai trouvé le tout assez décousu et bordélique, une sorte de gros fourre-tout de dernière minute qui n'a pas forcément su me convaincre sur de multiples plans.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - What We Do In the Shadows, saison 6 (2024)

Publié le 19 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA, Sitcom, Shadows

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

What We Do In the Shadows, saison 6 (2024) :

Nandor (Kayvan Novak), Laszlo (Matt Berry), Nadja (Natasia Demetriou), et Colin (Mark Proksch) se souviennent soudain qu'ils ont un autre colocataire, Jerry (Michael Patrick O’Brien), qu'ils ont oublié de réveiller de son cercueil dans les années 90. Mais Jerry trouve que ses compères se sont vraiment ramollis au fil des ans, alors qu'ils devaient conquérir New York et la région. Cette constatation sème le trouble dans le petit groupe de vampires, en amenant certains à faire le point, alors même que l'équipe documentaire annonce approcher de la fin de son tournage... 

On le sentait venir avec la saison précédente : WWDITS commençait à s'essouffler un peu, à avoir fait le tour de ses personnages incapables d'évoluer réellement, et l'arc de Guillermo touchait naturellement à sa fin.

Sans surprise, donc, on remet le couvert pour ce qui est l'ultime saison du programme, une saison 6 qui sert en quelque sorte de bilan à la série, en revenant sur ses fondamentaux (la conquête des USA par les vampires, l'équipe documentaire), et en apportant au programme une sorte de conclusion ouverte jouant la carte du méta.

11 épisodes, cette année, avec plusieurs sous-intrigues plus ou moins probantes : Lazlo décide de se replonger dans ses recherches scientifiques, et de créer sa propre créature de Frankenstein avec l'aide de Colin Robinson ; Guillermo rejoint une société d'investissement, où il reproduit, avec son nouveau patron (Tim Heidecker), la relation toxique de servitude qu'il avait avec Nandor ; ce dernier et Nadja rejoignent également l'entreprise, le premier pour garder un œil sur Guillermo, la deuxième pour s'amuser...

Ajoutez à cela quelques épisodes presque indépendants (l'hypnose qui efface la mémoire de tout le monde, Nandor qui lève une armée, le tournage d'une série policière dans le quartier des vampires, la visite du père de Lazlo, interprété par Steve Coogan), et voilà une saison à l'intérêt fluctuant : je dois bien avouer que tout ce qui est lié à Cannon, la firme d'investissement, ne m'a pas particulièrement convaincu (ce qui est problématique, puisque c'est une grosse partie de la saison), notamment parce que ça ne débouche pas sur grand chose de mémorable.

Oui, in fine, ça participe à l'émancipation de Guillermo, et à l'évolution des rapports Nandor/Guillermo, mais trop souvent, ce n'est pas hilarant ou particulièrement inspiré (Nadja en fait trois tonnes, et c'est lassant).

Plus intéressante, l'intrigue de fond centrée sur Jerry, qui devient une revisite de The Warriors avec tous les clans vampiriques de la ville qui en veulent au groupe (et un caméo amusant d'Alexander Skarsgard) ; et puis, bien sûr, l'ultime épisode de la série, un épisode méta qui parle autant de la fin du documentaire que de celle de la série, avec des personnages qui tentent de trouver une conclusion appropriée à tout ça, et plusieurs fins douce-amères (ainsi qu'une parodie du Bob Newhart Show).

Globalement, si le tout reste amusant et distrayant, la saison ne m'a pas laissé des souvenirs impérissables (pour être totalement franc, j'ai rédigé cette critique un mois ou deux après le visionnage, et il m'a fallu faire un tour sur wikipedia pour me remettre la saison en tête), la faute à des éléments pas très palpitants.

Voilà : la série ne se conclue pas sur sa meilleure saison, mais je regretterai tout de même cette bande de vampires incompétents, et cet humour si particulier...

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Upload, saison 4 (2025)

Publié le 5 Septembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Amazon, Science Fiction, Drame, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Télévision

Alors que le programme est créativement clairement sous respirateur artificiel depuis au moins la fin de la saison 2, Upload continue de survivre envers et contre tout sur Amazon, pour une quatrième et ultime saison diffusée en août.

Enfin, peut-on vraiment parler de saison alors que le tout ne consiste qu'en quatre épisodes d'une petite demi-heure à peine, sorte d'épilogue catapulté à l'ensemble du programme...

Upload, saison 4 (2025) :

Après leurs actions militantes, le Nathan (Robbie Amell) de Nora (Andy Allo) est décédé, et la jeune femme peine à se remettre de cette tragédie. D'autant qu'en parallèle, Ingrid (Allegra Edwards) va épouser sa version numérique de Nathan, ce qui n'a de cesse de perturber Nora...

Difficile de réaliser grand chose ou de dire grand chose en à peine plus de deux heures lorsqu'en parallèle d'une fin de show imposée, on doit gérer le destin des deux couples principaux, celui des personnages secondaires, tout en bouclant la boucle sur les principaux concepts du show, et ce en restant drôle et pertinent.

Forcément, ça coince un peu, surtout quand déjà, à la base, la série peinait à gérer tout ça quand elle avait 10 épisodes par saison. On se retrouve donc ici avec quatre épisodes assez inégaux, qui peinent à vraiment conclure la série de manière autre que larmoyante et mélodramatique : dans le premier épisode, coécrit par le fils du showrunner Greg Daniels, on a donc droit à la déprime de Nora, qui se perd dans une réalité virtuelle avec ses souvenirs de Nathan-réel, pendant qu'en parallèle, Nathan-virtuel et Ingrid célèbrent respectivement l'enterrement de vie de garçon du premier et l'enterrement de vie de jeune fille de la seconde.

De quoi continuer d'insister sur l'idée que la production et les scénaristes se sont vraiment pris d'affection pour Allegra Edwards/Ingrid, pour laquelle ils continuent de se démener et à laquelle ils ménagent beaucoup de place, alors qu'Andy Allo est coincée dans une romance peu probante et statique (ou plutôt, ça tourne en rond, puisqu'on retombe cette saison dans un cycle "Nathan est perdu à jamais/non, il y a un moyen de le sauver/sauf que ses jours sont comptés/non, il y a un moyen de le sauver" déjà vu dans la série).

Puis vient le second épisode, où l'on apprend que Horizen développe une nouvelle technologie de backup non destructif - avec ce que ça implique de chômage pour les employés actuels, de nouveau marché, d'esclavage des clients actuels de l'entreprise, etc... Comme précédemment, tout ce qui tourne autour de l'entreprise et de ses magouilles est bien trop sérieux pour son propre bien, avec notamment une Aleesha en mode espionnage industriel, pas très intéressante. Et puis globalement, la satire est faiblarde et survolée, ce qui n'aide pas du tout.

L'épisode 03 règle le compte des grands méchants cadres de Horizen, qui sont arrêtés (très facilement) par la police, et permet à Nathan et Nora de renouer, juste à temps pour l'épisode final de la série, un peu plus long, qui pousse à fond les curseurs du mélodrame (SPOILERS), entre la mort larmoyante de Nathan, le sacrifice héroïque de Luke (globalement ignorée par tout le monde tant la série n'a pas le temps de s'attarder dessus), et toute la menace d'une AI ayant atteint la singularité, et tentant de s'échapper de Lakeview après y avoir tout exterminé (on frôle Matrix, mais sans le budget et sans l'action).

Assez approximatif, tout ça, même si les spectateurs particulièrement attachés à la romance principale y trouveront probablement leur compte. De mon côté, entre les ressorts dramatiques évidents, les références datées des dialogues (Veronica Mars, vraiment, dans une série qui se déroule en 2033 ?), les personnages superflus reliquats des saisons précédentes (la supérieure hiérarchique, le colocataire, etc) et l'humour en demi-teinte, j'ai trouvé le tout assez bancal.

Il faut dire que je ne partage pas vraiment l'affection de la production pour le personnage d'Allegra, qui finit par avoir tout ce qu'elle voulait, et qu'on sent vraiment que Daniels et son équipe voulaient tout boucler en quatre épisodes, alors qu'ils n'ont jamais totalement réussi à maîtriser leur programme en temps normal.

Résultat : le show botte en touche, revient à un status-quo très familier (grosso modo, on revient aux débuts de la série), se permet quelques platitudes sur la vie, la mort, la solitude, l'amour, etc, et se termine mollement.

Une série vraiment pas indispensable, et une occasion manquée qui aurait probablement été annulée dès la fin de la saison 2 si elle avait été diffusée sur une chaîne de télévision plus classique.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Les bilans de Lurdo - Chronique arctique, saison 1 (2025)

Publié le 17 Août 2025 par Lurdo dans Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, Netflix, CBC, Comédie, Sitcom, Romance, Télévision

Une série inuit canadienne, diffusée simultanément sur CBC et sur Netflix en 2025, et qui propose 8 épisodes de 25 minutes environ, pour un résultat léger et plein de charme...

Chronique arctique, saison 1 (North of North, season 1 - 2025) :

Après des années passées dans un mariage étouffant avec le vaniteux et autoritaire Ting (Kelly William), Siaja (Anna Lambe) décide de le quitter, pour s'installer, avec sa fille, chez sa mère Neevee (Maika Harper), ex-alcoolique au fort tempérament. Mais il est difficile de se reconstruire dans une petite bourgade comme Ice Cove, où tout le monde se connaît et tout le monde vénère Ting...

Un format court et dynamique, des reprises inuits de chansons connues et des sonorités traditionnelles en guide d'illustration musicale, des acteurs quasiment tous autochtones (sauf Mary Lynn Rajskub, en responsable municipale locale plus inuit que les vrais inuits) et attachants, des dialogues principalement en anglais mais occasionnellement en dialecte inuit, North of North est dépaysant, et c'est ce qui fait là l'essentiel de son charme.

Parce qu'il faut être franc : sur le fond, la série ne révolutionne rien. Une histoire de femme au foyer malheureuse qui s'émancipe et tente de se reconstruire, c'est du déjà vu, et c'est le postulat de départ de pléthore de séries, aussi bien comiques que dramatiques.

Mais la touche arctique qui distingue cette série de ses semblables fonctionne bien, avec quelques excentricités amusantes (le Québécois obsédé par les chiens), et rend le visionnage de cette comédie des plus agréables. Tout au plus, on pourra reprocher au programme une certaine précipitation en fin de saison, avec un ou deux épisodes donnant l'impression d'avoir été un peu condensés à l'arrache.

Quoiqu'il en soit, le programme est très sympathique, une deuxième saison a déjà été commandée, donc je serai au rendez-vous.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - How I Met Your Father, saison 1 et saison 2 (2022-2023)

Publié le 9 Août 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Sitcom, Romance, Review, USA, Hulu, Disney, Les bilans de Lurdo

Tentative vaine de relancer la "franchise" How I Met Your Mother, HIMYF a connu deux saisons avant son annulation, en 2023, pour 30 épisodes au total diffusés sur Hulu/Disney+ et chapeautés par un duo de scénaristes spécialisés dans les comédies romantiques et les sitcoms rapidement annulées.

How I Met Your Father, saison 1 (2022) : 

Le quotidien et les amours d'un groupe de jeunes trentenaires new-yorkais, centré autour de Sophie (Hilary Duff), photographe romantique à la recherche de l'âme sœur. Autour d'elle, Jesse (Christopher Lowell), musicien désabusé suite à une rupture ; Valentina (Francia Raisa), la meilleure amie de Sophie, dans une relation avec Charlie (Tom Ainsley), aristocrate anglais ayant tout plaqué pour Valentina ; Ellen (Tien Tran), la sœur adoptive lesbienne de Jesse ; et Sid (Suraj Sharma), meilleur ami de Jesse, propriétaire d'un bar, et fiancé à Hannah (Ashley Reyes), qui travaille à l'autre bout du pays...

Et à vrai dire, la série ne commence pas sous les meilleures auspices, avec dix premiers épisodes assez médiocres. Pas forcément la faute à la distribution, une distribution très dans l'air du temps (représentativité mécanique des séries de streaming oblige), et pas forcément désagréable (Duff est toujours efficace) mais plus à un tout assez quelconque, pas particulièrement drôle, pas particulièrement inspiré, et qui s'efforce un peu trop de "moderniser" la formule HIMYM, pour la rendre plus crue, plus contemporaine, et que sais-je encore.

Autre artifice qui ne fonctionne pas vraiment : la narration en flashback, depuis le futur. Dans l'original, on avait droit à une voix off qui racontait la série à des ados face caméra ; ici, on inverse la donne, et on a Kim Cattrall, seule chez elle, qui raconte ses romances face caméra à un fils dont on ne voit rien (histoire de cacher son ethnicité éventuelle). Et très vite, il apparaît clairement que toutes ces scènes de Cattrall n'apportent rien, en plus de n'avoir pas une once du charme ou du mystère de celles de la série originale.

Pas grand chose à retenir de cette première fournée d'épisodes, donc : Ian (Daniel Augustin), le premier prétendant de Sophie présenté dans le pilote et ramené dans le final, est assez transparent, Josh Peck n'est guère plus marquant, et la série bascule très rapidement dans de l'émotion facile et du triangle amoureux appuyé, au détriment de l'humour.

Il y a bien un caméo de Robin (Cobie Smulders) dans le dernier épisode de la saison, ainsi qu'une brève apparition du Capitaine (Kyle MacLachlan)... mais ça ne fait que renforcer l'impression de pâle copie qui émane de cette première saison.

How I Met Your Father, saison 2 (2023) : 

La saison 2 du programme, avec 20 épisodes au compteur, continue dans la droite lignée de la première, mais progressivement, on sent que la distribution et les scénaristes commencent à trouver leurs marques : ces derniers mélangent les cartes, associant en binôme tous les personnages les uns avec les autres pour des sous-intrigues variées - évitant ainsi l'écueil de nombreuses sitcoms, qui finissent par isoler et privilégier certaines associations de personnages au détriment des autres.

Après, il reste tout de même des scories évidentes dans l'écriture et le casting : en tirant toutes ses cartouches trop tôt en saison 1 en ce qui concerne la relation Jesse/Sophie, la série se retrouve bien embarrassée.

Pour tenter de préserver une sorte de tension narrative et romantique, le programme force alors le trait sur la relation de Jesse et Meredith (Leighton Meester), cette dernière étant tout simplement détestable et égocentrique ; même problème du côté de Sophie, qui enchaîne les prétendants insipides (toute la relation avec le chef plus âgé est notamment un beau flop), et se trouve flanderisée dès cette seconde saison - sa version adulte, jouée par Cattrall, n'est guère plus qu'une wine mom clichée et égocentrique, et la version trentenaire de Duff finit par être immature, narcissique, menteuse,  agaçante, superficielle et un peu bête, ne voyant le monde que par le petit bout de sa lorgnette et de son égo (mention spéciale à l'épisode dans lequel Eden Sher fait un caméo, et qui voit Sophie et Val se comporter en mean-girls bitchy).

À partir de là, la série reposant intégralement sur cette romance principale en filigrane, difficile de vraiment adhérer à une grosse partie du show. D'autant que les scénaristes lorgnent fortement sur la série-mère pour leurs intrigues et leurs gags, ce qui a un peu tendance à étouffer les personnages secondaires.

Le caméo de Neil Patrick Harris, notamment, n'est là que pour rejouer la partition d'un personnage qui cherche son père biologique (ici joué par Clark Gregg), et la fin de saison (avec rupture de Sid et Hannah, tandis que Jesse et Sophie s'avouent leurs sentiments sous la pluie), fait vraiment redite de la fin de saison 1 de HIMYM, avec la rupture de Lily et Marshall, pendant que Robin et Ted s'avouaient leurs sentiments sous la pluie.

Malgré cela, HIMYF saison 2 se regarde tranquillement : le rythme est meilleur, les acteurs sont plus à l'aise et commencent à développer une certaine alchimie, les épisodes sont plus amusants... mais la série continue de se chercher, et l'on est encore loin de ce qui avait fait le succès rapide de HIMYM. Ce qui explique probablement pourquoi le programme a été annulé.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - St. Denis Medical, saison 1 (2024)

Publié le 5 Juin 2025 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Sitcom, NBC, Critiques éclair, Review, USA, Romance

Qu'est-ce que l'on obtient lorsque l'on combine NBC, la chaîne des workplace comedies (The Office, Superstore, Parks & Rec), etc, et Justin Spitzer, scénariste sur Scrubs, The Office et créateur de Superstore ? 18 épisodes de St. Denis Medical, une workplace comedy dans le milieu hospitalier, et qui utilise toutes les formules et les archétypes du genre...

St. Denis Medical, saison 1 (2024) :

À son arrivée à St. Denis Medical, centre hopitalier dans l'Oregon, Matt (Mekki Leeper), jeune infirmier maladroit originaire d'une communauté religieuse repliée sur elle-même, découvre tous ses nouveaux collègues : Ron (David Alan Grier), vétéran urgentiste ronchon, Bruce (Josh Lawson), chirurgien à l'égo surdimensionné, Alex (Allison Tolman), infirmière en chef consumée par son travail, Joyce (Wendi McLendon-Covey), directrice excentrique de l'hôpital, et la jolie Val (Kaliko Kauahi), infirmière administratrive à laquelle il n'est pas insensible...

La première chose qui saute aux yeux, lorsque l'on visionne cette saison 1 de SDM, c'est à quel point la formule habituelle de la workplace comedy NBC est ici appliquée : un format mockumentaire, une patronne à la Michael Scott, un vieux ronchon, un chirurgien arrogant et prétentieux, des patients excentriques, un jeune n00b qui découvre tout ça et qui s'éprend en secret d'une infirmière, une infirmière en chef surbookée et "normale"... on est en terrain très familier, et l'on comprend aussitôt pourquoi bon nombre de critiques US ont qualifié la série, à sa sortie, de "The Office dans un hôpital".

La comparaison aurait fonctionné aussi avec Superstore, dont on retrouve plusieurs acteurs au fil de la saison, et un peu avec Scrubs... mais la différence entre SDM et un show comme Scrubs (ou Green Wing, pour parler de sitcom médicale à l'anglaise), c'est que SDM est plus sage, et se coule vraiment dans le moule formaté des comédies de bureau américaines.

C'est un peu le problème du show, d'ailleurs : la série se repose beaucoup sur les excentricités de Joyce (parfois épuisantes), sur le will they/won't they de Matt et Val (très classique), sur les ronchonnements de Ron, et sur Alex, constamment débordée et négligeant sa vie de famille. Ce qui est une formule éprouvée (peut-être même trop), avec des acteurs solides qui portent le show sur leurs épaules et tiennent bien leur rôle... mais ça s'arrête là.

La série conserve un bon fond, refuse de vraiment se moquer du monde médical, et ça se regarde très facilement : on peut donc dire qu'en tant que première saison d'une sitcom de bureau, SDM fonctionne, mais ne fait pas d'étincelles.

C'est solide, c'est très classique (pour ne pas dire dérivatif) et c'est vaguement amusant : espérons que le programme trouvera une voix plus affirmée en saison 2, comme beaucoup de sitcoms de ce type, et saura se détacher un peu plus de ses influences.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Shifting Gears, saison 1 (2025)

Publié le 3 Juin 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, ABC, Hulu, Review, USA, Sitcom

Après C'est moi le chef ! et Super Noël : la série, Tim Allen revient sur le petit écran pour ce Shifting Gears de 10 épisodes de 22 minutes, pour Hulu/ABC, une série qui ressemble beaucoup à ce que l'acteur a déjà fait dans le passé...

Shifting Gears, saison 1 (2025) :

Républicain grincheux, veuf et propriétaire d'un garage de rénovation de véhicules de collection, Matt Parker (Tim Allen) voit sa vie soudainement changer lorsque sa fille Riley (Kat Dennings), démocrate et mère de Carter (Maxwell Simkins), adolescent, et Georgia (Barrett Margolis), fillette précoce, revient s'installer chez lui avec sa progéniture. La cohabitation s'annonce compliquée...

On le voit tout de suite, on est en terrain très balisé, avec un Tim Allen sarcastique et grognon qui fait des vannes de vieux boomer réactionnaire (notamment sur les Français), et une Kat Dennings qui s'oppose à lui, soit exactement ce qu'on pouvait déjà trouver dans Last Man Standing avec la sœur aînée de la famille (et son mari "libéral incompétent").

À partir de là, Shifting Gears n'apporte pas grand chose : on est en terrain archi-familier, c'est générique et inoffensif au possible, avec un Tim Allen étrangement raide et enroué dans certains épisodes, une Kat Dennings qui fait du Kat Dennings, des vannes mollassonnes, des rires enregistrés artificiels, des caméos plus ou moins probants (Brenda Song, Jay Leno, Nancy Travis de Last Man Standing), des personnages secondaires assez classiques (le duo de mécanos Sean William Scott/Daryl Chill Mitchell, la mécano lesbienne qui a trois lignes de dialogue dans toute la saison), et une romance gentiment forcée entre Tim Allen (71 ans) et Jenna Elfman (53 ans).

Pourtant, ponctuellement, tout ça fonctionne, notamment lorsque les scénaristes visent la sincérité et l'émotion plutôt que les vannes... mais honnêtement, on est dans de la sitcom familiale ultra-basique, à l'ancienne, et à moins d'être ultra-fan de Tim Allen, on peut passer son chemin sans hésiter.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Sprung (2022)

Publié le 1 Juin 2025 par Lurdo dans Comédie, Policier, Thriller, Critiques éclair, Sitcom, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, Review, Amazon

Après My Name is Earl, Raising Hope et The Guest Book (au format anthologique plus anecdotique), le showrunner Greg Garcia a remis le couvert pour le service freevee d'Amazon, avec une nouvelle mini-série en 9 épisodes de 30-60 minutes dans la droite lignée de ses productions précédentes : des visages connus, des personnages magouilleurs et white trash, de l'humour absurde et plein de bons sentiments...

Sprung (2022) :

Après avoir passé plus de 25 ans en prison pour un trafic de marijuana, Jack (Garret Dillahunt) est libéré en pleine crise de la COVID, sans avoir nulle part où aller. Avec Gloria (Shakira Barrera), une autre prisonnière avec laquelle il avait flirté à distance derrière les barreaux, il accepte alors l'offre de Rooster (Phillip Garcia), son codétenu, et s'installe chez la mère de celui-ci, Barb (Martha Plimpton). Mais ce logement est assorti d'une condition : que Jack, qui a tout appris en prison et qui est doté d'une excellente mémoire, aide Barb et compagnie à effectuer de petits larcins, voire même... à voler une fortune en tableau chez une représentante du Congrès malhonnête (Kate Walsh).

Difficile de faire rire avec la Covid, et pourtant, en présentant cette crise du point de vue d'une bande d'incapables (Rooster est assez lent, sa mère à peine plus vive d'esprit, Gloria ne pense qu'à magouiller, et Jack, lui, est naïf au possible), Garcia y parvient.

La série propose ainsi le portrait d'une crise durant laquelle personne ne comprend rien à rien, et d'une confusion générale qui va profiter à cette bande d'opportunistes. Tout d'abord, au travers de petites magouilles qui, sous l'impulsion de Jack, prennent pour cible de petites frappes : un trafiquant de papier toilette, un vétérinaire qui fait des tests PCR frauduleux, un trafiquant de drogues/prêteur sur gages... de quoi poser un format intrigant qui laisse deviner ce qu'aurait pu être la série si elle avait été diffusée sur un network.

On y voit en effet un Jack naïf mais ultra-doué, qui a retenu toutes les leçons enseignées pendant ses 26 années en prison, et est capable de les mettre en pratique IRL, comme une sorte d'idiot savant à la fois cambrioleur, homme d'action, spécialiste en tout, etc. Le tout mis en images avec des flashbacks sur son séjour en prison, où Jack apprend X et Y, en fonction de ses besoins du moment.

Autour de lui, que des incapables attachants, qui rapidement vont s'embarquer dans une intrigue de vol de tableaux - un fil conducteur efficace, qui culmine dans l'épisode final (le plus long), et permet une évolution de tout ce petit monde, notamment sur le plan personnel (tout le monde change un peu au gré de la saison, des romances se créent).

Bien qu'étant un peu inégale au niveau gestion du rythme, la série se regarde ainsi très facilement : les personnages sont attachants (comme souvent chez Garcia), les rebondissements sont improbables, l'humour souvent décalé, et cette vision absurde de la crise pandémique fonctionne plutôt bien, sans jamais se départir d'un fond de sincérité et d'émotion toujours agréable.

J'ai donc passé un moment plutôt agréable.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Happy's Place, saison 1 (2024)

Publié le 25 Mai 2025 par Lurdo dans Sitcom, Comédie, Télévision, USA, Review, NBC, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair

Après Reba (6 saisons, 2011-2007, sur la CW) et Malibu Country (une saison en 2012 sur ABC), Reba McEntire (l'autre légende féminine de la country outre-Atlantique, avec Dolly Parton) revient sur le petit écran, pour Happy's Place, une workplace comedy NBC en 18 épisodes, d'ores et déjà renouvelée.

Happy's Place, saison 1 (2024) :

Gérante du bar de feu son père Happy, Bobbie (Reba McEntire) supervise tranquillement son personnel : Steve (Pablo Castelblanco), le comptable latino flamboyant, Emmett (Rex Linn), le vieux cuistot ronchon, Gabby (Melissa Peterman), la barmaid excentrique et épuisante, et Takoda (Tokala Black Elk), l'homme à tout faire et serveur amérindien. Jusqu'au jour où elle rencontre Isabella (Belissa Escobedo), qui révèle rapidement qu'elle est sa demi-sœur, née d'une aventure de son père, et qui hérite donc d'une moitié de l'établissement...

Et honnêtement, on se retrouve ici avec quelque chose d'ultra-générique dans le genre. La distribution n'est pas désagréable, McEntire et Peterman ont toujours une excellente alchimie (depuis Reba) et ça a bon fond, mais on retombe dans une workplace comedy vraiment basique, avec des épisodes aux ressorts classiques, qui tentent fortement de concilier émotion et rires, à l'ancienne, sans totalement y parvenir.

Au programme, donc, du cabotinage, des caméos d'anciens de Reba (Steve Howey, Christopher Rich), beaucoup de messages sur l'acceptation et le pardon, une famille recomposée, des rires enregistrés, et des épisodes assez passe-partout, ici sur Gabby qui veut un enfant, sur Isabella qui découvre le bar et ce que l'on y fait, sur Isabella et Bobbie qui apprennent à se connaître, sur du shipping entre Bobbie et Emmett, etc, etc, etc, bref, une sitcom comfort food pour un certain public nostalgique de Reba, et une série un peu handicapée dans certains épisodes par une écriture assez abrasive d'Isabella (qui déboule comme un chien dans un jeu de quilles, commence à faire des changements dans le bar sans prévenir Bobbie, etc).

Mais dans l'ensemble, il n'y a vraiment pas grand chose à dire sur ce programme, un programme paradoxalement plus efficace du côté émotion que du côté humour, très balisé.

Je ne remettrai probablement pas le couvert en saison 2, par contre.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 > >>