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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

horreur

Halloween Oktorrorfest 2025 - The Monkey (2025)

Publié le 16 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Comédie, Halloween, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA, Thriller, Critiques éclair

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

The Monkey (2025) :

Lorsqu'ils découvrent un singe mécanique dans les affaires de leur père absent, Hal (Christian Convery/Theo James), réservé et timide, et son frère jumeau Bill (Christian Convery/Theo James), brusque et violent, découvrent que le singe se déclenche parfois aléatoirement, et provoque des morts accidentelles dans leur entourage. Mais alors qu'ils pensaient s'en être débarrassé, et qu'ils ne se parlent plus, voilà que le singe ressurgit plusieurs dizaines d'années plus tard, et menace de détruire leur vie.

Les films d'Osgood Perkins m'ont toujours laissé un peu mitigé : The Blackcoat's Daughter, I Am the Pretty Thing That Lives in the House, Gretel & Hansel, Longlegs, autant de projets travaillés, mais parfois trop maniérés et froids pour leur propre bien, et au rythme et à l'ambiance particuliers. Un problème de dosage, en fait.

Ici, pour cette adaptation libre de Stephen King, c'est un peu différent, puisque Perkins, fort du succès critique de Longlegs, propose avec The Monkey un récit qui lorgne un peu sur Destination Finale (des morts "accidentelles" qui se déclenchent via des objets inanimés, malheureusement un peu trop téléphonées dans le cas présent), qui commence dans les années 90 (qui ont, sans raison, le style des années 70, tant musicalement que visuellement), et se conclue 30 ans plus tard.

Un artifice narratif très Kingien (le secret paranormal du passé qui revient hanter les protagonistes), pour une mise en images étrangement grotesque : dans ce qui semble être une volonté de faire de l'humour noir mordant, Perkins pousse le curseur assez loin (mais pas trop), avec des morts très graphiques, à la limite du caricatural et du slapstick de cartoon.

Malheureusement, le rythme n'est pas au rendez-vous, le casting et la caractérisation sommaire des personnages les rend tout sauf intéressants (entre autres, Theo James dans le rôle principal, un Theo James qui ne m'a jamais vraiment intéressé à l'écran) et la plupart des morts sanglantes touchent des personnages dont on se moque royalement : il y a donc un vrai problème d'implication du spectateur, d'autant que Perkins ne parvient pas à rendre palpable ou sincère cette histoire de frères jumeaux ennemis et de père absent.

En fait, j'ai l'impression de me répéter, mais encore une fois, cette histoire aurait probablement mieux fonctionné au format plus court d'un Creepshow ou d'une anthologie. Là, ça tire un peu à la ligne, sans être suffisamment horrifique pour marquer, ou drôle pour emporter l'adhésion.

Un petit 2.25/6, et encore... 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - La mort d'une licorne (2025)

Publié le 15 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA, A24, Critiques éclair

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

La mort d'une licorne (Death of a Unicorn - 2025) : 

Lorsqu'ils percutent en voiture une licorne en traversant une réserve naturelle appartenant aux Leopold, une famille ayant fait fortune dans le secteur pharmaceutique, Elliot (Paul Rudd) et sa fille Ridley (Jenna Ortega) ne se doutent pas qu'ils viennent de trouver là un remède universel à toutes les maladies. Les Leopold (Richard E. Grant, Tea Leoni, Will Poulter), cependant, perçoivent aussitôt le potentiel de cette découverte, et font tout pour l'exploiter, mais bien vite, d'autres licornes encerclent le manoir Leopold, assoiffées de vengeance...

Une comédie horrifico-satirique distribuée par A24, et qui aurait fait un épisode d'anthologie amusant, façon Tales from the Crypt. En l'état, cependant, le film dure près d'une heure 50, et tente de concilier trois tonalités vraiment différentes - probablement trop.

D'un côté, environ 50 minutes en mode comédie noire avec commentaire social éventé et cabotinage de toute cette famille d'ordures aisées ; ensuite, le métrage passe ouvertement en mode Aliens (avec détecteur de mouvements et tout et tout) mâtiné de film de monstres à la Jurassic Park, se voulant simultanément une semi-parodie et un semi-hommage à ses modèles ; le tout saupoudré d'un fil conducteur sur Elliot et sa fille, à la relation difficile qui finit par se réparer au fil de ces événements.

Le souci, en fait, c'est que chacun de ces éléments est assez basique (y compris la caractérisation, très manichéenne et simpliste), et que, plutôt que de se compléter et de se renforcer mutuellement, ils résultent en un film qui tourne à vide au bout d'un moment.

Ajoutez à cela des bestioles sympathiques, mais dont les effets numériques inégaux affaiblissent le climax qui se tient en plein jour, et voilà, un essai non transformé pour cette première réalisation.

2.5/6 (au moins, tout le monde semble s'amuser) 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Creature Commandos, saison 1 (2024)

Publié le 14 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, DC, HBO, Horreur, Télévision

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Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.

Creature Commandos, saison 1 (2024) :

Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...

Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).

Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.

Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).

Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Chair de poule, saison 2 : Disparitions (2025)

Publié le 4 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Disney, Hulu, Review, Les bilans de Lurdo, USA, Télévision, Jeunesse, Anthologie, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Chair de poule, saison 2 : Disparitions (Goosebumps, season 2 : The Vanishing - 2025) :

Cece (Jayden Bartels) et son frère jumeau Devin (Sam McCarthy) arrivent à Brooklyn pour y passer l'été chez leur père Anthony (David Schwimmer), botaniste excentrique qui refuse que ses enfants descendent au sous-sol, où il effectue ses recherches. Les deux adolescents se rapprochent alors rapidement d'Alex (Francesca Noel), de Frankie (Galilea La Salvia), et de CJ (Elijah M. Cooper), qui habitent dans le quartier, alors même qu'Anthony, lui, découvre d'étranges spores déposés sur la veste de son frère aîné, disparu trente ans plus tôt dans des circonstances mystérieuses alors que sa bande d'amis exploraient un fort désaffecté tout proche, réputé hanté...

Après une première saison inégale (qui se faisait un malin plaisir de consacrer la majeure partie de ses 10 épisodes à des revisites de romans Chair de Poule, et qui toutéliait le tout via une intrigue globale transgénérationnelle centrée autour de Slappy la marionnette maléfique, pour un résultat qui se noyait un peu dans beaucoup de remplissage et de bluettes adolescentes), revoici Goosebumps pour une nouvelle saison un peu plus courte (8 épisodes), mais qui reste tout aussi parsemée de scories en tous genres.

Au premier rang desquels ses adolescents têtes à claques : comme en saison 1, les scénaristes reprennent le concept du mystère trangénérationnel, avec ces ados qui enquêtent sur une sombre affaire dans laquelle la génération précédente a été impliquée.

Ce qui, dès le début, place la série dans une position de faiblesse et de redondance, d'autant que les scénaristes semblent incapables d'éviter de cocher des cases - chaque ado est un cliché ambulant (le mec timide un peu loser, sa sœur jumelle intellectuelle et bisexuelle, le noir qui fait des vannes, le sportif boulet, l'ado délinquante juvénile lesbienne, la latina love interest du jock et du loser), leur relations se déroulent de manière très prévisible, leur caractérisation est assez manichéenne... Ça évolue un peu au cours de la saison, mais ça reste ultra-superficiel et classique.

Et puis contrairement à la saison 1, The Vanishing s'inspire nettement moins des romans de Stine : on a l'impression que l'intégralité de la saison a été pensée comme une adaptation très libre de Sous-sol interdit, avec son botaniste (ici interprété par David Schwimmer) aux expériences secrètes qui finit par se transformer en plante, saupoudrée de concepts tirés des romans, mais jamais développés au point d'en faire une adaptation digne de ce nom.

C'est donc moins fun, toujours aussi déséquilibré au niveau du rythme (le dosage action/palabres/flashbacks est assez brinquebalant), avec des grosses ficelles narratives qui tentent de relier les idées reprises aux livres à l'histoire principale, des ados agaçants aux réactions parfois improbables, une illustration musicale trendy qui paraît fréquemment déplacée, des effets inégaux (les effets numériques ne sont pas mauvais, les maquillages plus débatables - l'œil de Schwimmer) et un épisode final avec des bestioles insectoïdes intéressantes mais sous-développées.

Bref, la série reste toujours en demi-teinte, avec des défauts récurrents (au premier rang, cette volonté de mélanger idées de Stine à un fil rouge continu, ce qui oblige à meubler et à placer énormément de drama adolescent), mais visiblement, cette saison a été mieux reçue par les spectateurs outre-atlantique... donc je suis peut-être passé à côté.

*haussement d'épaules*

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #143 - SEMAINE WALPURGIS - Smile 2 (2024)

Publié le 3 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Walpurgis, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Musique, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Smile 2 (2024) :

Superstar de la pop tentant un comeback après un accident de voiture traumatisant, Skye Riley (Naomi Scott) assiste au suicide souriant de son dealer Lewis. Commence alors une descente aux enfers alors que l'esprit malin hantant Lewis prend possession d'elle et de son quotidien...

Après un premier volet regardable sans plus, mais qui m'avait un peu frustré, de par un ras-le-bol de l'horreur intelligente "transcendée" où tout est toujours une métaphore pour un traumatisme ou un autre, le réalisateur et scénariste du premier Smile remet le couvert, en s'attaquant cette fois-ci à une superstar de la pop qui tente de se reconstruire.

Et dans un premier temps, le changement d'univers fonctionne bien, Naomi Scott est très convaincante (et excellente), la mise en scène du tout fonctionne bien... mais rapidement, on retrouve toutes les scories du premier film, et quelques autres : la durée inutile, avec plein de digressions superflues ; les choix de réalisation et d'illustration musicale intrigants... jusqu'à ce qu'ils finissent par paraître gratuits et artificiels tant ils sont nombreux et systématiques ; pas mal de jump scares souvent téléphonés et d'éléments de scénario sous-développés ; une tendance à s'éparpiller entre réalité et visions ; une créature qui m'a semblé plus numérique (et donc moins convaincante) que dans le premier film ; et puis, il faut bien l'avouer, un côté répétitif clairement dû à la durée du film - voir une Naomi Scott terrifiée fixer la caméra et hurler des "Fuck !!!", ça va cinq minutes, mais ça devient vite répétitif.

Bref. J'ai préféré l'univers de ce second volet au premier, son personnage principal, mais je l'ai aussi trouvé de moins en moins efficace à mesure que les deux heures du film défilaient, avec quelques moments franchement ratés (les danseurs souriants qui apparaissent dans l'appartement de Skye et jouent à 1, 2, 3 soleil avec elle), jusqu'à avoir de fortes envies de faire avance rapide vers la fin.

2.75/6

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Critique éclair #142 - SEMAINE WALPURGIS - The Gorge (2025)

Publié le 2 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Romance, Science Fiction, Horreur, Apple, USA, Review, Critiques éclair, Walpurgis

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The Gorge (2025) :

Mercenaire et tireur d'élite, Levi (Miles Teller) accepte une mission top secret au milieu de nulle part : pendant un an, il doit monter la garde dans une tour montée sur le flanc ouest d'un gouffre embrumé, gouffre où vivent des créatures mystérieuses tentant régulièrement de s'échapper. Sur le versant opposé, Drasa (Anya Taylor-Joy) monte la garde dans une tour similaire, pour le compte de la Russie ; mais alors que les deux militaires ne sont pas supposés communiquer, voilà qu'ils nouent une relation impossible, et que l'enfer se déchaîne lorsqu'ils finissent dans la gorge rocheuse...

Plus de deux heures au compteur pour ce métrage Apple Tv, écrit par le scénariste de Fast X et de The Tomorrow War, et réalisé par Scott Derrickson (Doctor Strange, Black Phone, Sinister, etc)... deux heures que l'on sent largement passer, la faute à un script maladroit, déséquilibré et globalement assez dérivatif, qui évoque constamment d'autres œuvres et ne convainc jamais vraiment.

À commencer par l'écriture : la caractérisation des personnages, aux traumatismes surlignés et forcés, la romance, pas particulièrement probante (il faut dire que j'ai toujours eu un peu de mal avec Anya Taylor-Joy), les réactions peu crédibles de tout le monde (bizarrement, ATJ semble être télépathe, puisqu'à chaque fois que Teller l'observe aux jumelles depuis l'autre côté du gouffre, elle semble le sentir et se retourner dans sa direction), et les explications à la fois balourdes (via vieux film d'époque retrouvé par hasard) et décevantes (une expérience scientifique qui a mal tourné) du pourquoi et du comment du gouffre.

Et puis on n'y croit que très moyennement, entre les deux tours qui fleurent bon le studio et les écrans verts, le fond du gouffre que l'on croirait sorti d'Annihilation (en plus générique), les créatures numériques pas top, le sous-éclairage de tout le film, les péripéties toutes télégraphiées et/ou physiquement improbables (les personnages sont clairement allés à l'école de cascades Vin Diesel), et j'en passe.

Bref, le postulat de départ était sympathique, le côté romance fonctionne un temps, mais le tout est trop faiblard pour tenir la distance, et une fois la première heure passée, ça s'essouffle rapidement (mention spéciale au grand final avec les maychants mercenaires de "Darklake").

2.5/6 

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Critique éclair #141 - SEMAINE WALPURGIS - Borderline (2025)

Publié le 1 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Horreur, Thriller, USA, Walpurgis

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Borderline (2025) :

Dans le Los Angeles des années 90, un fan dérangé (Ray Nicholson) s'introduit avec une complice (Alba Baptista) dans la demeure de Sofia (Samara Weaving), une superstar de la pop, et l'enlève, bien décidé à l'épouser.

Le mari de Samara Weaving, par ailleurs scénariste de The Babysitter 2 (bof) et de Cocaine Bear (re-bof), écrit et réalise ce thriller/slasher volontairement outrancier, volontairement déglingué, bourré de musique décalée et produit par Margot Robbie.

Un thriller dans lequel tout le monde cabotine beaucoup (notamment Ray Nicholson, qui se tourne visiblement du côté de son père pour y puiser une certaine inspiration, mais aussi la "Française" qui lui sert de sbire), qui a fréquemment recours à des éléments totalement random pour créer une rupture comique (le flic en patrouille qui répète ses pas de danse pour réussir son audition dans une comédie musicale), et qui échoue à rendre sympathique ses protagonistes, quels qu'ils soient (Eric Dane est bien trop monolithique pour son propre bien).

Je n'ai pas du tout accroché, je dois dire, tout est bordélique et très forcé pour bien montrer que c'est excentrique, ça prend un temps certain à démarrer (comme The Babysitter 2 et Cocaine Bear, d'ailleurs), bref, un bon gros bof.

2/6 

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Critique éclair #140 - SEMAINE WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025)

Publié le 30 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Cinéma, USA, HBO, Review, Walpurgis

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Un week-end en enfer (The Parenting - 2025) :

Rohan (Nik Dodani) et Josh (Brandon Flynn) invitent leurs parents respectifs (Brian Cox, Edie Falco, Lisa Kudrow, Dean Norris), à passer un week-end avec eux dans une maison de campagne louée à l'excentrique Brenda (Parker Posey). Mais ils sont bientôt rejoints par Sarah (Vivian Bang), une amie, et ils découvrent que la bâtisse abrite aussi un esprit maléfique ancestral, qui va transformer ce week-end en enfer...

Une comédie horrifique HBO Max écrite par Kent Sublette (Saturday Night Live), et qui, honnêtement, se pense probablement bien plus drôle, excentrique, rythmée, corrosive et originale qu'elle ne l'est réellement.

Ce n'est pas désastreux, en soi, mais c'est assez inégal, un mélange bancal de Mon beau-père et moi, de Poltergeist, de l'Exorciste et d'Evil Dead, qui s'essouffle sur la durée, avec une esthétique et une écriture très télévisuelle, et un ton qui tente de concilier horreur premier degré, parodie, moments graveleux, sitcom et sincérité, sans réellement y parvenir.

Bof, en somme, même si Parker Posey et les autres acteurs semble bien s'amuser, et que l'atmosphère hivernale n'est pas désagréable.

2.75/5 

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Critique éclair #139 - SEMAINE WALPURGIS - Elevation (2024)

Publié le 29 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Science Fiction, Critiques éclair, Walpurgis, Review, USA

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Elevation (2024) :

Depuis 3 ans, l'humanité est menacée d'extinction par des formes de vie prédatrices sorties de nulle part. Seule échappatoire possible : se réfugier au dessus de 2500 m d'altitude, où les créatures ne peuvent survivre.  Parce que son fils malade a besoin de soins, Will (Anthony Mackie) part en chercher et quitte alors la zone de sécurité où il survit, accompagné de Katie (Maddie Hasson) et de Nina (Morena Baccarin), une scientifique à la recherche d'un moyen de vaincre l'envahisseur...

Le réalisateur de L'agence et de Spectral décide de nous faire une redite de Sans un bruit, en changeant vaguement un paramètre (à la place du silence, ici, c'est l'altitude), et nous propose donc ce thriller de science fiction/film de monstres assez médiocre, où dominent le gris, le marron, et la boue.

Un film assez terne où ne surnagent que quelques plans sur la nature montagnarde, le reste étant vu, revu et sans réelle inspiration.

Les dialogues, notamment, sont bourrés d'exposition maladroite et de répliques clichées, mais aussi le design de base des monstres (croisements hybrides entre un félin, un scorpion, un poulpe et un ankylosaure), les effets spéciaux (fréquemment approximatifs), le sound design (sans originalité) et la caractérisation des personnages, qui ont des réactions assez stupides (tirer au lance-grenade dans les tunnels d'une mine, voire même tirer tout court, tout le temps, alors qu'on nous répête encore et encore que les armes à feu ne font rien aux monstres) ou font tout pour attirer l'attention des prédateurs (mention spéciale à Mackie, qui passe son temps à se cogner dans tout ce qui bouge, que ce soit à pied ou en voiture).

Ajoutez à cela une dernière ligne droite générique au possible, avec un rebondissement télégraphié, et voilà, un thriller de SF ultra-dérivatif digne d'une production pour plateforme de streaming (à se demander, d'ailleurs, si ce n'était pas le but à l'origine).

2/6 

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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