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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Sandman, saison 2 (2025)

Publié le 1 Septembre 2025 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Romance, USA, UK, Netflix, Review

Après les 11 premiers épisodes de sa saison 1, diffusée en 2022 sur Netflix, retour de la série de Neil Gaiman... sans Neil Gaiman, plus ou moins embourbé dans des histoires de frasques sexuelles et désormais mis au ban par le public, les médias et le monde de l'audiovisuel.

Toujours 11 épisodes au programme (+ 1 épisode de conclusion), 11 épisodes divisés en deux parties, axées autour de la relation entre Dream et les autres membres de sa famille - parents, frères et sœurs, enfants - pour un tout qui continue dans la droite lignée de la saison 1...

The Sandman, saison 2 (2025) :

Alors qu'il s'attend à devoir affronter la colère de Lucifer (Gwendoline Christie), Dream (Tom Sturridge) se retrouve en possession des clefs de l'Enfer, avec pour responsabilité de trouver à ce dernier un nouveau responsable. Il part ensuite à la recherche de Destruction (Barry Sloane), son frère perdu, sans savoir que cette quête va le mener à sa propre destruction... et à sa renaissance.

Une saison qui commence en douceur, par un mini-arc sur l'Enfer, avec un Lucifer démissionnaire et un Dream qui se retrouve à devoir décider parmi de multiples candidats (fées, dieux nordiques, forces de l'ordre et du chaos, etc) qui va hériter des clefs de l'Enfer.

Pas désagréable, en soi, malgré une résolution faiblarde, et même si les limites budgétaires se font ressentir, notamment dans le nombre de candidats potentiels à la succession de Lucifer, et dans certains maquillages : globalement, cet arc narratif est surtout là pour mettre en place quelques éléments nécessaires à la suite de la saison - Loki (Freddie Fox) et Puck (Jack Gleeson), transformés ici en petit couple gay, Nuala (Ann Skelly), la fée qui s'attache à Dream - et pour boucler de manière un peu molle la sous-intrigue de Nada (Umulisa Gahiga), la reine des premiers humains envoyée en Enfer par Dream.

La série embraye alors aussitôt sur une autre quête pour Dream : à l'initiative de Delirium (Esmé Creed-Miles), sa sœur (je n'ai pas été très convaincu par la représentation à l'écran de cette dernière, ni par certains choix d'interprétation), il part pour la Terre à la recherche d'un oracle pour trouver son frère Destruction (pas très mémorable non plus).

De quoi ramener Dream à ses obligations de père absent, de le confronter à Orphée, son fils (désormais rien de plus qu'une tête décapitée immortelle), de ramener Johanna Constantine (Jenna Coleman), de placer quelques digressions LGBTQ et de finir la première moitié de la saison sur l'euthanasie d'Orphée par son père.

Ce qui lance la suite et fin du programme (la deuxième partie de la saison), autour de la mort de Dream : en tuant l'un des siens, Dream a commis l'irréparable, et les Furies sont bien décidées à le punir pour ce geste, en envoyant à ses trousses Hippolyte, la mère du seul bébé né dans le Monde des rêves.

Voilà ce qui occupe le plus clair des 5 derniers épisodes de la série : Morpheus déprime, Morpheus fait ses adieux à tout le monde, Morpheus tente de trouver une échappatoire, Morpheus se cherche un remplaçant - le fils d'Hippolyte, rapidement enlevé par Puck et Loki, sur la trace desquels Dream envoie Constantine et un nouveau Corinthien (Boyd Holbrook) plus calme (avec en prime une romance totalement ratée entre ces deux personnages), Morpheus se résigne, Morpheus meurt... et Morpheus revient sous une nouvelle apparence (Jacob Anderson), dans un épisode de funérailles un peu inégal car se voulant très mélodramatique et profond, alors que finalement, bof.

Une fin de saison que vient conclure un épisode unitaire sur la Mort, arrivant comme un cheveu sur la soupe, et uniquement là parce que c'est l'un des récits les plus populaires de la bd.

Alors certes, c'est toujours globalement bien filmé (la série a appris de son erreur en saison 1, et le format de l'image n'est plus étiré verticalement sans raison), assez travaillé visuellement (sauf lorsque le budget impose des raccourcis ou des restrictions flagrantes), la bande originale est toujours très compétente... mais au terme de cette seconde saison, je suis retourné lire mon avis sur la saison 1, et rien n'a changé, si ce n'est un focus accru sur Dream (alors qu'il faisait presque de la figuration, par moments, en s1), plus humanisé (au point de perdre occasionnellement son aura surnaturelle).

En saison 2, l'adaptation est toujours scolaire et appliquée, la structure globale est toujours décousue avec beaucoup trop de personnages secondaires, de digressions inutiles et d'épisodes qui sautent du coq à l'âne, la représentativité est toujours mécanique, Dream passe toujours son temps à être blamé de ses actions par tous ses interlocuteurs, tout ce qui tourne autour de Johanna Constantine est toujours forcé au possible, et il manque toujours trop souvent un certain recul, un second degré british, ce qui donne au final une série se prenant très (trop) souvent au sérieux, comme un gothique cliché des années 80-90, trop torturé et déprimé pour son propre bien...

Après, la série a été bien reçue par la critique et le public, donc je suis clairement dans la minorité, mais bon : à chaque fois que le programme tentait d'être touchant, mélodramatique et triste, je suis resté de marbre.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Twilight of the Gods (2024)

Publié le 31 Août 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Fantastique, Religion, Review, USA, Action

Une saison unique de 8 épisodes de 25-30 minutes pour cette mini-série animée Netflix chapeautée par Zack Snyder, Eric Carrasco et Jay Oliva, et qui s'inspire de la mythologie nordique pour raconter une histoire (forcément) épique, sanglante et mythique...

Twilight of the Gods (2024) :

La vengeance de Sigrid (Sylvia Hoeks), demi-humaine et demi-géante, qui jure de venger les siens massacrés par Thor (Pilou Asbæk) le jour de son mariage au Prince humain Leif (Stuart Martin). Avec le soutien distant de Loki (Paterson Joseph), Sigrid va alors constituer un groupe de guerriers qui n'ont plus rien à perdre, pour aller attaquer Asgard afin de tuer Thor...

Mouais. Je suis assez mitigé (positif) sur cette mini-série, au final. D'un côté, toute la mythologie nordique possède un potentiel souvent laissé inexploité qui n'est inintéressant, et cette mini-série retranscrit assez bien le côté distant et froid de ces dieux nordiques manipulateurs et menteurs ; visuellement, le programme est plutôt réussi (malgré une simplicité de trait qui n'est pas sans évoquer, occasionnellement, un Kim Possible ou le style Cartoon Saloon) ; le rythme est assez bien maîtrisé, le bestiaire varié et intéressant, et l'action est dynamique...

Mais de l'autre, il y a plein de petites scories agaçantes, dont une grosse partie est inhérente à la présence de Zack Snyder à la production. Parce que oui, qui dit Snyder, dit bourrinage (la série vide des hectolitres de sang et de boyaux dans une nonchalance assez typique du bonhomme), ralentis épiques, approche se voulant "badass" et "adulte" mais paraissant plus souvent "edgelord" et immature qu'autre chose (la nudité, les scènes de sexe, certains dialogues, le trouple), pseudo-déconstruction des mythes (même si l'inspiration principale est la mythologie nordique, difficile de ne pas voir ici une volonté d'inverser délibérément la représentation des personnages de Thor et de Loki tels que popularisés par Marvel ces dernières années - Thor devient un gros connard belliqueux et misogyne, Loki est un bouc-émissaire qui manipule, certes, mais uniquement pour protéger sa famille)... et inspirations flagrantes. 

Ici, l'architecture de l'Asgard du MCU, et certains choix graphiques. Ailleurs, certains design familiers parmi les créatures et entités surnaturelles. Ou encore toujours le même schéma narratif de la guerrière traumatisée qui se reconstruit une famille de fortune en recrutant des guerriers aux quatre coins du monde pour aller lutter un méchant patriarchal et sadique... comme dans Rebel Moon.

Le tout bizarrement combiné au cahier des charges de la représentativité à la Netflix, avec une Freja noire, une sorcière transgenre, un barde bisexuel, une héroïne forte défendant la cause des femmes maltraitées, un passage "l'homophobie c'est mal", une guerrière bisexuelle amoureuse de l'héroïne, etc.

Tout cela crée un contraste étrange, pas forcément désagréable dans l'ensemble, mais avec des ruptures de ton et de style qui peuvent décontenancer.

Après, la saison se regarde facilement, malgré quelques effets scénaristiques uniquement là pour choquer le spectateur (certaines morts délibérément gore au possible), une vision prémonitoire d'Odin qui m'a fait pouffer de rire (il voit approcher le Ragnarök... et tombe face à face avec Jésus sur sa croix, symbole du remplacement du paganisme et des dieux nordiques par la chrétienté : un symbolisme éculé, pataud et maladroit, typiquement snyderien, en fait), un bourrinage incessant, et une fin clairement en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne satisfait.

Snyder fait du Snyder, en somme, mais le reste de son équipe est suffisamment compétent pour que le résultat final s'en sorte assez bien.

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Critique éclair #195 - Life of Chuck (2024)

Publié le 29 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Thriller, Fantastique, Critiques éclair, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Life of Chuck (2024) :

Dans un futur proche, alors que le monde est ravagé depuis un an par une succession de catastrophes meurtrières, et que l'humanité est au bord du gouffre, Marty Anderson (Chiwetel Ejiofor), enseignant, et Felicia Gordon (Karen Gillan), infirmière, réalisent que des phénomènes étranges se produisent en parallèle, et que des messages remerciant un certain Chuck Krantz (Tom Hiddleston) apparaissent çà et là. Un Chuck qui est sur le point de s'éteindre dans un lit d'hôpital, et qui semble étrangement lié au destin de l'humanité...

Après Jessie et Doctor Sleep, Mike Flanagan continue ses adaptations de Stephen King, en s'essayant ici à une nouvelle plus... "feel good" que les récits d'horreur de King. Il en résulte un film bâtard et intrigant, mi-éloge du carpe diem et du besoin de suivre ses passions avant qu'il ne soit trop tard, mi-film fantastique avec des visions prémonitoires.

Comme toujours chez Flanagan, la forme, l'écriture et l'interprétation sont maîtrisées, et le film utilise ainsi une chronologie à rebours pour narrer son histoire et laisser le spectateur se poser moultes questions.

Pendant 40 minutes, le spectateur se trouve dans un film catastrophe où le monde part en miettes, où les humains sont condamnés, où de nombreux visages familiers se résignent à accepter leur sort, et où Flanagan pose son mystère et plein d'éléments intrigants - les plus perspicaces auront probablement cerné le rebondissement final du film dès la fin de ce premier segment, mais ce n'est pas trop gênant.

Puis vient une petite vingtaine de minutes pendant lesquelles Chuck, à moins d'un an de sa mort, décide spontanément d'esquisser un pas de danse en public avec une charmante inconnue (Annalise Basso, une habituée de Flanagan), sur le rythme d'une musicienne/joueuse de batterie des rues. Un petit moment de fantaisie qui prend son sens ensuite, dans les 50 dernières minutes du film. 

Une dernière partie qui explique le pourquoi du comment du film, qui revient sur le personnage de Chuck depuis sa plus tendre enfance, avec toujours plus de visages familiers de la filmographie de Flanagan, parfois aperçus plus tôt dans le film, et qui est fasciné par le poème de Walt Whitman qui dit "Je contiens des multitudes", et qui, pour être clair, se trouve au cœur même du scénario du film.

Tout ça, c'est intéressant, c'est touchant, c'est doux-amer, mais ce n'est pas parfait pour autant : Flanagan reste fidèle au style littéraire de Stephen King, et l'on se retrouve ainsi avec une narration un peu maladroite et intrusive de Nick Offerman, avec quelques monologues qui paraissent initialement superflus, ainsi qu'avec un twist de fin que l'on voit venir de très loin, comme je le sous-entendais plus haut. On pourra même trouver que Flanagan explicite un peu trop ce qui se passe, mais vu le nombre de spectateurs en ligne qui n'ont apparemment pas compris le concept même du film, on va dire que c'est nécessaire.

Et puis il est certain que les esprits les plus cyniques auront du mal avec ce portrait d'un jeune homme au destin funeste, passionné par la danse mais engagé dans une carrière de comptable...

Mais si l'on se laisse porter, il y a de quoi trouver là un récit plein de mélancolie et de poésie, qui mérite le coup d'œil.

4/6 

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Critique éclair #194 - Carry-On (2024)

Publié le 27 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Netflix, Christmas, Noël

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Carry-On (2024) :

Agent de la TSA à l'aéroport de Los Angeles, Ethan (Taron Egerton) reçoit un jour une oreillette sur son lieu de travail : à l'autre bout, un homme mystérieux (Jason Bateman) qui menace d'exécuter sa petite-amie si Ethan n'obéit pas à ses instructions, à savoir assurer le bon passage d'un bagage à mains très spécial, au contenu mystérieux. Incapable de faire le moindre geste sans que le terroriste n'en soit informé, Ethan est contraint d'obéir, tout en tentant de trouver un moyen d'éviter une catastrophe aéroportuaire...

Un thriller Netflix, production Dreamworks réalisée par Jaume Collet-Serra et écrite par un scénariste de jeu vidéo, qui a fait le buzz à Noël dernier, très clairement le symptôme d'une génération de critiques et de spectateurs biberonnés à l'idée que Die Hard était un film de Noël, et à la recherche d'un autre film du même genre pour passer le temps lors des fêtes de fin d'année.

Résultat : un accueil critique enthousiaste, et un film se classant parmi les films les plus visionnés de tous les temps sur Netflix... alors que bon, honnêtement, c'est très très médiocre.

On est clairement, ici, sur du scénario de DTV, avec tout ce que ça comporte de grosses ficelles narratives, de problèmes de logique interne, d'éléments idiots, de réactions et de comportements artificiels, de personnages-fonctions insipides (la petite amie clichée au possible), etc.

Ajoutez à cela un rythme défaillant (le film approche les deux heures, tout de même, et sa mise en place est interminable), et voilà, un thriller mollasson qui se regarde (parce que Egerton est efficace, et que Bateman fait un méchant convaincant) mais qui ne vole vraiment pas bien haut.

Ce qui rend l'accueil critique étrangement indulgent d'autant plus enthousiaste (surtout que généralement, les films Netflix se font joyeusement déglinguer par la critique).

2.75/6 (la scène d'action en voiture était sympatoche, cela dit)

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Critique éclair #193 - État d'esprit (2021)

Publié le 25 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Science Fiction, Critiques éclair, Amazon, Review, USA, Romance

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État d'esprit (Bliss - 2021) :

Greg (Owen Wilson) est un employé de bureau malheureux, récemment divorcé et père de deux jeunes adultes. Un jour, alors qu'un accident le rend responsable de la mort de son supérieur hiérarchique, il croise le chemin d'Isabel (Salam Hayek), une sans domicile fixe excentrique qui lui explique qu'il vit dans une réalité virtuelle, et qu'il n'a pas à s'en faire, démontrant pour l'occasion des capacités surnaturelles. Rapidement, le couple se rapproche, libre et insouciant, mais la réalité (la vraie) les rattrape bientôt...

Au premier abord, une comédie dramatico-romantique de science-fiction du réalisateur de I Origins (un long-métrage de science-fiction déjà bien faisandé), Bliss réussit l'exploit de prendre un duo d'acteurs sympathiques et charismatiques, un postulat bien rodé mais toujours plein de potentiel (une simulation Matrixienne, blablabla), et d'en faire un grand néant sans le moindre intérêt, terne, plat, insipide, où le couple principal n'a aucune alchimie, sa relation n'est jamais convaincante, et où passé un certain point, les plages d'exposition sont lourdes, le ton se fait étrangement pompeux et prétentieux, et la bande originale dessert le film plus qu'autre chose.

Tout ça parce que le métrage se veut une sorte de grosse métaphore pour l'addiction (façon "en fait, il n'y a probablement pas de matrice ou de réalité virtuelle, mais les délires dépressifs d'un drogué", avec, en lieu et place des pilules de Matrix, des cristaux de diverses couleurs que les personnages doivent ingérer), et tout ce que cela implique de souffrance, de personnages paumés, de recherche d'échappatoire à une vie pourrie, et d'explications brouillonnes et sommaires du récit (suffisamment pour que le spectateur moyen, en ligne, se persuade que c'est un chef d'œuvre mécompris, et aille insulter tous les critiques professionnels qui n'ont pas aimé).

De toute façon, à ce point du métrage, j'avais décroché depuis bien longtemps.

1.5/6

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Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 2 (2023)

Publié le 24 Août 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Thriller, Review, Amazon, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Reacher

La saison 1 de Reacher, série Amazon adaptant les romans de Lee Child, n'était pas un chef d'œuvre télévisuel, loin de là : bourrin, le programme était l'équivalent d'un film d'action des années 80-90, ou d'une série télévisée façon Le Rebelle. C'était cependant suffisamment régressif et efficace pour se regarder tranquillement, le cerveau éteint. Pour cette saison 2, on reprend les mêmes et on recommence, pour 8 épisodes de 35-45 minutes... mais c'est nettement plus laborieux.

Reacher, saison 2 (2023) :

Lorsque des membres de son ancienne unité spéciale sont retrouvés morts, Reacher (Alan Ritchson) regroupe les survivants - Neagley (Maria Sten), Dixon (Serinda Swan), O'Donnell (Shaun Sipos) - et tente de trouver les responsables. Une enquête qui va l'amener à croiser le chemin d'un dangereux terroriste et d'un trafic d'armes révolutionnaires mené par Langston (Robert Patrick)...

Contrairement à la saison 1, qui proposait un postulat de départ assez contenu (Reacher arrive dans une petite ville, s'y fait des amis, des ennemis, et règle une situation problématique avant de repartir), cette saison 2 décide de s'attarder en longueur sur le passé de Reacher dans l'armée, sur ses collègues, etc, et se déroule dans plusieurs villes et à plusieurs saisons différentes.

Ce qui change immédiatement la dynamique, faisant passer Reacher d'un élément inconnu de l'équation, aux réactions inattendues, à un monolithe implacable entouré d'autres militaires de pointe, qui le connaissent, le vannent, etc. Bref, alors que la saison 1 jouait la carte du mystère autour de Reacher, et plaçait le spectateur et les personnages secondaires au même niveau, ici, on est dans une dynamique de famille recomposée... ce qui devient rapidement problématique lorsque les membres de cette famille sont relativement insipides.

Mais j'y reviendrai. Le problème principal de cette saison (une saison articulée comme la précédente : Reacher enquête sur des meurtres qui le touchent personnellement, il réunit autour de lui des alliés, il bute tous les méchants, il s'oppose à des flics corrompus, et tout se finit dans une grande fusillade dans un hangar, avec des otages à la merci du méchant), c'est Reacher en personne.

Entre la saison 1 et la saison 2, Reacher semble en effet avoir perdu en intelligence, en charisme, en expressivité, en mystère, etc, de manière inversement proportionnelles à ce qu'Alan Ritchson a pris en muscles supplémentaires (Ritchson est de plus en plus massif, les bras ballants, de moins en moins vif et mobile, et il passe une partie de la saison un peu bouffi, avec des valises sous les yeux - pour faire simple, il donne l'impression d'être fatigué et en phase de bulking pendant une grosse partie de la saison, ce qui le rend assez amorphe).

Reacher est donc ici un Punisher insipide, qui répète encore et encore, tout au long de la saison, des one-liners faciles, qui torture les méchants pour les faire parler (la scène de l'hôpital, outre son infiltration beaucoup trop facile, fait clairement basculer Reacher vers la psychopathie totale), et qui n'a pas grande alchimie avec Serinda Swan, l'une de ses collègues (paradoxalement, Ritchson semble beaucoup plus s'amuser quand il doit se disputer avec Russo - Domenick Lombardozzi - un flic new-yorkais au fort caractère).

Pour ne rien arranger, l'écriture n'aide pas vraiment les acteurs à proposer quelque chose d'intéressant : le déroulement de la saison est assez plat, ses rebondissements prévisibles, le méchant terroriste ne sert à rien (on le tease pendant toute la saison et il est éliminé en quelques instants), les antagonistes sont connus très tôt, leurs motivations aussi, bref, on passe huit épisodes à regarder Robert Patrick envoyer des sbires anonymes se faire tuer par Reacher et le défier au téléphone, le tout ponctué de flashbacks sur la dernière mission de l'unité spéciale de ce dernier.

Une unité spéciale composé pour moitié d'acteurs transparents (tous tués hors champ), et pour l'autre des quatre survivants... dont seule Neagley tire vraiment son épingle du jeu.

En résumé : un scénario assez quelconque, des méchants génériques, une équipe pas très attachante, un Reacher plus impassible que jamais, des dialogues laborieux (l'exposition est toujours pénible et jamais naturelle, les déductions de Reacher tiennent toujours du surnaturel), une violence de plus en plus décomplexée lors de scènes d'action inégales, des ficelles narratives toujours plus grosses, et un grand final qui rompt totalement avec la plausibilité (toute relative) d'un colosse super-enquêteur pour basculer dans un mauvais actioner des années 90, avec Reacher accroché à un hélicoptère, une bagarre dans le ciel, une demoiselle en détresse retenue d'une main au-dessus du vide, etc...

Pour moi (et pour la plupart des spectateurs anglo-saxons), une saison 2 largement inférieure à la première, ou plutôt, qui prend tous les défauts de celle-ci et les surgonfle sans faire de même avec ses points positifs.

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Critique éclair #192 - Bride Hard (2025)

Publié le 22 Août 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Cinéma

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Bride Hard (2025) :

Super-espionne, Sam (Rebel Wilson) est invitée au mariage de sa meilleure amie de toujours, Betsy (Anna Camp), dans une propriété sur une île privée en Géorgie. Avec elles, outre les invités et la famille, leurs amies Lydia (Da'Vine Joy Randolph), Zoe (Gigi Zumbado) et Virginia (Anna Chlumsky), la future belle-sœur de Betsy, toutes trois demoiselles d'honneur, comme Sam. Mais alors que la double-vie de Sam commence à peser sur son amitié avec le groupe, un groupe de mercenaires menés par Kurt (Stephen Dorff) débarque et prend tout le monde en otage afin de mettre la main sur la fortune familiale. Tout le monde, sauf Sam, qui va alors devoir sauver seule le mariage de Betsy...

Un mélange insipide de Mes Meilleures Amies, de Die Hard, de Shotgun Wedding, de Spy et de n'importe quelle autre comédie ayant pour vedette Rebel Wilson, Bride Hard se veut une comédie d'action, réalisée par Simon West (Con Air, Tomb Raider, Old Guy ou encore les séries Human Target et The Cape, avec Mark Valley, qui tient ici un petit rôle)... mais en réalité, c'est surtout un film assez raté, mou, pas particulièrement drôle, et qui se contente de laisser une Rebel Wilson de moins en moins inspirée faire son numéro habituel.

Et brièvement séduire Justin Hartley en passant (pendant que Da'Vine Joy Randolph séduit un prêtre sexy), parce que c'est toujours ce qui se passe dans ce genre de comédie à destination d'un public féminin à la recherche de wish fulfillment et de solidarité féminine.

Bref. Bride Hard met un temps fou à se mettre en place (30 minutes), les scènes d'exposition sont balourdes, la production n'avait clairement personne qui parlait français, l'action est générique, approximative (ou alors, comme dans la dernière ligne droite, elle a été tournée devant des écrans verts baclés), Rebel n'est jamais crédible en espionne, et l'on ressort du tout avec l'impression étrange d'avoir regardé un film de plateforme de streaming sans grand budget, où tout le monde en fait trois tonnes pour compenser la vacuité du scénario.

Pourtant, c'est sorti en salles, et ça a bidé. Va comprendre, Charles.

1.5/6 (au moins, Anna Camp a l'air de s'amuser)

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Critique éclair #190 - Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025)

Publié le 18 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, NotZAZ, Action, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

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Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (The Naked Gunn - 2025) :

Après son intervention un peu trop musclée lors un braquage de banque, Frank Drebin Jr. (Liam Neeson), de la police de Los Angeles, est affecté aux accidents de circulation, et croise le chemin de la séduisante Miss Davenport (Pamela Anderson), dont le mari est récemment décédé dans des circonstances mystérieuses. Il ouvre alors une enquête sur Richard Cane (Danny Huston), un génie de la tech et des véhicules électriques...

Longtemps confié à Seth MacFarlane, ce reboot de la franchise Y a-t-il un flic... ? a fini entre les mains de l'un des membres de Lonely Island (le réalisateur de Tic et Tac, les Rangers du Risque), ce qui laissait augurer de quelque chose de plus absurde et décalé que ne l'aurait été la version MacFarlane.

Et effectivement, çà et là, Naked Gun '25 propose des idées amusantes, des gags rappelant l'humour ZAZ (voire même directement repris de l'époque), des séquences absurdes qui fonctionnent (le montage romantique qui vire en Jack Frost bis), des jeux de mots foireux, etc.

Malheureusement, en cours de route (aux deux tiers, environ), le film s'essouffle clairement, il y a un ventre mou et le nombre de gags à la minute ralentit progressivement, tout comme leur qualité (le gag sur le Tivo et Buffy tombe totalement à plat), qui se rapproche de plus en plus des films de Nielsen post-ZAZ, plus que des films originaux (déjà que la trilogie originale avait un coup de mou dans le troisième volet).

Cela dit, ce Naked Gun 2025 se regarde sans problème, notamment parce que Liam Neeson s'amuse vraiment beaucoup (Pam Anderson aussi, d'ailleurs) ; je ne partagerai pas l'enthousiasme critique débridé qui a entouré la sortie du film, par contre, et qui affirmait sans broncher que la cuvée 2025 est aussi bonne que le film original (ou sa suite) : en l'état, c'est sympatoche, sans plus, et ça tente tellement d'appliquer à la lettre la formule ZAZ que le film semble parfois gêné aux entournures.

3.75/6

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Critique éclair #189 - The Killer (2024)

Publié le 15 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, France, Review, Peacock, Policier

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Killer (2024) :

Tueuse à gages, Zee (Nathalie Emmanuel) est involontairement responsable, lors d'une mission dans un night-club, de l'aveuglement d'une jeune chanteuse, Jenn (Diana Silvers). Sey (Omar Sy), policier parisien, enquête justement sur ce meurtre, et sur ses liens avec un trafic d'héroïne colossal que ses supérieurs veulent enterrer. Les chemins de la tueuse et du policier vont alors se croiser autour de Jenn, dans une alliance improbable...

Remake par John Woo de son film de 1989, après 35 ans de development hell, de nombreux changements de réalisateur, d'acteurs, de scénaristes, etc, pour aboutir à un métrage sorti exclusivement sur la plateforme Peacock aux USA, et qui ne convainc guère.

Je ne vais même pas comparer à l'original, dont je n'ai aucun souvenir depuis son unique visionnage il y a des décennies, mais ici, la mayonnaise ne prend pas, tant le film est à mi-chemin entre clichés assumés et DTV assez plat.

Déjà, en plaçant l'action à Paris, Woo recrute tous les acteurs francophones vaguement connus à l'international, mais pas trop chers : outre Omar Sy, qui fait de son mieux dans un rôle plein d'action, mais ne semble à l'aise que vers la fin du film (quand il peut utiliser sa carrure et sa taille pour balancer ses adversaires à droite et à gauche), on a Tcheky Karyo, Eric Cantona et Said Taghmaoui qui déboulent tous dans le métrage (ne manquait que Lambert Wilson).

Un métrage qui semble gêné aux entournures par le style habituel de Woo, du moins pendant sa première heure, jusqu'à ce que ses deux personnages principaux interagissent enfin : symbolique lourdingue désormais presque périmée, ralentis, colombes, illustration musicale datée et très particulière...

Niveau formel, on peut noter des dialogues pas très naturels, beaucoup de split-screens pour les flashbacks, des décors cheapouilles (le cimetière de pacotille dans lequel se déroule la première partie de l'affrontement final) et une Nathalie Emmanuel (qui remplace Lupita Nyong'o dans le rôle titre) un peu transparente, pas aidée par des personnages sous-développés à tous les niveaux.

Alors ça se regarde, et tout le monde semble investi dans le projet, mais c'est loin (très loin) d'être exceptionnel, et de justifier son existence.

2.5/6

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Critique éclair #188 - The Old Guard 2 (2025)

Publié le 13 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Fantastique, Histoire, USA, Netflix, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Old Guard 2 (2025) :

Lorsque Discord (Uma Thurman), la première immortelle, retrouve Quỳnh (Veronica Ngô) au milieu de l'océan, les choses se compliquent pour Andy (Charlize Theron) et son équipe : car Discord a découvert que Nile (KiKi Layne) était la dernière immortelle, et qu'elle possèdait le pouvoir de rendre leur mortalité aux immortels qu'elle blesse...

Bon, cette critique, je vais la faire directe et brève : malgré un accueil critique enthousiaste porté par le côté "c'est un film d'action girl power avec des personnages féminins forts, de la représentativité LGBTQ+ et raciale, de la sensibilité, et c'est une femme noire qui réalise !" et par un confinement covidien exacerbant la moindre réaction critique, The Old Guard, sorti en 2020, était un métrage Netflix médiocre, sorte de Highlander du pauvre à la distribution fade, sans alchimie, et qui ressemblait plus à un pilote de série qu'à un blockbuster digne de ce nom.

Pour cette suite, coincée en development hell pendant quelques années, avec une réalisatrice différente... c'est la même chose, en pire. Insipide de bout en bout, avec des scènes d'action faiblardes, quelques duels à l'épée qui renforcent encore l'impression d'un succédané de Highlander, du world building qui ressemble beaucoup à du bouche-trou, et un script qui se contente de faire monter la sauce avant de botter en touche pour un troisième volet éventuel, The Old Guard 2 cumule tous les défauts du premier volet, sans en avoir les quelques qualités (à l'image de la nouvelle coupe de cheveux ratée de Charlize Theron).

Résultat, j'ai peiné à finir le film (qui ne dure pourtant que 95-100 minutes, tout compris), et je n'ai aucune envie de me montrer indulgent.

1.5/6 

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