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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

france

Critique éclair #178 - QUINZAINE FRANÇAISE - Les Vedettes (2022)

Publié le 17 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Les Vedettes (2022) :

Daniel (Grégoire Ludig) et Stéphane (David Marsais), vendeurs dans un magasin d'électroménager, ne se supportent pas. Mais lorsqu'ils se retrouvent tous deux à avoir rapidement besoin d'argent, ils découvrent qu'ils ont de quoi rafler la mise lors de jeux télévisés : Stéphane connait par cœur tous les prix de tous les produits qu'il vend, et Daniel, chanteur-compositeur, possède une voix remarquable, et devient rapidement une star du Web avec son clip un peu ringard...

Second long-métrage du Palmashow après La folle histoire de Max et Léon, Les Vedettes revient à quelque chose que le duo sait faire : un pastiche du monde de la télévision. Ici, on a donc droit à deux losers qui s'essaient à une parodie du Juste Prix, à une variation sur N'oubliez pas les paroles, et à une version d'une émission de télé-réalité façon Les Anges.

Et ces parodies, en soi, sont assez réussies. Ce qui fonctionne moins bien, c'est le reste : le film met un bon moment à démarrer, le rythme est inégal, les vannes ne fonctionnent pas toutes... bref, ce n'est pas forcément l'hilarité totale, mais ce n'est pas désagréable. Sans plus.

3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #177 - QUINZAINE FRANÇAISE - Chasse gardée (2023)

Publié le 16 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Belgique, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Chasse gardée (2023) :

Pour fuir Paris et son agitation, Simon (Hakim Jemili), Adélaïde (Camille Lou) et leurs deux enfants partent s'installer à la campagne. Là, cependant, malgré l'accueil chaleureux des habitants de leur nouveau village, ils réalisent bien vite que les chasseurs locaux (Didier Bourdon, etc) ont le droit d'utiliser leur terrain et les bois voisins pour chasser, quitte à mettre en danger les nouveaux arrivants. Un conflit sans pitié s'engage alors entre les deux groupes...

Une assez bonne surprise, je dois dire, puisque je m'attendais à quelque chose de très caricatural et de méprisant envers la campagne, et si effectivement, c'est globalement plutôt caricatural, ça reste dans l'ensemble bon enfant, avec même une certaine dose d'absurdité dans les personnages secondaires (l'autre avec son sanglier, par exemple, ou encore le maire adolescent babysitter qui passe son permis), qui s'avèrent assez attachants.

D'ailleurs, c'est ça le point fort, tout le monde est sympathique, il y a des petits détails excentriques çà et là, et si ce n'est pas exceptionnel, dans l'absolu, ça reste une comédie franco-belge plutôt agréable à suivre, avec une bande originale amusante d'Erwann Chandon.

3.75/6

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Critique éclair #176 - QUINZAINE FRANÇAISE - L'heureuse élue (2024)

Publié le 15 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

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L'heureuse élue (2024) :

Parce qu'il a besoin d'argent pour éponger ses dettes, Benoit (Lionel Erdogan) est contraint de demander à sa chauffeuse VTC, Fiona (Camille Lellouche), de se faire passer pour sa fiancée pendant quelques jours, à l'occasion d'un week-end au Maroc déterminant pour l'héritage familial. Mais rapidement, entre les parents aisés de Benoit (Gérard Darmon, Michèle Laroque), son frère (Amaury de Crayencour) et sa sœur (Clémence Bretécher) aux dents longues qui ont des vues sur l'entreprise familiale, et une Fiona brute de décoffrage issue de l'immigration, ça coince...

Une comédie assez classique, en mode opposition de styles et de classe sociale, avec une Lellouche qui force le trait sur son personnage banlieue abrasif et vulgaire déboulant dans cette famille comme un chien dans un jeu de quilles.

Heureusement, en face, les traits sont un peu moins forcés, Darmon et Laroque ne tombant pas dans la caricature bourge à laquelle on pouvait s'attendre, le frère et la sœur étant plus dans une optique Succession qu'autre chose, et Erdogan étant plutôt sympathique en lead.

C'est très générique, mais ça se regarde, et c'est plus que ce que j'en attendais sur la base des premières minutes.

Un gentil 3/6

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Critique éclair #175 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le procès du chien (2024)

Publié le 14 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Drame, Suisse

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Le procès du chien (2024) :

Cosmos le chien est accusé d'avoir mordu trois personnes différentes, à des occasions différentes, et il est sur le point d'être euthanasié. Jusqu'à ce qu'Avril Lucciani (Lætitia Dosch), avocate pas très douée, décide de prendre l'affaire en main et de défendre le canidé...

Un long-métrage franco-suisse qui, plutôt que d'opter pour un traitement totalement comique de son sujet animalier (comme a pu le faire Les chèvres, par exemple), décide d'opter pour quelque chose de plus hybride, à mi-chemin entre le drame, la leçon de morale maladroite et la comédie excentrique et décalée qui tombe à plat.

Et ça ne marche pas vraiment, en fait. Alors certes, il faut ce montrer indulgent avec ce qui est un premier long-métrage pour sa réalisatrice/actrice principale, mais Le procès du chien peut se résumer en un mot : foutraque.

Personnages sous-développés, ruptures de ton improbable, vulgarité ponctuelle totalement inutile, embryons de messages et d'intentions thématiques jamais développés, réalisation faiblarde, et surtout interprétation inégale de son interprète principale (qui en plus narre le tout en voix off), tout ça ça donne un film brouillon et étrangement stérile, où les scènes et les idées se suivent de manière un peu artificielle, et qui ne convainc pas franchement.

Je suis resté à la porte du métrage.

2.25/6

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Critique éclair #174 - QUINZAINE FRANÇAISE - La tête dans les étoiles (2023)

Publié le 14 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Amazon, France, Science Fiction, Review

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La tête dans les étoiles (2023) :

Ali (Hakim Jemili), père incompétent et livreur de repas à scooter, a besoin d'argent, et vite. Pour ce faire, il part pour Baïkonour pour tenter de prendre des photos du prochain vol de l'ESA, qui a pour but d'emmener un réacteur nucléaire à bord de l'ISS. Seul problème : il finit malencontreusement à bord de la fusée, et se réveille à bord de l'ISS, en compagnie de l'équipage de la mission : Johanna (Alice Pol), Zuka (Clovis Cho) et Tom (Mikaël Sladden)...

Mwébof. Une comédie franco-belge diffusée sur Amazon et qui fait illusion pendant une bonne moitié de ses 90 minutes, puis qui prend un tournant plus sérieux et dramatique, jouant sur la corde sensible et la pseudo-tension cousue de fil blanc. Et c'est bien dommage, parce qu'en forçant les traits antipathiques et couards du personnage principal, à mi-parcours, histoire de mettre en place une rédemption inévitable à la fin, le scénario cède à une certaine forme de facilité, et affaiblit d'autant toute l'émotion qu'il tente de construire ensuite. Et puis ce qui n'aide pas, c'est qu'on a parfois l'impression que des scènes entières ont été coupées, notamment dans l'établissement des rapports entre Ali et la journaliste.

Bon, en plus, ça n'est pas crédible un seul instant, mais ça, à la limite, on le comprend très vite, et ce n'est pas gênant.

2.5/6 (pour la bande originale et les effets spéciaux efficaces) 

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QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Zorro, saison 1 (2024)

Publié le 13 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Review, France, Comédie, Histoire, USA, Belgique, Paramount

8 épisodes de 30-40 minutes pour cette adaptation française parodique de Zorro, coproduite par France télévisions et Paramount+, où Jean Dujardin reprend le rôle titre dans une série clairement très inspirée par la série de Disney, mais en mode nettement plus comique et décalé - peut-être même trop, à vrai dire.

Zorro, saison 1 (2024) :

Vingt ans après la fin des aventures de Zorro, Don Diego de la Vega (Jean Dujardin) est désormais notable de Los Angeles, dont il doit prendre la tête de la mairie à la suite de son père (André Dussollier). Mais Diego est écrasé par la présence de celui-ci, et lorsqu'il décède subitement, laissant la ville endettée auprès du malfaisant Don Emmanuel (Éric Elmosnino), Diego décide de remettre le costume de Zorro, et de faire de nouveau rêgner la loi et la justice... sans se douter que cela va totalement bouleverser le couple qu'il forme avec Gabriella (Audrey Dana), un couple embourbé dans la routine.

J'ai envie de dire : oui, forcément, une adaptation française de Zorro, ça ne pouvait se transformer qu'en histoire de couple au point mort rongé par les mensonges, les secrets et les coucheries. C'est tellement... français, en fait, comme approche, que ça laisse occasionnellement dubitatif, d'autant que le programme semble constamment tiraillé entre diverses directions qui se mêlent avec plus ou moins de bonheur.

Ici, de la comédie parodique à la OSS 117, où Diego est un incapable qui se révêle uniquement lorsqu'il porte le masque, à l'égo certain, écrasé par le souvenir de son père, entouré d'incapables (dont Éric Massot), avec un méchant pas très doué non plus (mais qui a parfaitement la tête de l'emploi) et des soldats espagnols encore plus incompétents.

À côté, cette histoire de couple dans la tourmente, avec mensonges, tromperies, jalousies, et toute une sous-intrigue d'adoption très souvent oubliée. Ailleurs, de l'aventure façon cape et épée, avec un Dujardin qui s'amuse bien et des combats efficaces. Soit autant de ruptures de ton improbables, amplifiées par des moments un peu wtf, comme cette tentative de suicide du Sergent Garcia (excellent Grégory Gadebois) après la "mort" de Zorro.

On se retrouve au final avec un programme qui part dans tous les sens : ça commence, pendant quelques épisodes, comme une légère parodie de Zorro, avec un Diego hanté par son père (un gimmick oublié en cours de saison) et qui remet le masque pour affronter Don Emmanuel ; à mi-parcours, on a droit un tournant vaudevillesque, avec un épisode où Garcia accuse Bernardo d'être Zorro, Gabriella veut coucher avec lui, Diego passe son temps à mettre et enlever son costume, les portes de l'hacienda claquent, etc...

Et c'est là le début d'un arc scénaristique qui ne fonctionne pas très bien, et qui s'étend jusqu'à la fin de la saison : parce que Gabriella n'est plus attirée que par Zorro, Diego "part en exil" et Zorro s'installe à l'hacienda. Ce qui amène un épisode où, par besoin d'argent, il tient son propre rôle au casino de Don Emmanuel et attrape la grosse tête...

La série continue alors de partir dans le n'importe quoi, avec la mise en scène de la mort de Zorro, le retour de Diego, Gabriella qui comprend que Diego = Zorro et tente de le faire avouer, puis devient elle-même Zorro pour se venger, la tentative de suicide de Garcia... et enfin, dernière ligne droite, Diego qui devient une véritable caricature de notable exploitant autrui pour préparer la venue du Vice-roi d'Espagne, tandis que Gabriella-Zorro lui met constamment des bâtons dans les roues.

Alors pour être franc, j'étais plutôt intrigué par la direction originale de la série, et par ses premiers épisodes, malgré un côté parodique un peu facile. Dujardin fait (bien) du Dujardin, la direction artistique de la série est efficace, l'action est nerveuse, l'illustration musicale appropriée... 

Mais progressivement, les défauts de l'écriture s'amplifient : un mélange de genres et de directions pas toujours judicieux, des sous-intrigues pas indispensables et un peu sous-développées, une fin en queue de poisson, un rythme inégal - dans l'ensemble, ce Zorro n'est pas désagréable et est assez amusant, mais j'en ressors tout de même mitigé. Trop décousu et éparpillé, et un peu plus de mesure aurait probablement été bénéfique au programme.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #173 - QUINZAINE FRANÇAISE - Super Papa (2024)

Publié le 12 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review

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Super Papa (2024) :

Artiste de stand-up en galère, Tom (Ahmed Sylla) récupère la garde de son fils Gaby (Ismaël Bangoura) à la mort de sa mère, au grand dam de Sylvie (Zabou Breitman), sa belle-mère acariâtre. Alors qu'ils s'installent chez Étienne (Julien Pestel), un ami, Tom offre par erreur à son fils un cahier vierge à l'effigie du Petit Prince, et pour se rattraper, lui explique que c'est un cahier magique, qui exauce les vœux qui y sont consignés. Reste alors à l'apprenti-papa à réaliser tous les vœux de son fils...

Mouais. Ahmed Sylla semble avoir un vrai penchant pour les comédies feelgood au grand cœur bourrées de grands sentiments, et là, on est en plein dedans. Avec ce postulat qui ne déborde pas d'originalité, on retombe donc dans une histoire un peu mollassonne de comédien immature qui doit s'improviser papa, et se plie en quatre pour réaliser les rêves de son fils : pas particulièrement plausible, Super Papa est surtout super sirupeux, ayant la main très lourde sur l'émotion, notamment dans sa dernière ligne droite.

Allergiques à tout ça s'abstenir, d'autant que les enfants sont assez inégaux, que les personnages féminins ont tendance à être écrits de manière assez abrasive et antipathique, que les moments stand-up sont un peu faibles, et qu'au final, le tout laisse l'impression d'un métrage un peu creux et maladroit - pas forcément surprenant, puisque c'est le premier film de sa réalisatrice-scénariste, elle même humoriste.

2.5/6

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Critique éclair #172 - QUINZAINE FRANÇAISE - On fait quoi maintenant ? (2024)

Publié le 11 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Espagne

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On fait quoi maintenant ? (2024) :

Grand-père quasi-sexagénaire et récemment renvoyé de son entreprise pour raisons économiques, Alain (Lucien Jean-Baptiste) tente de se reconvertir, et devant la pénurie de crèches, il décide de créer une entreprise de garde d'enfants. Pour cela, il recrute Véronique (Isabelle Nanty), un ex-collègue un peu brusque et dépressive, et choisit d'avoir recours à l'image de Jean-Pierre Savarin (Gérard Darmon), ancien présentateur de jeu télévisé prêt à tout pour gagner un peu d'argent..

Une de ces comédies feelgood sur des retraités un peu turbulents, mâtinée d'un peu d'émotion et de fond social (les maisons de retraite, les licenciements économiques, le besoin de reconversion, de reconstruction et d'activités à un certain âge, la crise de la soixantaine, la frilosité des banques françaises, etc), pour un résultat gentillet mais assez anecdotique.

Ce n'est pas désagréable, ce n'est pas mauvais, ce n'est pas trop long, mais il aurait probablement fallu que Lucien Jean-Baptiste, à la réalisation et à la coécriture, fasse preuve d'un peu plus de mordant ou de corrosion pour que cette adaptation libre d'un film espagnol fonctionne mieux.

En l'état, un petit 3/6

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Critique éclair #171 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le Larbin (2024)

Publié le 10 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Histoire, Review, France, Romance

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Le Larbin (2024) :

Parce que son fils Louis (Audran Cattin) est un jeune fêtard privilégé dont les frasques risquent de lui coûter son poste de PDG d'un grand groupe hôtelier, Jean-François Casteigne (Kad Merad) décide de le mettre au pied du mur, et de lui donner une bonne leçon. Il organise alors une mascarade immersive dans le parc d'un château à l'aide de nombreux acteurs et d'un réalisateur excentrique (Clovis Cornillac) : sans comprendre ce qui lui arrive, Louis se réveille ainsi un beau matin à l'époque de Louis XIV où, valet de pisse, il va apprendre le sens des réalités... sans se douter qu'il est constamment sous l'œil des caméras de son père. 

Mouais. Une comédie au postulat relativement sympathique, remake d'un film russe, pour un résultat au croisement des Visiteurs, du Truman Show et de Pourris Gâtés, une sorte de métrage qui, il y a cinq/dix ans, aurait été interprété par Kev Adams. Ce qui, malgré toutes les réserves que j'ai envers les films de Kev Adams, n'aurait pas forcément été plus mal, parce que ce Larbin, malheureusement, manque un peu de peps et d'énergie, sans même parler de charisme.

Cattin est un peu transparent, et à partir de là, il ne parvient jamais à rendre attachant son personnage de privilégié odieux qui connaît la rédemption ; à côté, Merad est globalement en retrait, pour ne pas dire en pilotage automatique, Isabelle Carré aussi, les deux pseudo love interests ne marquent pas vraiment... il n'y a que Cornillac qui s'amuse réellement, particulièrement cabotin en réalisateur à peu près bilingue, et Marc Riso, en acteur jouant le nouveau meilleur ami paysan de Louis.

Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à dire ici : la musique d'Azaria est honorable, ça joue plutôt juste, mais le tout traine un peu en longueur, avec une fin gentiment forcée et paradoxalement assez précipitée.

Pas désastreux, mais bon... assez peu mémorable.

2.75/6

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Critique éclair #170 - QUINZAINE FRANÇAISE - Les Infaillibles (2024)

Publié le 9 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Amazon

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Les Infaillibles (2024) :

Fliquette marseillaise incontrôlable, Alia (Ines Reg) est envoyée à Paris pour assister une enquête sur un gang de braqueurs qui sème la terreur depuis des mois dans la capitale. Elle est alors associée à Hugo (Kevin Debonne), neveu de la préfète, un flic sérieux et droit dans ses bottes, mais qui n'a pas le respect de ses pairs. Le duo ne se supporte pas, mais bien vite, l'enquête va prendre une tournure sérieuse et personnelle à laquelle les deux policiers ne s'attendaient pas...

Aïe. Une buddy comedy policière produite pour Amazon mettant en scène Ines Reg et son mari d'alors, pour un résultat totalement imbuvable, où rien ne fonctionne vraiment : pour faire simple, ça ressemble à une production Europa Corp, mais sans l'énergie, l'action efficace, ou l'humour (ce qui, peu ou prou, retire le peu d'intérêt des productions Europa).

Le film tente de faire de l'action premier degré, mais n'est jamais crédible (faire d'Ines Reg une superfliquette digne d'un actioner de Statham, mouais) ; le film tente de faire de l'humour, mais ça se limite à Alia et Hugo qui s'envoient constamment des insultes à la tête, les faisant ressembler (surtout Alia/Reg) à deux connards agressifs et antipathiques ; le film tente de créer un semblant de romance, mais c'est tellement sous-développé que ça ne démarre jamais ; et le film tente d'être un polar avec histoire de famille, mafieux, etc, mais c'est tellement mou et soporifique que ça rate totalement.

Bref, c'est un échec assez spectaculaire.

1/6

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