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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

france

Critique éclair #169 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le Jardinier (2025)

Publié le 8 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Comédie, Cinéma, Critiques éclair, Review, France

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Jardinier (2025) :

Lorsque son nom apparaît sur une liste de cinq hommes à abattre émise par le gouvernement français, Serge Shuster (Michael Youn), haut fonctionnaire, devient la cible d'un commando d'assassins des forces spéciales (Jérome Le Banner, Kaaris, Ragnar Le Breton) qui prennent d'assaut son domicile, et prennent en otage ses proches (Nawell Madani, Carla Poquin). Heureusement pour lui, son jardinier, Leo (Jean-Claude Van Damme), est lui-même un ancien commando, qui va l'aider à se sortir de cette situation périlleuse...

Ouhlà, ce n'est pas bon, tout ça. Un métrage Amazon qui se trouve au carrefour bancal du film d'action à la JCVD, très premier degré (avec un Leo traumatisé, marqué par la vie, intense, qui veut se venger, etc), et de la comédie potache à la Michael Youn, avec Youn en incapable balbutiant, Ragnar en commando un peu barge, et des moments de comédie excentriques (comme cette scène lorsque Youn, dopé à l'adrénaline et vêtu d'un uniforme nazi, botte des culs comme un JCVD de la grande époque, en parlant en allemand).

Sauf que la mayonnaise ne prend pas, le tout n'est pas homogène, c'est mou, pas très bien filmé (les scènes d'action, notamment), l'interprétation est raide et récitative, et que ça dure près d'1h50 (avec notamment toute une scène finale à rallonge totalement superflue).

Pas assez déconnant, trop plat et bancal, énorme bof, à une scène ou deux près.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #168 - QUINZAINE FRANÇAISE - Heureux gagnants (2024)

Publié le 7 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Drame, France, Review, Anthologie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Heureux gagnants (2024) :

Un film à sketchs centré sur une seule et même thématique : des gagnants de la loterie nationale, et la manière dont ce gain bouleverse leur vie.

- À Marseille, un couple (Fabrice Eboué, Audrey Lamy) et ses enfants découvrent, dans la boîte à gants de la voiture, un vieux ticket de loterie gagnant. Mais pour empocher les 5 millions d'euros, ils doivent rejoindre au plus vite le centre de l'organisme de jeux, car le gain est sur le point d'être remis en jeu...

Un segment qui ouvre et qui conclue le film, avec un couple dans la tourmente, une poursuite en voiture, et un récit qui dégénère en braquage, un passage par la case prison, une tentative de suicide, etc. De l'humour noir, peut-être parfois un peu trop, et un peu trop mélodramatique aussi, mais ce n'est pas forcément rédhibitoire.

- Julie (Pauline Clément) vient de gagner 10 millions d'euros lorsque Thomas (Victor Meutelet), un séduisant cycliste, la renverse dans la rue. Aussitôt, c'est l'amour fou, mais la meilleure amie de Julie se méfie et redoute que Thomas soit un arnaqueur... 

Un segment prévisible à plein de niveaux, mais qui fonctionne parce que Pauline Clément est attachante et que tout le monde s'en tire bien.

- Trois terroristes incapables (Sami Outalbali, Mathieu Lourdel, Illyès Salah) sur le point de se faire exploser en public s'aperçoivent que l'un d'entre eux vient de gagner des dizaines de millions au loto...

Alors là, celui-là, j'étais dubitatif au début, et puis l'humour assez jusqu'au-boutiste a fini par emporter mon adhésion, notamment avec cette fin explosive assez drôle.

- Le personnel médical d'un Ehpad découvre l'un de ses patients, Henri, décédé alors qu'il vient de remporter 60 millions d'euros au loto. En secret, ils décident alors de se partager le pactole, mais quand un à un, les employés de l'Ehpad commencent à être victimes d'accidents mortels, les survivants s'inquiètent d'une possible vengeance venant d'outre-tombe...

Cet épisode, ça aurait pu être un épisode des Contes de la Crypte : c'est mesquin, ça monte en puissance, et ça se finit de manière assez sadique et jouissive. Réussi.

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Dans l'ensemble, une bonne surprise : je n'ai pas trouvé ça parfait, quelques ruptures de ton sont un peu déséquilibrées, et ça ne surprend pas forcément autant que cela le voudrait, mais l'humour noir et corrosif fait souvent mouche, tout le monde est juste, et j'ai passé un assez bon moment.

4/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Fiasco, saison 1 (2024)

Publié le 6 Juillet 2025 par Lurdo dans Comédie, Documentaire, Critiques éclair, Cinéma, Les bilans de Lurdo, France, Review, Netflix, Romance, Télévision

Mockumentaire en 7 épisodes de 30-40 minutes, Fiasco lorgne fortement sur une production à la The Office, et met en vedette son co-scénariste/co-créateur Pierre Niney, qui a décidément le vent en poupe ces dernières années.

Fiasco, saison 1 (2024) :

Une équipe documentaire suit le tournage chaotique d'Une femme résistante, un biopic fantaisiste du jeune réalisateur Raphaël Valande (Pierre Niney), adapté de la vie de la grand-mère, ex-résistante ayant sauvé des centaines de Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais entre la famille de Raphaël qui le déteste, le financement du film qui bat de l'aile, l'attirance de Raphaël pour Ingrid (Leslie Medina), son actrice principale, et un mystérieux corbeau qui sabote la production et fait chanter Jean-Marc (Pascal Demolon), le producteur, le tournage s'avère des plus compliqués...

J'avoue, j'ai eu un peu peur en commençant la série, notamment parce que le programme est alors assez chargé en témoignages face caméra pas très naturels et un peu trop écrits, et en exposition un peu maladroite.

C'est un risque que prennent toutes les séries (ou films) jouant la carte du mockumentaire : il faut que tout le monde soit naturel et crédible, que ce soit lors des scènes prises sur le vif, ou lors des interviews en studio en mode "confessionnal".

Heureusement, rapidement, la série trouve son ton et son rythme de croisière : ce n'est pas parfait, les épisodes sont parfois un peu bordéliques, sortes de compilation d'idées et de gags cringe sans unité thématique, et c'est très caricatural, mais dans l'ensemble, une fois que le moteur tourne à plein régime, on ne s'ennuie pas.

On regrettera néanmoins que le show téléphone un peu trop les chutes de certains gags (que ce soit des jeux de mots foireux - le quiproquo sur "Amadou et Marianne" - ou la découverte du passage secret de la grand-mère et ce qu'il renferme), qu'il soit si gentil avec le milieu du cinéma français, qu'il s'éparpille un peu çà et là, ou encore que les tentatives de pathos et d'émotion arrivent parfois comme un cheveu sur la soupe.

Cela dit, je m'attendais à bien pire, Niney s'amuse vraiment à se prendre des gadins à répétition, et finalement, ça se regarde plutôt sympathiquement.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #165 - Fucking Kassovitz (2011)

Publié le 30 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Documentaire, Science Fiction, Review, France, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Fucking Kassovitz (2011) :

Retour sur le fameux making-of d'une heure du long-métrage Babylon AD, de Kassovitz, un making-of longtemps resté controversé car faisant la lumière sur un tournage catastrophique, plombé tant par l'incompétence d'une partie de la production des pays de l'Est que par l'égo surdimensionné de Vin Diesel, et le tempérament de Kassovitz.

Après, on peut le comprendre, ce Kassovitz, que l'on voit maigrir et s'enfouir de plus en plus dans sa doudoune à capuche à mesure que l'ampleur du désastre de ce tournage devient claire : face à des départements artistiques tous à la traine et ne lui proposant rien de ce qu'il avait demandé des semaines plus tôt, victime d'une sécurité défaillante (explosion qui se déclenche trop tôt, projecteurs qui tombent à deux centimètres de la tête d'une membre de l'équipe), confronté aux caprices d'un Baboulinet immature, bloqué par des financiers américains qui lui coupent son budget déjà limité et prennent le contrôle du film, Kasso décroche progressivement. 

Et comme il n'a pas un caractère facile, ça coince. 

Un documentaire intéressant et, semble-t-il, assez objectif (Mélanie Thierry est là pour exprimer un point de vue relativement neutre, mais sincère), Fucking Kassovitz évoque Lost in la Mancha, et d'autres making-ofs similaires, rappellant à quel point un film, quel qu'il soit, n'est qu'un chateau de cartes en équilibre précaire, et qu'il en faut peu pour que tout s'écroule.

4.5/6

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Critique éclair #111 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - À toute allure (2024)

Publié le 16 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Romance, France, Review, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

À toute allure (2024) :

Lorsqu'ils se croisent en pleine tempête, Marianne (Eye Haïdara), officier de sous-marin tactique, et Marco (Pio Marmaï), steward, s'attirent immédiatement. Mais à peine débutée, cette romance est interrompue par l'appel du devoir. Peu importe : Marco monte clandestinement à bord du sous-marin, pour s'y improviser cuistot, et il suit Marianne jusqu'au bout du monde. Une Marianne qui voit cette insistance d'un mauvais œil...

Moui, je ne sais pas trop quoi en penser, de ce film : un rythme délibérément soutenu, des dialogues nerveux, une influence claire d'un certain genre rétro de la comédie romantique screwball, une bande originale envahissante, ça part dans tous les sens... et je n'ai pas accroché. Je ne sais pas parce que si c'est mauvais, ou si c'est tout simplement une question d'atomes crochus, mais là, j'ai vraiment trouvé le tout forcé et bordélique, à commencer par le couple principal, sans grande alchimie, voire même assez tête à claques (Pio, surtout, et ce dès sa première scène).

2.25/6 pour moi, mais je pense que si l'on est sur la même longueur d'ondes que le scénariste/réalisateur, on appréciera beaucoup plus.  

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