Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

amazon

Les bilans de Lurdo - Le Seigneur des Anneaux - Les Anneaux de pouvoir, saison 2 (2024)

Publié le 22 Juin 2025 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Amazon, Critiques éclair, Drame, Action, Aventure, USA, UK, Review

Après une saison 1 très attendue, en 2022, mais à l'accueil critique comme public assez mitigé (pour des raisons valables, comme pour des raisons typiquement... réactionnaires) ayant créé une atmosphère assez nocive autour de la sortie du programme, revoici l'adaptation Amazon des événéments précédant le Seigneur des Anneaux.

Toujours 8 épisodes d'une grosse heure au programme, avec un tournage en grande partie relocalisé au Royaume-Uni, pour la suite d'un récit qui ne m'avait pas déplu, malgré un côté un peu éparpillé et des scories inhérentes à une saison 1...

Le Seigneur des Anneaux - Les Anneaux de pouvoir, saison 2 (Rings of Power, season 2 - 2024) :

Après avoir gagné la confiance de Galadriel (Morfydd Clark) et trahi cette dernière, Sauron (Charlie Vickers) part pour l'Eregion où, sous l'apparence d'Annatar, un elfe envoyé par les dieux, il convainc Celebrimbor (Charles Edwards) de créer le reste des Anneaux de pouvoir, notamment ceux destinés aux Nains ; à l'autre bout du monde, le futur Gandalf (Daniel Weyman) croise le chemin de Tom Bombadil (Rory Kinnear), qui le prend sous son aile ; quant à Adar (Joseph Mawle), il réunit ses armées pour écraser une fois pour toutes la menace du retour de Sauron...

Si elle m'avait relativement convaincu, la saison 1 des Anneaux de pouvoir n'était pas sans défauts, loin de là, au premier rang desquels une multiplication des sous-intrigues et des personnages secondaires, qui finissait par brouiller un peu trop les cartes, et par singer trop fréquemment certains points scénaristiques des LOTR de Peter Jackson.

Pour cette saison 2, malheureusement, il en va toujours de même : si le programme se démarque plus franchement de l'influence PJ, pour se concentrer sur une montée en puissance progressive débouchant sur le siège de la ville d'Eregion (dans l'avant-dernier épisode de la saison), la série continue d'avoir des problèmes de structure (parfois inhérents au format et au découpage télévisuel), avec des restes de sous-intrigues conclues de manière précipitée, et d'autres clairement uniquement là pour faire de la mise en place d'événements futurs.

Les points forts et faibles de l'écriture restent toujours les mêmes : les manipulations de Sauron en Eregion fonctionnent, Charlie Vickers ayant radicalement changé d'apparence pour l'occasion, et Charles Edwards étant excellent en orfèvre sous l'influence du Mal ; les mésaventures des nains, et le conflit de Durin confronté à son père, consumé par l'anneau, restent l'intrigue la plus intéressante et la plus attachante de la série (avec une superbe scène finale pour Durin père vs le Balrog) ; tout ce qui touche au Numenor est absolument et complètement insipide (que ce soit à Numenor même, ou sur le continent), avec un vrai déficit de charisme de ce côté-là ; et malheureusement, Gandalf et ses hobbits (dont j'avais apprécié la relation en saison 1) font énormément de surplace, le personnage de Tom Bombadil étant une agréable surprise au milieu d'une sous-intrigue molle qui évoque, par moments, l'entraînement de Luke sur Dagobah (d'ailleurs, pas ultra convaincu par la manière dont le show amène le nom "Gandalf").

Le bilan scénaristique est donc assez inégal, mais je mentirais en disant m'être ennuyé, ou en affirmant que le siège d'Eregion n'est pas impressionnant - ce n'est pas totalement au niveau des films (il reste notamment un côté très studio/télévisuel à certains décors et certains éclairages/cadrages), mais c'est plus qu'honorable compte tenu de l'ampleur et de l'ambition de la proposition.

À l'identique, musicalement, Bear McCreary se démène une fois de plus et parvient à imposer ses thèmes et ses chansons, notamment pour Tom Bombadil, personnage particulièrement casse-gueule s'il en est (léger hors sujet, par contre, sur la "ballade de Damrod" et ses vocalisations death metal).

Ce qui donne, au final, une saison agréable à suivre... mais, un peu comme en saison 1, un peu frustrante : les scories restent toujours présentes (et ne quitteront probablement plus la série, désormais), et empêchent le programme d'être vraiment passionnant de bout en bout, malgré beaucoup de qualités et une interprétation très solide.

À voir en connaissance de cause, donc, et je ne peux m'empêcher de me demander comment la série va bien pouvoir continuer à conserver l'intérêt du spectateur lorsque l'attention des scénaristes va basculer en très grande partie sur Numenor et les humains...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Sprung (2022)

Publié le 1 Juin 2025 par Lurdo dans Comédie, Policier, Thriller, Critiques éclair, Sitcom, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, Review, Amazon

Après My Name is Earl, Raising Hope et The Guest Book (au format anthologique plus anecdotique), le showrunner Greg Garcia a remis le couvert pour le service freevee d'Amazon, avec une nouvelle mini-série en 9 épisodes de 30-60 minutes dans la droite lignée de ses productions précédentes : des visages connus, des personnages magouilleurs et white trash, de l'humour absurde et plein de bons sentiments...

Sprung (2022) :

Après avoir passé plus de 25 ans en prison pour un trafic de marijuana, Jack (Garret Dillahunt) est libéré en pleine crise de la COVID, sans avoir nulle part où aller. Avec Gloria (Shakira Barrera), une autre prisonnière avec laquelle il avait flirté à distance derrière les barreaux, il accepte alors l'offre de Rooster (Phillip Garcia), son codétenu, et s'installe chez la mère de celui-ci, Barb (Martha Plimpton). Mais ce logement est assorti d'une condition : que Jack, qui a tout appris en prison et qui est doté d'une excellente mémoire, aide Barb et compagnie à effectuer de petits larcins, voire même... à voler une fortune en tableau chez une représentante du Congrès malhonnête (Kate Walsh).

Difficile de faire rire avec la Covid, et pourtant, en présentant cette crise du point de vue d'une bande d'incapables (Rooster est assez lent, sa mère à peine plus vive d'esprit, Gloria ne pense qu'à magouiller, et Jack, lui, est naïf au possible), Garcia y parvient.

La série propose ainsi le portrait d'une crise durant laquelle personne ne comprend rien à rien, et d'une confusion générale qui va profiter à cette bande d'opportunistes. Tout d'abord, au travers de petites magouilles qui, sous l'impulsion de Jack, prennent pour cible de petites frappes : un trafiquant de papier toilette, un vétérinaire qui fait des tests PCR frauduleux, un trafiquant de drogues/prêteur sur gages... de quoi poser un format intrigant qui laisse deviner ce qu'aurait pu être la série si elle avait été diffusée sur un network.

On y voit en effet un Jack naïf mais ultra-doué, qui a retenu toutes les leçons enseignées pendant ses 26 années en prison, et est capable de les mettre en pratique IRL, comme une sorte d'idiot savant à la fois cambrioleur, homme d'action, spécialiste en tout, etc. Le tout mis en images avec des flashbacks sur son séjour en prison, où Jack apprend X et Y, en fonction de ses besoins du moment.

Autour de lui, que des incapables attachants, qui rapidement vont s'embarquer dans une intrigue de vol de tableaux - un fil conducteur efficace, qui culmine dans l'épisode final (le plus long), et permet une évolution de tout ce petit monde, notamment sur le plan personnel (tout le monde change un peu au gré de la saison, des romances se créent).

Bien qu'étant un peu inégale au niveau gestion du rythme, la série se regarde ainsi très facilement : les personnages sont attachants (comme souvent chez Garcia), les rebondissements sont improbables, l'humour souvent décalé, et cette vision absurde de la crise pandémique fonctionne plutôt bien, sans jamais se départir d'un fond de sincérité et d'émotion toujours agréable.

J'ai donc passé un moment plutôt agréable.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 3 (2025)

Publié le 17 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Animation, Fantastique, Science Fiction, Amazon, Review, USA, Drame, Télévision

Saison 3 de la série Amazon adaptée des comics de Robert Kirkman, Invincible revient donc (après une saison 2 m'ayant laissé un peu mitigé) avec 8 épisodes de 45-60 minutes, toujours plus violents, toujours plus sanglants, bref, toujours plus fidèles au comic book...

Invincible, saison 3 (2025) :

Désormais fermement opposé aux méthodes de Cecil (Walton Goggins), Mark (Steven Yeun) tente de concilier son quotidien superhéroïque, sa romance naissante avec Eve (Gillian Jacobs), et son rôle de grand-frère auprès d'un Oliver (Christian Convery) qui découvre l'étendue de ses pouvoirs et de son héritage viltrumite. Pour ne rien arranger, Powerplex (Aaron Paul), un nouveau superméchant, tente de se venger de Mark et du danger qu'il représente lors de ses combats... et Angstrom (Sterling K. Brown) fait son retour, accompagné d'une armée de doubles de Mark provenant d'univers parallèles.

Au moment où j'écris ces lignes, le dernier épisode la saison vient d'être diffusé, l'internet est en extase, Invincible est "la meilleure série animée de tous les temps", c'est exceptionnel, Marvel et DC sont atomisés, et en plus Invincible est dans Fortnite, c'est bien la preuve que c'est trop audacieux, intelligent et génial.

La routine, en somme, pour une série qui reste fidèle à elle-même et à son modèle papier... même si cela implique l'utilisation de tropes, de thématiques et de rebondissements qui arrivent un peu après la bataille.

Ici, en l'occurrence, toute la saison s'articule autour du refus de Mark de tuer, et de comment, face aux événements tragiques qui s'accumulent, il finit par réaliser que c'est un mal nécessaire, et que le monde n'est pas manichéen. Et tout cela, ça passe par une succession de Kobayashi Maru scénaristiques, qui s'empilent encore et encore, jusqu'à ce que Mark cède : un peu artificiel, surtout au format condensé d'une saison télévisuelle.

Ce côté artificiel est en effet partiellement hérité du comics, mais amplifié par le format tv, et chaque sous-intrigue semble ainsi manipulée pour amener le spectateur aux mêmes conclusions que celles qui sont imposées à Mark ; ici, la rupture de Mark avec Cecil et son organisation, une rupture contrebalancée par toute une séquence retraçant la vie de Cecil, et montrant qu'il faut parfois se salir les mains pour sauver le monde ; ailleurs, la rédemption de Rex, sa romance naissante avec sa collègue et sa mort tragique (particulièrement téléphonée) ; Oliver, qui n'a de cesse d'insister sur l'inutilité d'un code moral face à des psychopathes ; la romance de Mark et Eve, qui débouche forcément sur une scène tragique servant de moteur à Mark ; Powerplex, qui veut venger la mort des membres de sa famille ; deux autres méchants, contraints de se tourner vers la criminalité pour subsister... 

Autant de sous-intrigues (sans même mentionner celle de tous les Invincibles des univers parallèles, ou encore les compromissions de Mark avec Titan, etc) qui, toutes, poussent le personnage principal à franchir la ligne rouge et à repenser sa vision du monde, de manière assez évidente et parfois maladroite.

Le tout culminant par un demi-épisode de baston ultra-sanglante (comme d'habitude) contre Conquest, histoire de conclure le programme dans un bain de sang qui, déjà, me lassait au format papier.

Je crois que c'est ça qui me fatigue un peu dans cette adaptation d'Invincible, et qui m'empêche d'adhérer au tout : j'ai déjà lu tout ça il y a 15-20 ans, et déjà à l'époque, les interrogations du style "tuer ou ne pas tuer", "le monde n'est pas tout noir ou tout blanc, mais il est constitué de nuances de gris" ou "grands pouvoirs = grandes responsabilités" commençaient à être redondantes.

Alors 20 ans après, dans une série mettant à ce point l'accent sur l'ultra-violence et le gore gratuits, je souffle. D'autant que pour être très franc, l'arc des Invincibles alternatifs n'a jamais vraiment été très passionnant, et toutes les digressions de la saison, si elles ont le mérite de développer un peu l'univers et les autres personnages, ne le sont pas beaucoup plus.

Au final, force est de constater que cette saison n'avance pas énormément, que l'animation reste parfois inégale, et que le phénomène récurrent des personnages principaux toujours plus puissants, qui se font mettre en pièces mais survivent in extremis, devient lassant (encore une fois, c'était déjà très présent dans le comic-book, mais la série condense et surligne un peu tout). 

Je suis donc tout aussi mitigé qu'en saison 2, voire plus, mais un peu comme pour les comics, les fans adoreront, souvent aveuglément. 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Batman, le justicier masqué, saison 1 (2024)

Publié le 14 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, DC, Amazon, Review, Thriller, Fantastique, Jeunesse, Télévision

Dix épisodes de 20-25 minutes pour cette suite spirituelle à la série animée Batman des années 90 : chapeautée par Bruce Timm en personne, produite par JJ Abrams et Matt Reeves, et ayant recours à des scénaristes de comics, Caped Crusader se déroule intégralement dans les années 30-40, avec un Batman proche de son incarnation originale, et une réinvention de l'univers de Gotham, pour un résultat délibérément très rétro et film noir...

Batman, le justicier masqué, saison 1 (Batman : Caped Crusader, season 1 - 2024) :

À Gotham, une poignée d'hommes de loi tente de fire respecter la Loi et l'ordre, dans une ville où règne la corruption et le crime. Heureusement, le Batman, un justicier nocturne, aide la police en s'opposant aux criminels les plus extrèmes et déséquilibrés...

Dans l'ensemble, une saison 1 plutôt réussie, même si non dénuée de problèmes et de scories. Ce n'était pas gagné, puisque passer après Batman TAS, avec un trait aussi proche, une identité aussi marquée, et une réputation aussi massive, c'était assez risqué.

Mais cette nouvelle série fonctionne assez bien, même si, pour être très honnête, elle n'échappe pas aux impératifs de l'époque (notamment en matière de diversité à l'Américaine) et à quelques réinventions totalement inutiles.

Tout au long de la saison, Caped Crusader propose ainsi une sorte de quasi-Year Two du personnage de Batman : il est récemment établi, mais rencontre toujours certains de ses alliés et ennemis pour la première fois (Catwoman, Clayface, Harvey), et sa relation avec Alfred est plus distante, évoluant au fil du temps. De manière générale, d'ailleurs, Batman est ici plus froid et calculateur, obsédé par sa mission. 

L'occasion pour Timm et compagnie de réinventer certaines des figures incontournables de l'univers Batman : si Bruce reste égal à lui-même (pas convaincu par la grosse voix forcée adoptée par Hamish Linklater en Batman), Gordon et sa fille deviennent afro-américains, Barbara (toujours rousse) devenant avocate commise d'office, Harleen Quinzel devient asiatique et l'une des amies de Barbara, Montoya devient quasi-plus size et a un début de romance avec Harley, Alfred est lui-aussi rondouillard, le Pingouin devient une chanteuse de cabaret qui n'hésite pas à éliminer ses enfants adultes lorsque ceux-ci la trahissent, etc...

Plein de petits changements qui, pour la plupart, fleurent bon le résultat d'un cahier des charges imposé (honnêtement, tout le côté diversité n'apporte absolument rien aux personnages... ni ne leur enlève quoi que ce soit, donc à quoi bon) et sont assez anecdotiques.

Là où la série surprend, par contre, c'est dans le rôle de Batman, qui passe très souvent au second plan, laissant la place aux enquêtes de Gordon, de Montoya, de Barbara ; qui parait fréquemment dépassé par les événements, ou avoir besoin d'aide pour affronter les méchants, etc.

En faisant passer son Batman en retrait, Timm & co changent totalement la dynamique du programme, installant notamment une sous-intrigue de fond sur la corruption de la police, et sur Harvey Dent, assez antipathique, mais dont la transformation en Two-Face a ainsi plus de poids dramatique en toute fin de saison.

Mais pour arriver là, il faut passer par des épisodes plus ou moins inégaux : le Pingouin est anecdotique, mais la relecture de Clayface fonctionne bien ; l'adaptation de Catwoman est assez classique, mais efficace, à contrario de deux épisodes hors-sujet qui opposent Batman à un fantôme issu de la Révolution américaine, puis à Nocturna la vampirette fringuée comme Mercredi Addams ; la nouvelle Harley, qui a à peine le temps de s'installer qu'elle devient aussitôt une antagoniste, est plus une tweener qu'une véritable méchante, ce qui participe de la réhabilitation du personnage à la mode chez DC...

Le show, qui fait pourtant tout son possible pour imposer son ambiance rétro/noir (allant jusqu'à imposer un grain artificiel à l'image), finit par souffler malgré tout le chaud et le froid sur certains plans.

D'autant que d'un point de vue technique, c'est là aussi inégal : l'animation est assez raide (notamment les déplacements et les combats de Batman) avec en particulier quelques problèmes dès que les personnages tournent la tête, et des proportions aléatoires (Montoya semble parfois étirée en largeur dans certains épisodes, comme si elle avait été dessinée avec une silhouette normale, et que le côté plus-size avait été rajouté tardivement dans la production) ; il manque un vrai thème musical fort ; le doublage de Linklater est polarisant, comme je l'ai dit plus haut ; et les scénaristes ont fait le choix d'éliminer certains des méchants de manière définitive au terme de leur arc narratif - pour Firebug, ce n'est pas très grave, mais pour Dent, ça laisse plus dubitatif.

Cela dit, j'ai été agréablement surpris par le programme, alors que je ne m'attendais qu'à une redite des greatest hits de Bruce Timm : en l'état, c'est imparfait, mais le ton plus "réaliste" et noir est agréable et intéressant, et je suis curieux de voir la suite, quand bien même le tout se termine par l'annonce (précoce, amha) de l'arrivée du Joker...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - The Office, saison 1 (2024)

Publié le 13 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Documentaire, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Série, Télévision, Review, Australie, Amazon

Nouvelle adaptation de la série britannique de Ricky Gervais, cette déclinaison australienne en 8 épisodes de 15-20 minutes transpose The Office à Sydney, et est plus ou moins sortie sur Amazon dans l'indifférence la plus totale. Était-ce bien mérité ?

The Office, saison 1 (2024) :

Parce que la pandémie a bouleversé les habitudes de travail, la succursale de Flinley Craddick, entreprise de packaging, gérée par l'excentrique Hannah Howard (Felicity Ward), va devoir passer en télétravail complet et fermer ses locaux. Ce qui terrorise Hannah, bien décidée à conserver son équipe en présentiel : elle a désormais un mois pour décrocher 300 000 $ de vente, et prouver ainsi à la maison-mère la valeur de sa succursale...

De mémoire, la première saison de The Office (US) était assez mollassonne, une adaptation un peu trop fidèle de la version anglaise, qui n'avait pas encore trouvé son rythme de croisière ou son identité. Ici, pour cette version australienne signée Julie De Fina et Jackie Van Beek, c'est un peu la même chose, voire pire, puisque la série doit réussir à se démarquer de la version US et de la version UK, ce qui complique d'autant la tâche à la production.

Adaptation oblige, les personnages sont ainsi très (trop) similaires : la patronne excentrique prête à tout pour sauver son entreprise, son bras droit autoritaire et sadique, les deux employés qui jouent des tours à cette dernière tout en ne s'avouant pas mutuellement leurs sentiments, le responsable des RH stoïque, le stagiaire, etc, etc... on est en terrain très familier, et malheureusement, pendant une bonne moitié de la saison, on a simplement l'impression d'un programme déjà vu, ou qui tente très fort de se démarquer de l'original en poussant les curseurs un peu trop haut.

Parce que pour le coup, Hannah Howard/Felicity Ward est gentiment fatigante, et très caricaturale, peut-être plus proche de David Brent que de Michael Scott. À deux doigts d'un personnage de sketch du SNL, avec une énergie sur laquelle le reste du show peine un peu à s'aligner.

Alors certes, cette version de The Office modernise un peu son contenu, abordant le télétravail et les licenciements qui en découlent, et à mesure que cette micro-saison avance, on sent que les scénaristes comme les comédiens trouvent un peu leurs marques, mais dans l'ensemble, on reste en terrain très familier, probablement trop pour que le show connaisse l'illustre destin de ses prédécesseurs.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 3 (2024)

Publié le 12 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, USA, Télévision

Troisième saison pour Vox Machina, une saison toujours sur Amazon, toujours en 12 x 25 minutes, toujours bien animée et spectaculaire, toujours aussi bien accueillie par le public... et toujours aussi frustrante pour moi, comme cela l'était en saison 2.

La légende de Vox Machina, saison 3 (The legend of Vox Machina, season 3 - 2024) :

Désormais en possession des Vestiges de légende, Vox Machina doit affronter Thordax avant que les œufs de ce dernier n'éclosent. Pour cela, ils doivent unir leurs forces à celles de leurs nombreux alliés, et faire confiance à Raishan, alliée de Thordax qui semble vouloir trahir ce dernier...

Alors très franchement, je ne me suis pas renseigné, et donc je ne sais pas si la série connaîtra une saison 4 (la fin de saison semble assez définitive et ferait une happy end convenable, avec une porte ouverte pour une suite, au cas où), mais je ne suis pas certain d'être de la partie.

Non pas que cette saison 3 soit mauvaise, loin de là... mais plus le temps passe, et plus je m'aperçois que je n'ai pas l'attachement nécessaire aux personnages à l'univers pour passer outre les défauts récurrents du programme, inhérents à sa nature d'adaptation de campagne de JDR.

La saison 3 reprend ainsi là où la série s'était arrêtée : sur le conflit de Vox Machina contre le Conclave des Dragons de Thordax. Et si l'on ne peut pas nier que les affrontements sont toujours impressionnants, visuellement, le fait que la série botte immédiatement en touche et envoie l'équipe en quête d'un autre artefact, à l'autre bout du monde, n'en est que plus frustrant.

On se retrouve alors avec pas mal de digressions et de sous-quêtes : ici, Scanlan qui tente de renouer avec sa fille et déprime ; là, Percy qui retrouve Ripley et Orthax le démon, qui veulent produire des armes à feu en grand nombre ; ailleurs, Kayleth qui chouine parce que personne ne l'écoute ; et puis le groupe se sépare, la moitié partant en Enfer, l'autre étant embarquée dans une intrigue secondaire pas très intéressante avec Allura et Kima ; il y a des coucheries et du shipping dans tous les sens ; Pike apprend à ne plus se fier uniquement à sa Foi ; on a droit à un match de catch entre un démonKong et Thordaxzilla ; Percy décède ; et la communauté de l'anneau Vox Machina et de tous leurs alliés s'unit pour attaquer le Mordor le volcan où trône Sauron Thordax, dans un ultime affrontement épique qui occupe deux bons épisodes et conclut la saison...

Ah, non, c'est vrai, il reste encore trois épisodes ensuite, principalement centrés sur un autre boss fight, Kayleith qui élimine Raishan, et sur le groupe qui ramène Percy à la vie.

Donc voilà - malgré l'action comme toujours épique, les enjeux finissent par être limités : les personnages principaux bénéficient tous d'une plot armor, jeu de rôle oblige, ils montent tous en puissance d'une manière ou d'une autre (level up oblige), c'est très très axé sentiments et larmes (l'humour continue de reculer progressivement), et si l'on sent la bonne volonté de tout le monde pour transformer une campagne de JDR en récit cohérent et bien structuré, ça reste un peu vain.

Car à mes yeux, Vox Machina continue de grincer aux entournures, et sans l'attachement inhérent des fans aux personnages, qu'ils ont suivi pendant des années et des années avant le début de la série, je peine à m'intéresser vraiment à tout ça : entre deux saisons, j'ai tendance à oublier qui est qui, qui fait quoi, et qui sont tous ces personnages secondaires, je me contrefous du shipping un peu pataud, et lorsque vient un moment typiquement JDR, ça a tendance à me sortir du récit plus qu'autre chose.

Après, comme d'habitude, les fans répondront sans doute présent, donc mon avis importe peu.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

Critique éclair #132 - Role Play (2024)

Publié le 7 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Action, Cinéma, Critiques éclair, USA, Amazon, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Role Play (2024) :

Mère de deux enfants et épouse de Dave (David Oyelowo), Emma (Kaley Cuoco) est aussi une tueuse à gages exceptionnelle, qui cache sa double-vie à sa famille. Le jour où Emma et Dave décident de redonner un peu de piquant à leur vie amoureuse en se livrant à un jeu de rôles au bar d'un hôtel, Emma est cependant reconnue par un autre tueur à gages, Bob (Bill Nighy), dont elle se débarrasse prestement. Mais c'est là le début d'une spirale infernale qui fait s'écrouler le mensonge de la tueuse...

Un postulat un peu trop générique, pour un film Amazon réalisé par un Français, écrit par le scénariste de Morgane et de Mon ex-beau-père et moi (double aïe), et qui ne convainc pas : jamais particulièrement drôle, jamais particulièrement pêchu, jamais particulièrement romantique, jamais particulièrement crédible (pour une tueuse aguerrie et recherchée par tous, Emma est vraiment trop émotive, trop hésitante, trop imprudente, trop brouillonne, voire pas douée du tout), avec une réalisation et des scènes d'action qui ne sont pas exceptionnelles et un script qui s'éparpille un peu trop pour vraiment fonctionner.

On oublie vite.

2/6  

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #130 - Long Distance (2024)

Publié le 2 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Romance, Review, USA, Thriller, Horreur, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Long Distance (aka Distant - 2024) :

Dans un futur lointain, arraché à son caisson de cryogénisation par une collision ayant provoqué le crash de son vaisseau minier et de ses nombreux passagers, Andy (Anthony Ramos) se retrouve seul sur une planète inconnue, avec une réserve d'oxygène très limitée. Il commence alors à chercher d'autres survivants, et est contactée par Naomi (Naomi Scott), blessée dans son pod de secours. Malgré les dangers qui l'entourent et les remontrances de Leonard (Zachary Quinto), l'IA de sa combinaison, Andy se met alors en route pour tenter de retrouver Naomi avant qu'il ne soit trop tard...

Aux commandes, deux réalisateurs de comédie (Blades of Glory, Joyeux Bordel !, la série Hit-Monkey) et un scénariste assez médiocre (responsable d'Extinction, de Moonfall et d'Expendables 4), pour un film de survie/sf bourré de petits défauts (qui expliquent probablement le fait que le film soit resté en development hell depuis son tournage en Islande en 2020), mais qui se regarde tout de même assez bien, grâce à un ton relativement léger et décalé, et une mise en images réussie.

Dommage que l'écriture ne suive pas forcément : pendant la première heure, on est en mode survie, avec un ton semi-sérieux, un Andy qui se dispute constamment avec l'IA de sa combinaison, et qui finit par contacter Naomi, une Naomi à la caractérisation un peu agaçante, mais qu'il retrouve après avoir été traqué par des monstres sanguinaires : le film passe alors en mode film de monstres, avec des monstres qui poursuivent le duo relié par un tuyau d'oxygène : une dynamique intéressante, mais sous-exploitée, et qui est rapidement remplacée par l'exploration de l'épave du vaisseau minier, et un passage en mode film de couloirs, avec en pointillé, deux protagonistes qui se rapprochent, pour un embryon de romance.

Et tout ça est plutôt sympathique, honnêtement... même s'il faut vraiment fermer les yeux sur de gros problèmes au niveau de la plausibilité scientifique et des réactions des personnages, avec un scénario qui se contredit lui-même fréquemment sur ces plans-là et qui a de beaux problèmes de logique interne.

Mais contre toute attente, malgré des défauts évidents, et des inspirations guère dissimulées, le tout reste néanmoins intéressant, avec des effets spéciaux convaincants, des acteurs sympathiques, et des bestioles agressives. J'ai vu bien pire (en l'occurrence, l'immense majorité des productions des plateformes de streaming).

3.75/6 (mais la tagline de l'affiche anglaise "Right girl, wrong world", est totalement hors-sujet)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #124 - Vous êtes cordialement invités (2025)

Publié le 19 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Amazon, Romance, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Vous êtes cordialement invités (You're Cordially Invited - 2025) :

Papa poule, Jim (Will Ferrell) apprend que sa fille chérie, Jenni (Geraldine Viswanathan), a décidé de se marier. Il lui réserve alors un mariage de rêve dans une auberge de Palmetto Island, en Georgie, où lui-même avait épousé la mère de Jenni. Mais à leur arrivée sur place, avec tous leurs invités, ils apprennent qu'un problème a eu lieu lors de la réservation, et qu'un autre mariage, celui de Neve (Meredith Hagner), la sœur de Margot (Reese Witherspoon) se tient là à la même date. Une guerre sans pitié s'engage alors entre Jim et Margot, bien décidés l'un comme l'autre à offrir le meilleur mariage possible à leurs proches...

Une comédie américaine longuette diffusée sur Amazon et réalisée par Nicholas Stoller, compère de Judd Apatow et de Jason Segel, réalisateur de nombreuses comédies américaines pas forcément exceptionnelles (comme Sans Sarah, rien ne va !, American Trip, Cinq ans de réflexion, Nos pires voisins 1 et 2, Bros ou encore le film d'animation Cigognes et compagnie), et scénariste d'autres films guère plus mémorables (Braqueurs amateurs, Les voyages de Gulliver, Les Muppets, le retour, Zoolander 2, etc).

Un réalisateur très mid, donc, pour ce film qui l'est tout autant, voire qui s'avère très insipide sur la durée. Sur un postulat de comédie romantique (ils se font la guerre des mariages, et ils finissent dans les bras l'un de l'autre) pas assez développé pour réellement produire une rom-com digne de ce nom, Stoller (ici scénariste et réalisateur) propose ici un métrage assez mou, cliché et prévisible, où tout le monde fait son truc en mode pilotage automatique, où la rivalité et les coups fourrés sont sans la moindre inspiration, où la seule touche personnelle semble être une illustration musicale opératique décalée et où les moments "émotion" semblent plus forcés qu'autre chose.

Viswanathan assure, comme d'habitude, mais le reste est éminemment oubliable, jamais suffisamment mordant, excentrique ou déjanté pour justifier son existence.

2/6 (je me montre un peu sévère, mais sur la fin, j'en avais plus qu'assez)

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Secret Level, saison 1 - suite et fin (2024)

Publié le 26 Février 2025 par Lurdo dans Télévision, Aventure, Comédie, Action, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, USA, Amazon, Review, Critiques éclair, Anthologie, Série, Fantastique, Jeu vidéo

Deuxième partie de cette anthologie vidéoludique Amazon, après une première fournée de 8 épisodes inégaux, à tendance dark & gritty un peu agaçante...

Secret Level, saison 1 - suite et fin (2024) :

- 1x09 - "The Outer Worlds : The Company We Keep" : Le parcours d'un jeune orphelin démuni qui, par amour pour une jeune scientifique, décide de se proposer comme cobaye pour Auntie Cleo, une mégacorporation pharmaceutique réputée...

Un segment au rendu très Polar Express et au ton satirique pas désagréable du tout. Plutôt sympathique, donc, même si au final assez peu réjouissant.

- 1x10 - "Mega Man : Start" : Parce que le Docteur Wily a piraté tous les robots du Docteur Light, Rock, l'assistant robotique de Light, doit endosser une armure et partir se battre pour sauver la ville...

Un épisode très court (même pas 5 minutes) qui ressemble presque plus à une proof of concept pour une éventuelle série Mega Man, qu'à un court métrage en tant que tel avec un début, un milieu et une fin. Frustrant, mais bien exécuté.

- 1x11 - "Exodus : Odyssey" : La quête d'un père à travers les étoiles pour tenter de retrouver sa fille qui a fugué à bord d'un vaisseau spatial...

Un épisode consacré à un RPG spatial pas encore sorti, ce qui impose une narration un peu maladroite pour présenter l'univers, ainsi que beaucoup de batailles spatiales avec des vaisseaux qui font Pew ! Pew !. Ça ne nous dit pas grand chose sur le jeu, il y a énormément de name-dropping et de références obscures, mais bon, au moins, ça a le mérite de présenter une histoire complète.

- 1x12 - "Spelunky : Tally" : Jeune exploratrice et aventurière, Ana (Ariana Greenblatt) tente de se frayer un chemin dans des grottes mystérieuses et pleines de pièges, mais revient à son point de départ à chaque fois qu'elle décède. Là, elle reçoit les conseils d'une autre aventurière de renom...

À nouveau, un court segment plutôt stylisé et cartoony, assez agréable, même si ça commence à être redondant, cette utilisation du gimmick des morts répétées et des checkpoints (New World, Sifu...)

- 1x13 - "Concord : Tale of the Implacable" : L'évasion et la fuite du Capitaine Cassidy, libérée par son équipage, et traquée par les forces de la Guilde...

Un segment consacré à un jeu déjà mort et qui, bizarrement, a plutôt plu aux spectateurs, alors que très franchement, j'ai trouvé que c'était exactement à l'image du jeu : un sous-Gardiens de la Galaxie à l'écriture très moyenne, à la direction artistique très moche, et à l'intérêt inexistant.

- 1x14 - "Honor of Kings: The Way of All Things" : Dans un monde cyber-médiéval où l'intelligence artificielle contrôlant une ville commence à montrer des signes de défaillances, Yi Xing va défier cette dernière en duel à un jeu de go, avec pour récompense, en cas de victoire, le contrôle de l'agglomération et de sa technologie.

Un MOBA chinois inconnu au bataillon, publié par Tencent, un univers médiéval technologique intéressant, mais un segment qui ronronne un peu sur la durée, tant il s'écoute parler. Pas désagréable, bien réalisé, mais sans plus.

- 1x15 - "Playtime : Fulfillment" : Coursière à vélo vivant dans un monde à la réalité augmentée extrèmement gamifiée et bourrée de microtransactions, O (Heaven Hart) doit livrer un paquet étrange à un inconnu, et ce paquet lui ouvre les portes d'un tout nouveau monde vidéoludique...

Aïe. Splendide ratage que cet ultime segment, qui peut se résumer à un "oublie la réalité, même augmentée, et les micro-transactions des jeux de m*rde, heureusement que Playstation est là pour te faire vivre des sensations inédites et te présenter des personnages géniaux". Une grosse pub Sony très hypocrite, donc, qui place Kratos, les Helldivers, Little Big Planet, un colosse, etc, qui permet à Kevin Hart et à sa fille de doubler les protagonistes, et qui n'apporte rien de plus, voire même laisse un goût assez amer puisqu'il sert de conclusion à la saison.

--- 

Bilan saisonnier :

Voilà voilà. Une saison gentiment bancale, tiraillée entre désir de célébrer les jeux vidéo, limites imposées par les droits et les différents studios, et volonté de placer des publicités pour des jeux à venir et autres, le tout sous couvert de messages occasionnels sur le plaisir de jouer et de faire travailler son imagination.

Et sans surprise, c'est dès que les scénaristes respectent au mieux l'univers de base (Warhammer 40K) ou ajoutent un peu d'humour que le tout fonctionne le mieux, comme avec l'épisode sur New World ou celui sur Outer Worlds. Après, reste un souci de thématiques, qui trahit peut-être un manque de coordination lors de la production : la récurrence du thème de la mort à répétition, par exemple, aurait pu être évitée.

Sans oublier cet ultime épisode bien pitoyable, qui pourrait être directement utilisé comme publicité pour la PS5 en en raccourcissant un peu la durée.

Résultat bien mitigé, en somme, pour cette première saison. La série est déjà renouvelée, reste à voir ce qu'ils en feront.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 > >>